Salut tout le monde !

Me revoilà avec un nouveau chapitre !

Ça caille dehors, alors quoi de mieux que d'avoir son PC portable sur les genoux ? Comme ça, j'ai au moins chaud quelque part !

Et ça vous permet d'avoir un morceau supplémentaire de cette magnifique histoire... Bon ok, j'ai les chevilles qui enflent, alors j'arrête...

Les reviews ! Alors c'est bizarre, mais y'a des gens qui laissent un commentaire, puis pfiiiit ! On les voit plus ! C'est parce que l'histoire ne vous plait plus autant ?

Alors si c'est ça, justement, laissez en un ! Les com's permettent aux auteurs de s'améliorer, dans le cas ou elles sont constructives, bien sûr !

En attendant les vôtres, je réponds à celles que j'ai reçu ! (je ne peux évidement pas répondre à des messages que je n'ai pas eu...)

Scuzez, j'ai les mains et le cerveau gelés...

IsaJackson : Ouais, je savais que ça allait te plaire, et que si il y avait une maladie sur Terre que tu aurais bien aimé choper, c'est bien l'une de ces deux là ! Et pourtant, quand je l'ai écrite, je ne te connaissais pas ! Comme quoi...

Je crois par contre, qu'à la fin de ce chapitre, tu ne sois pas très contente de ce que tu vas lire...

Domi : Bonne année à toi aussi ! Je sais plus si je les déjà fait, mais tant pis, deux fois valent mieux qu'aucune ! Et merci d'être toujours là ! Have fun avec cette suite !

Hathor : Comment ais-je pu oublier que tu t'éclatais à Paris avec ta petite famille ? Je sais que tu en as bien profité, alors maintenant, fait fonctionner tes petits didis review !
Naaaann, je blague ! Tu fais comme tu veux, ma biche !
Et la prochaine fois, tu mets ta puce dans les bras de ton homme et tu lui pique l'ordi ! Nan mais !

Alpheratz9 : Ouais, ce que tu dis à propos des mômes est vrai, mais quand ils étaient ado, ils étaient encore tenable ! Mais là, ce sont deux jeunes adultes que j'ai à la maison, (enfin, il ne me reste plus qu'un) et c'est pire ! Mais je les adore et ils me le rendent bien, alors évidement, je craque...
Bonne lecture !

Nico : Je compatis... Même si j'ai la chance (ou pas ?) de ne pas pouvoir prendre le train (la campagne, c'est bien, mais pas pour les moyens de transport autre que les voitures...), je pense sincèrement que ceux qui subissent les grèves devraient avoir un mur élevé en leur honneur ! Et le pire, c'est que c'est, comme par hasard, à chaque fois que les fêtes de fin d'année approchent ! Etrange, non ?
Bon, en tout cas, comme pour Isa, je crois que la fin de ce chapitre risque de t'énerver un peu...

Rieval : Je pense savoir pourquoi tu n'as plus autant de temps à passer sur ton ordi, alors je croise les doigts pour ton boulot et à un de ces jours ! Bisous !

Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 18

Rodney, rassuré, retourna sous la console et travailla en silence. Enfin aussi silencieusement que lui permettaient les problèmes qu'il rencontrait en épluchant le vaisseau.

-Je ne vois vraiment pas pourquoi... Marmonna t-il.

-Pourquoi quoi ? Entendit-il.

-Pourquoi ce truc ne fonctionne pas !

-Quel truc... ?

-Ce panneau de contrôle ! S'exclama Rodney, il devrait être allumé et pas de cette couleur !

-Quelle couleur ? Insista la voix.

-Rouge ! Il est rouge et il devrait être bleu !

-Comme vos yeux... Murmura la voix tout bas.

Rodney cessa net de bouger. Il avait bien entendu ? Du coup, il se redressa un peu brutalement et se cogna violemment la tête sous le tableau de bord.

-Ah non de non !

Le bruit fit sursauter John qui se redressa très vite, mais un peu trop vite. La fatigue, conjuguée à ses petits problèmes de santé et un vertige d'enfer le saisit. Il cligna des yeux, essayant de prendre sur lui.

Mais son malaise n'échappa pas à Rodney, qui du coup, en oublia instantanément son mal de tête et se précipita vers lui.

-Et voilà, j'en étais sûr ! Dès que le soldat du Dédale arrive, vous remontez avec lui !

-Non, j'aimerai...

-Et moi, il y a beaucoup de chose que j'aimerai, mais on ne peut pas tout avoir ! Alors comme je n'ai pas envie de vous porter si jamais vous tombez dans les pommes, vous remontez !

Et avant même que le militaire n'ouvre la bouche, il s'écria très vite.

-Major ! Venez là !

-Mais arrêtez ! S'écria alors John.

-Quoi ? S'exclama Rodney surprit.

-Vous n'arrêtez pas de nous donner des ordres depuis qu'on est là ! Ça commence à bien faire !

-Ça vous embête ? Demanda Rodney doucement.

-Un peu... Répondit John en le regardant.

Bon sang, j'ai envie de l'embrasser... Il me fait complètement craquer avec sa moue adorable...

Totalement sous le charme de Rodney, John ne bougeait plus, enfin, presque. Sa main se leva et se tendit vers McKay, toujours debout devant lui...

-Dr McKay ? Vous m'avez appelé ?

Lorne était à l'entrée du jumper et regardait son supérieur et le scientifique d'un drôle d'air. Juste avant de dire.

-Dr McKay, vous êtes blessé ?

Lorne regarda les deux hommes et soupira. Ils avaient dû encore avoir des mots. Mais là, ça devait être grave, étant donné qu'ils ne se parlaient plus.

-Dr McKay, vous êtes blessé ? Insista t-il.

Toujours pas de réponse.

Allo Houston, on a un problème ! On a perdu le contact avec le Dr McKay et le colonel Sheppard !

Comme il ne voyait aucun changement dans le comportement des deux hommes, il ouvrit une poche de son gilet et en sortit de quoi nettoyer la tempe de Rodney, sur laquelle coulait un peu de sang.

-Aïe ! S'écria McKay en sursautant, mais qu'est-ce que vous faites ?

-Je nettoie votre plaie !

-Ma quoi ?

-Vous saignez alors je nettoie, d'ailleurs, vous vous êtes fait ça comment ?

John sortit enfin de sa léthargie et se leva, mais tout doucement. Planté devant Rodney, mais avec Lorne entre eux, il se tourna brusquement et ressortit du jumper.

-Non, restez là ! S'écria Rodney, Lorne, retenez le bon sang ! Vous ne voyez pas qu'il n'est pas bien ?

-Mon colonel, le Dr McKay a raison, vous devriez...

-Arrêtez ! Cria alors John, je suis assez grand pour savoir ce que je peux ou ne peux pas faire ! Fichez-moi la paix !

Il savait qu'ils avaient raison, parce qu'il avait sérieusement mal au crâne, mais il ne voulait pas leur laisser le plaisir de croire qu'ils... qu'ils avaient raison !

Arggggh ! Ce n'était vraiment pas juste !

Alors il s'éloigna. Mais pas loin, parce qu'en plus d'avoir mal au crâne, la luminosité ambiante lui faisait mal aux yeux.

Il avisa le premier tronc d'arbre qui lui semblait assez large et prit place à sa base.

Enfin... Il était au calme, seul et tranquille. Plus de McKay pour le perturber, pour lui donner des ordres, plus de major pour lui rappeler qu'il était un peu faiblard en ce moment. Plus de scientifique qui râlerait envers les anciens qui n'étaient pas fichu de laisser des modes d'emplois, ainsi que des notices d'entretien de leurs engins. Mais c'était vrai ça, ils ne pouvaient pas penser un peu aux autres, ceux là ?

Tout à ses pensées, somme toute très chaste, John fini par s'endormir...

OoOoO

Lorne était resté à côté de Rodney qui avait sommé le militaire de le laisser tranquille sous peine de le priver d'eau chaude pour sa douche, ou encore de le laisser bouillir en supprimant la clim de sa chambre, si jamais il avait le malheur d'approcher sa main à moins d'un mètre de sa personne.

Connaissant le scientifique, le major avait été prompt à obéir. Non sans jeter de fréquent coup d'œil à l'intérieur du jumper. Mais il s'inquiétait aussi pour son chef.

-McKay, je vais voir où se trouve le colonel, j'en ai pas pour longtemps.

-Ouais ouais... de toute façon, vous ne me servez à rien, alors...

Limite désagréable, le scientifique, mais comme il avait une fâcheuse tendance à faire ce qu'il voulait sur Atlantis, il ne répondit pas. Les douches chaudes, ainsi que l'agréable fraîcheur qui régnait dans les quartiers, valaient bien un silence...

Il avança vers l'endroit où il supposait que son supérieur se trouvait et effectivement, il le trouva. En le voyant endormit, il sourit.

-Vous n'auriez pas dû revenir ici. Ça ne servait à rien... Dit-il tout bas.

-Je sais, mais il fallait que je vienne, je ne sais pas pourquoi... j'ai l'impression que je dois remercier quelqu'un... mais je ne sais pas qui... Répondit John sans bouger.

Lorne s'accroupit et demanda.

-Une personne ?

-Non... enfin je ne crois pas... de temps en temps, je vois une tête blanche...

Il se mit à rire et continua.

-... pleine de poil !

-Comme un gros chien ? Avec des cornes et de grandes oreilles ?

John ouvrit brusquement les yeux.

-Vous l'avez vu ?

-Oui, en bas, près de la grotte où je vous ai trouvé. Un gros chien blanc, avec un petit...

-Rodny... Murmura John en se redressant, ça y est ! Je me souviens !

-Vous voulez McKay ?

Etonné, Sheppard le regarda. Si il voulait McKay ? Bien sûr qu'il le voulait ! Mais pas ici, pas comme ça...

-Non, pourquoi ? Réussit-il à prononcer.

-Vous venez de dire son nom !

-Non, j'ai dit Rodny, pas Rodney !

-Vous l'avez appelé Rodny ?

C'est en entendant la question du major que John se rappela pourquoi il lui avait donné ce nom. Parce que grâce à lui, sa mère l'avait veillé. Et l'avait aidé à rester en vie. Ce qu'aurait fait Rodney, si il avait été là...

Cette constatation, en plus de le mettre mal à l'aise, lui fit battre le cœur plus vite.

Oh nooooonnn...

Il l'aimait... Effarant, effrayant même, mais simple comme bonjour. Le colonel John Sheppard était en train de tomber amoureux du Dr Rodney McKay...

OoOoO

Rodney rageait. Il se montrait trop protecteur envers le militaire. Lui qui n'arrêtait pas de se dire qu'il fallait qu'il fasse attention, n'en pouvait plus. C'était plus fort que lui, il fallait qu'il le protège. Il était sous la console en train de tripatouiller les cristaux, mais il ne voyait toujours pas pourquoi ça ne fonctionnait pas.

Il rageait encore plus. Il se targuait d'être le scientifique le plus intelligent de la galaxie de Pégase et là, il se retrouvait le bec dans l'eau, ça ne marchait pas.

-Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon dieu !

-Si vous râliez moins, peut-être qu'il daignerait vous écouter ? Lui répondit John en entrant dans le jumper.

-Et si je pouvais être tranquille deux minutes, ça avancerait plus vite !

-Ok, je vous laisse, de toute façon je vais descendre avec Lorne…

-NON ! S'écria Rodney.

John qui avait amorcé un demi-tour, stoppa net.

-Mais qu'est-ce qui vous prend ? Ça ne va pas ? Ce n'est pas parce que vous n'arrivez pas à…

-Ne descendez pas… s'il vous plait…

La voix suppliante de Rodney le surprit encore. Du coup, il s'approcha de nouveau pour se mettre à sa hauteur.

-Je promets de faire très, mais très attention, ça vous va ?

Comme il était couché sur le dos, la tête sous la console, Rodney gigota sur son derrière et sortit enfin la tête.

-Tout seul ?

John soupira.

-Non, j'ai dit que j'y allais avec Lorne ! Vous n'écoutez rien, ma parole ! Mais ça ne m'étonne pas, à part vous, il n'y a personne qui compte ! Dit-il méchamment.

Il s'en voulait de parler comme ça, mais s'en voulait aussi de ressentir quelque chose pour lui. Alors il avait trouvé le moyen de ne pas laisser son imagination galopante déborder.

Etre méchant envers l'homme qui l'attirait. Et ça avait marché, il vit le regard du scientifique s'assombrir.

-Bon, faites comme vous le sentez ! Mais ne venez pas vous plaindre si'il vous arrive quelque chose !

-Ok ! Répondit John en se tournant brusquement.

-C'est ça, ok !

Et sans plus attendre, Rodney retourna au boulot.

OoOoO

John était déçu mais essaya de ne pas le laisser paraître. Il savait qu'il fallait qu'il le fasse. Pour son bien à lui, mais aussi pour celui de Rodney. Ils ne devaient pas. Il ne devrait jamais rien se passer entre eux, même s'il en crevait d'envie.

-Ça va monsieur ? Demanda Lorne, devant le regard soucieux de son supérieur.

-Non, j'avoue que j'ai un peu la trouille d'y retourner…

-Dans ce cas, on devrait peut-être attendre que le sergent Galloway descende et demander au colonel Caldwell de nous téléporter directement en bas. De plus, il y a une rivière avec un méchant courant à traverser…

-Je voudrais juste voir Blanche…

-Qui ça ? Demanda Lorne étonné.

-Blanche, la mère de Rodny. La petite boule de poil qui m'a servi de compagnon pendant…

-Deux jours… Continua Lorne, sachant que le colonel avait perdu la notion du temps.

Deux jours. Il était resté seul pendant deux jours. A ce souvenir, un frisson le parcouru.

-On y va ?

-Je vous suis, major…

Ils avancèrent jusqu'à la pente près de la cascade. John se souvenait de ce qui'il s'était passé. Il n'avait pas écouté Ronon quand celui-ci lui avait dit de ne pas s'approcher et il avait glissé. Caldwell aurait été ravi, lui qui n'arrêtait pas de lui faire comprendre qu'il n'était qu'une tête brûlée en aurait eu la preuve irréfutable !

-C'est là…

Ce n'était pas une question, mais une constatation. D'ailleurs, la pente à cet endroit était râpée et gardait encore des traces du sauvetage.

-Il faudrait une corde…

-Elles sont là, mon colonel.

Lorne s'était approché de l'arbre sur lequel lui et ses hommes les avaient accrochées. Dans la précipitation, ils les avaient laissées sur place, se préoccupant plus du sort de l'homme que de celui de simples cordages…

-Vous vous sentez d'attaque ?

-Oui… Soupira John.

En fait, ce n'était pas tout à fait vrai, mais il voulait y aller. Il en ressentait le besoin. Alors il s'attacha et attendit que Lorne en fasse autant et ensemble, ils descendirent…

OoOoO

Non, décidément, il n'arrivait à rien ! Ça ne venait pas de l'appareil, c'était autre chose. Il devait y avoir autre chose, car le Dr McKay ne s'était jamais laissé avoir par une panne. Jamais. Il avait la réputation de pouvoir réparer tout ce qui lui tombait dans les mains.

Sauf son cœur. Celui-ci était meurtrit, brisé par un homme qui ne le saurait jamais.

Il était amoureux, sans espoir de retour. Il ne lui restait que sa présence. Heureusement qu'il faisait partit de Son équipe. Il aurait au moins le bonheur de le voir tous les jours, ou presque. Mais ça faisait encore plus mal. Le voir, l'entendre, lui parler et tout ça sans jamais pouvoir le toucher, le caresser, l'embrasser… Il gémit de colère et de frustration.

-Vous allez bien, Dr McKay ? Demanda une voix toute proche.

Ça y est ! Encore un qui voulait absolument qu'il aille bien !

Non ! Ça ne va pas, pas du tout ! Et fichez-moi la paix !

-Oui ! Laissez-moi bosser tranquille ! S'écria t-il.

Le soldat n'insista pas. Il connaissait le caractère plutôt colérique du scientifique et de toute façon, lui aussi voulait rentrer sur Atlantis et le plus vite possible, alors il s'éloigna, mais pas trop et le laissa tranquille. De toute façon, c'était lui qui l'avait demandé, alors…

OoOoO

Ils avaient réussi à descendre sans encombre et maintenant, ils se trouvaient à côté de la cuvette.

-Vous m'avez trouvé où ? Demanda John d'une drôle de voix.

-De l'autre côté... Répondit Lorne en grelottant.

Comme la dernière fois, ils étaient trempés par la bruine causée par la cascade. Mais John, lui ne tremblait pas. Il encaissait. Il avait fait une glissade d'au moins cinquante mètres, puis avait eu la chance d'atterrir dans l'eau. Enfin c'était ce que Lorne lui avait raconté. C'était ce qui'il 'était certainement passé et comme il ne s'en souvenait pas, il devait bien le croire…

Et alors qu'ils ne s'y attendaient pas, un grondement couvrit le bruit de l'eau.

Aussitôt les deux hommes sortirent leurs armes, pour l'abaisser presque aussi vite. Elle était là, assise sur son derrière. Blanche. Et Rodny était là, lui aussi. Petite boule de poil blanc, qui n'arrêtait pas de faire des cercles en sautillant autour de sa mère et qui poussait des miaulements aigus.

-C'est elle…

John fixait l'animal de façon étrange, comme si elle lui faisait penser à quelqu'un. Puis la bête se leva et s'écarta un peu en levant le museau, humant l'air. Elle se mit à feuler, et une autre forme blanche apparut à ses côtés.

-Mais…

Les deux hommes, bouche bée, virent alors apparaître une forme humaine qui bientôt fit place à…

-Chaya ?

OoOoO

-Y'a quelqu'un ?

Personne ne répondit.

-Y'A QUELQU'UN ? Répéta Rodney plus fort. C'est pas vrai, jamais là quand il faut, ceux là !

Comme pour le contredire, il entendit des bruits de pas rapides.

-Vous m'avez appelé ?

-Vous ou un autre c'est pareil ! Gronda Rodney.

Le soldat prit une grande inspiration pour se calmer. Il était agacé, même fortement agacé par l'attitude nettement méprisante du scientifique, mais bon, lui, il n'était que soldat, alors que l'autre était un scientifique réputé, alors il ne dit rien.

-Vous pouvez aller chercher les autres, y'a rien à faire ! Si on veut récupérer cet engin, il faudra utiliser le rayon Asgard du Dédale, pas d'autres solutions !

-De toute façon… Commença l'homme.

Mais voyant que le scientifique ne l'écoutait déjà plus, il ne continua pas et fit ce qu'il lui demandait.

Le sergent du Dédale allait bientôt débarquer et il fallait faire vite.

OoOoO

-Chaya ? C'est vous ?

Il avait murmuré, mais malgré le bruit de l'eau, Chaya l'entendit quand même.

-Oui, John, c'est moi… comment allez-vous ?

Lui, par contre, n'entendit rien du tout. Il le fit savoir et elle répéta plus fort.

-Oui, John, c'est moi… comment allez-vous ?

-Mais…

Blanche s'était rapprochée de la jeune femme, s'assit à ses pieds et leva la tête, quémandant une caresse.

Chaya se baissa légèrement et passa ses doigts dans la douce fourrure blanche. De l'autre côté de la rivière, les deux hommes regardaient le spectacle pour le moins étrange d'une femme, accroupit à côté d'un animal qui ne ressemblait à rien de connu sur Terre, qui ronronnait comme un gros chat, les yeux fermés et la tête levée vers la main.

-Qu'est-ce que vous faites là ?

-Je viens de temps en temps rendre visite à mes amis, quand j'éprouve le besoin d'être réconfortée...

-Vos amis ?

Elle se releva en prenant Rodny dans ses bras. Celui-ci posa ses deux pattes avant sur son buste et lui lécha la joue. Elle se mit à rire, un rire frais et beau...

Un rire qu'il avait aimé entendre, qu'il avait entendu, le soir où ils avaient fait l'amour... Une belle soirée, qui avait commencé par un dîner sur un balcon, avec une vue magnifique sur les tours illuminées de la cité, puis il se rappelait lui avoir pris la main, l'avoir emmené dans sa chambre, l'avoir déshabillé avec lenteur et tendresse, l'embrassant, la caressant...

Il essayait de retrouver les sensations qu'il avait éprouvé, cette nuit là. Mais rien à faire.

Pour un peu, il aurait bien aimé avoir là, tout de suite, une soudaine envie de la basculer sous lui et de l'aimer avec force et rage.

Mais non.

Rien.

Pas même un tout petit peu de minuscule envie.

Rien, nada, niet.

Repos total. Mou du genou, "il" faisait dodo, bien au chaud dans son caleçon.

Il soupira.

-Monsieur, ça va ? S'inquiéta Lorne.

-Vous devriez remonter, maintenant, dit Chaya, votre vaisseau vous envoi quelqu'un. Au revoir John, on se reverra certainement.

Il fixa la jeune femme, qui déposa Rodny par terre, puis s'éleva doucement dans les airs, pour disparaître à leur vue.

-Elle m'étonnera toujours, celle là ! S'exclama Lorne.

OoOoO

A suivre...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Voilà.

Ne désespérez pas, le prochain morceau est en court de correction, mais il y aura enfin du changement dans la tête de certaines personnes plutôt lentes à la détente...

Bon, vous n'êtes pas stupide, vous avez sûrement compris de qui je parlais, mais vous devrez attendre de pouvoir lire le chapitre suivant pour en être sûr !

Merci aux quelques 81 personnes anonymes qui m'ont lu...

Bonne fin de semaine, et à pluche !