Hello la compagnie, voilà enfin le second chapitre que j'ai rapidement fini (quelques jours avant de le poster). Je suppose que je le mettrais en ligne vendredi, histoire d'avoir eu au moins une semaine d'écart entre les deux.

Je pense que c'est mieux d'attendre d'avoir au moins une semaine entre deux chapitres, déjà parce que je n'aime pas trop rapprocher les sorties, et, aussi parce que comme ça, ça donne l'impression d'une certaine régularité (si je sors un chapitre 4 jours après un autre et que j'attends 10 jours pour le suivant, c'est moins bien qu'un tous les 7 jours, et là, c'est à petite échelle).

Mais, dans tous les cas, je ne me fixe pas de date précise, si je mets deux semaines pour un chapitre, je considère que c'est mieux que de prendre une seule semaine pour au final, le bâcler.

Edit du vendredi : Effectivement, je le poste aujourd'hui xD

J'espère que votre lecture vous plaira, j'ai tenté de le peaufiner le plus possible, même si il y un truc qui est resté et qui me chiffone un peu, mais j'en parle dans le commentaire à la fin pour pas gâcher la "surprise".

Bonne lecture :D

La nuit passe, je me lève à 9h, et me hâte de me préparer. Mark m'accueille dans la cuisine avec le petit-déjeuner et par un baiser. S'il savait. J'ai cette horrible envie de l'envoyer valser, comme hier, et le pire, c'est sans doute que c'est lui, celui qui subira le plus, tout en étant le moins coupable. Comme j'ai honte. Je ne mérite pas d'être là, dans ses bras chaleureux et musclés, qui ne demandent qu'à m'aimer. Je devrais être ailleurs, sans doute six pieds sous terre à payer le prix de tous mes horribles péchés. Mais je suis ici, les lèvres accrochées à celles d'un malheureux être qui a pour unique crime l'amour dévastateur qu'il me porte. C'est ça son crime : c'est de provoquer ainsi sa fin, en ne voyant pas que je suis l'incarnation même du mal.

Mon pauvre amour, jamais je ne pourrais me faire pardonner ce que je t'inflige, je le sais. Je dois trouver une manière de tout t'avouer, je ne peux pas te retenir prisonnier, tu n'auras que cette vie, et je la brise petit à petit...Je m'en veux. J'ai peur de te faire mal en te disant la vérité, mais en me taisant c'est aussi ce que je fais. Plus je tarderai, et moins il te sera aisé de t'en remettre. Pourquoi t'ai-je épousé ? Moi-même, je ne saurais l'expliquer.

Nous nous habillons avec de gros manteaux afin de ne pas être heurtés par le froid matinal de ce dimanche de février. Nous devons retourner à la salle des fêtes afin de ranger la pagaille mise hier lorsque tout le monde dansait, s'amusait. J'ai même pris, lors de certains moments, part à l'allégresse générale. Je ne peux pas dire que la journée était totalement ratée, je m'y serais même plus que plu, si je n'avais été qu'une simple invitée.

Quelques-unes des personnes qui avaient été conviées hier nous attendent déjà devant la porte d'entrée de l'immense salle. Et parmi cette partie d'invités, il y a le plus important. Il a retrouvé sa coiffure en pics, même si quelques-uns de ses cheveux ont refusé de s'ordonner, sans doute par mécontentement de la maltraitance du lissage qu'on leur a infligé.

Saurais-je expliquer pourquoi je le préfère comme ça ? Je ne pense pas. Mais au-delà de sa coupe, c'est l'absence de Célia que je remarque le plus.

-Salut ! Nous lance-t-il d'une manière détachée, absolument craquante.

-Salut ! Lui répond Mark, avec son ton naturel, joyeux.

-Célia s'excuse de son absence, elle avait mal au crâne ce matin, nous précise Axel, ayant probablement ressenti la question formulée dans nos esprits, à moi et à mon mari.

-Bah c'est pas grave, c'est déjà super sympa de ta part d'être venu, le rassure Mark en souriant.

Oui, je suis complètement d'accord avec mon époux, que cette gourdasse reste là où elle est, et si possible qu'elle souffre, tant qu'on y est.

Comment un être aussi coupable que moi peut encore trouver la force d'en vouloir à une femme qui ne lui a rien fait ? Une femme qui, quand elle la voit, l'appelle "mon amie". Je suis horrible. Et même si sur bien des points je m'en veux, celui-ci ne pose pas de problème, rejeter ma haine sur des personnes innocentes, c'est peut-être même ce que je fais le mieux. Il y a Célia, certes, mais aussi Mark, Axel, et plein d'autres encore.

Cette pensée finit par me hanter. Tous les deux, je ne veux pas qu'ils subissent les maux qui leur sont destinés. Une douleur qu'ils n'auraient pas à connaître, si leurs chemins n'avaient pas eu à croiser le mien.

Nous parlons aux autres invités en attendant les retardataires, n'oubliant pas de les remercier pour leur précieuse aide. Mais tous ne sont que des êtres présents pour le décor, il n'y en a qu'un qui arrive à s'accaparer mon attention. Bien sûr, je les aime, ce sont mes amis, mais pourtant, mes yeux ne parviennent pas à faire autre chose que de lancer quelques regards furtifs en sa direction.

Mark grimpe les trois marches en briques qui se trouvent devant la porte, et avec une voix claire, il remercie tout le monde pour la participation au nettoyage, avant de les inviter à rejoindre l'intérieur pour commencer le grand rangement.

Nous entrons donc, il y effectivement beaucoup à faire, bien plus que ce que j'avais estimé en quittant les lieux. Mais on n'a pas vraiment le choix, entre les chaises encore renversées, les confettis lancés la veille éparpillés sur l'immense carrelage, et bien d'autres traces, des diverses activités qui ont eu lieu hier, nous narguent.

Mark et Axel sont sans doute les premiers à se motiver, mon mari commence à remettre en ordre le mobilier échoué sur le sol, et mon amant, lui, attrape une pelle ainsi qu'un balai ramasse poussière , et recueille les confettis et autres résidus de décorations qui trônent sur le sol.

J'imite le blond, la salle est suffisamment vaste pour que nous ne soyons pas trop de deux à faire le même geste. Quelques-uns des invités font de même et ceux qui restent, se concentrent sur d'autres tâches.

Axel est à peine à quelques mètres de moi, il est là, le dos courbé à s'atteler minutieusement à son travail, il lui apporte du soin. C'est subjuguant de voir à quel point, quoi qu'il fasse, le travail sera parfait : rapide et efficace. J'essaie, moi aussi, de faire quelque chose de propre, je préfère éviter de perdre la caution pour la salle, chose qui serait plus que regrettable.

J'ai beau tenter de me concentrer, mon regard dérive à chaque fois sur son dos musclé que sa veste ne parvient pas à cacher. Je n'ai même pas besoin de le voir de face, pour être littéralement envoûtée par cet être parfait.

Il est concentré, à quoi peut-il bien penser, en dehors des confettis qui parsèment le sol ? Je ferais bien, pour ma part, de m'y concentrer un peu plus. Mais peut-on me reprocher de ne pas pouvoir détacher mon regard de quelqu'un d'aussi incroyable ? Il se tourne, ses yeux rencontrent les miens, qu'ils sont ensorcelants, j'ai l'impression qu'ils sont un immense océan de bonheur, de mon bonheur. C'est comme si je ne pouvais le trouver ailleurs que dans ses iris, que dans sa présence, ce bonheur.

Il recule progressivement, ne manquant pas de continuer à ramasser ce qui pollue le sol, jusqu'à être à ma hauteur.

-Mercredi à Inazuma Ice ? Me demande-t-il de sa voix doucereuse.

Oui, oui, oui, oui, oui et mille fois encore, oui !

-J'en prends note, je lui réponds, en esquissant un sourire plutôt provocateur. Le genre de sourire que personne d'autre que lui ne mérite de voir, venant de moi.

Mercredi, c'est à chaque fois à ce jour de la semaine que nous nous voyons. L'après-midi du mercredi, je ne travaille jamais, et lui non plus. C'est à croire que nos emplois du temps respectifs nous poussent à nous voir, même ce détail insignifiant nous encourage. Mais, je ne dois pas penser ça. Ce que je fais, c'est mal. Pourquoi n'ai-je pas plus honte que cela ? C'est injuste. Je suis celle qui assombrit tout le monde, on ne devrait même pas m'accorder ne serait-ce que ces après-midi de plaisir. La culpabilité me ronge, mais pourquoi ne me ronge-t-elle pas assez pour que je me dégoûte au point de ne plus vouloir le voir ? C'est ce qui devrait arriver, et pourtant, injustement, ça n'est pas le cas...

C'est avec une douce joie ponctuée par quelques remords que je continue "le grand nettoyage". J'ai soudainement bien plus le cœur à l'ouvrage qu'à mon entrée dans ce bâtiment.

Arrivent les 13h. Horaire où je m'arrête de travailler, afin de préparer quelque chose de décent aux invités qui ont eu la gentillesse de venir nous aider dans cette maudite tâche. Je n'ai évidemment pas beaucoup de ressources pour le faire, et me vois contrainte de me débrouiller avec les restes de la veille. Ceci convient pour l'entrée, le fromage et le dessert, mais je ne peux décemment pas utiliser ce qui n'a pas été consommé hier pour le plat principal du repas. J'enfile donc mon manteau et sors chercher du pain ainsi que les ingrédients nécessaires à la préparation d'un sandwich.

Je m'avance vers Mark, qui déplace des tables avec l'aide d'Axel, afin de lui faire part de la raison de mon départ.

-Chéri, je vais acheter à manger pour tout le monde, j'informe en cherchant bien mes mots, des mots que n'importe quelle femme aurait sortis spontanément.

-Oh, merci Nelly, tu v as prendre quoi ? Me demande-t-il, une fois que la table qu'il portait est reposée au bon endroit.

-Du pain, de la salade, des tomates, du jambon, histoire de pouvoir faire des sandwichs, je réponds, en établissant une liste mentale dans ma tête.

-Ça risque d'être lourd, tu ne veux pas que je t'aide à porter tout ça ? Me propose Axel.

-Bonne idée ! Soutient mon époux, sans même me laisser le temps de répondre.

Il reste des tables à porter...Il a besoin d'Axel, même si moi je veux qu'il vienne, ce n'est pas bien...

Le blond s'en va chercher sa veste sans éterniser la conversation, alors que je n'ai toujours pas donné mon opinion sur le fait qu'il m'accompagne. Mais bon, je crois que ça n'intéresse pas grand monde.

-À tout à l'heure, chérie, me salue Mark avant de m'attraper par les hanches et de m'embrasser.

Pourvu qu'Axel ne puisse pas voir ça de là où il est, j'ai vraiment honte de m'afficher en public lors de ce genre de démonstrations affectives, que je sois amoureuse de celui qui me les inflige ou non.

-À tout à l'heure, je lui répète, avant de me faufiler jusqu'à l'endroit où se trouve le blond, qui ne semble pas avoir vu la scène.

Lorsque nous fermons la porte derrière nous, je récapitule la liste des courses à voix haute.

-On est treize, donc il nous faut six baguettes de pain, quatre paquets de six tranches de jambon, un pot de beurre et pour la salade, on verra sur place, je l'informe.

-D'accord, acquiesce-t-il.

Le silence est ambiant tandis que nous marchons dans la rue, plutôt déserte en ce début d'après-midi. Je me sens assez tendue, je ne sais pas vraiment quoi faire de mes membres, j'ai l'impression d'être une idiote. Le pire c'est sans doute le fait que l'homme le plus parfait du monde se tienne à mes côtés, que nous sommes seuls dans la rue, et qu'il n'y a même pas l'ombre d'un mot qui sort de ma bouche.

-À quoi penses-tu ? M'interroge soudainement le dieu vivant qui marche à mes côtés.

Merci, merci d'avoir brisé ce silence qui m'affligeait, mais que puis-je répondre à cela ?

-À certaines choses dont je ne te ferais pas part, je le provoque, en lui faisant le second sourire narquois de la journée, intéressée par la réponse qu'il pourra m'apporter.

-Crois-tu que je te laisse réellement la possibilité de refuser de me répondre ? Me demande-t-il, en affichant la même expression sur son visage que moi.

Il est tellement craquant, je fonds dès que je le vois, et c'est une chose qui s'amplifie à mesure que je le côtoie, j'ai l'impression d'être une bougie. Il est cette flamme qui me fait fondre, qui me fait dévoiler une multitude de senteurs exotiques indétectables lorsque je suis éteinte.

-Je crois surtout que je fais ce que je veux, je le nargue, en souriant de toutes mes dents comme une gamine.

Il est celui qui fait de moi une de ces adolescentes dont le cœur bat la chamade, à la simple vue, au simple contact de l'être aimé.

-Tu crois vraiment cela ? Continue-t-il, sur sa lancée de questions.

-Tout à fait, je lui souris.

Aussitôt ces mots sortis de ma bouche, il place une de ses mains sous mes genoux, l'autre sous ma nuque, et d'un geste bref, il fait quitter mes pieds du trottoir.

-Pose-moi tout de suite, c'est un ordre, en plus on est au milieu d'une rue ! Je m'exclame, néanmoins trahie par le rire que ma bouche laisse échapper.

-Je fais ce que je veux, me nargue-t-il à son tour.

Il m'énerve, à être aussi désirable. Comment puis-je être crédible en sa présence ? C'est si dur de vouloir à tout prix me sentir libre à ses côtés mais d'être obligée de contrôler chacune de mes paroles, chacune de mes actions.

J'aimerais tant changer de position, afin de pouvoir l'embrasser, qu'importe si je suis au milieu d'une rue, avant de lui susurrer que je l'aime. Mais je ne peux pas. Des gens peuvent nous reconnaître. Et si j'exprime mes sentiments par des mots, j'ignore quelle sera sa réaction, c'est un tabou que je me suis mis. Il est hors de question que je lui fasse part de mon amour pour lui, parce qu'il aime Célia, et je suis sûre que le fait de me voir de manière interdite, le fait terriblement culpabiliser, et souffrir, alors, je n'accentuerai pas cela quels que soient mes désirs.

Sait-il que je ne laisserai jamais Mark à faire ce qu'il fait ? Moi qui pensais, il y a encore une quinzaine de minutes, que personne ne serait autorisé aux démonstrations d'affection publique avec moi...

C'était sans compter sur lui, mais c'est la toute première fois qu'on va aussi loin en public, c'est sans doute parce qu'il n'y a qu'un vieillard dans cette rue, et parce que nous sommes allés dans une campagne à presque une centaine de kilomètres d'Inazuma pour notre mariage. Papa tenait à ce que je me marie au même endroit que lui, et j'ai exaucé son vœu, avec un mari que je n'aime même pas, telle la traîtresse que je suis...

Mon sourire s'affaisse malgré moi, à cette pensée.

-Bah alors, la princesse Nelly aurait-elle le vertige ? Me questionne-t-il, d'un ton rassurant, sans doute parce qu'il a vu mes lèvres reprendre leur habituelle expression renfermée.

-N'importe quoi ! Je m'offusque, retrouvant le sourire, à l'entente de ce surnom, qu'il m'a attribué le premier jour où nous avons commencé à nous voir de manière officieuse.

Il finit malgré tout par me reposer, puis nous entrons, dans l'épicerie du coin, située à quelques mètres de notre point d'arrêt.

C'est avec mes rapides nouvelles manières de femme "qui s'occupe de tout" que je trouve tout ce dont j'ai besoin en un temps-record. Mark et moi vivons ensemble depuis un an et demi, malgré notre jeune âge. Étant celle qui fait la plupart des tâches ménagères, j'ai acquis un certain talent en tant qu'"épouse".

La plupart des anciens joueurs d'Inazuma Japon ont suivi le même chemin que nous. Pour ne citer que le cas de celui que j'aime, il est en couple avec Célia depuis deux ans et demi, et ils se sont eux aussi installés ensemble, il y a six mois de cela.

Leur succès au football, dès le début de leurs années de collège, a permis aux joueurs de gagner de la renommée et de l'argent de manière avancée sur tout le reste des gens. Une majorité de ces joueurs sont actuellement dans la sélection nationale, et, les manageuses ont également été repérées, même si nos métiers sont beaucoup moins en rapport avec ce sport qui a bercé notre enfance que les garçons. Pour ma part, je suis sous-directrice du collège Raimon.

-Je te porte sur mon dos pour le retour ? Me propose Axel.

-Non merci, mes pauvres jambes sont déjà assises toute la semaine, elles réclament de l'exercice, je décline, bien que tentée par sa proposition indécente.

-Alors pourquoi ne pas les faire courir ? Demande-t-il, comme si la réponse n'était pas évidente.

-Tu iras plus vite que moi, c'est trop lourd, et je suis en ballerines, elles vont glisser. Je me défends.

Il attrape les sacs de courses, ainsi que ma main, et se met à accélérer la cadence, m'entraînant avec lui.

J'ai beau protester, il me fait bien comprendre qu'il ne me laisse pas le choix. Pourtant, il fait attention à moi, il va à une vitesse que je peux supporter. Connaît-il déjà mes limites ?

Nous arrivons à la dernière rue avant d'avoir à entrer dans la salle des fêtes, il ralentit.

-Je peux t'embrasser ? M'interroge-t-il poliment.

-Non ! Je refuse, en rougissant.

Il se met à rire en voyant ma réaction, il sait parfaitement que j'ai peur que quelqu'un soit sorti, pour je ne sais quelle raison, et nous voie.

Ce caractère provocateur, il me le laisse découvrir lentement, mais sûrement, c'est quelque chose d'insoupçonné qu'il s'est mis à me dévoiler depuis peu. Un autre trait de sa personnalité qui lui rajoute du charisme. Pourquoi est-ce autant autorisé d'être aussi parfait ? La première fois que nous avons commis le crime charnel, nous étions directement passé à l'acte, sans trop procéder à un échange de paroles avant, et, après avoir achevé le rapport, nous avions discuté, il s'était montré gêné, je le comprends. La seconde fois, nous avions un rendez-vous dans un lieu de loisir avant, il avait d'abord, là encore, été gêné, puis il s'était peu à peu détendu, et c'est à partir de ce moment qu'il m'a révélé de nouveaux aspects de sa personnalité.

En entrant dans la salle, nous sommes acclamés par une foule de garçons affamés, la plupart de ceux qui sont venus aider sont également dans l'équipe nationale, ou ont joué dans l'équipe d'Inazuma Japon.

-J'y vais, j'y vais, les garçons, je vous demande juste dix minutes de patience, j'explique avant de me faire sauter dessus par ces sauvages.

Je me hâte de rejoindre la cuisine, en ne manquant pas de remarquer que le rangement est presque achevé. Je prépare les sandwichs à une vitesse folle avant de revenir, dans la salle et d'apporter, en plus des sandwichs, les restes de la veille.

Deux heures plus tard, le repas, ainsi que le rangement de la salle sont terminés, nous faisons la bise à tout le monde, les remerciant une dernière fois, avant de quitter le lieu et de retourner dans notre maison.

Nous poussons la porte de notre grande maison, avec mon mari, jusqu'à ce qu'il me propose une activité.

-Enfin un week-end entier où on peut se voir, désolé d'être aussi absent à cause de l'entraînement.

Tous les joueurs ont le samedi, ainsi qu'une demi-journée, de libres dans la semaine, le reste du temps, ils s'entraînent, j'ai déjà "de la chance" que Mark ai refusé de rester au camp d'entraînement et qu'il rentre le soir.

-C'est pas grave, je ne t'en voudrais jamais de jouer, tu le sais bien, je le rassure, en affichant un sourire faussement généreux, et pourtant, je pense ce que je dis.

-Tu es vraiment la femme parfaite, se réjouit mon époux avant de coller ses lèvres aux miennes.

C'est ça, remue bien le couteau dans la plaie, et tire un coup de revolver par-dessus au cas où la douleur ne serait pas assez intense. Mais bon, ce n'est pas comme si je ne méritais pas de souffrir, une personne de mon espèce ne devrait même pas avoir le droit à la joie...

-Bref, ça te dirait qu'on aille dans le spa ? Me propose-t-il.

Je lui réponds par l'affirmative, et monte mettre un maillot de bain. Lorsque je redescends, il est également prêt, short enfilé.

Il me prend la main et nous entrons, pour commencer, dans le hammam, où nous discutons comme deux bons amis, le scénario se répète dans le lieu suivant, à savoir, le sauna, mais les choses se corsent dans le jacuzzi.

Lorsque l'eau nous submerge jusqu'en haut des épaules (pour moi, et au niveau des abdominaux pour lui), il colle à nouveau sa bouche à la mienne, je sais que je ne pourrais échapper à mon sort, je n'ai pas le choix, je dois satisfaire son désir, comme n'importe quelle épouse normale le ferait.

Petit à petit, il s'allonge sur moi, et met son torse par-dessus le mien, sans pour autant décoller sa bouche de la mienne. Comme j'aimerais m'enfuir, mais je suis obligée de rester là, à redouter le supplice qui me tend les bras.

De la même manière qu'Axel m'a porté dans la rue, il me porte pour m'amener jusqu'à la chambre à coucher. Ça n'a plus rien d'agréable ou de romantique, j'ai plus envie de me laisser tomber à terre et de partir en roulant, mais encore une fois, je reste et lui fais un sourire charmeur afin de cacher un peu plus mes réels désirs, et ma peur.

Il m'allonge sur le lit et me retient prisonnière et en mettant ses mains de part et d'autre de mon crâne. Il me retourne et tire les ficelles de mon bikini avec ses dents, puis continue à me dévêtir tandis que, prise au piège, je me laisse faire contre mon gré, en obéissant, telle une marionnette.

Lorsque tout ceci est terminé, je file à la douche, en laissant néanmoins entendre que cet horrible moment m'a plu.

Je laisse couler l'eau de ma douche à sa guise sur mon corps, peut-être que j'espère que le liquide va laver mon péché, extirper mon dégoût, mais il n'en fait rien. Une fois de plus, je me sens déshonorée, et je me mets à culpabiliser.

Une fois n'est pas coutume, j'autorise mes larmes à prendre le dessus, je pleure silencieusement, enfermée dans cette douche, dans cette maison, et dans cette vie, pour toujours.

Dans ce chapitre, j'ai voulu bien opposer la vie utopique avec Axel, et celle avec Mark (et fuck le fait que je trouve plus l'adjectif adéquat pour qualifier leur relation, je l'ai sur le bout de la langue).

Je ne sais pas vraiment quoi dire de plus, si ce n'est que j'espère que vous aurez apprécié votre lecture, l'écriture a été tellement prenante qu'elle s'est déroulée principalement sur deux jours xD

N'hésitez pas à me dire s'il y a des choses qui ne vont pas ;)

J'espère juste qu'il n'y aura pas trop de quiproquos sur un sujet : Nelly culpabilise beaucoup sur ce qu'elle fait, j'ai peur de ne pas l'avoir bien exprimé .

Ps : Vous avez vu à la fin j'ai fait une gradation :D #DésoléeC'estÀCauseDuBacDeFrançais