Bonjour à tous et toutes !

Premier réel OS de cette fiction ! Je commence par le début, c'est à dire la naissance de Kili, du point de vue de Fili. Pas de warning particulier cette fois-ci. N'hésitez pas à commenter/critiquer (de manière constructive), ça fait toujours plaisir !

Bonne lecture !

Je parle de ce jour où soudainement je n'étais plus le petit roi de la famille. Ce jour où mon frère est né, petite crevette rose hurlante que je ne comprenais pas. Je parle de ce jour où je suis devenu grand frère, responsable d'un bébé dont je ne savais que faire.

Je parle d'avant cette naissance, quand j'étais l'unique enfant de la famille chéri et aimé. Ce moment où j'ai appris que j'allais avoir un petit frère, où je n'ai pas su comment réagir. Ces moments où tout le monde préparait la venue de ce petit être qui allait devenir mon pilier dans la vie. Ces moments où ma vie commençait à être chamboulée mais cela ne me paraissait pas si important. Ce n'était qu'un changement de plus, sans grande importance.

Mais je parle aussi de ce moment où je fus éjecté des appartements royaux, car ma mère donnait la vie. Je parle de ses cris puis soudain du silence. Je parle de l'attente dans la pièce à côté, alors que je jouais sagement. Je parle de cet instant ou M'sieur Dwalin est venu me chercher, pour me présenter à mon nouveau petit frère.

Je parle de cette crevette toute rose, toute petite, minuscule. Mon petit frère. Je parle de cet instant où on me l'a mis dans les bras et où ma plus grande peur était de le lâcher, de le faire tomber. Je le tenais tout contre moi, ne sachant que faire de cette chose qui criait sans relâche.

Je parle de ces cris qui soudainement se sont tus. Ma panique d'avoir fait quelque chose de mal, puis ces grands yeux bruns s'ouvrant sur la vie et se posant sur moi, fixant mon regard bleuté. Je parle de ce mini-sourire sur son visage de bébé, et du mien, bien plus grand, heureux.

Je parle de ce moment où j'ai accepté ce petit être dans ma vie. Je m'en suis senti responsable, presque immédiatement, dès l'instant où nos regards se sont rencontrés. Je parle de mon amour infini, sans limite pour ce petit frère que j'aimerais à tout jamais, que je protégerais de tout. De la vie, de la mort, des dangers. Je parle de cet instant de grâce où mon but fut de rendre le plus heureux possible cet être que je tenais dans mes petits bras, ne voulant plus le lâcher, sous les regards attendris de ma famille qui avait eut peur que je ne l'aime pas, que je ne veuille pas de lui.

Je parle de mon oncle, ravi de voir que ce petit nain était aussi brun que lui, qu'il lui ressemblait tant. Je parle de la joie de ma mère, pour qui ce petit bout de pierre était un immense bonheur après le malheur de la disparition de mon père. Ses larmes de joie qui provoquent les miennes. Je parle de ce petit bout de roche qui ne comprend pas la raison de nos larmes et son rire qui résonne entre le lourds murs de pierre. Je parle de mes baisers sur son visage, lui promettant une vie de joie et de bonheur, où la peine et la douleur n'auront pas leur place. Jamais.

Je parle de la joie de tous les nains proches ou non de notre famille. Le deuxième Prince était né, et il était en bonne santé. Un grand avenir s'annonçait devant lui, comme pour tous les héritiers de Dùrin. Je parle de ces mêmes nains qui me dirent tous que ma mission était de prendre soin de ce bébé. Je parle de mon sourire heureux, responsable. De cette promesse faite à moi-même, et faites à tous ceux voulant l'entendre. Je prendrais soin de ce petit nain et personne ne lui ferait jamais de mal, j'en faisais le serment.

Mais je parle aussi de mon appréhension. Et si je n'étais pas à la hauteur ? Et si je ne le rendais pas heureux, et si je ne le protégeais pas assez bien des dangers de la vie. Je parle de Thorin, qui me rassura plus que quiconque à ce niveau. Il me parla pour la première fois de Frerìn, son frère. Il me parla de leur enfance, à Erebor.

Je parle de tout cela, les yeux fixé sur ce petit frère devenu grand, sur cet être qui est ma vie. Je parle de cette arsouille pour qui faire des bêtises est vite devenu un quotidien. Je parle de moi le suivant, l'aidant, l'aimant. Je parle de cette petite crevette rose hurlante, qui a peut-être grandit trop vite mais que je n'en aime pas moins. Je parle de mon frère, mon aimé. Je parle de sa naissance, son enfance, sa vie, la mienne. Liées à jamais. Je parle de mon frère. Kili.