Voici le chapitre 2, et la première rencontre entre Derek et Stiles ! :) Merci pour toutes vos reviews, favs, follows x
Jeruie : Je suis très contente que la trad te plaise et hop voici la suite :)
Guest : Les chapitres font entre 6-7 pages chacun, et je préfère poster deux fois par mois pour me concentrer sur mes études qui, même si j'adore l'écriture et la trad, passe avant tout. Cela me permet également d'avoir plus de temps pour entamer des nouvelles traductions, pour pouvoir vous les poster sans trop de délai d'attente. Ça m'attriste que tu ne veuilles pas suivre la fiction à cause de ça mais c'est ton choix, pas le mien alors ne me le reproche pas. (Et si tu as, je cite "le temps d'oublier le chapitre précédent", tu fais comme la plupart des gens et le relis).
Derek était assis dans un taxi. Cela faisait des années qu'il n'était pas monté dans l'un d'eux. Laura était sur le siège à côté de lui, et regardait par la fenêtre, avec émerveillement. Derek, lui, avait les yeux fixés sur son téléphone, les sourcils froncés.
« Oh mon Dieu, Derek, regarde, » hoqueta Laura en montrant du doigt. « Tiny China est toujours à la même place ! »
« Génial, » grommela-t-il. « Tu pourras kidnapper Maman et Terrence la prochaine fois, et aller manger un repas des plus nostalgiques avec eux. »
Elle frappa son bras assez fort pour qu'il lui fasse mal, mais il refusa de faire ne serait-ce qu'un grognement. « Ce n'était pas mon idée de te faufiler hors de la ville, baby brother, » lui rappela-t-elle. « Ton publicitaire et ton manager l'ont décidé. Je suis juste en train de suivre leur plan, alors arrête de décharger ta mauvaise humeur sur moi. »
Il souffla et ouvrit l'application Twitter sur son téléphone. Comme depuis ces derniers jours, il avait au moins un million de nouveaux tweets à lire et des dizaines de messages privés. Il aurait bien désactivé son option de messagerie directe, mais il arrivait qu'il en reçoive des sympas. Bon, parfois il en recevait de la part de WAWRZYNIEC. Il n'a jamais répondu aux messages, car à chaque fois qu'il essayait cela sortait toujours grossier alors il les effaçait, mais il aimait savoir que Député Manbatinski était toujours de son côté. En fait, il avait actuellement un nouveau message venant de ce gars.
J'ai entendu dire que le tournage 2 ton nouveau film a été repoussé à cause du drama. J'espère que tes fans savent qu'ils font plus de mal que de bien. Trop focalisés sur leurs petits problèmes.
Laura enfonça son doigt dans sa joue et Derek lui jeta un regard noir. « Quoi ? »
Elle secoua sa tête, ses boucles foncées cascadant avec beauté sur ses épaules. « Je voulais juste le sentir, » dit-elle. « Je ne t'avais pas vu sourire depuis des lustres. »
« Je ne souriais pas, » nia Derek avec un grognement, même s'il réalisait que oui, il l'avait fait. Il n'avait même pas remarqué.
Sa sœur aînée roula des yeux mais laissa couler. Il lui en fut reconnaissant.
Le plan de son publicitaire et de son manager était qu'il disparaisse pendant un certain temps, qu'il aille quelque part là où personne ne s'attendrait à le voir. Personne ne s'attendrait à ce qu'il revienne dans ce minable patelin qu'était Beacon Hills où sa famille avait presque brûlée vive il y a dix ans. Derek avait déjà fait une déclaration officielle sur la situation – disant surtout qu'il était fatigué de recevoir de fausses marques par courrier postal et de le laisser tranquille s'il vous plait (le s'il vous plait avait été forcé par son publicitaire, et n'était pas là par choix) – et avait répondu à quelques tweets triés sur le volet et quelques commentaires Facebook (encore une fois choisi et édité par son publicitaire). Maintenant, tout ce qu'il avait à faire c'était de faire profil bas jusqu'à ce que l'affaire se tasse.
Si leur chance continuait comme ça, personne ne saurait que Derek et Laura avaient quitté L.A avant qu'il ne soit de retour pour tourner. De cette façon, Derek pourrait se détendre et éviter les paparazzis pendant quelques jours. Maintenant, s'il n'avait pas eu à se cacher à Beacon Hills, tout aurait été parfait.
...
Débarrasser des tables était à peu près la dernière chose que Stiles voulait faire pour le moment, et pourtant le voici. Coincé dans un Denny's à minuit, à ramasser des verres et des assiettes remplies de restes d'adolescents qui venaient de recevoir leurs permis et qui pensaient que le Denny's était cool.
Derek ne lui avait pas répondu sur Twitter. Stiles lui avait envoyé des dizaines de messages ces derniers jours – probablement plus que ce qui était moralement acceptable, s'il était honnête. Mais élucubrer était l'un des trucs qu'il faisait le mieux. Il parlait toujours plus qu'il ne le devrait. Et si ça ne marchait pas, s'il n'atteignait pas Derek de cette manière, alors Stiles ne savait pas quoi faire ensuite. Il ne pouvait pas exactement appeler Derek et lui demander de discuter avec lui, après tout. Ecrire une lettre pouvait prendre des jours pour lui parvenir, puis des jours pour qu'il réceptionne la réponse, si sa lettre arrivait à bon port et n'était pas jetée avec toutes les déclarations d'amour mielleuses. Et tandis que Stiles savait où Derek vivait, il n'était pas possible de faire le voyage. La route prendrait des heures et puis il serait coincé avec ces paparazzis de merde, et ce ne serait au final qu'un gaspillage de temps et d'argent.
Avec un soupir, Stiles plaça le dernier plat sur le plateau et il le souleva pour le porter jusqu'à la cuisine pour la plonge. Au moins, ses heures étaient presque terminées et il pourrait rentrer à la maison et dormir au lieu de se morfondre sur l'échec qu'était sa prise de contact avec son âme-sœur.
« Je te jure, si tu n'arrêtes pas de regarder ton téléphone, je vais le casser en deux, » dit une voix féminine, juste assez forte pour retenir l'attention de Stiles. « Qu'est-ce qui est si important, de toute façon ? »
« Je vérifie mon Twitter. »
La voix était maintenant assez familière pour que Stiles se tourne et jette un coup d'œil. Il y avait seulement quatre groupes de personnes dans le restaurant à cette heure, deux groupes de quatre et deux de deux. Stiles trouva le groupe le plus proche, une jeune femme et un jeune homme, ce dernier regardant son téléphone la tête baissée légèrement et les sourcils froncés. Il vit des cheveux foncés et une légère barbe de trois jours, des yeux clairs et des muscles cachés sous une chemise foncée. Au même moment où son cerveau réalisa qu'il regardait Derek Hale, Stiles trébucha dans le vide et envoya le plateau et les assiettes rejoindre le sol qu'il venait de cogner avec un petit cri.
Le bruit fut assourdissant dans la salle presque vide. Les assiettes et les verres étaient cassés. Les couverts en argent résonnèrent en se percutant ainsi que les plats cassés. Même le plateau fit une douzaine de faibles bruits, comme s'il cherchait un endroit confortable où s'installer. Stiles sauta rapidement sur ses pieds, les mains en l'air, comme s'il arrêtait tout le monde de bouger.
« Ne marchez pas ici ! Trucs brisés ! » Cria-t-il inutilement, puis il se précipita au fond de la pièce pour récupérer le balai et un seau pour nettoyer sa bêtise.
Stiles jeta un regard d'excuse à son manager, sur le chemin, et reçut un regard qui disait 'Nous allons avoir quelques mots à nous dire'. Il détestait ce regard. Ça ne se terminait jamais bien pour lui, qu'importe qui lui envoyait.
Lorsqu'il revint là où il avait tout fait tomber, Stiles dut s'arrêter et se souvenir de comment respirer. Derek était à genoux devant le carnage, ramassant quelques gros bouts de verres et les plaçant à nouveau sur le plateau. Se secouant, Stiles avala les derniers mètres et s'agenouilla à son tour.
« Vous n'avez vraiment, vraiment pas besoin de faire ça, » dit-il, fier de ne pas avoir bégayé.
Derek releva la tête vers lui et fronça les sourcils. « Tu pourrais juste dire 'merci' et accepter l'aide. »
Stiles dut se mordre la langue, littéralement, pour ne pas laisser échapper 'Pourquoi ? Tu ne peux pas.' Donc Derek l'aida à mettre les gros morceaux sur le plateau puis Stiles le posa sur une table à proximité, tandis que Derek se rasseyait sur sa banquette. Stiles balaya rapidement les bouts de verres dans le seau et bougea du passage pour que la serveuse de Derek puisse enfin lui apporter sa nourriture.
Une fois qu'il fut dans l'arrière salle, balançant l'argenterie dans les bacs 'A nettoyer' et la céramique brisée dans la poubelle, Stiles fit le point sur ce qu'il venait de se passer.
Derek Hale.
Etait à Beacon Hills.
Mangeant au Denny's où travaillait Stiles.
Putain de merde. Pourquoi ?
Etait-il venu pour voir Stiles ? Rien que d'y penser, Stiles rougit alors qu'il savait que ce n'était pas vrai. Derek ne l'avait pas reconnu tout à l'heure. Alors, qu'est-ce qui l'avait amené à un-peu-à-l'écart-de Beacon Hills ?
...
« C'était le restaurant le plus amusant où je suis jamais allée manger au milieu de la nuit, » commenta Laura alors que la porte se refermait derrière eux.
La chambre d'hôtel avait été payée par l'agent de Derek, mais elle était agréable. Deux grands lits (confortables, à première vue), au huitième étage pour que personne ne puisse jeter un coup d'œil, une grande salle de bain, et le room service était disponible. Derek se laissa tomber sur le lit près de la fenêtre et fixa le plafond. Au lieu d'aller dans son propre lit, Laure s'allongea à côté de Derek.
« Le serveur était mignon, » nota-t-elle.
Derek ferma les yeux. « N'avons-nous pas assez de problèmes relationnels sans que tu craques sur le personnel ? »
Elle avait cependant raison. Il était mignon. Début de la vingtaine au mieux, peau pâle, agile. Même le tablier lui allait bien, enroulé autour de sa taille. Des grains de beauté étaient parsemés sur sa peau, mais ça lui allait parfaitement. Et, Derek avait aperçu des yeux plus foncés que le chocolat. Il passa ses mains sur son visage avec un petit soupir.
Laura lui jeta un regard en coin lorsqu'il laissa retomber ses mains sur le lit.
« Juste parce qu'il n'est pas mon âme-sœur ne veut pas dire que je ne peux pas apprécier la marchandise, » dit-elle. « Ce que, corrige-moi si je me trompe, tu fais. »
« Ne commence pas, Laura, » grogna Derek.
Sa sœur se dirigea vers la fenêtre, mais n'ouvrit pas les rideaux. « Parfois je déteste cette histoire de Marque d'Âme, » dit-elle. « Parfois, j'aimerais juste qu'on puisse sortir et trouver quelqu'un qu'on aime bien, sortir avec sans craindre que quand les vêtements tomberont, on trouvera _ la marque de quelqu'un d'autre. » Elle se laissa tomber sur son lit, et poussa un soupir. « Je n'ai pas besoin de voir une marque d'âme pour savoir que Lance était le bon. »
Lance Turnbilt. Il avait été le scénographe sur l'un des films de Derek lorsqu'il était encore adolescent. Laura l'avait rencontré à la tente des rafraîchissements lorsqu'ils voulurent tous les deux les pommes de terre. Alors que Derek fut content qu'elle ait trouvé Le Bon, ça avait été écœurant de les voir tomber amoureux.
« Mais je suppose que tout le monde ne sent pas cette connexion au premier abord, » admit Laura.
Derek se demande quel genre de connexion c'était, lorsqu'il avait entendu le cri, sa première préoccupation avait été de protéger celui qui avait fait ce son. Ça ne lui avait jamais fait avant, pas avec quelqu'un qui n'était pas de la famille.
Mais l'intérêt de venir à Beacon Hills était de faire profil bas. Même sans la Marque d'Âme qui dit qu'il n'y a qu'une seule personne pour lui sur toute la planète, maintenant n'était pas le moment pour flirter avec plusieurs gars juste parce qu'il les trouvait mignons et un peu maladroits.
...
C'était une idée à chier, mais Stiles s'en fichait. Il grimpa l'auvent du porche, ouvrit la fenêtre en faisant levier avec un pied de biche, sérieusement pourquoi est-ce que Scott la verrouillait toujours ?, et les jambes repliées il roula à l'intérieur. Il avait appris il y a longtemps qu'il ne pouvait pas juste rentrer, il percutait et renversait toujours des affaires. En outre, arriver dans une roulade le faisait se sentir comme un agent secret.
« Scott ! » Il chuchota tout en criant. « Réveille-toi ! »
Le corps sur le lit se secoua puis Scott se redressa, les yeux écarquillés. « Quoi ? Qu'est-ce-c'est ? » Il haletait, en effleurant la lampe de chevet.
« Derek Hale est en ville ! » Souligna Stiles en grimpant sur le lit par-dessus son meilleur ami.
« Attends quoi ? » Déclara Scott, en faisant courir ses mains dans ses cheveux en désordre.
Stiles n'arrêta pas de rouler des yeux. « Derek Hale. Mon putain d'âme-sœur. Dans Beacon Hills. Il était au Denny's pendant mes heures de service ! » Il laissa sa tête taper contre la tête de lit dans un bruit sourd. « Qu'est-ce que je dois faire, mec ? »
Scott bailla. « Lui parler ? » Il tendit la main pour attraper son radio réveil et regarda l'heure. Presqu'une heure du matin.
« Je ne peux pas juste parler à quelqu'un comme Derek Hale, Scott, » contra Stiles. « Et qu'est-ce que je pourrais lui dire de toute façon ? 'Hey, vous savez toutes ces fausses confessions sur votre Marque d'Âme ? Eh bien, en voici une autre mais elle est réelle ! Yay, âmes-sœurs !' ? Ouais. Je ne pense pas que ça le ferait. »
Scott lui donna un coup à l'arrière de la tête. « Je pensais plus à une discussion avec lui, idiot. Tu sais, apprendre à vous connaitre ? »
Stiles attrapa Scott par l'arrière de la nuque, comme s'il allait se mettre à frictionner ses cheveux. « Très bien, Monsieur le Génie. Et comment puis-je lui parler ? Je ne sais même pas où il est. »
Avec un haussement d'épaules, Scott se laissa tomber sur son oreiller. « Je sais pas, mec. C'est un problème que tu devras résoudre tout seul. » Il bailla encore. « Eteins la lumière si tu restes. Il est tard et je veux dormir. »
« Je suis en pleine crise, Scott. Je ne peux pas dormir ! » Protesta Stiles.
« Super. Fais ta crise. On en parle demain matin. » Puis Scott se tourna sur le côté, en position fœtus et tomba endormi. Sérieusement, il était la seule personne que Stiles connaissait et qui pouvait littéralement s'endormir d'un coup.
Stiles ne dormit pas. Venir ne lui avait rien apporté parce que son meilleur ami était un bébé qui avait besoin de ses huit heures de sommeil comme une personne normale. Ugh. Qu'allait-il faire ?
...
Cela arriva plus vite que Derek ne l'eut pensé. Une fille passa devant Laura et lui dans le couloir de l'hôtel alors qu'ils se dirigeaient vers la machine à glace. Il ne lui fallut que quatre secondes pour le reconnaitre, même s'il portait un chapeau et des lunettes (pas de soleil parce qu'il disait qu'elles étaient de mauvais goût et aussi parce qu'il était à l'intérieur). Il s'était même rasé ce matin, se débarrassant de sa barbe sauvage. Mais le fait est qu'elle le reconnut, et avec à peine un avertissement elle cria et se jeta sur lui.
Le seau de glace roula dans le couloir lorsque Derek trébucha sous le poids sur son dos. Peu importe combien Laura la tirait, la jeune fille ne voulait pas lâcher. Elle babillait sur le fait qu'elle était sa plus grande fan et, bien sûr, sur les Marques d'Âmes, et sur sa vie à elle.
La sécurité de l'hôtel prit cinq minutes pour arriver sur la scène, et seulement cinq minutes de plus pour que la police de Beacon Hills ne se montre. Et seulement quinze minutes pour que Laura et lui se retrouvent assis dans la station de police, attendant pour partir alors que la jeune fille était prise en main.
« Qu'est-ce que devient le monde lorsque des frères et sœurs ne peuvent plus aller chercher de la glace sans être agressés, hein ? » Blagua Laura, essayant de détendre l'atmosphère.
« Le monde craint, » répondit platement Derek en regardant les gens qui se promenaient hors de leur pièce avec peu ou pas d'intérêt.
Laura soupira et croisa les bras. « Tu sais quoi ? J'espère que tout ça se finisse avec toi rencontrant ton âme-sœur. Putain, je me fous de savoir si c'est ton âme-sœur, tant que tu te trouves quelqu'un. Tu es de plus en plus déprimant chaque année. Va trouver ce mignon petit serveur et tombe fou amoureux de lui et sois heureux, Derek. »
« Je n'ai pas besoin de tomber amoureux pour être heureux, Laura. » ajouta Derek.
« Eh bien, tu n'es pas heureux sans l'être, non plus, » répliqua-t-elle.
Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, Derek sursauta. Il se redressa sur son siège.
« Quoi ? » demanda-t-elle. Suivant le regard de Derek, elle vit un jeune garçon avec des grains de beauté serpentant autour des bureaux. Sa mâchoire tomba. « Pas possible. C'est pas le serveur ? »
La mâchoire de Derek était serrée. Serveur portait un t-shirt Batman avec une chemise verte et blanche par-dessus, portant du café et des dossiers pour les remettre à des gens alors qu'il passait entre les bureaux. Derek le regarda alors qu'il faisait rire un flic plus âgé, les députés autour d'eux grimacèrent sous les dossiers et les coups de téléphone, avant de se mettre en mouvement. Il avait mis un post-it avec un smiley grossier mais drôle sur un dossier qu'il tendit à une policière, qui sourit et le remercia. Derek fronça les sourcils. Qu'avait-il dit pour faire rire ces gens ? Il voulait savoir. Il voulait vraiment savoir.
« Je me demande ce qu'il fait ici, » déclara Laura d'une voix forte. « Je sais que je viens juste de te dire de te trouver quelqu'un, mais si c'est un autre fan timbré, alors tu le laisses à l'écart. »
Mais Derek ne pensait pas que le serveur était là pour eux. En fait, il n'avait même pas l'air de savoir qu'ils étaient là. Un homme d'âge moyen accepta une tasse de café de la part du garçon. C'était le shérif qui les avait salués lorsqu'ils étaient arrivés et qui les avait laissés s'asseoir dans l'intimité de cette pièce pendant qu'ils attendaient. Le serveur lui dit quelque chose avec de grands mouvements sauvages de mains qui firent tomber les dossiers qu'il portait. Après quelques mots du shérif, dit avec un sourire ironique, le serveur le salua et bougea alors que le shérif commençait à marcher vers la pièce où étaient Derek et Laura.
« Re bonjour, » les salua le shérif alors qu'il ferma la porte derrière eux. « Désolé pour l'attente. On a eu trois accidents de voiture et un petit cambriolage ces derniers jours, plus quelques tapages nocturnes et conducteurs en excès de vitesse. On a été exceptionnellement occupés ici à la station. »
Lorsqu'il s'assit sur la chaise derrière le bureau, Derek remarqua la plaque avec son nom sur le bureau devant lui. Plus tôt, le shérif s'était tout simplement présenté comme 'Shérif', mais son nom complet était écrit sur la plaque.
« Jan ? » Laissa échapper Derek. Laura lui donna un coup de coude dans les côtes, même si sa chaise était trop loin pour le faire.
Heureusement le Shérif se contenta de rire. « Vous n'êtes pas la première personne à le prononcer comme ça. Ça se prononce en fait 'Yahn'. C'est polonais, » dit-il. « Mais en anglais c'est 'John'. Shérif John Stilinski. »
Quelque chose à propos de son nom titilla l'esprit de Derek, mais il n'arrivait pas à trouver de quoi il s'agissait.
« Maintenant, à propos de la fille qui vous a attaqué, » dit le shérif, retournant au travail. « On va la garder ici pour la nuit, mais à part ça nous ne pouvons pas faire grand-chose. Sauf si vous voulez porter plainte pour agression, » ajouta-t-il. « Bien sûr, ça ne marchera pas longtemps, sauf si l'un de vous a une blessure. »
Le shérif regarda entre le frère et la sœur pendant un moment. Lorsqu'ils secouèrent leurs têtes, il poursuivit.
« Bien. Donc nous allons la garder pour la nuit. Je sais que vous voulez rester anonyme, » dit le shérif. « Ce qui a du sens étant donné qui vous êtes et ce qu'il se passe en ce moment. »
Ils ne lui avaient pas dit à propos de leurs situations, mais bien sûr il en avait entendu parler.
« On a eu une petite discussion avec la fille pour qu'elle garde sa bouche fermée, mais on ne peut juridiquement rien faire pour la faire respecter ces obligations. Alors, ma question est, que voulez-vous faire à partir de là ? »
Derek lança un regard vers la porte où le Serveur essayait d'empiler des crayons sur un bureau là où tout le monde empilerait des cartes. On pouvait s'y attendre, ça ne marchait pas très bien.
Laura parla pour son silence. « Merci pour tout ce que vous avez fait, Shérif, » dit-elle. « On va se débrouiller. C'était l'idée de l'agent de Derek de venir ici, donc s'il n'y a rien d'autre, on va juste aller chez elle quelques jours, le temps qu'elle nous trouve un autre endroit paisible. »
Elle rigolait mais cela prit quelques secondes au Shérif pour le comprendre. Il hocha silencieusement la tête.
« Bien. »
« Quoi qu'il en soit, Shérif, j'ai une question pour vous, » intervint à nouveau Laura, poussant quelques cheveux derrière son oreille. « Qui est le gars avec un t-shirt Batman ? »
Pendant un moment, le shérif sembla être un mélange de confusion et de froncements de sourcils. Puis il cligna des yeux et sembla revivre.
« Oh, c'est mon fils, » dit-il. « Il aide pour quelques trucs au commissariat. Il travaille comme serveur au Denny's en ville normalement, mais il cherche tous les moyens pour se faire plus d'argent puisqu'il veut entrer à l'université d'ici, et on a besoin d'aide ici, alors je lui ai offert un travail à temps partiel. Il gère principalement les courses pour mes adjoints. »
Député. Stilinski. Batman.
Député Manbatinski ? Etait-ce possible ?
« Il aime les faits venus de nulle part ? » Demanda Derek, la voix calme.
Le shérif cligna des yeux une seule fois. « Ouais, précisément. Il me racontait justement les Jeux olympiques de 1904 avant que j'entre ici. Comment le savez-vous ? »
Le sourire sur le visage de Derek était ironique. « Je pense qu'il me suit sur Twitter. »
Posté le 17/10/2015
