Hello tout le monde, voilà le quatrième chapitre. J'avoue ne pas en être très satisfaite, en tout cas pour ce qui concerne les deux premiers tiers. Il y a des passages que j'ai réécrits plusieurs fois, j'ai même tout recommencé alors que j'avais déjà fait le premier tiers tant mon travail ne m'a pas satisfait. J'espère que ça ne se ressent pas trop lors de la lecture, n'hésitez pas à me dire si c'est le cas ^.^

Bonne lecture ;)

Le réveil me sort de ma torpeur en ce jeudi matin, je prends quelques secondes afin d'émerger et je quitte mon lit pour me rendre au rez-de-chaussée.

Je commence à préparer mon petit déjeuner tout en réfléchissant, cette idée qui m'est venue hier, il faut que je l'approfondisse. "Être heureuse pour que cela impacte positivement mon entourage". C'est une simple phrase, mais comment pourrais-je bien la mettre en scène ? En fait, ça ne m'a pas l'air vraiment compliqué à faire, simplement, ça ne peut s'appliquer qu'à court terme, je redeviendrai morose en peu de temps, j'en suis sûre. Pas que ça me plaise, mais quand on a passé plusieurs années à tout refouler, on ne devient pas une personne gaie du jour au lendemain, c'est un travail mental qui prend beaucoup de temps. Et je doute que je réussisse à tenir, ça n'est pas dans ma nature, je ne peux pas cacher ce que je suis, surtout quand on sait que ce que je suis est déjà une façade pour tout cacher.

Tout ce que je veux, c'est les rendre heureux. Mais à chaque fois que c'est mon bonheur que je priorise, ça se répercute sur le leur. En fait, je ne peux pas empêcher la casse, quoique je décide de faire, il y aura du mal, il faut se rendre à l'évidence. Alors, la seule chose que je puisse encore leur offrir, c'est tenter de tout minimaliser.

Mais même ça, c'est très compliqué, que dois-je faire ? Quitter Mark ? Quitter Axel ? M'enfuir sans rien expliquer pour disparaître à tout jamais ? Il y a ces possibilités, il y en a même d'autres, mais, chacune d'entre elles cache un revers de médaille trop important pour ne pas m'effrayer. J'ai peur des répercussions, ça n'a pas lieu de me surprendre, si c'était nouveau, je n'en serais pas là où je suis aujourd'hui. Mais il y a bien un jour où je devrai agir, les deux réelles questions à se poser se résument en deux mots : quand et comment ?

J'avale mon petit déjeuner tout en ayant ces pensées... Quand et comment ? Pour le savoir, il faut un courage que je n'ai pas et que je n'ai jamais eu, je suis rentrée dans un engrenage dont je ne peux m'échapper, cela va faire six ans...Je suis un rouage bloqué entre deux autres plus grands et plus résistants qui m'usent à mesure que la machine tourne, je ne peux pas continuer de supporter cette double attaque, mais je ne peux pas non plus m'en défaire...Je suis bloquée.

Cette attaque, c'est de la culpabilité que je reçois de plein fouet venant des deux côtés. Pourtant, ces gros rouages, ils ne le font pas volontairement, c'est de ma faute, je me suis fragilisée à mesure que je les ai laissé tourner. Mais je ne peux pas me résoudre à faire sauter l'un des deux pour tout mieux supporter de mon côté, c'est bien trop égoïste, même s'il est clair que je ne tiendrai pas longtemps, je préfère attendre.

Quand et comment ? Je l'ignore, mais, ça me satisfait. Garder ma passivité, c'est assurer une sécurité. Les gens peuvent se dire "on sait ce qu'on perd on ne sait pas ce qu'on retrouve", et bien moi, je sais ce que je cause, je ne sais pas à quel point ça peut empirer. J'ai trop peur de tout ce qui peut arriver.

Alors, je vais juste tenter d'être positive, ça n'est pas facile, si je pouvais infliger moins de peine à mon entourage tout en ressentant moins ma propre douleur, ça serait sans doute plus simple pour tout le monde. Mais, j'ai même peur de perdre cette peine, je ne veux pas ne plus ressentir de souffrance, si ça arrivait, je serais capable de tous les bousiller sans m'en préoccuper. Je veillerai à ce que ça n'arrive jamais.

Je déteste cette idée, de vouloir chercher le bonheur, alors que chaque instant que je passe heureuse est un instant où je cause le malheur de quelqu'un d'autre. Cependant, il ne faut pas que je reste comme ça, totalement désintéressée de mon mari. Il m'a demandé en mariage parce qu'il me sentait partir, j'en suis convaincue, je me sentais partir aussi. Et la porte de ma liberté s'est refermée lorsqu'une bague est venue occuper ma main. Alors, quelle est la meilleure option ? Tenter d'offrir un peu de sincérité à l'égard d'une personne qui a pour seul crime le fait de m'aimer, ce qui le mènerait à plus de malheur encore quand je partirai ? Ou bien me laisser m'en aller, petit à petit et ne pas lui offrir une joie qui le blesserait encore plus ? Le choix est trop difficile...

Je resterai sur la première option pour le moment, en attendant de vraiment avoir pris une décision, en attendant d'avoir compris comment je vais me débrouiller. Pourquoi la vie ne me propose-t-elle que des dilemmes de cette envergure ? J'ai juste envie que mon destin ne pourrisse pas celui des autres, mais c'est trop de demander.

Ainsi, pendant toute la journée, je ne parviens pas à me débarrasser de ces pensées... "Changer" c'est juste un mot, juste deux syllabes, juste sept lettres, mais lorsqu'on doit appliquer le terme, c'est l'effondrement de toute une façon de penser, d'une vie au profit d'une autre, et ça n'est jamais sans conséquence, pas pour moi, en tout cas.

Ces réflexions tournent en boucle dans mon esprit durant toute ma mâtinée au collège, heureusement, je ne travaille pas cet après-midi, Mark non plus, il arrivera peut-être à me changer les idées, je l'espère.

-Bonjour chérie ! M'accueille-t-il, tandis que je rentre, trempée dans la maison.

-Bonjour Mark, je lui réponds en enlevant mon manteau et en le posant à sécher sur une chaise.

-Nelly ? Ça te dit qu'on sorte samedi ? Me propose mon mari après un baiser.

-Si tu veux, mais tu veux aller où ? J'interroge, plutôt septique.

-Dans le parc d'attractions où je t'ai dévoilé mes sentiments ! S'exclame-t-il avec en grand sourire.

-S...Si tu veux. J'accepte, tandis que ma peau devient plus blême.

Il me prend dans ses bras et je croise les miens autour de sa taille. Mark est vraiment un excentrique. Je me souviens encore de cette journée, nous avions 14 ans. Il m'avait invitée et emmenée dans tous les manèges. À chaque fois, j'avais eu envie de vomir, ayant un peu de mal avec l'altitude et la vitesse combinées, alors, je souriais, parce que j'avais beau détester les manèges, j'avais beau avoir envie de vomir, j'étais avec Mark, je l'aimais et rien ne pouvait me combler plus qu'une simple journée à ses côtés. Nous avions terminé la journée dans la grande roue et Mark m'avait tenu ces propos maladroits : "Nelly...C'est bizarre à demander, mais...épouse-moi".

Il m'avait tellement surprise que j'avais sursauté dans la cabine, je n'avais pas répondu à ses mots et l'avais simplement embrassé tandis que le soleil se couchait. En y repensant bien, tout ce qui s'est déroulé durant cette journée était totalement cliché, mais, ça n'avait pas empêché mon bonheur d'être réel. Je ne veux pas gâcher ce souvenir en revivant ça avec de faux sentiments.

-Et pour cet après-midi, allons au cinéma ! S'exclame-t-il tout content de trouver des activités.

-D'accord. J'accepte encore une fois, même si mes pensées sont axées sur le samedi à venir, je ne veux pas y aller, et voir un des plus beaux moments de mon enfance se faner.

Nous commandons des pizzas et nous les mangeons, avant de nous rendre dans la rue commerçante.

-Pas grand-chose à l'affiche ces temps-ci, remarque Mark. Il n'y a que ce film romantique, là, et ce film d'horreur dont j'ai aussi entendu du bien, tu préfères quoi ?

Si ça avait été le choix de ma mort, il m'aurait sans doute demandé de choisir entre la noyade et la chute dans un ravin. Mais ça n'est que pour un film. Le souci c'est que d'une manière générale, les films romantiques pleins de beaux sentiments m'ennuient, surtout que voir ça avec mon mari n'est sans doute pas une bonne idée. Et les films d'horreur m'effraient au plus au point.

-Euh...Vas-y, choisis... Je lui propose.

-Non, c'est toi qui choisis ! Me répond-il.

-Mais puisque je te le demande, j'insiste.

-C'est moi qui t'ai demandé en premier, tu choisis, me nargue-t-il en tirant la langue.

Vive l'âge mental de mon couple.

-Mais je ne sais pas, moi...Je soupire en regardant les deux affiches à tour de rôle.

-Bon, laissons le hasard décider, propose Mark.

Il recule un peu et se met à faire la plouf, cet homme m'exaspère tant il est imprévisible.

-Le film d'horreur ! S'exclame-t-il en pointant l'affiche sur laquelle son doigt s'est arrêté.

Il s'agit de "Destination finale 6". Je hausse les épaules. J'ai déjà vu le quatrième, ça n'est pas très effrayant comparé à certains films d'horreur qui me font avoir peur de tout et n'importe quoi.

Mon mari me regarde droit dans les yeux.

-Nelly...Ne te force pas à regarder ça...Marmonne-t-il.

-Qu'est-ce qui te fait croire que je me force ? J'interroge avec un sourire amusé.

-Je me souviens qu'il t'arrivait souvent de faire des cauchemars avant parce que tu venais voir des films d'horreur avec toute l'équipe et que tu n'osais pas demander de changer le film, je ne veux pas que ça arrive. Tu ne me décevras jamais, tu peux me refuser des choses, me sourit Mark.

L'impact de chacun des mots qu'il prononce naïvement est toujours douloureux. Mais, aujourd'hui, je ne perdrai pas la face, et puis, je préfère ça à la romance.

-Bah, tu vas voir comme j'ai grandi, alors, ne t'inquiète pas j'ai passé l'âge des cauchemars, et j'ai envie d'aller voir ce film, si tu es là, j'aurais moins peur, je lui dis, en affichant un sourire à mon tour.

Que l'on me croit ou non, je pense ce que je viens de dire, je ne suis certes pas amoureuse de Mark mais, ça ne m'empêche pas de l'aimer autrement, je ne saurais dire comment.

-Si tu fais un cauchemar cette nuit, je te force à me préparer un repas, et un bon ! Me nargue-t-il.

-Si j'en fais pas, c'est à toi de le faire alors ! Je continue dans la provocation.

-Tenu ! S'exclame-t-il en tapant ma main.

Nous allons réserver les tickets, et attendons dans le hall, nous sommes un peu en avance. On finit par entrer dans la salle obscure, afin de regarder le film défiler.

Ai-je eu peur ? Oui. Mais c'est quelque chose qui se doit de rester dans mon esprit, peu importe si j'ai besoin de l'extérioriser ou non. Nous rentrons à la maison après la séance et quelques courses que j'ai été faire pour la soirée et les jours à venir.

Nous posons nos emplettes sur la table, puis, je commence à tout ranger sur le plan de travail. Mark m'attrape par les hanches. Je me doute bien de ce qu'il veut. Malgré tout, malgré la décision que j'ai prise de le rendre heureux, cet acte sera toujours un sacrifice à mes yeux. Tant pis, ça n'est pas vraiment le sujet qui doit être au goût du jour. Ainsi, je le laisse m'emmener jusqu'au lit conjugal et prendre possession de mon corps.

Une fois l'épreuve passée, je me rends à la douche. C'est quelque chose que je fais à chaque fois. Je me lave de ma peine en laissant mes larmes couler silencieusement. J'aurais beau me donner tout le mal du monde à tenter d'être heureuse, à chaque fois que nous ferons ça, avec Mark, je ne pourrais pas me sentir bien. Je déteste ça, mais je ne peux pas non plus lui refuser, alors je m'exécute, je souffre, j'extériorise et je passe à autre chose. C'est ainsi que je fonctionne et que mon mari ne se doute de rien. C'est le genre de concession que quelqu'un comme moi doit légitimement faire. On ne peut pas mentir sur tout sans en payer le prix. Il y a les gros prix, et les prix quotidiens, qui sont, pour la plupart émotionnels.

Encore une fois, le sang coule à gauche de ma hanche. Enfin, il ressort de ma peau, je n'ai pas non plus été blessée à coup de couteau. Mon mari se plaît me laisser cette marque à chaque fois que nous passons à l'acte. Si ça lui fait plaisir, qu'il le fasse. Je ne lui défendrais pas ça.

Je passe de l'eau sur la trace de morsure jusqu'à ce que le liquide rouge cesse de se montrer, et je sors de la douche.

Le miroir affiche un reflet morose, une réalité contre laquelle je ne peux lutter. Mes yeux sont rouges et mon nez coule un peu aussi. J'attrape un mouchoir afin de me débarrasser de ce qui bouche mes narines et me sèche intégralement les cheveux pour que mes yeux reprennent leur apparence normale. J'enfile ma nuisette et rejoins mon mari sur le canapé.

Il regarde un match de foot. Mais que serait Mark Evans s'il ne passait pas son temps à penser au ballon rond ? Il ne serait plus lui, c'est une chose sûre.

Je tire un nouveau mouchoir, visiblement, les larmes et les sentiments de tristesse sont passés mais mon nez persiste à se boucher.

-T'es malade ? Je t'ai entendu te moucher dans la salle de bain tout à l'heure... Me demande Mark.

S'il te plaît, cher nez, ne me trahit pas, j'ai mis trop de temps à tout apprendre à cacher...Mais il reste des choses qui persistent à vouloir me faire démasquer.

-Il pleuvait quand je suis rentrée du collège, j'ai dû m'enrhumer, rien de grave, ne t'en fais pas, je le rassure.

Il me lance un sourire tendre, me fait promettre de ne pas laisser ceci s'aggraver et se remet à fixer l'écran plat.

Nous passons une majeure partie de la soirée à discuter des stratégies adoptées par les deux équipes avant d'aller nous coucher.

Mes yeux se ferment et je me mets à rêver.

Mark et Axel sont à mes côtés. Enfin, je suis assise, sur une chaise, mes mains ainsi que mes jambes sont liées et au-dessous de moi se trouve un immense trou rempli de lave. La chaise sur laquelle je me trouve est en train de se rapprocher dangereusement des flammes.

-Ne t'inquiète pas Nelly, je vais te sauver ! Me cri Axel d'en bas.

-Mais tais-toi, toi, tu n'as pas à toucher à ma femme ! Le rabaisse mon époux visiblement énervé.

Des effluves parviennent à mon nez, le danger est là mais je ne peux pas bouger, j'en suis incapable. Les deux hommes en bas sont en train de se chamailler. J'aimerais bien aller les calmer pour qu'ils se réconcilient, mais je dois bien admettre que ma position est plus inquiétante que la leur. Cependant, je n'arrive pas à m'en préoccuper, ce sort qu'on me réserve, je le mérite.

La chaise perd de plus en plus d'altitude, le danger se rapproche, pourtant, je ne fais rien. Je devrais sans doute me mettre à chercher une manière de me sortir de là, mais toutes sont trop effrayantes.

Je pourrais tenter de glisser entre les mailles, m'accrocher à la chaise, puis sauter, les chaînes sont solides mais ne sont pas particulièrement serrées. Mais c'est trop dangereux, les chances pour que je glisse seraient trop importantes.

Je pourrais également tenter de me lever, avec un peu d'agilité, c'est faisable. Mais mon poids combinés à la chaleur pourrait entraîner la déchirure du bois et je tomberai quand même.

Mon sort est fatal.

-Comment on arrête cette foutue machine ? S'impatiente mon mari en regardant ce qui semble contrôler les câbles reliés à la chaise sur laquelle je me trouve.

L'engin semble complexe, les commandes y sont nombreuses d'après ce que je distingue.

-Ces leviers sont sans doute ce qui gère sa position, remarque Axel.

-Peut-être, mais lequel est le bon ? Demande mon mari.

Visiblement, il y en a deux, le premier est relevé tandis que l'autre est baissé.

-Logiquement, il faut relever le second, c'est sans doute celui qui provoque sa chute, spécule mon amant.

-Je ne peux pas te faire confiance, toi, tu n'es là que pour notre malheur ! Enrage le brun.

Axel soupire mais semble tendu.

-Bonjour chérie, lance Mark tandis qu'il abaisse le premier levier.

La chaise descend brutalement pour me plonger dans la lave.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Je hurle tout en me réveillant.

Mark me regarde, il est debout, habillé et prêt à partir.

-Houla, je pensais pas te faire peur à ce point, remarque-t-il amusé.

-Désolé, bonjour, j'articule en reprenant ma respiration.

Il s'approche de moi et essuie mes yeux. Je n'avais pas remarqué, mais ils sont humides. Mark m'enlace.

-Je t'avais dit de ne pas te forcer à aller le voir, ce film, me reproche-t-il. Du coup ce soir je veux une paella, ajoute-t-il en ricanant.

Il se détache un peu et me regarde, son expression devient alors surprise. Je suis en train de pleurer dans ses bras. C'est quelque chose de rare, d'habitude, j'attends de pouvoir cacher ma peine. Ça doit à peine être la troisième fois qu'il voit mes larmes couler depuis que nous nous connaissons. C'est étrange mais ça fait du bien de ne pas avoir à se cacher. Il resserre son étreinte.

-Nelly...Je m'en veux d'être obligé de te laisser, si tu te remets à avoir peur, appelle-moi, je viendrais te voir, mais je dois te laisser, là, s'excuse-t-il.

-Ne sois pas idiot, Mark, j'ai 19 ans, je n'ai pas peur des monstres ou de ces inepties, tu peux t'en aller tranquillement, ne t'inquiète pas, s'il te plaît, je ne veux pas que tu te sentes mal toute la journée en pensant à ça, c'est juste l'accumulation de la fatigue, je lui assure tout en éloignant mon corps du sien.

Après m'avoir fait promettre d'appeler au moindre souci, il s'en va en me laissant seule dans ce lit. Il n'a pas compris. Ce n'est pas le film qui a provoqué ce cauchemar, c'est juste ma propre vie qui m'effraie. Il n'y avait pas le moindre monstre, pas la moindre entité maléfique dans ce rêve. Juste nous trois. D'ailleurs, le film n'avait pas le moindre rapport avec la scène qui s'est jouée dans mon esprit. C'est uniquement ma vie, rien d'autre, l'objet de ce que j'ai vu.

Je me rendors pour sortir de mon sommeil une heure plus tard. Je me lève pour entamer mon habituelle routine, jusqu'à ce que je remarque deux nouveaux SMS sur mon téléphone, les deux viennent de Mark.

Expéditeur : Mark

Heure : 5h14

Objet : Coucou Nelly, tu t'es bien rendormie ?

Et le second :

Expéditeur : Mark

Heure : 5h53

Objet : Je suppose que oui, vu que tu n'as pas répondu à mon précédent message, tant mieux. De toute façon, on est en week-end ce soir, je ne te lâcherai pas jusqu'à ce que je retourne travailler, j'aurais pas dû te laisser regarder ce film, je suis désolé...

Bisous.

PS : N'oublie pas ma paella ;)

C'est tout Mark, ça, s'inquiéter inutilement et réclamer à manger en toute innocence juste après.

Je souris à la lecture de ces deux messages et lui réponds.

Récepteur : Mark

Heure : 6h16

Objet : Oui, je me suis bien rendormie, merci de t'être inquiété, mais comme je te l'ai dit, ça n'est que de la fatigue, ne te tracasse pas juste pour un mauvais rêve, je ne viens pas de me faire agresser. Tu n'es pas autorisé à culpabiliser, jeune homme, ordre de la sous-directrice.

Passe une bonne journée.

PS : Ne t'en fais pas, Nelly Raimon n'a qu'une parole.

Nelly Raimon...Non, c'est Nelly Evans maintenant. Je change mon nom de famille et lui envoie ce message. Je pense que la phrase au second degré l'aidera à mieux se rendre compte que je n'ai pas peur de croiser la mort dans un couloir de la maison.

Un mari comme ça, qui prend sa femme dans ses bras lorsqu'elle pleure, même après cinq années passées en couple...Pourquoi est-ce à moi qu'on l'a offert ? C'est injuste, si seulement toute la gratitude que je désire lui offrir pouvait l'aider à se reconstruire...

Alors, vous avez aimé ? J'avoue que le cauchemar était plutôt intéressant à écrire, parce qu'il va faire naître d'autres moments symboliques, mais je n'en dis pas plus.

Comme je l'ai dit dans le message d'avant-propos, j'ai eu du mal sur l'écriture jusqu'à ce fameux cauchemar, c'est sans doute parce qu'absolument rien de ce qui est écrit n'était prévu à la base, mais quand je dis rien, c'est que vraiment aucun passage, aucune phrase n'avais été décidés, je suis partie en impro totale là xD C'était sans doute pas une bonne idée, je vais tenter de me rattraper sur les prochains chapitres x)

Au fait, je sais que j'insiste pas mal sur les sentiments de culpabilité de Nelly, et, je me demandais, est-ce que vous trouvez ça rébarbatif de votre côté ?

Au fait, je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais j'ai changé les titres, ils étaient trop galères à trouver, même si du coup je les ai pas remplacés par du top-quality x) Je vais tenter d'arranger ça mais je ne promets rien je suis horrible quand il s'agit de trouver des titres ou ce genre de choses xD

Quoi qu'il en soit, j'espère que vous avez apprécié votre lecture, malgré ça ;)