Salut tout le monde !

Alors tout d'abord, je tiens à m'excuser pour ce temps infiniment long entre ce chapitre et le précédent. J'ai eu un gros problème de connexion, mais maintenant, (je croise les doigts) le problème est résolu grâce à mon fils, Adrien.
Bisous, mon chéri, je t'adore !

Voilà, maintenant, place aux reviews ! YES !

IsaJackson : Alors là, je suis extrêmement vexée ! Moi qui croyais que tu avais adoré le premier lemon que j'avais écris ! Wouaouh ! Mon moral est en baisse... Mais qu'est ce que je me suis marrée en t'imaginant, toi, ma belle, entrain de fantasmer sur Sheppard dans sa douche ! Mouahaha ! Trop drôle ! C'est pas toi que ça rendrait malade, c'est moi, mais de rire ! Naaaann ! T'inquiète ! Je sais que c'est pas avec lui que tu veux prendre ta douche. Mais je vais être méchante en te disant que Rodney non plus, veut pas la prendre avec toi, mais avec mon Sheppy ! Ouiiiiinnnn ! Tiens, on va aller se consoler toutes les deux, nos amours nous trompent ! Merci ma belle, d'être toujours là !

Nico : Ta métaphore est d'enfer ! "il n'est pas passé à la Casserole mais le plat est prêt là, y'a plus qu'à l'enfourner". J'étais morte de rire en lisant ça ! Quand au bisou, ce n'est pas parce que tu l'as demandé, mais je crois que tu vas trouver de quoi te contenter dans ce chapitre. Et pour ce qui est de discuter, ils vont discuter. Mais je suis pas sûre que c'était ce que tu voulais... Merci d'être là !

Hathor : Ça pour une review, c'était une review ! Je crois bien que c'est la plus longue que j'ai jamais eu ! (et si c'est pas le cas, pardon pardon pardon aux autres...). L'expression que t'as employé, je la connaissais, mais je n'aurais jamais eu l'idée de la mettre par écrit ! Et oui, tu as raison, depuis la nuit des temps, on apprécie le plaisir, en solitaire, ou à deux. Ou à trois, voir plus... Enfin bref, chacun fait comme il veut, mais y'a pas de honte à ça. Le plus bête, et le plus dangereux, serait qu'il continu à faire ça, alors qu'il peut avoir beaucoup mieux sous la main. Ou se servir d'une autre main que la sienne... Merci d'être aussi assidue !

Alfgard : Oui, je suis bien d'accord avec toi, ça avance ! Enfin ! Qu'est-ce qu'ils peuvent être longs, ces mecs... J'en sais quelque chose, c'est moi qui ais écrit ce pavé... Merci pour ta review !

Alpheratz9 : Oui, c'est vrai que dans les douches, c'est tout de suite propre... Quand au Kleenex, ouais, t'as pas tord... Economisons les, on économisera la planète aussi ! Et oui, moi aussi j'avoue avoir pris du plaisir en écrivant la (très) petite scène entre Roro et Hermiod. Je trouve que l'Asgard à un humour totalement décalé, qui va parfaitement bien avec celui plutôt étrange de McKay ! Euh... quand à savoir si les Asgard le font ou pas, je crois pas, vu que se sont des clones d'eux-mêmes... Mais je préfère pas m'imaginer ça... Trop étrange... Contente d'avoir réussi à te faire décompresser ! Au moins, ce que j'écris sert à quelque chose ! Merci d'être toujours là !

MyEstimeuse : Une autre nouvelle ! Salut toi ! Bienvenue dans ma fic, et j'espère t'avoir jusqu'au bout ! Et la suite, la voilà enfin, après avoir eu quelques déboires avec la connexion au net de mon portable. Je sais que le sauvetage était long, tu n'es pas la seule à l'avoir remarqué, même moi je suis d'accord ! Mais j'ai pas réussi à enlever des paragraphes (ou alors, comme je l'avais répondu à quelqu'un, mon égo d'auteuse n'a pas voulu le faire...) 'fin bref... Quand à la bébète, j'en ai eu l'idée en tombant sur une image de la superbe chienne de la très vieille série "Belle et Sébastien". Et oui, se sont toujours les derniers chapitres qui sont les plus intéressant, c'est vrai ! Mais ma fic est loin d'être finie !

Je sais que je me répète, mais j'ai beaucoup ri en lisant certaines de vos reviews et j'espère franchement que je continuerais à le faire. Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 20

Dans la soute où avait été transporté le jumper, Rodney ne savait plus à quels saints se vouer. Le jumper fonctionnait de nouveau, mais sans son aide. En fait, dès qu'il avait été re-matérialisé, il avait suffit qu'il s'en approche pour se rendre compte que tout allait bien.

Et ça, qu'est-ce que ça pouvait l'énerver !

Il avait passé du temps dessus, quand il avait essayé de le faire voler de nouveau afin de sauver la vie de Sheppard et une heure de plus, quand ils étaient retournés sur cette planète de merde. Rien à faire, pas moyen de le faire décoller ! Et là, il suffisait qu'il pose la main sur le panneau de commande pour qu'aussitôt, celui-ci se mette à clignoter comme une guirlande de Noël !

A croire qu'il se foutait légèrement de lui...

De rage, il posa sans ménagement son portable sur la banquette arrière et s'assit lourdement sur celle-ci.

La tête dans les mains, il soupira. Pourquoi l'avait-il embrassé ? Pourquoi avait-il fallu que le major Lorne le laisse seul avec lui ? Hein ? C'était de sa faute, aussi ! S'il n'était pas partit, jamais il ne se serait suffisamment approché du colonel pour que l'envie de se jeter sur sa bouche le prenne !

Sa bouche… si douce, si tendre, si bien dessinée...

Il soupira encore plus et redressa la tête. Par chance, il était seul, parce que son anatomie avait changé, enfin, une certaine partie de son anatomie...

Il le voulait. Il le désirait si fort que s'en était douloureux. Il voulait le serrer dans ses bras, l'embrasser partout, passer ses mains dans ses cheveux noirs, caresser son dos, ses fesses, passer une langue gourmande sur les tétons qui devaient pointer légèrement sous le fin duvet noir de sa poitrine...

Et là, McKay se leva brusquement. Une douche froide. Glaciale, même. Parce que s'il voulait être de nouveau présentable, ce n'était certainement pas en bandant comme un étalon en rut qu'il le serait. L'eau froide devrait suffire à calmer ses ardeurs, non ?

Rien de moins sûr...

OoOoO

John s'était rhabillé et était allé rejoindre le commandant du Dédale dans le poste de pilotage.

-Ah vous voilà !

-Oui, mon colonel, je vous ai manqué à ce point ? Demanda John en souriant.

Il savait pertinemment que le colonel Caldwell ne l'appréciait pas trop, surtout depuis qu'il était passé du grade de simple major, à celui de lieutenant colonel et qu'à cause de ça, lui, le colonel Steven Caldwell, n'avait plus aucune chance de pouvoir diriger un jour la fabuleuse cité d'Atlantis.

Ils le savaient tous les deux et à chaque fois que le Dédale arrivait au dessus de la cité, Caldwell ne loupait pas une occasion de lui faire remarquer que son grade était légèrement supérieur au sien.

Ce à quoi Elisabeth répondait invariablement qu'il avait déjà un vaisseau spatial à commander et qu'il ne pouvait pas être à deux endroits en même temps. Même avec de la bonne volonté, ce n'était humainement pas possible. Et Elisabeth s'en réjouissait. Elle avait toujours eu un gros problème relationnel avec tout ce qui portait l'uniforme. Mais avec Sheppard, qu'elle avait appris à apprécier, ça passait plutôt bien, alors qu'avec Caldwell comme chef militaire, elle courait droit à la dépression...

-Vous allez mieux ?

-Oui, tout va bien !

Caldwell, un instant septique, fut rassuré par le sourire du jeune militaire et se retourna vers le pilote.

-Dans combien de temps arrive-t-on ?

-Dans environ quarante cinq minutes, monsieur.

-Parfait ! Vous voulez quelque chose, Sheppard ?

-Non, rien, je voulais juste vous dire merci...

-Et de quoi, je vous pris ?

-D'être revenu me chercher... je sais que vous ne m'appréciez pas vraiment, mais merci quand même.

-Vous savez Sheppard, ce n'est pas parce que je ne vous aime pas que je n'aurais rien fait pour vous. Mais vous devriez peut-être aller vous reposer, vous avez une sale tête !

-Euh... d'accord... merci mon colonel.

-De rien... Marmonna Caldwell.

Il se dirigea vers le couloir, un peu pressé de se retrouver seul. Maintenant, sa libido se laissait tranquille et même si il "le" croisait, le traitement de choc qu'il s'était infligé l'avait soulagé. Au moins pour un temps...

Et justement, "il" arrivait.

La tête penchée, Rodney marchait, ne se rendant absolument pas compte de l'état dans lequel le chef militaire de la cité d'Atlantis se mettait rien qu'en pensant à lui. Pour John, se fut le moment de vérité, il allait savoir si ça avait marché...

Il ricana doucement. Dire que maintenant, il devrait peut-être se satisfaire de sa main, pour éviter d'avoir une érection en présence de Rodney !

Il se renfrogna. Il espérait ne pas devoir se faire ça à chaque fois, sinon, il était bon pour l'asile psychiatrique...

OoOoO

Il espérait vraiment, il le souhaitait fort, vraiment trèèèès fort. Il ne voulait pas le voir. Pas maintenant, pas avant d'être de nouveau lui, le Dr Rodney McKay. Le scientifique suffisamment intelligent pour avoir été choisi pour faire parti d'une expédition qui vivait dans une autre galaxie. Le scientifique qui aimait les blondes aux yeux bleus, si possible avec une intelligence certaine, mais pas trop, parce qu'il n'avait pas envie d'être battu sur son terrain. Maintenant, si elle avait des atouts physiques, ce serait le petit plus qui la rendrait attirante. Mais quels atouts ?

Une forte poitrine ? Non ! Les airs-bags démesurés ne l'avaient jamais attiré, il aurait eu l'impression d'étouffer si par malheur il avait eu la tête coincé entre ses "ballons" ! Non, des petits seins faisaient parfaitement l'affaire...

Des cheveux longs ? Bof, ça il s'en moquait un peu. Beaucoup même.

Mais de beaux cheveux, épais, un peu ébouriffés peut-être, court... et noir... comme ceux de...

Wouah, ça suffit ! Reprenons : Des jambes fines ? Oui, ça c'était un plus...

C'est vrai qu'il a de grandes jambes... Non de non ! Arrête !

Grande ? Peut-être... Il n'avait pas envie de se coincer le dos en se penchant pour l'embrasser !

L'embrasser... il l'avait embrassé et il ne s'était pas cassé le dos, non, il était juste tombé sur le cul !

Non, pense à autre chose, sinon, t'es bon pour enfiler un caleçon en Kevlar...

Il poussa un soupir à fendre l'âme quand il entendit son nom. Il leva enfin la tête et soupira encore.

Pas lui...

Et si. La malchance venait encore de frapper, le lieutenant colonel John Sheppard était en face de lui. Il se dépêcha de tenir son portable devant lui, de façon à ce que celui-ci cache la partie de son anatomie qui avait décidé de se montrer en forme… et qu'il n'avait pas eu le temps de calmer sous une bonne douche froide...

-Vous avez trouvé la panne ?

Surprit par le ton un peu brusque, Rodney redressa un peu le buste. Bon, d'accord, il l'avait certainement mérité, passons...

-En fait il n'y avait pas de panne, ou alors...

-Pardon ?

John parlait de plus en plus durement. Il lui en voulait. Il en voulait au scientifique de l'attirer comme ça. Il lui en voulait de l'avoir embrassé. Il lui en voulait d'exister, alors que lui, il ne voulait qu'une chose, c'était le...

C'était le plaquer contre la cloison en acier du vaisseau, le coincer en calant un genou entre ses cuisses pour l'empêcher de fuir et l'embrasser furieusement...

Rodney avait bien remarqué le changement d'attitude de son ami, mais il ne dit rien. Il se sentait simplement coupable de ressentir de l'amour pour un type qui n'aurait jamais aucun geste d'affection à son égard...

-Et bien... euh... en fait...

Horrible. La situation la plus gênante de toute sa vie. Il bafouillait, ne trouvait plus ses mots. Il avait le cerveau en mode gruyère. Et râpé en plus !

-Alors ? Vous faites quoi, là ! Vous devriez peut-être vous y mettre, vous ne croyez pas ?

-Et bien... euh...

-Vous avez l'intention de parlez correctement un jour ou pas ?

OoOoO

Ils se faisaient face, à présent silencieux.

Rodney se savait en tort, mais là, le militaire exagérait. Il n'avait pas le droit de lui parler sur ce ton là. Il n'était pas un chien qui avait creusé dans la plate bande de fleurs fraîchement plantées, Sheppard n'avait pas le droit de l'engueuler de la sorte.

Mais au moins, ça avait eu le mérite de refroidir ses ardeurs aussi rapidement qu'une douche froide.

Envolée l'envie de lui prendre la main et de s'enfermer avec lui dans une pièce, où enfin, il pourrait le déshabiller avec lenteur, déposer des baisers enfiévrés sur ce corps dont il avait envie de sentir les muscles rouler sous ses doigts. De respirer son odeur, de mordiller, de lécher, de le... de lui...

Oh non, pas ça, quand même !

Si, ça aussi. Etre à genou devant le militaire et lui prodiguer le genre de caresse que jusqu'à présent, seule des femmes lui avaient donné. Et encore, pas toute...

-Alors ? Vous attendez quoi, là ?

Rodney inspira un bon coup, regarda autour de lui et vit devant quelle pièce ils étaient. Un bureau, mais qui ne servait pas. Sans rien dire, il poussa vivement le militaire à l'intérieur et referma la porte derrière eux.

-Mais qu'est-ce qui vous prend ? Ça ne va pas ? Cria John.

-Quoi ? Parce que c'est moi qui ne vais pas bien ? Mais vous vous êtes entendu ?

-Entendu ? Mais pour l'instant, je n'entends que vous ! Vous hurlez comme si on vous avait piqué toutes vos barres de chocolats !

Scotché le scientifique !

Rodney regarda le militaire, bouche bée. Parce qu'il ne voyait que ça chez lui ? Quelqu'un qui serait capable de crier parce qu'on lui avait pris des confiseries ?

-Mais vous dites n'importe quoi ! Des barres de chocolats ? C'est tout ce que vous avez trouvé ? C'est ça votre excuse pour les insultes que vous venez de me balancer à la figure ? Vous ne voyez que ça ? Des barres de chocolats ?

-Non, il n'y a pas que ça ! Vous êtes arrogant, vous vous croyez supérieur aux autres, vous pensez toujours que vous arriverez à tout, alors que vous n'avez pas été foutu de réparer un maudit jumper pour venir me chercher ! Deux jours ! Je suis resté seul pendant deux jours et j'ai failli y laisser ma jambe, peut-être même ma vie ! Alors ? Qu'est-ce que vous avez à rajouter à ça ?

Rodney avait blêmi. Il savait qu'il n'avait rien pu faire pour l'aider. Il savait parfaitement que l'homme en face de lui avait failli finir en fauteuil roulant parce qu'il n'avait pas su réparer le jumper. Ça il le savait, d'ailleurs, il faisait souvent des cauchemars depuis. Mais l'entendre aussi crûment de sa bouche lui brisa le cœur.

-Je sais que je suis nul, mais vous n'aviez pas besoin de le dire de cette façon... Dit-il enfin.

Il se tourna vers la porte et tendit la main vers le système d'ouverture. Il voulait sortir de là le plus vite possible, avant de se mettre à chialer comme un gosse.

Il le détestait. Il se détestait.

Mais une main ferme l'agrippa avant. Il se tourna, prêt à lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur, mais n'en eut pas le temps.

John l'avait plaqué contre la porte et s'était jeté sur sa bouche comme un affamé...

OoOoO

Rodney eut un hoquet de surprise et garda les lèvres scellées. Le militaire ne devait pas savoir qu'il attendait ce moment depuis si longtemps… Mais la résistance qu'il voulait lui opposer fondit comme neige au soleil. Un léger goût de sang vint envahir sa bouche et une petite douleur le fit protester. Mais là non plus, il ne put rien dire, John en avait profité pour plonger sa langue dans sa bouche.

Il s'entendit gémir.

Non, il ne fallait pas... Ne pas gémir de plaisir, ne pas avoir envie de le basculer sur le bureau derrière lui, ne pas avoir envie de le déshabiller, de le caresser, de l'embrasser, de l'aimer, de lui faire l'amour…

Son corps ne lui appartenait plus, son esprit non plus et sa volonté s'était envolée dès qu'il l'avait senti contre lui. Et son corps réagi. Un désir irrépressible l'envahit soudain et il se sentit redevenir dur. Les reins en feu, il fit un énorme effort pour ne pas plaquer le militaire plus fort contre lui. Ses mains se levèrent sans qu'il s'en rende compte pour aller se poser sur la nuque de l'homme.

... Juste au moment ou il se sentit libre.

Il ouvrit les yeux et le fixa. La bouche entrouverte, le militaire haletait. Ses lèvres étaient gonflées par le baiser sauvage qu'il venait de lui donner et il put voir une goutte de sang. Son sang. Quand il se passa la langue sur les lèvres, il put se rendre compte qu'il l'avait mordu. C'était ça la douleur qui lui avait fait ouvrir la bouche, c'était pour ça. Il l'avait mordu pour pouvoir fouiller sa bouche, enrouler sa langue autour de la sienne. L'embrasser comme jamais il n'avait été embrassé…

OoOoO

Il n'avait pas pu s'en empêcher. Oh mon dieu ! Mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Il s'était littéralement jeté sur lui ! Il avait été volontairement méchant avec Rodney, il voulait lui faire payer l'attirance qu'il ressentait pour lui. Mais il voulait aussi se faire pardonner d'avoir été si cruel dans ses propos et le seul moyen qu'il avait trouvé avait été de l'embrasser.

Si on pouvait appeler ça un baiser…

Un lion affamé qui se jette sur sa proie. L'image était nettement plus adaptée à ce qui venait de se passer. Et maintenant, il le regardait. Le scientifique avait la bouche entrouverte et saignait de la lèvre. Il l'avait mordu. Il voulait goûter à sa chaleur et comme Rodney serrait les lèvres, il l'avait mordu.

Il le regrettait maintenant, mais sur le coup, il avait perdu le contrôle de lui-même.

Rodney ne disait toujours rien. Le pouvait-il, d'ailleurs ?

Il avait le dos plaqué au mur et ne pouvait pas bouger à cause de lui. Il l'écrasait presque sous son corps. Puis il sentit. Il "le" sentit. Contre lui. Collé à lui, le corps de Rodney avait réagi.

Oh bon sang… il… lui aussi il… il a envie de moi ?

Car ce n'était pas une arme, ni même ses mains, ni quoi que ce soit d'autre. C'était bien son membre durcit qu'il sentait tout contre son entrejambe…

Il leva alors les yeux et le fixa, haletant de plus belle, puis il recula précipitamment. Il s'était libéré de cette même tension quelque temps plus tôt, mais sentir le désir de Rodney contre lui l'excita de nouveau.

Il poussa alors violemment Rodney sur le côté et sortit de la pièce très vite…

OoOoO

Rodney était tétanisé. Puis ses jambes le lâchèrent, il glissa au sol et se laissa aller. Il se sentait mal, il avait mal. Pas à la bouche, non, ses lèvres encore meurtries le laissait complètement indifférent. C'était son corps et son cœur. Comment en étaient-ils arrivés là ? A s'embrasser comme si le monde allait bientôt disparaître ?

Il resta assit là, sans bouger, les yeux fixes, la bouche encore entrouverte, presque en apnée. Puis la tension retomba d'un coup et il inspira brutalement une grande goulée d'air. Il ne savait plus quoi faire. Comment le voir de nouveau sans repenser à ça ?

Ce n'était pas possible, il fallait qu'ils en parlent, au calme. Il se releva doucement, mal assuré sur ses jambes encore flageolantes et s'approcha lui aussi de la porte fermée. Levant la main presque machinalement, il l'ouvrit et sortit…

OoOoO

Caldwell lui avait donné l'autorisation de se reposer et John s'était précipité vers les quartiers qu'il avait emprunté pour se doucher. Il regarda sa montre et constata que malheureusement, il ne lui restait plus que trente minutes à peine pour se remettre. Mais se remettre de quoi ? De s'être jeté comme un malade sur son ami ? De l'avoir embrassé comme un sauvage ?

Il s'approcha du lit et s'assit dessus. Puis il ferma les yeux et respira le plus calmement possible. Mais des yeux bleus apparurent derrière ses paupières. Des yeux bleus assombris par le même désir que le sien. Il ne pouvait pas se permettre de recommencer, mais il fallait qu'ils parlent de ce qui'il s'était produit. Et le plus tôt serait le mieux. Il ne fallait surtout pas laisser la gêne s'installer entre eux, ou sinon, une belle amitié allait s'envoler…

Si ce n'était pas déjà fait, malheureusement…

OoOoO

Rodney retourna dans le poste de pilotage. Il fallait qu'il s'occupe l'esprit, à défaut de s'occuper de ses sentiments.

-Dr McKay ! Alors ? Et ce jumper ?

-Il fonctionne. En fait, tout marche bien !

-Ça venait de quoi ?

-Je n'en sais rien et j'attendrais d'être au calme sur Atlantis pour comprendre ce qu'il s'est passé. On est loin ?

Caldwell interrogea du regard son pilote qui lui annonça.

-Encore vingt cinq minutes et on y est.

-Bon, et bien en attendant, je vais commencer mon rapport…

-Vous serez prévenu dès qu'on arrive.

-Merci…

Et il reprit le couloir, sous le regard circonspect du commandant du Dédale. Que s'était-il passé sur cette planète pour qu'il se comporte de la sorte ? Il connaissait le Dr McKay comme le scientifique le plus bavard de toute la galaxie et là, il était plus que laconique !

Sans doute de mauvais souvenirs dus au fait qu'ils avaient dû redescendre sur place. Il ne se posa pas plus de question et se concentra sur son vaisseau.

OoOoO

-Dr Weir, j'ai le Dédale.

Elisabeth se redressa et se dirigea vers la salle de contrôle. Enfin ils étaient revenus ! Enfin ils allaient pouvoir se reposer. Ils n'avaient plus rien à craindre des Wraiths, maintenant qu'ils avaient récupéré le jumper.

-J'ai le colonel Caldwell, annonça Chuck.

-Colonel ? Alors, vous avez de bonnes nouvelles, j'espère ?

« Tout à fait Dr Weir, nous avons pu remonter le jumper à bord et nous serons là dans environ cinq minutes… »

-Nous vous attendons avec impatience !

« Merci, mais je ne pense pas que nous atterrirons, nous avons été détourné et le personnel a plutôt hâte de retourner voir notre bonne vieille Terre ! »

-Comme vous voulez ! Et encore merci !

« De rien. Dédale terminé. »

Elisabeth poussa un énorme soupir, qui fit sourire le technicien. Ça y était enfin, toute cette malencontreuse affaire allait bientôt faire partie des mauvais souvenirs.

OoOoO

A suivre...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Voilà. Merci aux quelques 140 anonymes qui ont lu le chapitre 19... Ça fait toujours énormément plaisir de savoir qu'il y a autant de personnes qui aiment lire ce que j'écris.
Merci encore...
Sans vous, j'aurais sans doute arrêté...