Bonjour tout le monde !

Je tiens à m'excuser de mon retard, j'ai eu une semaine très chargée, je comptais poster le chapitre hier, mais le coeur n'y était pas, il n'y est toujours pas complètement, mais je suis moins choquée et troublée qu'hier, même si je le reste énormément. Ce qui s'est passé à Paris est tout simplement bouleversant, mais les occidentaux ne sont pas tout blancs, j'ai vraiment peur de ce qu'on va faire en riposte. On crie tous au scandale, parce que c'est scandaleux, mais on ne nous dit pas tout, on n'a peut-être pas commencé, et ça, je ne saurais le dire, mais on a sans doute fait des choses de la même envergure, voire pire, je suis accablée de tristesse pour ce qui s'est passé dans tous les lieux touchés, mais je ne sais plus ce que je dois penser.

"Ce qui se passe n'est pas nouveau ni même rare. La seule rareté c'est que ça se passe sous nos fenêtres plutôt que dans un pays lointain."-Nicolas Henin.

Ce matin quelqu'un s'est fait sauter en Turquie, il n'a pas fait de mort, enfin, il est le seul, mais c'est bien plus monnaie courante près de la Syrie qu'ici, il n'a pas tort, même si nous n'avons fait "que" 4 frappes, on est impliqués.

J'ai peur de cet acte là venant de l'EI, qui est totalement différent de Charlie Hebdo malgré le lien.

Je suis désolée de vous avoir fait ce petit discours, je n'arrive pas à me taire, mais c'est rien comparé à tout ce que j'en pense, que je ne pourrais pas formuler, ça n'est d'ailleurs pas le but, je suis venue poster mon chapitre, après tout. Il est fini depuis mercredi, mais j'avais la flemme de le corriger, d'ailleurs, il risque de ne pas aussi bon niveau syntaxe que les précédents, déjà que je ne l'aimais pas au moment de l'écriture, je ne l'ai pas vraiment amélioré depuis.

Le prochain chapitre risque de ne pas arriver vendredi, peut-être celui de la semaine suivante, je vous parlerai de mon rythme de publication lors de sa sortie, j'espère malgré tout que vous apprécierez votre lecture...PrayForParis

Cela fait quatre jours entiers que je ne cesse d'être tourmentée par l'anxiété qu'Axel a subitement eue mercredi, dans le jacuzzi. Je sais que ce que Célia compte me dire à un lien avec ceci, j'en suis même persuadée, et c'est sans doute pour ça que j'appréhende le moment.

C'était pas de la rage, les mots et les gestes qu'a fait mon amant mercredi, c'était de la culpabilité. J'ai suffisamment ressenti ce sentiment ces derniers temps pour le reconnaître, partout où je vais, je le vois, la culpabilité m'entoure. Quand je marche dans la rue, quand je suis au lycée, quand j'ai été voir Sue, et même quand je me contemple dans le miroir, les regrets sont là. Ils m'entourent. Mais je ne peux pas toujours en savoir la raison. Jamais les regrets de quelqu'un ne m'ont autant effrayé.

Je referme la porte derrière moi, et grimpe dans ma voiture. J'abaisse le pare-soleil. Mes yeux sont froids, personne ne pourra lire dedans. Mes muscles sont détendus, mon appréhension ne pourra être décelée. Le masque est mis, je décroche un faux sourire franc avant de desserrer mon frein à main et de rejoindre le centre commercial.

On mange au "Inazuma Ice", c'est un glacier qui propose également des crêpes suzettes dans ses menus. C'est la même franchise mais pas le même bâtiment que celui où j'ai rejoint Axel la première fois que nous nous sommes vu, après mon mariage.

Je me gare dans l'immense parking souterrain et rejoint le point de rendez-vous à pied. Seule Silvia est arrivée, nous nous saluons. Enfin, elle me saute immédiatement dans les bras. Je la réceptionne calmement et lui fait la bise.

-Comment ça va depuis ton mariage, ça se passe bien avec Mark ? M'interroge-t-elle, à l'affut.

-Très bien...Et toi, tu as parlé à Erik ? Je lui demande, de but en blanc, voulant que cette conversation reste entre nous deux, et ne désirant pas m'étaler sur le sujet "mariage".

-Parler à Erik ? Répète-t-elle. Pour quoi faire ?

La tâche se complique, il ne lui a vraisemblablement pas parlé de sa rupture, je n'ai pas spécialement envie de le faire, ça n'est pas à moi de le faire, mais il faut qu'elle sache.

-Tu sais...Ils ont rompu...Sue et lui...Elle l'a quitté...Je marmonne, difficilement.

-Quoi ?! S'exclame-t-elle.

Ses yeux s'écarquillent, ses lèvres s'écartent, et elle plaque ses deux mains dessus, restant choquée.

Que faire ? Je m'imagine difficilement ce qu'elle doit ressentir, mais une chose est sûre, ça ne doit pas être plaisant. Une personne froide et éduquée comme moi sait contrôler ses pulsions, pourtant...À bas les conventions. Je m'approche et l'enlace. Mes gestes sont maladroits, ils ne me sont pas familiers, qu'importe.

-Raconte-moi, s'il te plaît...Soupire-t-elle.

J'entame mon récit, mais je me vois obligée de l'interrompre par l'arrivée de Célia et Camélia.

-Désolée, Célia est passée me chercher mais il y a eu un accident, et des embouteillages, s'excuse celle dont les cheveux sont violets.

-C'est pas grave, assure Silvia. L'important, c'est que vous soyez là !

Ce sourire qu'elle affiche...Il paraît si vrai, mais elle ne peut être qu'inquiète et peinée après ce que je lui ai raconté. J'ai toujours vu en Silvia une personne joyeuse, toujours là pour réconforter les autres, agissant à l'instinct, guidée par son cœur. Mais en vrai, elle ne montre que ce qu'il y a de bon à voir, gardant ses peines au plus profond de son être. Son côté positif, celui qui encouragerait n'importe qui, on en a toujours profité tandis qu'elle masquait ses peines.

Moi aussi, j'affiche ce même sourire, alors qu'une explosion de désastres tous plus différents les uns que les autres s'entremêlent en moi. J'ai peur, peur de ce que Célia compte nous dire, mais ça fait plus de la moitié d'une semaine que ça me travaille, jour et nuit. Que quelque chose me hante, encore et encore. Alors, d'une certaine manière, je veux connaître la véritable nature de ce qui cause mon tourment.

Nous entrons dans le restaurant et nous asseyons à une table de quatre.

-Bon, alors Célia, raconte-nous, pourquoi on est là ? Interroge Silvia en fermant ses paupières d'un air amical.

-Hé hé je vous le dirai pendant le dessert, ricane-t-elle.

Ma poitrine me travaille pendant la durée de toutes les conversations, auxquelles je participe afin de faire croire que j'y porte de l'intérêt et parce qu'il serait indécent de ma part de me plonger dans le mutisme.

-Votre mousse au chocolat, mademoiselle.

Le serveur pose le dernier dessert face à Silvia et repart, nos trois paires d'yeux fixent Célia, qui lève sa main droite en notre direction. Il y a quelque chose qui brille au niveau de son annuaire, l'éclat m'en donnerait presque la nausée.

Cette chose, c'est une bague, une bague de fiançailles, l'anneau est en or, et les noms "Axel" et "Célia" sont gravés de part et d'autre d'un diamant.

-Vous allez vous marier ? Félicitation ! Je m'exclame, en faisant semblant d'être heureuse pour elle, alors qu'en réalité, j'ai envie de renverser la table, de m'enfuir en courant et de laisser échapper toutes les larmes de mon corps.

-Ça doit faire trois semaines que je lui montre encore et encore des petits signes pour qu'il m'épouse, que je lui en parle subtilement, il a mis du temps, mais, samedi dernier, il a fini par enfin comprendre et m'a fait sa demande.

L'ignorance était un doux réconfort à côté de ce que je vis actuellement.

L'après-midi passe doucement, tout doucement, nous nous séparons à 15h, les deux dernières heures passées aux côtés de la future femme de celui que j'aime ont été une véritable torture. Cette bague attirait mes yeux de son détestable éclat, quoique j'ai tenté de faire, le bijou, dansant sur le doigt de cette fille forçait mes pupilles à le regarder. Je luttais. J'avais envie de lui prendre la bague et de la balancer du deuxième étage. Mais de quoi aurais-je eu l'air ?

-Attends Nelly, ça te dérange si on fait un petit tour avant de rentrer ? M'interroge Silvia, tandis que nous sommes sur le point de nous séparer, toutes les deux.

-Non, il n'y a pas de soucis.

En fait si, il y a un souci, j'ai envie de pleurer dans ma douche, mais elle veut sans doute que je lui conte la fin des aventures d'Erik et de Sue, c'est normal.

Je la laisse me mener à sa voiture. Elle tourne sa clé sur le contact et la radio s'enclenche.

Ah ! Vous dirai-je maman,

Ce qui cause mon tourment ?

Papa veut que je raisonne,

Comme une grande personne

Moi je dis que les bonbons,

Valent mieux que la raison.

La comptine démarre, ces six vers s'échappent le temps que Silvia réalise qu'il est étrange que ce disque soit dans sa voiture.

-On la passe souvent aux enfants à la crèche, c'est bizarre mais cet album de comptine me fait retomber en enfance, m'explique-t-elle en riant.

Ce rire est-il vrai ? Bonne question.

Elle s'arrête au niveau d'une rivière, un endroit où l'eau coule, un endroit où nous avons passé de longs moments, ensemble, durant notre jeunesse.

Je reprends mon récit, allant de ma visite à Sue jusqu'à la visite d'Erik le lendemain.

-Une note sur une table...C'est si peu... conventionnel ! Lâche mon amie tandis qu'elle retient ses larmes.

-Tu devrais aller voir Erik, je lui conseille, ne sachant que dire, les mots me manquent lorsque je ne récite pas ma leçon...

-J'irai.

Elle sanglote. Elle n'arrive plus à cacher plus longtemps ses sentiments. Elle plonge dans mes bras, pose sa tête sur mon épaule, et laisse échapper une larme, puis deux, puis tout un torrent.

De mon côté, je pense égoïstement à Axel, il va...épouser Célia. Moi aussi, je laisse une goutte de cet étrange liquide sortir, depuis mes conduits lacrymaux. Je m'empresse de l'essuyer, en espérant qu'elle n'aura pas senti que ma main est venue toucher ma joue.

Nous nous relevons, elle me ramène au centre commercial pour que j'y récupère ma voiture, et nous nous séparons. Je suis seule, mais on pourrait me voir, alors je ne pleure pas...Oh...Et puis pourquoi pas ?

"Papa veut que je résonne, comme une grande personne"

Cette phrase tourne en boucle dans mon cerveau, j'ai l'impression que je vais exploser, mais, inlassablement, elle se répète. Les larmes sortent timidement de mes yeux, elles sont hésitantes. Faut-il se laisser échapper au risque d'être vues alors que ça fait une bonne dizaine d'années qu'elles n'ont pas pris ce risque ? Elles s'enchaînent, peu à peu, jusqu'à ce que le fait de les retenir devienne impossible.

Lorsque j'arrive devant chez moi, je claque la porte de ma voiture et cours pour entrer, pour pouvoir laisser ma tristesse exploser de plus belle sans craindre d'être vue.

J'ai toujours su qu'il l'aimait, je m'étais préparée à ce jour, ce jour où ils s'uniraient, je l'ai envisagé de nombreuses fois...Mais qu'est-ce que ça peut me tuer. Je n'ai pas mon mot à dire, mais j'ai envie de hurler tout ce que j'ai sur le coeur, laissez-moi m'exprimer !

Je m'avachis sur le canapé, et pleure, pleure, pleure, pleure encore, continue de pleurer et pleure inlassablement. Nelly Raimon n'a pas le droit de pleurer, elle est une fille modèle, qui se doit de garder son sang-froid et une fière allure en toutes circonstances. Nelly Evans se doit d'être une femme aimante et dévouée à son parfait mari. Laissez-moi n'être que Nelly, celle qui est fragile, celle qui veut être libre mais qui s'est égarée, celle qui s'est toujours trompée, parce qu'elle est humaine.

Il est 17h00, mon époux ne va pas tarder. J'arrête de pleurer, et file à la douche, afin que mes yeux perdent leur teinte sanglante, afin que mon souffle redevienne lent et régulier, afin que mon nez cesse de couler. Je m'enfonce donc dans la cabine, en me contenant, en faisant rentrer tout ce qui s'est échappé.

-Bonjour Nelly ! Me salue mon mari lorsqu'il rentre dans la maison.

-Bonjour chérie ! Je lui réponds en souriant.

"Hypocrite"

-C'était bien ta journée avec les filles ? Me demande-t-il en souriant.

-Elle était géniale, on s'est baladé dans le centre commercial, et toi, l'entraînement ?

"Imposteur"

-Super aussi, Axel va épouser Célia, tu te rends compte, c'est dingue, ils vont tellement bien ensemble, tous les deux !

"Et ce "tous les deux" ne t'inclus pas, Nelly, tu as ton propre "tous les deux", ne t'immisce plus dans celui des autres"

-Oui, Célia nous l'a dit, je suis contente pour eux !

"Menteuse"

-Moi aussi, ils forment un si beau couple !

"À condition que tu ne sois pas là"

Je pose mes deux mains sur mes hanches, le côté gauche me fait mal, c'est l'endroit où Mark me mord habituellement. Il y a bientôt deux semaines, Axel avait planté ses dents par-dessus, mais la marque s'en était allé aussitôt apparue. Elle était restée durant un très court laps de temps.

Je m'éloigne de lui, je veux être seule, seule accompagnée de ma souffrance. Je vais dans la cuisine afin de préparer des nouilles.

-Qu'est-ce que tu fais, Nelly ? Il est même pas 18h, on ne va pas manger maintenant, me sourit Mark tandis que je suis forcée de retourner vers lui. Je prends néanmoins un paquet de bonbons avec moi, et les mange, un à un.

Mark file se doucher, il préfère le faire à la maison qu'après l'entraînement. Tant mieux. Ça me laisse le temps d'être un peu seule avec moi-même.

Axel...Tu vas définitivement m'échapper...Nous verrons-nous encore ? Ou est-ce un adieu ? Il lui a fait sa demande, j'ignore si elle l'a torturé psychologiquement pour ça ou non, mais le fait est qu'il a décidé d'avancer dans la vie. Et je suis une charge trop lourde qui ne ferait rien d'autre que de le freiner dans sa course.

La journée s'achève, je tente tant bien que mal de masquer mes pensées, il ne faut pas que Mark s'aperçoive de quelque chose. Je ne peux pas dévoiler mes soucis au lycée, et nous rentrons pratiquement à la même heure le soir, mon époux et moi. Ces deux jours qui ont suivi la merveilleuse annonce de Célia, ont été deux jours ou même le droit de souffrir m'a été supprimé.

Nous sommes mercredi. Je suis allongée sur mon lit, je tente de ne pas penser à Axel, mais ce n'est pas franchement possible. C'est comme si je voulais arrêter de respirer, je pourrais me priver quelques secondes, mais l'air se ferait nécessaire et je finirai bien par ouvrir ma bouche afin qu'elle y pénètre. Axel m'est aussi important que le fait de respirer, comment pourrais-je m'en priver ?

La sonnette retentit, il est là, de l'autre côté de la porte d'entrée. Ça fait deux jours que je ne pense qu'à le voir, afin de savoir ce qu'il pense, mais, je ne veux pas ouvrir cette porte.

Il appuie une seconde fois sur le bouton de la sonnette. J'ai besoin d'oxygène. Je descends, et tourne la poignée de la porte, son être apparaît.

Nous sommes là, à nous regarder dans le blanc des yeux, je retiens mes larmes, il n'a pas à les voir.

-Bonjour Nelly, finit-il par lâcher, tout doucement.

-Bonjour Axel, j'imite, en calquant son ton.

Je recule de quelques pas, afin qu'il puisse pénétrer dans l'entrée, et je referme la porte, afin que mon malheur ne s'échappe pas d'entre ces murs.

Nous nous dirigeons instinctivement vers le canapé. C'est l'endroit où nous nous sommes liés la première fois, il est étrange d'être là.

-Célia t'a parlé de notre mariage, je suppose qu'il est inutile de s'éterniser sur ce point...

-Non, ça n'a pas d'importance.

Bien sûr que non voyons, l'homme que j'aime va en épouser une autre, quel détail insignifiant...

-Ce qui en a, je continue. C'est si nous allons continuer à nous voir.

Il ouvre la bouche afin de me répondre, mais je ne le laisse pas parler, j'ai eu le courage de commencer à parler, il faut que je le garde jusqu'au bout.

-Et la réponse est non.

Il referme sa bouche et ses yeux s'écarquillent, bien qu'il tente de garder son regard froid.

Nous avons suffisamment trompé Mark et Célia comme ceci, je n'ai plus le courage de continuer. Ça fait deux jours que je n'ai pas eu le loisir de laisser mes larmes couler, deux jours entiers que j'ai fait semblant que rien n'avait changé. Mais à l'intérieur de moi, les réflexions se sont bousculées, j'ai décidé de me débarrasser de ce qui était de trop dans ma vie, et de ne plus être un poids dans la sienne. Je l'aime et qu'est-ce que je vais souffrir de ne plus l'avoir à mes côtés, mais il est temps que nous soyons heureux, tous les deux, chacun de notre côté. J'espère que le poids de la culpabilité s'affaissera vite, et qu'il sera heureux, avec Célia.

Il s'est offert un temps de réflexion.

-C'est sans doute mieux ainsi, mais tu vas me manquer, et beaucoup même, quelles que soient les circonstances, je t'aime, me murmure-t-il.

-Eh bien, il va falloir arrêter.

Je lui lance un sourire totalement faux, après cette réplique. J'aimerais lui hurler de larguer Célia et de me prendre à sa place. J'aimerais lui faire part de tout mon amour; mais ce n'est pas possible. C'est sur ce canapé que notre amour s'est dévoilé, et c'est sur ce même canapé qu'il va falloir le réfréner.

Il se lève, je le raccompagne jusque dans l'entrée, et lui donne une poignée de main. La porte se claque, les larmes me montent aux yeux, le bruit de sa voiture se fait entendre, les larmes coulent, l'engin s'éloigne jusqu'à ce que je ne puisse plus entendre le son qu'il émet, et je me laisse tomber sur le sol afin de déverser toute ma tristesse sur le tapis.

Il ne sera plus là, le mercredi, pour m'aimer, pour me rendre heureuse, il ne me chuchotera plus de mots doux, il ne viendra plus me faire rire, je ne verrais plus cet aspect enfantin si fascinant, nous ne sommes plus liés que par le souvenir de ces quelques mercredis passés ensemble.

J'ai mal, je veux qu'il revienne, je veux que tout ceci ne soit qu'un cauchemar, il faut que je me réveille, qu'il soit là à mes côtés. Mais je ne peux pas prétendre que ce n'est pas la réalité, je souffre trop pour que ce soit faux.

Je laisse mon chagrin s'étaler, mais le moment du retour de Mark arrive, je lui présente l'épouse rationnelle qu'il a. Mon coeur n'est pas à la joie, chaque seconde que je passe à me forcer à être normale est une seconde de trop, Axel, tu me manques ! Reviens-moi, je t'en supplie...Non reste avec Célia, soit heureux. Tu es sans doute plus heureux si je ne suis pas là, mais qu'est-ce que tu peux me manquer, alors que ça ne fait que quelques heures que nous nous sommes séparés.

La fin de la semaine approche, le dernier jour des cours est là, les élèves se hâtent de quitter l'école, ils se reverront dans quelques semaines, pour une nouvelle année, ils sont si heureux, si libres en quittant le bâtiment...Comme j'aimerais pouvoir en dire autant...

Du coup Célia n'est pas enceinte hé hé hé hé hé hé hé (= Le rire d'une fille qui va décéder).

Pour ce qui est du poème, si vous voulez savoir ce qu'il fout là, c'est qu'au moment où j'ai écrit la phrase "Alors, d'une certaine manière, je veux connaître la véritable nature de ce qui cause mon tourment. ", je me suis mise à chanter la comptine devant mon écran (oui, ça se passe comme ça l'écriture de mes chapitres, problem ?!)

Je ne vais pas trop écrire, je me suis rendu compte que la taille de ces parties dans mes chapitres était trop importante, alors je m'arrête là.

J'espère que vous avez apprécié votre lecture,

À la semaine prochaine :)

Edit : Euh, en fait non ^^