Salut tout le monde !
Toujours autant de lecteurs, j'aime...
Maintenant, passons aux remerciements personnalisés. J'adore aussi...
IsaJackson :Oui, je suis d'accord avec toi, plus on les aime, plus on les fait souffrir ! On est légèrement sado sur les bords !! Mais je suis désolée pour toi, ma biche, faudra que tu attendes un peu avant d'avoir la partie de l'histoire que tu vas adorer...
Hathor : Voilàààà, la suite arrive ! Juste un encore un peu d'entrée, avant d'attaquer le plat principal !! J'espère que le menu te plait !!
Alpheratz9 : Mouahahahah ! J'avais même pas pensé à ça quand j'ai écrit la partie où il se fait "léchouiller" !! Mais t'as raison, dans un sens, c'est un mec qui ne peut pas, ou plutôt ne pouvait pas s'empêcher de draguer tout ce qui est "femelle" !!! Dix chapitres ? Je crois que t'exagère un peu là, mais passe de bonnes vacances quand même !!!
Nico : Argghhhh ! Si, je crois que je suis bien partie pour les faire souffrir encore un (gros) petit peu... Dis, tu m'en veux pas ? Passke que je te promets, qu'après l'horreur, viendra le réconfort ! Et quel réconfort... Aïe aïe aïe....
Merci aux 39 personnes anonymes qui ont lu le chapitre précédent. J'espère que vous aller apprécier celui là également.
En attendant, bonne lecture à tous !
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Chapitre 7
John était resté inconscient toute la nuit. La fièvre s'était stabilisée, mais il grelottait.
Quand il avait enfin repris conscience, il n'y avait plus que le petit. La mère était sortie et il espérait qu'elle était partie chercher de la nourriture, car il n'avait pas vraiment envie de finir dans l'estomac de la petite boule de poil. Même si il était tout à fait mignon. En fait, maintenant qu'il faisait jour, il pouvait enfin voir ce que c'était. Enfin presque, parce que c'était un curieux mélange, de chien, de chat et de quelque chose qui avait des cornes. Ça miaulait comme un chat, ça ne rentrait pas ses griffes comme un chien, et ça avait des petites cornes sur la tête, à côté d'immenses oreilles pointues. Un beau pelage blanc, avec juste une tache noire sur le museau, et une queue en panache.
Etrange et amusant. Et très doux.
La petite bête devait bien l'aimer, sauf quand elle l'avait mordue, car elle avait entrepris de lui grimper encore dessus pour faire sa toilette.
Il la laissa faire, espérant ainsi lui faire comprendre qu'il n'était pas méchant. Et comme il avait perdu son arme dans la chute, il ne pouvait pas se défendre.
Il leva difficilement la main droite, la passant doucement sur le poil du bébé qui abandonna sa toilette et se mit sur le dos, cherchant la caresse.
John se mit à sourire.
-Tu aimes ça ? Apparemment, oui... je dois dire que tu es très doux... comment je vais t'appeler ? Hein ?
En temps normal, il aurait trouvé tout à fait ridicule de donner un nom à un animal sauvage. Mais là, il avait besoin de se sentir en vie, et rien que le fait de voir la petite bête bouger, miauler en le regardant de ses yeux jaunes, (ça par contre, ce n'était pas très beau...), et jouer avec sa queue le faisait sourire.
Et quand sa main retomba doucement sur le sol, le bébé descendit enfin de son perchoir pour la lécher, lui aussi. La langue du petit était nettement moins rugueuse que celle de l'adulte, et quand il repensa à ce qu'elle lui avait fait subir la veille, il essaya de se redresser pour voir l'étendue des dégâts. Il prit doucement appui sur ses mains et redressa le buste. Puis, se sentant un petit peu mieux, il tenta de s'asseoir. Ce qu'il réussit à faire au bout de quelques minutes...
Il se plaignait que McKay râlait tout le temps ? Et bien heureusement que le scientifique n'était pas à côté de lui en ce moment, car il en aurait entendu pendant des lustres !
La nostalgie de la cité s'empara de lui, et il cru qu'il allait se mettre à pleurer. Il était si fatigué, il avait si mal, et partout sur le corps...
Et le fait d'avoir pensé à ses amis accéléra son rythme cardiaque.
Il pensa à Rodney, le scientifique Terrien, qui habitait maintenant une planète de la galaxie de Pégase, et qui était probablement le seul à avoir réussi à faire disparaître les trois quart d'un système solaire, presque uniquement à cause de son égo surdimensionné. Enfin, il espérait qu'il avait été le seul à réussir cet exploit...
Mais il espérait sincèrement qu'il trouverait le moyen de le retrouver lui, sinon, il ne donnait pas cher de sa peau...
Et plus jamais, il ne lui ferait la moindre remarque comme quoi il devrait arrêter de se plaindre, car il venait de se rendre compte que c'était ce qu'il n'arrêtait pas de faire.
Mais il faut dire que lui, il était vraiment, mais alors vraiment mal en point. Le mal de tête ne voulait pas partir, et quand il souleva la toile déchirée de son pantalon, il fit une grimace de dégoût.
La peau était arrachée par endroit, et il avait des coupures profondes dues à la ronce, qui ne s'était pas contentée de lui labourer la jambe.
Non, elle lui avait laissé des "petits souvenirs" sous forme d'épines énormes, et bien enfoncées, tant qu'à faire... Il pensa aussitôt que ça devait être à cause de ça, qu'il avait perdu connaissance. Quand la bête l'avait léché, elle avait certainement fait bouger les épines plantées dans sa chair.
Du sang séché faisait une jolie croûte d'une couleur marron, et il sentit aussi que sa cheville avait dû gonfler, car il n'arrivait plus à la bouger à l'intérieur de sa chaussure.
Il fallait qu'il réussisse à nettoyer ses plaies, alors il porta la main à la poche de sa veste qui était supposée contenir ce qu'il fallait pour soigner une blessure. Sauf que pendant sa chute, la poche avait dû s'arracher, car il n'avait plus rien.
-Et bien au moins, moi j'ai une bonne raison de me plaindre ! Gémit-il doucement.
Sa gorge desséchée lui faisait mal. Il tourna la tête, et se rendit compte qu'il avait vraiment de la chance. A une petite cinquantaine de centimètres, un filet d'eau coulait sur la paroi. Il mourrait de soif. Il se traîna jusque là, et en prit un peu dans le creux de sa main pour la boire avidement.
Mais il la recracha aussitôt en toussant. Elle était horriblement salée...
Il leva alors la tête et trouva la cause du goût. Une traînée blanchâtre, large de deux mètres, et haute de deux ou trois. Il gratta un peu et goutta.
-Et bien voyons ! Il fallait que je tombe sur un filon !
Du sel, tout simplement. Mais qui rendait l'eau tout à fait imbuvable. Mais sa soif était terrible. Il fallait qu'il boive. Tout le monde ou presque, sait que la nourriture peut-être supprimée pendant quelque temps sans dommage, mais pas l'eau. Et le bruit de la cascade qu'il entendait l'attirait. Alors tout en serrant les dents, il se mit sur le côté et se redressa en s'appuyant contre la paroi.
Debout, un vertige l'assaillit et il faillit retomber, mais il se plaqua contre la roche et attendit que son malaise passe. Puis tout doucement, il sortit de la grotte. Sa jambe le faisait terriblement souffrir, et s'était un vrai supplice de mettre un pied devant l'autre, mais il se dirigea quand même vers l'immense cuvette d'eau fraîche qui lui tendait les bras...
oOoOo
Dormir...
Rodney voulait dormir.
Arrêter de courir et s'asseoir sur une chaise, ou même sur un tas de cailloux pointu... Il n'en pouvait plus. Mais si ça tête lui hurlait d'arrêter, ses jambes couraient encore. Il ne s'en rendait même pas compte, mais en fait, c'était devenu automatique. Il n'était plus qu'un robot.
Jambe droite, jambe gauche, droite, gauche, droite, gauche... Ne t'arrêtes pas, ou ton ami mourra.
Une idée tout à fait saugrenue lui passa par la tête. S'inscrire au prochain marathon !
Après tout, ça ne pouvait pas être plus pénible que ce qu'il faisait depuis la veille. Et en plus, le marathon, c'était courir sur une route, bien encadrée par la sécurité, avec des médecins au cas où, des personnes qui vous tendent une bouteille d'eau quand vous avez soif, une petite éponge pour vous essuyer le front, alors que là, rien.
Il en était là de sa réflexion quand vit Teyla et Ronon s'arrêter.
-Pour... quoi ?
Entre deux inspirations profondes, c'était la seule chose que ses poumons avaient accepté de laisser sortir.
-On fait juste une petite pause !
-On n'est plus très loin, quelques kilomètres, et on y est ! Dit alors Teyla.
Les jambes de Rodney l'abandonnèrent et il s'affala lourdement sur les genoux, puis il se laissa aller et s'allongea sur l'herbe qui bordait le chemin.
Teyla s'accroupit à côté de lui. Elle était admirative.
-Rodney, je suis vraiment fière de vous, et le colonel le sera aussi, quand il apprendra ce que vous avez fait pour lui...
Le scientifique, sans ouvrir les yeux répondit.
-Merci, mais je n'en suis pas aussi sûr que vous...
-Pourquoi ? Pourquoi il ne serait pas content ?
-J'ai pas réparé le jumper... je n'ai pas réussi...
Puis, contre toute attente, il replia son bras sur ses yeux, et sanglota silencieusement. Ronon s'approcha alors, lui prit la main, tira dessus et remit le scientifique sur pied.
-Ne vous apitoyez pas sur votre sort ! Vous n'êtes pas un surhomme, alors il faut y aller. On est presque arrivé, non ?
Il s'était tourné vers Teyla et attendait une réponse.
-Rodney, Ronon a raison, il ne reste plus que quelques kilomètres à faire, je suis presque sûre qu'on y sera dans une heure au plus...
-D'accord.
Debout devant eux, il redressa le buste, prit le sac des mains de Ronon et le remit sans aide sur son dos. Puis il avança sans attendre.
-On peut attendre encore une ou deux minutes ! S'exclama Teyla.
-Si je m'arrête plus longtemps, je ne pourrais plus jamais repartir, alors vous me rejoindrez ! S'écria t-il.
Ronon regarda Teyla, et sans se concerter, ils reprirent la route derrière lui.
oOoOo
Elle était là, à deux mètres de lui, mais elle paraissait si loin... Il resta appuyé contre la roche humide, laissant la bruine causée par la chute lui rafraîchir le visage, puis se décida à avancer. Plus que quelques pas, et il pourrait boire...
Il était presque arrivé quand sa jambe le lâcha. Il tomba lourdement sur le sol, criant sous la douleur. Il se mit sur le dos, attendant que sa respiration se calme, puis se traîna jusqu'à l'eau. Il allait plonger la tête dedans mais changea d'avis.
Si il venait à se trouver mal, et qu'il perdait connaissance, il se noierait.
Alors il se mit sur le côté et avec la main, bu gorgée par gorgée. Sa soif étanchée, il se mit sur le dos, les yeux fermés, et finit par se rendormir sur place, épuisé...
oOoOo
-Elle est là ! On est arrivé ! S'écria Rodney.
La porte. Il n'avait jamais été aussi content de la voir. Détachant son sac de ses épaules alors qu'il n'était pas encore devant, il courut encore plus vite. Les mains tremblantes, il composa le code de la cité d'Atlantis.
Le vortex s'ouvrit, mais il n'avait plus de force, alors Ronon et Teyla le prirent par les bras, et l'aidèrent à marcher...
oOoOo
Elle était revenue de sa chasse et l'avait retrouvé dehors, alors comme une maman qui veille ses enfants, elle entra dans la grotte, et en ressortit suivit de son petit, elle posa devant lui une petite bestiole qu'elle avait tuée pour lui, et surveilla les alentours pendant qu'il mangeait. Repu, le bébé s'approcha de John, se coucha en boule à côté de lui et ferma les yeux.
Sa mère s'assit à côté d'eux, et les regardait, comme si elle surveillait leur sommeil...
oOoOo
Elle savait que le major Lorne allait la prévenir dès que l'engin serait prêt, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de regarder l'heure toutes les cinq minutes. Elle n'aimait pas rester à ne rien faire pendant que des personnes qu'elle appréciait étaient peut-être en danger.
Mais elle se fit une raison, l'équipe qui allait bientôt partir était sans aucun doute bien mieux entraînée qu'elle pour ce genre de mission !
Elisabeth se leva, prête à aller voir où en étaient les préparatifs, quand elle se rassit. Elle allait certainement les déranger plus qu'autre chose...
Mais l'attente la rendait complètement folle !
-Activation de la porte ! S'exclama Chuck.
Elle se leva d'un bond de son fauteuil, et se précipita dans la salle de contrôle.
-Vous avez un code ?
Chuck leva la tête vers elle avec un grand sourire.
-Oui, madame, c'est celui du Dr McKay !
Un énorme soupir de soulagement s'échappa des bouches de toutes les personnes qui étaient présentes dans la salle.
-Baissez le bouclier ! S'exclama t-elle avant de descendre rapidement les marches du grand escalier.
oOoOo
Le soleil était déjà haut dans le ciel, et ses rayons caressaient doucement le visage de John. La chaleur avait fini par le réveiller, de même que la petite famille. En fait, juste bébé, qui se mit à pousser un miaulement aigu et étira ses pattes en ronronnant de plaisir.
Sa mère se mit debout, attendant que sa progéniture daigne venir vers elle, et entreprit de le laver. En levant un peu la tête, John vit ce qu'elle était en train de lui faire, et prit peur. Si jamais l'idée lui venait de recommencer avec lui, il ne savait pas si il tiendrait le coup, alors il essaya de se lever, pour échapper au lavage. Mais il se rendit compte, que s'était plus facile à penser qu'à faire. Ses jambes ne voulaient absolument plus lui obéir, et il ne réussit pas à se mettre debout. Il poussa un immense soupir de dépit. Il allait y avoir droit...
Il avait soif. Alors il profita du fait d'être près de la cuvette pour boire encore. L'eau était délicieusement fraiche et il s'aspergea le visage en gémissant de plaisir. Ça lui faisait un bien fou...
Puis il porta sa main à sa tête. Il était encore un peu chaud, et avait toujours mal. Et en plus, il commençait à avoir faim...
Il ouvrit difficilement les poches de sa veste qui avaient résisté, pour se rendre compte que ce qu'il y avait dedans était tout à fait immangeable ! L'eau avait tout abîmé, et quand il s'était retrouvé sur le ventre, il avait tout écrasé...
Dépité, il se remit sur le dos.
-J'espère qu'ils ne m'ont pas oublié...
Il ne savait pas combien de temps il allait rester seul, blessé, avant que quelqu'un vienne le secourir. Et encore, si ils savaient où le chercher...
-J'ai faim...
Il se tourna de l'autre côté, et là, il faillit vomir. Sa famille d'accueil était adorable et pleine d'attention, et son petit compagnon à quatre pattes était apparemment très partageur.
Il lui avait laissé un morceau de son repas...
Mais la vue de la chair sanguinolente ne lui parue absolument pas appétissante. Alors il abandonna provisoirement l'idée de manger.
-Y'a quelqu'un ? Hé oh ! Répondez !
Un grognement sourd le dissuada de recommencer à crier. La femelle n'appréciait pas qu'il appelle à l'aide...
Ça ferait peut-être venir d'autres animaux, et elle voulait protéger sa progéniture.
Il essaya encore de se lever, pour finalement, se traîner jusqu'à l'entrée de la grotte, où il s'affala. Boule de poil l'avait suivi et s'amusa à lui sauter dessus. Il se laissa faire, jusqu'au moment où il voulut se faire les crocs sur sa jambe. Ce fut plus fort que lui, John le repoussa brutalement, le faisant couiner.
-Arrête de faire ça, ça me fait mal...
Il se mit à rire nerveusement, comme si un animal pouvait comprendre ce qu'il venait de dire.
-Viens là, dit-il en tendant la main, je vais t'appeler... Rodny ! C'est sûrement grâce à toi que ta mère ne m'a pas bouffé, alors on peut dire que tu m'as sauvé la vie ! Et c'est ce qu'il ferait si il était là...
Curieux comme prénom, mais pour John, il ne faisait aucun doute, que même si le scientifique n'était pas ce que l'on peut dire quelqu'un de particulièrement courageux fasse à la maladie, il aurait fait tout ce qui aurait été en son pouvoir pour le sortir de cette mauvaise passe.
Mais il n'était pas certain qu'il aurait apprécié que l'on donne son prénom à une bête, alors Rodny lui sembla un bon compromis...
La main tendue, il attendit un peu. Rodny s'en approcha avec suspicion...
Après tout, elle venait de lui flanquer une raclée deux secondes plus tôt, alors maintenant, il se méfiait. Mais non, elle ne recommença pas, alors il se coucha contre lui et le regarda de ses yeux jaunes, sans bouger.
oOoOo
A suivre...
OoOoO OoOoO OoOoO OoOoO
Voilà.
Et encore un chapitre de posté !
Et si ça vous plait toujours autant, n'hésitez pas, l'auteuse aime vous lire, et vous relire, encore et encore...
A la prochaine ?
