Salut tout le monde ! Toujours autant de lecteurs, j'aime... Maintenant, passons aux remerciements personnalisés. J'adore aussi...
IsaJackson :Ce n'est pas vraiment pour toi, que je fais subir ça Johnny, mais c'est juste parce que je ne te connaissais pas quand je l'ai écrite ! Mais je suis ravie que ça corresponde à ce que tu aimes... un peu de souffrance, et beaucoup d'amour ensuite, le cocktail préféré de ma miss, j'ai tord ?? Finalement, j'aime bien le faire souffrir, un peu (un tout petit peu)... Nan, en fait, je suis une grande sadique, j'aime bien faire souffrir ceux que j'aime... Pour qu'ils se fassent consoler de la plus tendre des manières... mais chut, faut pas le dire !
Alpheratz9 : Ah zut, j'aurais dû le marquer quelque part, je sais plus ce que je leur ait fait à manger ce jour là... mais c'est pas grave, c'est du passé, tout ce qui compte, c'est que mon militaire préféré, lui, se fasse pas bouffer, n'est-ce pas ?? Et pourtant, c'est loin d'être fini ! Mais non, rassure toi, la grosse bébette va être toute gentille ! Et oui, quand Roro passera par là...
Merci aux 32 personnes anonymes qui ont lu le chapitre précédent. J'espère que vous aller apprécier celui là également.
En attendant, bonne lecture à tous !
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Chapitre 6
Il était vingt heures et elle n'avait toujours pas de nouvelles. Chuck avait relancé ses appels toutes les heures, et maintenant, tout le monde était inquiet. C'était la première fois depuis très longtemps qu'une équipe ne donnait pas de nouvelle. Pas depuis que celle du major Lorne avait été retenue par les Geniis. Même à ce moment là, ils avaient été prévenus qu'ils avaient été fais prisonniers.
Mais là, ils savaient que c'était une planète inhabitée, et ils devaient juste voir quelques ruines qui auraient pu intéresser McKay. Se pourrait-il qu'ils aient été blessés par la chute de ces ruines ?
Teyla lui avait pourtant dit qu'elles étaient très bien conservées ! Mais depuis le temps, est-ce qu'elles étaient encore sûres ?
oOoOo
Quand John rouvrit les yeux, il ne s'attendait pas à voir ça. Enfin à voir, c'était beaucoup dire, il distinguait à peine ce qui se passait dans la grotte. Mais il avait chaud, et quand il voulut bouger, il se rendit compte qu'il y avait quelque chose qui clochait. Il entendait un ronronnement à côté de lui. Levant la main, il la posa sur une fourrure très douce qui miaula et grimpa sur son estomac pour se remettre aussitôt après en boule et se rendormir. Il essaya de regarder l'heure à sa montre, vingt deux heures. Il faisait nuit, et personne n'était venu le secourir. Mais il ne se faisait pas d'illusion, dans la nuit, il savait que ses amis n'auraient pas pris le risque d'emprunter le même chemin que lui. En espérant qu'ils avaient bien remarqué où il était tombé.
Et ce n'était pas du tout certain…
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-Ronon, réveillez-vous !
Teyla le secoua doucement, et le Satédien se leva d'un bond.
-C'est votre tour… Murmura t-elle doucement.
Elle ne voulait surtout pas réveiller Rodney. Elle aussi se doutait qu'il lui faudrait bien plus de temps qu'à eux pour se remettre de leur course.
-D'accord ! Répondit seulement Ronon.
Fatiguée, Teyla s'allongea à même le sol et s'endormit très vite. L'attente recommença…
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Rassuré sur son sort, il se dit que la petite famille venait de manger, car il était persuadé que la mère n'allait certainement pas laisser échapper un repas livré à domicile. Il était sûr que c'était une femelle. Car dans le règne animal, c'était presque elles à 90% qui s'occupaient des petits. Il tourna la tête et son cœur s'emballa. Elle était là, couchée en boule juste de l'autre côté. Il ne savait pas si il devait essayer de sortir, ou attendre d'avoir repris un peu de force avant de bouger. Il tenta de remuer les jambes mais ne put s'empêcher de gémir de douleur. Aussitôt, la mère se leva et vint renifler son petit qui lui, n'avait pas bougé. Il était toujours couché sur son ventre, et dormait du sommeil du juste. Elle le lécha, puis se mit à renifler les vêtements du militaire. Il put distinguer qu'elle était vraiment grande, comme un très gros chien, et passa de son ventre à son torse puis son cou. Sheppard était tétanisé.
Il n'osait plus bouger, et quand elle ouvrit la gueule, il ferma les yeux.
Ça y est… mon dieu, faites que ça soit rapide…
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Rodney se réveilla en sursaut et en criant. Il avait fait un cauchemar.
-Ça va ? Demanda Ronon.
-Oui, ça va… Répondit-il quand même.
En fait, il avait le cœur qui battait la chamade. Son imagination fertile lui avait fait voir son ami dans la pire des situations possible et imaginable.
Il avait vu son corps immobile, ensanglanté et fracassé sur des rochers.
-Essayez de vous rendormir, je vous réveillerais plus tard, lui dit Ronon compatissant.
-Je ne pourrais pas, je dois faire quelque chose…
-Il fait nuit de toute façon, on ne peut pas se permettre de repartir maintenant, reposez-vous encore un peu…
-Merci, mais je ne crois pas pouvoir… je vais prendre le relais…
-Vous êtes sûr ?
-Oui, je suis trop énervé pour me rendormir…
-Dans ce cas…
Ronon enleva son manteau et se coucha dessus. C'était repartit pour un tour…
oOoOo
Il attendait. Il respirait vite, trop vite, à la limite de l'hyper ventilation. Mais même la douleur de ses côtes fêlées ne pouvaient pas l'en empêcher.
-Dépêche-toi… Murmura t-il.
Mais à la place des crocs plantés dans ses chairs, se fut une langue qu'il sentit sur sa joue. La femelle le léchait, en poussant le même genre de grognement que quand elle s'était occupée de son petit. Et après l'avoir "débarbouillé", elle renifla encore ses vêtements, avant de descendre, et elle fit la même chose sur sa jambe lacérée. Mais la douleur fut insupportable pour John qui poussa un cri. Le petit eut peur et roula par terre, pas content du tout, et se vengea en lui mordant cruellement la main.
Il essaya de repousser la bête, mais elle était plus forte que lui et continuait. Il endura le supplice comme il put, mais pas longtemps, et il perdit connaissance…
oOoOo
Rodney était épuisé, mais ne voulait risquer de s'endormir. Il avait la responsabilité de veiller sur le sommeil de Teyla et Ronon, et quand il s'aperçut que le jour pointait le bout de son nez, il regarda sa montre. Il était à peine quatre heures du matin. Il n'avait dormi que cinq heures. Mais tant pis, il fallait qu'ils se lèvent et qu'ils repartent, alors il secoua gentiment les deux autres.
-Teyla, Ronon, réveillez-vous ! Il fait jour !
Ses amis se levèrent très vite, sans poser la moindre question, et se préparèrent.
-Allez, on y va ! Ça va aller, Rodney ? S'inquiéta Teyla.
Le scientifique faisait peine à voir. Il avait des cernes violacées, ses yeux bleus étaient devenus rouge par la fatigue, pas coiffé, pas rasé, il avait ce que l'on pouvait appeler : Une sale gueule.
-Oui ! Affirma t-il.
En fait, il ne voulait pas leur dire, mais il ne se sentait pas bien. Pas à cause de la fatigue, mais il s'en voulait. Lui qui affirmait toujours haut et fort qu'il était le plus brillant, et le meilleur, n'avait pas été foutu de réparer le jumper.
Alors il se saisit de son sac et voulu le remettre sur son dos. Mais Ronon le lui arracha presque des mains.
-Non, je vais le prendre ! S'exclama Rodney en tendant la main.
-McKay, vous n'y arriverez pas aussi vite si vous devez porter ça ! Ne vous inquiétez pas, je vais faire attention.
-Merci. Dit simplement le scientifique.
Il ne voulait pas passer pour un faible, mais il devait avouer que le fait que Ronon se soit chargé de son sac à dos, l'avait bien arrangé. Il avait très mal au dos, et trouvait qu'il pesait une tonne. Il inspira un grand coup et regarda le chemin, puis sa montre. Encore six, voir sept heures, avant d'arriver à la porte. Le découragement le saisit, et Teyla s'en rendit compte. Elle s'approcha de lui et posa une main sur son bras.
-On va y arriver...
-Je sais... mais si j'avais réussi à remettre le jumper en route...
-Vous n'y pouvez rien si il ne fonctionne plus.
-Mais Sheppard est tout seul, en pleine nature, blessé, ou pire...
-McKay ! S'exclama Ronon, arrêtez de dire ça ! On n'en sait rien, alors au lieu de pleurnicher sur ce qu'on aurait pu faire, on devrait partir. Plus vite on arrivera à la porte, plus vite on pourra le secourir !
Le ton plutôt calme du Satédien rassura Rodney. Il savait qu'il ne les abandonnerait pas, même si sans lui, ça aurait fait un bout de temps, qu'il aurait déjà rejoint la porte...
-On y va ? Demanda t-il plein d'espoir, tout à coup.
-Allez, on y va ! Déclara Teyla.
Et le jogging infernal recommença.
Ils couraient encore et encore, alternant quand même de temps en temps, les marches rapides, ce qui leur permettait à tous les trois de résister à la grande fatigue qu'ils ressentaient tous. Ils étaient toujours sur un chemin, quand tout à coup, il se sépara en deux.
-C'est par là ! S'exclama Teyla en montrant celui de droite, je reconnais le coin !
-Alors on y est presque ? Demanda Rodney qui reprenait de l'assurance.
-Non, désolée... on a encore quelques heures devant nous...
-Ce n'est pas grave ! S'écria alors Rodney en avançant vite, au moins on ne s'est pas trompé de chemin !
Teyla regarda Ronon en souriant. Ils aimaient bien Rodney, mais là, son endurance et le courage dont il faisait preuve, leur faisait plaisir à voir. Il avait beau être parfois très pénible, maintenant, il savait que si il y avait un problème, ils pourraient compter sur lui. Ils le faisaient déjà avant, mais l'estime qu'ils avaient de lui grimpa de plusieurs crans d'un coup...
oOoOo
Il était très tôt, mais Zelenka savait qu'elle serait déjà dans son bureau. Alors il grimpa les marches et se dirigea rapidement vers elle.
-Alors ? Pas de nouvelles ? Lui demanda t-il.
-Non, je vais faire envoyer un MALP.
Elle se leva de son fauteuil et se dirigea d'un pas rapide vers la salle de contrôle.
-Faites appeler l'équipe du major Lorne, j'aimerais qu'ils soient tous près au cas ou...
-Bien madame.
** L'équipe du major Lorne est demandée en salle de contrôle, on demande l'équipe du major Lorne en salle de contrôle ! **
Presque aussitôt, elle reçu un appel dans son oreillette.
« Dr Weir, ici Lorne. »
-Major, pouvez-vous vous préparer pour une mission d'urgence, s'il vous plait !
« Bien sûr, on arrive tout de suite ! »
-Merci !
Puis elle se tourna vers Radec.
-Allons dans la salle de réunion en les attendant, j'aimerai discuter de ce que l'on peut faire, avant de les envoyer là bas !
Sans rien dire, il lui emboîta le pas, et ils prirent place tous les deux dans la salle.
-Je ne pense pas qu'il se soit passé quelque chose de grave, ils ont simplement pu avoir une panne de radio !
-Dans ce cas, ils auraient dû rentrer, vous ne croyez pas ?
-Pas nécessairement ! Connaissant Rodney, il a certainement voulu rester sur place et faire en sorte de réparer !
-Vous n'avez pas tord sur ce point de vue, mais je suis quand même inquiète. Le colonel sait que je n'aime pas quand ils ne nous préviennent pas dans les temps, alors...
La porte s'ouvrit, et le major fit son apparition.
-Nous sommes prêt, madame. Puis-je savoir qui est en danger ?
-L'équipe du colonel Sheppard n'a pas donné signe de vie depuis hier, et j'aurais voulu que vous alliez sur cette planète pour voir ce qui s'y passe !
-Bien ! Mais je pense que vous vous faites du souci pour rien, vous connaissez comme moi les membres de cette équipe...
Elisabeth se mit à sourire.
Oui, elle avait appris à les connaître, et c'est vrai qu'elle se faisait peut-être une mauvaise idée de ce qui se passait en ce moment, mais dans le doute, elle préférait prévenir plutôt que guérir.
-Avant que vous partiez, je vais faire envoyer un MALP.
-Si vous voulez, je peux m'en occuper !
-Merci major. Et oui, je veux bien. Je dois dire que cette situation m'angoisse un peu...
-Ne vous en faites pas, madame, avec Ronon et Teyla, il ne peut rien leur arriver de mal ! Ils ont tous les deux l'habitude de se débrouiller, et heureusement pour le colonel Sheppard et McKay, ça leur servira !
-Bien. J'attends dans la salle d'embarquement. Dans combien de temps pensez-vous être prêt ?
-Il faudra au moins deux bonnes heures avant que tout soit prêt !
-Deux heures ? s'exclama Elisabeth, c'est si long que ça ?
Le major baissa la tête, embêté.
-Oui, le dernier MALP dont nous nous sommes servit a subi de gros dommage avec l'entité électrique que vous avez, avec l'aide de McKay, envoyé sur une planète déserte, alors il a demandé pas mal de réparation...
-Nous n'en avons qu'un ?
-L'armée n'a pas jugé nécessaire de nous fournir plusieurs engin de cette sorte, ça coute assez cher...
-Mais en attendant, si nous avons un problème, il faut attendre !
-Je suis désolé... Dit Lorne d'une petite voix.
Elisabeth le regarda dans les yeux.
-Non, ce n'est pas à vous d'être désolé, c'est à moi. Je me suis emportée contre vous, alors que vous n'y êtes pour rien.
-Ce n'est pas grave, je comprends. Bon, dit-il ensuite en s'éloignant un peu, je vais voir à l'armurerie si je peux leur filer un coup de main pour le MALP.
-Merci major.
-De rien, madame.
Et il fila sans plus attendre. Maintenant, lui aussi commençait à s'inquiéter. Il avait beau avoir dit à Elisabeth qu'il connaissait l'équipe de son supérieur, et ce qu'ils étaient capable de faire, c'est vrai que toute une journée sans donner des nouvelles, n'était pas dans leurs habitudes. Alors il se dépêcha...
Elle se tourna vers Zelenka, se rassit et croisa les doigts, en silence.
-Vous ne pouvez rien faire de plus, dit doucement celui-ci.
-Je sais ! Mais me sentir impuissante à ce point, ça me... ça me...
Elle n'arrivait pas à trouver ses mots.
-Ça va aller ! Le colonel Sheppard est un dur à cuire, et Lorne a raison, avec Teyla et Ronon, il ne peut pas leur arriver grand-chose !
Elisabeth inspira profondément et se leva.
-Je retourne dans mon bureau, ce n'est pas la peine d'attendre deux heures ici...
-Je vais aller faire un tour à l'armurerie, voir comment avance la préparation... on ne sait jamais, je peux peut-être leur filer un coup de main !
-Merci Zelenka.
-Mais de rien, moi aussi, j'aimerai les savoir rentrer à bon port, vous savez... même si en ce moment, avec McKay qui est absent, c'est plutôt cool, l'ambiance au labo !
Puis avec un sourire, il la quitta.
Elisabeth se dirigea d'un pas lourd dans son bureau, s'assit sur son fauteuil et ferma les yeux. Faisant une prière muette pour que tout se passe bien...
oOoOo
A suivre...
OoOoO OoOoO OoOoO OoOoO
Voilà.
Ce coup ci, je me suis occupée de vous après, mais de toute façon, vous ne voyez pas beaucoup la différence, alors c'est pas grave, non ??
Et si ça vous plait toujours autant, n'hésitez pas, l'auteuse aime vous lire, et vous relire, encore et encore...
A la prochaine ?
