Salut tout le monde !
Voilà, les fêtes sont passées, et une nouvelle année commence !!
VIVE 2009
J'espère que cette nouvelle année vous apportera plein de bonheur, plein de sous, et tous ce que vous pouvez souhaiter pour vous et vos proches !!
Moi, ça a été super, même si j'avais oublié que d'avoir des jeunes à la maison pouvait être aussi éprouvant !
Je vais paraître horrible aux yeux de certain, mais autant j'étais ravie-contente d'avoir mes fils et la copine du grand, à la maison pendant 4 jours, autant je suis soulagée que mes deux Marseillais soient reparti chez eux !!
Pfiou !! La jeunesse, c'est épuisant ! Bon, fini avec les plaintes, passons aux reviews !!
Alfgard : Oh !!! Une ch'tite nouvelle ! Salut toi ! Ton Rodney en a vu de toutes les couleurs, mais maintenant, il va reprendre du poil de la bête ! Contente que ma fic te plaise !!
IsaJackson : Bah écoute, je crois que dans la tête chevelu de mon militaire préféré, ça commence à tilter ! Remarque, il est peut-être long à la détente, mais quand il va s'y mettre, ça sera kekchose !! Je pense que ce chapitre va te plaire !!
Nico : Je suis pas sûre du tout que le papa noël va apprécier le traitement que tu lui réserve pour l'année prochaine ! Sinon, je pense comme toi, un militaire, c'est supposé être macho, alors passer d'hétéro, à homo, y'a un fossé qu'il va avoir du mal à franchir ! Mais comme pour Isa, je pense que le chapitre qui suit, va te plaire un peu plus !
Rieval : Bon, tu vois, ta "presque" menace à marché ! Voilà un autre chapitre ! Et sous le crâne chevelu de mon militaire chéri, ça commence à réfléchir sec !
Alpheratz9 : J'espère que tu as passé de bonnes vacances ? Je ne réponds pas à ta question, je pense que le chapitre qui vient y parviendra tout seul ! Ou presque...
Hathor ? Je suis étonnée de ne pas avoir de tes nouvelles, tu vas bien ?
Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?
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Chapitre 17
Toujours devant la porte, Rodney continuait de sourire bêtement. Apparemment, le militaire ne s'était rendu compte de rien. Ou alors, il cachait bien son jeu…
Il était assez fier de lui et de la façon dont il avait réussi à rester naturel devant lui.
C'était de plus en plus dur de le voir, de l'entendre parler, rire, et s'amuser comme si de rien n'était.
Mais il avait quand même de la chance, Chaya avait disparu de sa vie, et aucun alien femelle ne traînait dans le coin. Parce que ça, c'était le plus difficile à supporter. Savoir l'homme qu'il aimait dans les bras de quelqu'un d'autre...
Tournant les talons, il continua sa marche et se dirigea vers ses quartiers. Lui aussi était fatigué, mais maintenant qu'il l'avait vu debout, et en bonne santé, il se sentait mieux, beaucoup mieux. Alors c'est avec entrain qu'il ouvrit la porte de sa chambre, et se prépara pour la nuit…
OoOoO
John était ennuyé. Il ne savait pas ce que pensait Rodney de tout ça, mais il n'allait quand même pas lancer le sujet là dessus ! Il avait un peu peur de passer pour un idiot, si jamais il se faisait des idées aussi saugrenues.
Il se déshabilla doucement, car ses muscles étaient un peu endoloris, malgré tout. Laissant ses affaires à même le sol, il se dirigea vers la salle d'eau, et se glissa sous la douche. Il allait ouvrir le robinet, quand il se demanda si il pouvait se doucher. Après tout, ses blessures n'étaient peut-être pas suffisamment guéries pour qu'il se le permette !
Retournant près de son lit, il attrapa son oreillette.
-Carson, ici Sheppard.
« Ça y est ? Vous avez déjà besoin de moi ? »
-Oui, mais j'ai juste une question à vous poser, est-ce que je peux prendre une douche ?
« Pas de problème ! Mais si vous voyez quelque chose qui vous parait bizarre, n'hésitez pas à revenir, surtout ! »
-Ok, merci !
Il reposa son oreillette et se releva de son lit. Mais en faisant ça, il regarda de plus près ses jambes. Enfin celle qui avait tout pris...
Il fit une grimace, et posa ses doigts sur les marques encore un peu rouge.
-Et bien, j'ai de la chance de m'en être sortit pas trop mal...
Carson lui avait dit ce qu'il avait pensé faire, quand il avait vu dans quel état il avait été descendu du Dédale, et John avait eu un grand moment de panique. A peu de chose près, il avait failli finir en fauteuil roulant, ou alors avec une prothèse...
Il frissonna, et ce dit qu'il ne remercierait jamais assez le docteur pour lui avoir laissé...
Il redressa le buste, et en regardant devant lui, il eut comme une sorte de vision. Une tête poilue blanche, avec des yeux jaunes, et surtout, de grandes oreilles et des cornes...
Apparition qui disparu aussi vite qu'elle était venue...
Il chercha en vain ce que ça pouvait bien être, mais abandonna au bout de quelques minutes. Il se glissa enfin sous le jet d'eau chaude, et oublia la tête blanche...
OoOoO
Quelques jours passèrent, et Sheppard se sentait mieux de jour en jour. Les cicatrices s'atténuaient très vite, et ça étonnait même Carson. Un matin, alors qu'il sortait de l'infirmerie, pour une visite de routine, il croisa Rodney.
-Salut mon vieux ! Alors ? Qu'est-ce que vous avez fait de beau aujourd'hui ?
-J'ai eu des nouvelles du Dédale, il arrive !
-Ah bon ? Mais il est pourtant partit il n'y a pas longtemps !
-Oui, mais Elisabeth a envoyé son rapport au SGC et il fait demi-tour. Caldwell pensait la même chose que moi, à savoir qu'il n'était pas très chaud pour laisser un jumper sur place, alors on va aller voir.
-Chouette ! Alors je vais vous accompagner !
-Qu'est-ce qu'en pense Beckett ?
-Rien, il ne m'a rien dit à propos des sorties, alors, j'imagine qu'il n'y a aucune contre-indication !
Rodney sourit, mais pas trop. Il ne savait pas si il devait se réjouir ou pas qu'il les accompagne. Il ne voulait pas qu'il stresse d'avantage...
Idiot, c'est un militaire de carrière, le stress, c'est son adrénaline ! Pensa t'il aussitôt.
-Bon, je vous laisse...
John ne savait pas trop comment faire. Il n'arrêtait pas de penser à ce que Chaya lui avait dit, à propos du scientifique. Il aurait préféré ne pas être au courant, car à chaque fois qu'ils se voyaient, lui et Rodney, il se demandait si il fallait qu'il en parle ou pas.
-Mais qu'est-ce que vous avez ?
John tressaillit légèrement.
-Mais rien ! Pourquoi ? Demanda t-il un peu inquiet.
-Depuis un certain temps, je trouve que vous avez un comportement... comment dire... étrange ? Murmura t-il.
-Moi ? S'étonna John.
Rodney se demandait lui aussi, si il devait lui en parler ou pas. Mais non, il choisit de se taire. Si jamais, pour le plus grand des hasards, un jour, il se rendait compte que le militaire avait une attitude qui pourrait faire croire qu'il ressentait quelque chose, alors là, oui, il en parlerait. En attendant, il garderait ça pour lui...
-C'est peut-être le contre coup de votre coma... vous en avez parlé avec Carson ?
-Peut-être... et non, je n'en ai pas parlé au doc, mais depuis le temps, ça ne devrait plus être le cas !
-On ne sait jamais ! Mieux vaux être prudent, je vous conseille d'aller le voir quand même !
Puis ils se regardèrent de nouveau sans rien dire, jusqu'à ce que Rodney entende dans son oreillette.
« McKay, ici Weir, le Dédale arrive, vous pouvez venir ? »
-Tiens, justement le voilà !
-Qui ?
-Le Dédale ! Vous venez ?
-Je vous suis !
-On arrive ! Répondit Rodney à Elisabeth.
Ils marchèrent toujours en silence jusqu'à la salle de contrôle. Elisabeth les y attendait déjà.
-Sheppard ! Vous allez bien mieux, on dirait !
-Oui, ça peut aller ! Non, en fait, ça va très bien ! Même si je dois retourner là bas…
Il avait dit ça en ressentant un frisson assez désagréable. Même si il ne se souvenait pas de tout, ce que lui avait dit son équipe le perturbait. Il avait envie de voir l'endroit, mais en même tant, il avait peur.
Je suis militaire, j'en ai vu d'autres, alors ça ne devrait pas me poser de problème, pourtant !
Oui, mais là, Chaya et sa petite phrase ne sortait pas de sa tête.
Mais il avait beau regarder Rodney, celui-ci ne paraissait pas avoir changé d'attitude envers lui…
-Sheppard ? Ça va ?
Il sursauta légèrement. Il ne s'était pas rendu compte qu'il lui parlait.
-Oui, enfin si on veut…
-Vous savez, vous n'êtes pas obligé d'y retourner. Si vous ne vous sentez pas assez en forme, vous pouvez rester ici...
Rodney avait bien vu que le militaire ne semblait pas dans son état normal. En fait, il n'avait pas spécialement envie qu'il les accompagne. Il ne voulait pas le replonger dans de mauvais souvenirs.
C'était dingue, mais il avait envie de le protéger, de le prendre dans ses bras pour le rassurer, lui dire que plus jamais il ne le laisserait, plus jamais il ne serait sarcastique, que plus jamais il…
-Rodney, vous allez bien ?
-Hein ?
-Là, c'est vous qui m'inquiétez… vous vous sentez bien ? Demanda John doucement.
-Parfaitement !
Reprend toi ! Ne laisse pas transparaître tes sentiments, ou alors, t'es foutu !
-Bon, puisque je vois que vous allez bien tous les deux, on va peut-être pouvoir demander à Caldwell de vous emmener à bord !
-Teyla et Ronon ne nous accompagnent pas ?
-Non, ils sont sur le continent, et de toute façon, vous n'avez pas besoin d'eux, si ?
Rodney fut un peu embarrassé, et John aussi. Ils allaient se retrouver seuls. Tous seuls.
-Mais l'équipe du major Lorne vous accompagne, au cas ou…
Soupir de soulagement. Non, ils n'allaient pas être seuls…
Dommage… Pensèrent-ils au même moment.
Mais autant Rodney se réjouissait du fait qu'il allait les accompagner, autant cette réflexion plongea le militaire en plein désarroi.
Pourquoi aurait-il aimé être seul avec le scientifique ?
Sa tête lui jouait des tours, en temps normal, jamais il n'aurait eu ce genre de pensées…
Non, décidément, il ne devait pas être encore guéri…
OoOoO
L'équipe du major attendait bien sagement dans la salle d'embarquement, et quand Elisabeth appela le Dédale, quelques secondes suffirent à les téléporter à bord. A peine étaient-ils dans le vaisseau, que celui-ci fila. Direction, le pire cauchemar de Rodney…
OoOoO
Le voyage se passa bien, et arrivé à la verticale de la planète, l'équipe de Lorne, déjà prête, attendait que le colonel Sheppard et McKay s'installe à l'endroit de la salle de commande pour pouvoir être descendus. C'est avec une certaine appréhension qu'ils étaient prêts à être téléportés, non sans avoir reçu de la part du commandant du Dédale, quelques recommandations.
-Comme les communications ne passent pas, nous ferons comme la dernière fois. Mais là, on vous laisse une heure et le sergent Galloway descendra, je pense qu'une heure, c'est correct, non ?
-Oui, ça ira, ou peut-être pas… Commença McKay.
-Oui mon colonel, et nous ferons attention… Coupa Sheppard avec un petit sourire.
-Vous avez plutôt intérêt ! Je ne tiens pas à transformer mon vaisseau en hôpital volant !
-On est sur la même longueur d'onde, mon colonel ! Répondit John avec un rictus au coin de la bouche.
Puis Caldwell se tourna vers le pilote.
-Allez-y !
Un éclair blanc, et les hommes disparurent de la salle.
-Si vous ne deviez obéir qu'une fois dans votre vie, se serait bien de le faire aujourd'hui ! Murmura Caldwell.
OoOoO
Ils y étaient. John ne se souvenait pas trop de l'endroit, alors Lorne et Rodney s'avancèrent, les autres suivaient, tout en surveillant les alentours. Ils marchèrent pendant dix bonnes minutes, avant de se retrouver devant le jumper. Le Dédale avait quand même réussi à localiser l'appareil, ce qui fait qu'ils avaient été envoyés assez près de l'engin.
-Bon, j'y vais ! Et vous, ne vous éloignez pas !
Sheppard regardait autour de lui, quand il entendit la réflexion de Rodney. Il n'en revenait pas ! Le scientifique venait bien de lui donner un ordre ? C'était le monde à l'envers !
Mais avant qu'il ne réplique vertement, McKay enchaîna.
-Je n'ai pas envie de vous courir après !
-Mais…
-Ecoutez, continua Rodney, je sais que vous ne devez probablement vous souvenir de rien, et c'est tant mieux, parce que croyez-moi, des situations comme celle là, je m'en passerais bien, alors s'il vous plait, faites attention !
-Bien papa ! Rétorqua John amusé.
-Très drôle ! Mais si vous aviez été mon fils, je vous aurais déjà flanqué une fessée ! Ronchonna Rodney.
Aussitôt après avoir dit ça, une rougir subite lui monta aux joues, et il se détourna vers l'engin.
Donner une fessée à Sheppard… En voilà une idée saugrenue !
Mais pas si déplaisante que ça… S'imaginer le militaire, juste vêtu d'un boxer moulant, sur ses genoux, et lui, passant une main sur ses fesses fermes…
Oula ! L'imagination débordante du scientifique avait encore frappé !
Alors il se rua à l'intérieur et se dépêcha de se mettre à l'ouvrage. John toujours sous le coup de la réplique n'avait pas bougé.
Rodney lui flanquant une fessée ?
Rodney assit, et lui, couché sur ses genoux ?
Rodney passant ses mains sur lui ? Sur ses fesses ? Le caressant de ses doigts agiles…
La même rougeur apparut sur son visage.
Qu'est-ce qu'il avait ? Mais qu'est-ce qui lui prenait ?
Avait-il chopé une maladie Pégasienne ? La Rodnite aiguë ? Une McKayène galopante ?
Il regarda autour de lui, et constata avec plaisir que l'équipe de Lorne était un peu plus loin, surveillant les alentours. Et heureusement, parce que sinon, il aurait eu du mal à cacher le fait qu'il se sentait à l'étroit dans son pantalon…
Oh bon sang ! Voilà que je me mets à… à… bander en pensant à lui ?
Il respira à fond plusieurs fois de suite en fermant les yeux. Mais malheureusement, quand il les rouvrit, ce fut sur le derrière de Rodney qu'ils se fixèrent. Un joli fessier rond, moulé dans un pantalon dont le tissu était tendu par la position que le scientifique avait.
A quatre pattes sous la console.
Le cœur battant vite, il s'imaginait être derrière lui. Tout près… En fait, tellement près qu'il aurait pu sentir la chair chaude et pâle du scientifique sur ses cuisses…
Son état empirait. Il avait mal, au sens physique du terme.
Refermant les yeux, il annonça d'une voix qu'il voulait ferme, mais qui en fait ne l'était pas du tout.
-Je vous laisse…
-Vous allez où ? S'écria Rodney.
-Je vais… un peu plus loin… elle est loin ?
-Quoi donc ?
-La cascade, celle où je suis… tombé…
Rodney sortit précipitamment de dessous la console et s'approcha de lui.
-Ne me dites pas que vous voulez y retourner ?
Puis il regarda John de plus près. Il était rouge et donnait l'impression d'être malade.
-Sheppard, qu'est-ce qu'il y a ? Vous allez bien ?
-Oui…
-Et bien on ne dirait pas !
Il était inquiet, la voix rauque et faible qu'il avait entendu ne donnait pas vraiment l'impression de quelqu'un qui allait bien.
-Je pense que vous ne devriez pas vous éloigner…
Mais si je reste, je vais finir par vous sauter dessus…
Encore ? Là, il en était sûr, un virus traînait dans l'air !
-Si je ne m'éloigne pas, je vais… Commença John.
Mais il s'arrêta à temps. Il avait failli dire tout haut ce qu'il venait de penser.
-Oui… ? Vous allez quoi ?
-Je finirais par vous poser des questions, et vous allez me dire de vous laisser tranquille, ensuite on recommencera à se chamailler et… Se reprit-il très vite.
Et je vous prendrais dans mes bras pour vous consoler ! Pensa Rodney.
-Et bien ça voudra au moins dire que vous allez mieux ! Dit-il à la place, parce que là, ça ne se voit pas vraiment !
Sans rien dire de plus, John s'écarta du danger que représentait le scientifique pour sa santé mentale, et retrouva le major Lorne.
Il n'avait pas vu le petit sourire de Rodney. Les piques que venait de lui lancer le militaire lui avait mis du baume au cœur. Si il parlait comme ça, il allait bien, pas de doute !
Mais il en fut déçu aussi. Il aimait ressentir sa présence à côté de lui. Il se sentait mieux, il se sentait accompli, vivant, et entier. Comme si le militaire était sa seconde moitié, celle qui lui permettait de respirer, de vivre, tout simplement…
OoOoO
Il ne devait pas. Il ne devait plus ! Ça rimait à quoi ça ? Depuis quand était-il attiré par les hommes ? Par UN homme, et un ami, qui plus est !
Mais il avait fini par se calmer. Par calmer ses esprits, et par la même occasion, une partie de lui. Une petite partie de lui…
Comment ça, une petite ? Mais tu t'es pas vu ? Tu aurais pu concurrencer un étalon ! Grogna une petite voix dans sa tête.
Et voilà que maintenant, il se complimentait sur son physique !
Il avançait, sans vraiment voir où il mettait les pieds, trop prit dans les pensées pas du tout catholiques qu'il ne cessait d'avoir. Il aimait les femmes, toutes les femmes, sans aucune exception.
Blonde, brune, rousse… Quoi que les rousses, il n'aimait pas trop. Mais bon, ça ne le dérangerait pas, si sa conquête était rousse, du moment qu'elle lui plaisait.
Ah oui ! Il avait oublié celles aux cheveux châtains. Aux yeux bleus. Aux magnifiques yeux bleus. Deux océans dans lequel il se perdrait corps et âme.
Bleu comme le ciel après l'orage, bleu comme ceux de Rodney…
-Mais arrête ! T'es vraiment pas net mon vieux ! Se fustigea t-il.
-Quoi ?
La voix derrière lui le surprit tellement qu'il trébucha et s'affala lourdement sur le sol.
-Je vous l'avais dit ! Vous auriez dû rester à côté de moi ! Mais non, vous n'écoutez jamais rien ! Une vraie tête de mule ! S'exclama McKay.
Il tendit la main à Sheppard, qui la regarda d'un drôle d'air.
-Hey, ce n'est que ma main ! Je ne vais pas vous pomper votre énergie vitale comme un Wraith !
Pomper mon énergie vitale... non, ce n'est pas mon énergie vitale que j'aimerais que vous...
Il ferma les yeux en gémissant. Il allait devenir dingue, si il continuait comme ça.
Finalement, il n'aurait jamais dû revenir sur cette fichue planète. Il aurait dû s'entraîner avec Teyla, ou Ronon. Même si Carson, en le voyant faire, l'aurait certainement attrapé par les oreilles et menotté à son lit ! Puis il entendit un bruit de feuilles mortes craquer à côté de lui, et il rouvrit les yeux. Rodney s'était accroupit.
-Sheppard, vous devriez venir avec moi, vous n'êtes pas encore en état de faire des missions, c'est beaucoup trop tôt ! Beckett est un véritable charlatan ! Il n'aurait jamais dû vous laisser sortir !
-Je vais bien, Chaya m'a remis sur pied, et je vais mieux. Beaucoup mieux.
-Ah ouais ? Parlons-en de celle là ! Elle était où quand vous étiez seul et blessé, hein ? Elle était où quand on a mis pas moins de deux jours pour retourner à la porte, hein ?
Rodney s'était mis à crier en prononçant la fin de sa phrase. Et le major accouru aussitôt.
-Dr McKay, ça va ?
Puis il remarqua son supérieur, toujours allongé par terre.
-Mon colonel, vous allez bien ?
Il tendit la main à Sheppard, qui s'empressa de la prendre pour s'aider à se relever. Il fit une superbe grimace en se remettant debout, et chancela légèrement.
-Ah ça fait plaisir ! Vous boudez ma main, mais pas la sienne ! Allez hop, fini de jouer au héros, je vous ramène au jumper, et sans discussion ! S'exclama Rodney.
-Et depuis quand vous me donnez des ordres, McKay ?
-Depuis que vous êtes sous ma protection, que cela vous plaise ou non !
-Sous votre... protection ? Mais vous êtes le scientifique, et moi le militaire, ça ne devrait pas plutôt être le contraire ?
-Si ! Et quand vous irez mieux, croyez-moi, je vous en ferais baver ! Mais en attendant, je commande ! De toute façon, on ne partira pas d'ici tant que ne n'aurais pas trouvé la panne de ce fichu engin volant ! Alors vous entrez là dedans, et vous vous asseyez ! Et plus vite que ça !
McKay, la main gauche sur sa hanche, pointait de l'index de la main droite, la banquette arrière du jumper. Lorne était plutôt amusé, ainsi que les autres membres de son équipe, mais un coup d'œil sur son supérieur et il changea très vite d'attitude.
-Il a peut-être raison, monsieur, vous n'êtes pas au mieux de votre forme...
-Et vous l'avez passé quand, votre diplôme de médecin, Lorne ?
-Euh... jamais monsieur, mais vous avez été gravement blessé, et...
-Je sais, je sais, vous avez raison... merci, mais je crois que je vais pouvoir aller m'asseoir tout seul, dit enfin John en ignorant la main tendue de Rodney.
Il avança le plus dignement possible vers le jumper, et s'écroula sur la banquette avec un soupir de soulagement. Rodney avait raison et son subordonné aussi. Il était fatigué. Alors il s'allongea, un bras replié sous sa tête.
OoOoO
A suivre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Voilà.
Les cours, et le boulot reprennent demain, pour presque tout le monde.
Alors n'oubliez pas de régler votre réveil, et de vous lever de bonne humeur, même si comme moi, vous n'en avez pas du tout envie !
Mais comme il faut bien gagner sa croute, faut bien aller bosser !
En tout cas, j'espère que ce chapitre vous a plu. Je pense que John se met à douter de plus en plus, et que ça va donner enfin quelque chose de chouette entre lui et Rodney !
Rendez-vous au chapitre suivant !
Bonne fin de week-end, et à pluche !!!
