Hello la compagnie !

Alors effectivement on est samedi depuis peu (enfin en vrai on est encore vendredi pour 7 minutes mais j'ai 4 relectures à me taper donc on sera sans doute plus vendredi quand le chapitre sera posté, hélas) mais j'ai jamais dit que je posterai tous les vendredis donc on peut rien me reprocher :p (si vous voulez me frapper, je veux bien vous comprendre). Je m'excuse malgré tout pour le retard, c'est pas un réel retard, vu que le chapitre est achevé depuis dimanche, mais je ne l'ai pas relu pendant la semaine, ce que je fais d'habitude et ceci plusieurs fois...Du coup je vais le faire maintenant et demain matin mon moniteur d'auto école va me peter la gueule parce que je vais foncer dans un arbre à cause de la fatigue...Tant pis.

Je continuerai de poster le vendredi pour les autres chapitres (si je suis pas en retard hé hé) parce que c'est pratique.

À part ça il se passe des choses prévues pour une fois à part une très importante et je sais pas ce que je vais en faire...C'est triste :c

Bonne lecture ;)

-Bonsoir Nelly, me lance mon époux lorsque je rentre de ma journée.

-Bonsoir Mark.

Je me débarrasse de mon manteau ainsi que de mes affaires et le rejoint dans le salon.

-Ta journée s'est bien passée ? M'interroge-t-il tandis que je le rejoins dans la cuisine afin de poser les sacs de course qui m'accompagnent.

-Oui et la tienne ?

-Très bien, tu n'as pas fait un autre cauchemar ? Demande-t-il.

Évidemment, c'est là qu'il voulait en venir, comment lui expliquer que ça n'était pas un cauchemar...En tout cas, pas un tel qu'il l'entend.

-Mark...Arrête de t'inquiéter, je te l'ai dit, j'ai passé l'âge, je réplique, en lui lançant malgré tout un sourire doux.

-Si tu le dis...J'ai tellement l'impression que tout le monde va mal ces temps-ci...J'ai pas envie que tu ne te sentes pas bien, ça me ferait trop de mal...Soupire-t-il.

Je me tourne, afin de ne pas avoir à affronter ses yeux et commence à déballer les courses, j'y suis allé afin de prendre les ingrédients nécessaires à la conception d'une paella.

-Tout le monde va mal ces temps-ci ? Je répète afin de pouvoir découvrir les sens de ses propos.

-Oui, j'ai l'impression qu'Axel est ailleurs quand on se parle, et encore, ça n'est rien comparé au pauvre Erik... Explique-t-il avec la voix d'une personne inquiète.

Je me décide à ne pas trop parler d'Axel, en revanche, il faudra que je lui demande en personne s'il a un problème, même si je me doute de la réponse.

-Le pauvre Erik ? Que se passe-t-il ? J'interroge tout en sortant mon téléphone afin de retrouver la recette de la paella sur internet.

-En fait, il y a trois jours, Sue l'a plaqué, me raconte-t-il de but en blanc.

Je sursaute au point de faire tomber mon portable sur le sol, et me retourne pour lui faire face, Sue qui plaque Erik...C'est quelque chose de trop invraisemblable pour être vrai, elle se plaisait tellement à nous raconter à quel point son couple était parfait à chaque fois qu'on la voyait.

Je commence à faire toutes les préparations de mon plat tandis que Mark débute son récit suite à une demande de ma part.

-Je ne connais pas tous les détails, à vrai dire, il est juste revenu sur le terrain complètement dépité, mardi matin, on a bien compris qu'il ne voulait pas vraiment en parler, donc on n'a pas posé de questions, mais lorsqu'on était tous les deux dans le train, il m'a raconté que la veille, lorsqu'il était rentré chez lui, il avait découvert que Sue n'était pas là. Toutes ses affaires avaient disparu, il n'y avait qu'une petite note de sa petite amie qui disait qu'elle le quittait. Et, mercredi, quand on a de nouveau été seuls dans le train, il m'a dit qu'il avait été la voir à la crêperie et qu'elle l'avait regardé droit dans les yeux avant de lui faire comprendre qu'elle ne comptait pas revenir.

J'en reste bouche bée, Erik...C'est le genre de type super sympa à qui on ne peut même pas faire de mal tant il est adorable, un peu comme Mark en fait. Je me demande ce qui a poussé Sue à faire ça...Ce n'est pas dans ses habitudes.

-On devrait peut-être l'inviter à dîner un soir, il ne faut pas le laisser seul, le pauvre...Je soupire en ayant une pensée envers celui qui souffre à l'heure actuelle.

-J'y ai pensé, mais lui faire passer une soirée aux côtés d'un couple, ça n'est pas ce qu'il y a de mieux pour quelqu'un qui vient de se faire plaquer...M'explique mon époux.

-Tu as raison, dans ce cas, vous n'avez qu'à regarder le foot en buvant des bières, je resterai dans la chambre, mais mieux vaut ne pas le laisser souffrir tout seul...Je murmure.

-Bonne idée, que penses-tu de mercredi soir ? Sourit mon mari.

Mercredi, si je vois Axel, ça n'est pas une très bonne idée, selon moi.

-Faites ça lundi, plutôt, pourquoi attendre ? Je propose en me sentant assez coupable sur la vraie raison de la proposition de la date.

-Je vais lui envoyer un texto, termine Mark en sortant son smartphone.

Nous passons l'heure à continuer de parler d'Erik, jusqu'à ce que je termine la paella. Je la divise en deux assiettes et mets les restes au frigo.

-Bon appétit ! S'exclame mon époux en plantant sa fourchette dans son plat.

-Bon appétit, je répète avec un peu plus de retenue en mettant à mon tour ma fourchette dans l'assiette.

Mark avale une bouchée avant de me lancer un regard étrange et d'éclater de rire.

-C'est encore plus immonde que d'habitude, bravo chérie ! Lance-t-il entre deux rires.

-N'importe quoi... Je réponds calmement et fièrement avant d'ingérer également ce qui se trouve sur ma fourchette.

Il a raison...C'est immangeable.

-Bon d'accord si...Je soupire en affichant à mon tour un sourire.

-Je commande chinois ? Questionne Mark.

-Je t'en prie.

Je rassemble ce qui reste dans nos assiettes avant d'expédier le tout dans la poubelle, je déteste gâcher, mais là, c'est un cas de force majeure...

-Prête Nelly ? M'interroge mon époux.

Je n'ai pas le temps de lui répondre, le wagon commence à parcourir la montagne russe dans laquelle nous nous trouvons, à une vitesse folle. Je retiens mes cris, mais il faut bien avouer que l'attraction est angoissante, mon mari semble pourtant s'y plaire et rire aux éclats. Tant mieux si l'un de nous deux s'amuse. De toute façon, je n'ai le choix qu'entre redouter le moment où il m'emmènera dans la grande roue, je sais qu'il viendra, et profiter de ces allées et venues à toute vitesse qui me provoquent en moi des hauts le cœur. La deuxième est sans doute celle qui donne le moins envie de vomir.

-Viens, je t'emmène quelque part, m'annonce Mark en cachant mes yeux avec ses mains.

Je le suis et le laisse me guider.

-Mark...C'est dur de marcher si tu te colles à mon dos, tu veux bien me rendre la vue, s'il te plaît.

-Hé hé hé, si je fais ça, ça va gâcher la surprise, ricane-t-il.

Comme si c'était réellement une surprise et que je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où il me mène.

-C'est bon, je te "rends la vue" ! S'exclame-t-il.

Et je découvre, à ma "grande surprise", qu'il m'a menée devant la grande roue. Tu es trop prévisible, mon cher Mark.

-Alors, tu t'y attendais pas, hein ? Me demande Mark en souriant de toutes ses dents.

-Euh...Comment te dire que si ? J'interroge en me moquant de lui.

Il fait une moue boudeuse, et prend ma main. Nous parcourons la file d'attente main dans la main, jusqu'à ce que notre tour vienne. Il m'aide à entrer dans la cabine et me suit. La porte coulisse et se bloque l'accès à la sortie afin de nous enfermer pour les 7 prochaines minutes.

Il y a un silence, plus apaisant que gênant. Nous contemplons tous deux le soleil qui se couche prématurément, en ce milieu d'hiver. Le paysage est divin. Soudain, Mark se retourne et plonge ses innocentes pupilles à l'intérieur des miennes.

-Nelly, épouse-moi ! Me demande-t-il.

Un léger rire s'échappe de ma gorge.

-Nous sommes déjà mariés, Mark, je lui réponds avec amusement.

Ces mots, ils résonnent dans ma poitrine, ils font émettre à mon cœur une pulsation supérieure à celles qu'il a l'habitude de faire. Mes paupières suivent le mouvement, elles se referment à moitié pour lancer un regard tendre, un regard sincèrement tendre.

-Je sais...Mais j'aurais aimé pouvoir te demander un mariage ici, si seulement le parc n'avait pas été fermé pendant plusieurs semaines...Alors qu'importe tout ce qui s'est passé avant, épouse-moi une seconde fois, ici, en ce présent lieu.

Que fais-je ? Mon corps s'avance, mes lèvres partent à la rencontre des siennes, et nous restons passionnément ensemble, dans la cabine à nous échanger des baisers, jusqu'à ce que la descente nous rappelle que les portes sont sur le point de s'ouvrir, qu'il faut qu'on se sépare. J'ai l'impression de revivre la scène de notre adolescence, c'est troublant.

Mes joues brûlent, cette température corporelle n'est pas adéquate, la saison devrait les glacer. Que diable vient-il de se passer ? Les réactions de mon corps, depuis quand sont-elles naturelles ? Depuis quand ce n'est pas mon cerveau qui les calcule, qui les commande ? Je ne comprends pas.

Les doigts de mon époux viennent à nouveau croiser les miens, nous nous dirigeons vers la sortie du parc, la nuit vient à nous, elle se précipite. Nous regagnons notre maison.

Mon mari pose nos manteaux dans le salon et revient afin de m'embrasser fougueusement alors que je quitte mes cuissardes. Je sais bien ce qu'il veut, mais ça n'est toujours pas ce que je veux.

-Pas ce soir Mark...S'il te plaît...Je murmure à ses oreilles lors d'un temps de répit entre les baisers.

-Comme tu voudras, mon cœur, me dit-il en ralentissant le rythme.

Nous finissons par nous séparer, et passons la soirée normalement, avant d'aller nous coucher.

Lors de mon second réveil, je descends dans la cuisine afin de me nourrir. Les images de la veille, elles ne cessent de tourner en boucle dans mon cerveau. Je n'arrive toujours pas à les analyser, elles me semblent surréalistes.

Je tente tant bien que mal de chasser ces pensées. J'ai décidé d'aller voir Sue à la crêperie Hartland, aujourd'hui, afin de lui parler d'Erik, il est quelqu'un que j'ai toujours apprécié, et je sais que ses sentiments étaient sincères à son égard, à l'époque en tout cas. Il faut que je sache ce qui s'est passé, j'ignore pourquoi, mais je n'arrive pas à les sortir totalement de mon esprit, tous les deux.

Une voix dans les hauts parleurs du train se fait entendre.

"Votre attention, s'il vous plaît, le train à destination d'Osaka est sur le point d'entrer en gare, veillez à ne pas oublier vos bagages. Nous espérons que vous avez passé un agréable voyage en notre compagnie"

Je me lève et attends l'ouverture des portes pour quitter "l'espoir"*. Il aurait fallu presque 6 heures de voiture pour me rendre à Osaka, je me suis donc résignée à prendre le TGV qui a réduit mon temps de trajet à 2h30 seulement pour parcourir les 500 kilomètres qui séparent nos deux villes. Et vu le prix du billet, j'espère bien que le voyage n'a pas été inutile.

Je parcours les rues à pied en suivant les indications GPS de mon téléphone jusqu'à mon arrivée face au bâtiment où travaille Sue.

Crêperie Hartland

"Nos crêpes vont vous réchauffer le cœur"

Horaires :

Du lundi au vendrendi :

Après-midi : 11h30-15h00

Soirée : 18h00-00h00

Le samedi et le dimanche :

Après-midi : 12h00-14h00

Soirée : 19h00-01h00

Je pose mon regard sur ma montre, il est 13h38, j'ai un peu de temps devant moi avant qu'elle ne ferme. Je pousse la porte du restaurant. L'ambiance est plutôt rafraichissante, deux serveuses apportent les plats des clients en arborant de chaleureux sourires. Sue est à la caisse, elle semble morose, elle tend le ticket de caisse à un client, mais le rictus que font ses lèvres ne trompe personne, elle va mal, elle est l'élément qui ne s'accorde pas au reste.

Elle relève les yeux et me remarque.

-Nelly ? Qu'est-ce que tu fais là ? M'interroge-t-elle à la fois surprise et blasée.

-Je voulais te parler...d'Erik.

Ses sourcils se froncent, je sens la tempête arriver.

-Si tu es aussi venue me lyncher, ma mère ne m'adresse plus la parole, Tory ne m'adresse plus non plus la parole, et les gens dans la rue m'insultent, j'ai eu ma dose, va-t'en s'il te plaît...S'énerve-t-elle.

-Je ne suis pas venue pour ça, je voulais juste savoir ce qui s'est passé, je peux commander ? Je demande dans l'espoir qu'elle se livrera plus facilement si je lui impose ma présence.

-Oui...Soupire-t-elle en s'attelant à sa tâche sans pour autant m'expliquer plus précisément ce qu'il s'est passé.

Je la regarde cuisiner, elle est très douée, et ça semble lui plaire d'être derrière les fourneaux, même si on voit bien que sa vie n'est pas rose en ce moment.

-Voilà pour toi ! S'exclame-t-elle lorsqu'elle a terminé sa préparation, en me collant l'assiette sous le nez.

Je l'attrape, et m'installe sur le bar face au comptoir, elle émet un long soupir avant de commencer sa tirade.

-Ça faisait quelques semaines que ça n'allait plus entre Erik et moi, il était devenu différent, trop acquis, et mes sentiments s'estompaient à mesure que le temps passait. Je n'en pouvais plus, j'avais trop peur de rester coincée, là, à attendre que le temps passe, étouffée par le désespoir. Mais j'étais incapable de lui dire, j'avais trop peur de le blesser. La semaine dernière, je me suis décidée à agir, il est parti au travail, j'ai fermé le restaurant pour la journée, j'ai fait mes valises, j'ai laissé un mot, je me suis installée à l'étage du restau, et c'était fini.

Les larmes lui montent aux yeux, je sens que la culpabilité la ronge, je comprends ce sentiment, pourtant, je ressens également toute l'horreur de son récit. Tout le malheur qu'a dû ressentir Erik quand il est revenu innocemment chez lui pour découvrir que sa femme était partie. Ça a dû être si violent...

-Et puis, continue-t-elle. Il est venu me voir ici, le lendemain, je savais bien qu'il viendrait, quand je suis partie, je savais que je serais facile à rattraper, pourtant, je m'étais trompée, j'avais cru être prête, à pouvoir tout affronter, c'était faux. J'ai senti toute la culpabilité du monde me hanter quand la porte s'est ouverte, et qu'il est apparu dans l'encadrement de celle-ci, les yeux injectés de sang. Il m'a demandé pourquoi j'étais partie, mais j'étais muette. Il m'a demandé si j'allais revenir, mais le mutisme était encore là, il m'a demandé si je l'aimais, je n'ai pas répondu. Et puis, il a parlé, parlé, il a laissé s'échapper tout ce que son cœur avait à dire, ses larmes ont coulé, et lorsqu'il s'est arrêté, l'unique chose que je suis parvenue à faire, c'est plonger mes yeux dans les siens, et lui demander de déguerpir parce que je ne comptais pas revenir le voir, et parce que les clients nous dévisageaient. Il a reculé de quelques pas avant de s'en aller. Si tu savais comme je m'en veux...Il ne méritait pas ça...

Je n'arrive pas à lui répondre, je la comprends, mais je ne trouve pas les mots qui pourraient convenir, je suis de la même espèce qu'elle, pourtant, je ne parviens pas à penser à autre chose qu'au ressenti d'Erik. M'imaginer les tourments que ce garçon a dû subir me glace le sang. Et je me dégoûte honteusement de me reconnaître dans son récit, j'en frissonnerai presque.

-Ce sont des choses qui arrivent, Sue...

Ce sont les uniques mots que je parviens à articuler, le malaise prend place en mon être, je pense à Mark, les images dans la grande roue me reviennent en tête, mais aussi mon mariage, mes heures à pleurer sous la douche, mes moments de joie avec Axel. Tous ces passages de ma vie, ils viennent heurter mon esprit, tous en même temps.

-Non Nelly, ce sont des choses qui n'auraient jamais dû arriver, parce que si j'avais eu la franchise de l'affronter en face, la première fois, et de m'expliquer clairement, il aurait souffert, il aurait même énormément souffert, mais il aurait malgré tout moins été peiné, et j'aurais dû lui épargner ça...Lâche-t-elle.

-Sans doute...Je chuchote, incapable de dire d'autres mots.

-Il est l'heure de fermer, merci d'être venue et de m'avoir écouté Nelly.

-A-Au revoir, je la salue.

Je ne peux pas lui dire "de rien", je l'ai malgré tout jugée, et je ne peux pas lui trouver d'excuse, juste la comprendre.

Je quitte le restaurant et retourne à la gare afin d'attendre le prochain train en direction de Tokyo. Je me laisse aller aux réflexions durant tout le trajet.

Je ne suis plus sûre de rien. Je ne veux pas infliger de telles souffrances à Mark, je ne veux pas le quitter aussi brutalement, mais toutes les manières de quitter quelqu'un me semblent absolument horribles à vivre pour celui qui est abandonné. Je ne veux pas que mon mari ressente ça, mais...Il y a une chose que j'ignore...Je ne veux pas y penser.

Cette chose me fait trop peur, elle ruinerait tout ce que j'ai cru ces dernières années, c'est un fait que je ne laisserai pas mon esprit formuler, ça me fait peur, ça m'horrifie trop.

Le train arrive à Tokyo, je monte dans ma voiture qui attend garée sur le parking depuis quelques heures. Le soleil se couche déjà. La nuit est tombée lorsque j'arrive chez moi, il est 18h00.

Mark franchit la porte juste après moi, fatigué par sa journée de travail, après m'avoir salué, il fonce directement prendre sa douche. Il a sans doute besoin de récupérer après sa journée d'entraînement, j'espère qu'il ne s'est pas trop dépensé, il ne faudrait pas qu'il s'épuise...

Je mets à réchauffer des plats provenant du frigo. Mark sort de la douche, serviette autour de la taille.

-Nelly...J'ai repensé à Erik, je veux profiter de chaque moment passé à tes côtés ! S'exclame-t-il.

La souffrance est encore plus intense qu'avant. Ces mots...J'ai l'impression de le trahir...Non, je le trahis, c'est une affirmation. Je le trahis en voulant quitter celui qui ne m'abandonnera jamais.

Mes paupières se ferment, lorsqu'elles se rouvrent, c'est pour regarder ce qui se passe en face d'elles. Il y a mon mari, avec son torse parfait, son visage aimant mais surtout son amour sincère et dévoué. Il ne m'a jamais abandonnée.

Il se rapproche et m'enlace, dépose un baiser sur mes lèvres et se recule. Son visage est bienveillant, son sourire est bienveillant, absolument toute sa personne est bienveillante, à vrai dire, je crois qu'il est l'incarnation de la bienveillance.

Nous nous desserrons, et mangeons dans le silence. Je n'arrive pas à décrocher le moindre mot, mes pensées absorbent tous les gestes que je pourrais éventuellement faire.

La soirée continue calmement, nous allons nous coucher, pourtant, cette chose que je ne voulais pas réaliser, elle vient se heurter à moi...Je ne veux pas faire de mal en quittant Mark...Mais ai-je encore envie de le quitter ?

* Vous avez peut-être remarqué que j'ai fait des recherches sur le temps de trajet entre Tokyo et Osaka. Ce trajet est défini par la ligne Shinkansen Tōkaidō qui part de Tokyo pour arriver à Osaka. Il y a trois classes de trains sur cette ligne. Parmi elles il y en a une qui s'appelle Nozomi, un mot japonnais signifiant "espoir". J'ai trouvé ça assez amusant comme symbole de dire que Nelly "quitte l'espoir", ça ne représente pas vraiment le chapitre, mais pour la fic, c'est une autre histoire.

PS : Les sources de ces informations et celle du paragraphe en question sont Wikipédia, Google Maps et quelques autres sites dont je n'ai pas relevé les liens .

Hum...Contrairement au chapitre 4, les évènements de ce chapitre ont été prévus...Enfin, c'était prévu que Mark et Nelly aillent dans un parc d'attractions, c'était prévu qu'elle aille à Osaka, mais l'autre machin ne l'était pas ou pas tout de suite, du coup je vais un peu adapter la suite, de toute façon vous vous en fichez vous ne la connaissiez pas (moi non plus, mais faut pas le dire). Je me demande si je vais beaucoup changer ou pas...Je verrais bien xD

À part ça, j'ai tenté de remplir le chapitre d'un peu plus d'éléments, et de moins insérer les sentiments de Nelly, je ne sais pas si ça se remarque xD

Passez une bonne journée, j'espère que vous avez apprécié le chapitre ^.^