Salut tout le monde !
Après les problèmes de connexions, voilà que la chasse au lycée commence !
Je sais, vous vous en fichez sûrement, mais l'avenir de mon fiston est en jeu, alors...
Bon ! Racontage de vie position "off" !
Voilà, maintenant, place aux reviews !!! YES !!!
IsaJackson :Mais si tu tue (wouaouh, fallait la faire, celle là !) Sheppy, comment y va faire Rodney ?
Et arrête de l'appeler le yorkshire, sinon je te prive de ma fic !! Nan mais !!!
Et je ne suis pas d'accord avec toi ! Je ne pense pas qu'il soit si con, comme tu dis, sinon, il serait pas accro à Rodney !
Là, j'tai eu ! nananèreuuuhhh !!!
Hathor : Je suis contente que le chapitre précédent t'ai plu, et j'espère que celui là aussi !
Euh... pour la réconciliation dans un l** comme tu dis, ça viendra, n'est crainte !
Nico : Le four est en préchauffage, pour le moment, alors patience ! Si ça cuit trop vite, ça crame !
Alors lentement, la cuisson, mais sûrement...
MyEstimeuse : J'aime beaucoup ta façon d'expliquer les choses ! Oui, c'est vrai, le bisou était un peu sauvage, mais que veux-tu, Sheppy se rend compte qu'il éprouve quelque chose d'étrange pour son ami, alors il laisse agir son corps avant de réfléchir ! Et franchement, pour moi, c'est quand il veut !
Ouais, je sais, l'espoir fait vivre...
Et ça partira en live, comme tu dis, mais ça, tu le verras bien !
Lovenarusasu : Contente de t'avoir fait plaisir ! J'aime savoir que mes lecteurs aient la tronche de travers le matin, parce qu'ils ont lu ma fic, et qu'ils n'arrivaient pas à s'en détacher ! Une nouvelle lectrice (t'es "une", ou "un" ??) qui se fait connaitre, ça fait toujours plaisir !
Et si tu veux voir ce que John et Rodney vont faire, et bien, bonne lecture !!
Merci pour ta review !
Alpheratz9 : Alors un slash sur Steve/Bob ou Hermiod/Caldwell, faudrait vraiment que j'ai rien d'autre à me mettre sous la dent, parce que là, franchement…
Mais si je me rappelle bien, c'est pas toi qui as marqué sur le chapitre d'avant, que les Asgards n'en avaient pas ?
Et les deux Wraiths ensembles... Ça ferait vraiment gore, à mon avis !
Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Chapitre 21
Ils étaient tous dans le poste de pilotage, attendant impatiemment que le colonel Caldwell prononce enfin la phrase.
-Donnez l'ordre à Hermiod de lancer la procédure, dit-il enfin au pilote.
-Bien monsieur.
-Bon, et bien vous allez pouvoir prendre un repos bien mérité. Quant à nous, nous repartons sur Terre. Bonne chance à vous !
-Merci mon colonel, répondit Sheppard au commandant, et merci d'avoir fait ce deuxième détour…
-Ce n'est pas vraiment pour vous que je l'ai fait, et vous vous en doutez bien, mais quand on sait ce qui aurait pu se produire si les Wraiths avaient découvert un de vos appareils sur cette planète, la seule solution était d'y retourner.
Ce n'était pas une phrase anodine, et aucun Atlantes ne s'y trompa. Caldwell ne l'avait pas fait seulement pour eux, il l'avait surtout fait pour sa propre tranquillité. Il n'était pas aimé d'eux, et il ne les portait pas non plus dans son cœur. Mais être militaire imposait de faire son devoir, et il était un bon militaire.
Il regarda les hommes un instant, avant que le rayon Asgard les emporte.
-Bon, on rentre ! Annonça t-il tout haut.
-Bien monsieur.
Maintenant, il avait l'esprit tranquille. Atlantis avait retrouvé ses occupants, et ils n'avaient plus besoin de lui.
-Mettez les moteurs subliminiques en route !
Et comme à chaque fois, dans l'espace, une fenêtre apparut. Deux cercles de lumières s'allumèrent derrière le vaisseau, et il disparut très vite, direction la Terre…
OoOoO
Elisabeth les attendaient, et quand ils apparurent, tous sains et sauf, elle respira de nouveau librement.
-C'est bon de vous revoir tous !
-Merci Elisabeth, c'est vrai que ça fait du bien d'être à la maison ! Répondit John d'un ton enjoué.
-Je vois que vous avez l'air tous fatigués, il s'est passé quelque chose là bas ?
-Non, on a juste eu du mal à faire remonter le jumper…
-Au fait, vous avez trouvé pourquoi… Commença t-elle.
-Non, coupa Rodney, et j'espère qu'il est bien au hangar, je vais voir ça tout de suite !
Il commença à s'approcher de l'escalier quand Elisabeth l'interrompit.
-Désolée, Rodney, mais il faudra d'abord passer voir Carson !
-Mais je vais bien ! S'exclama t-il.
-Je n'en doute pas, mais c'est comme ça, et vous le savez parfaitement ! Je vous dispense du débriefing pour aujourd'hui, mais demain, rendez-vous en salle de réunion à dix heures ! Allez messieurs, et profitez-en bien, ça ne sera pas toujours comme ça !
John se tourna vers l'équipe du major Lorne et dit.
-Repos pour tous ! Vous avez entendu la patronne, alors faites ce qu'elle vous dit !
-Merci monsieur, dit Lorne soulagé, on y va !
Et ils se retrouvèrent, Elisabeth, Rodney et John, seuls, dans la salle d'embarquement. La dirigeante d'Atlantis remarqua alors, que les deux hommes évitaient soigneusement de se regarder.
-McKay ? Sheppard ? Vous allez bien ?
-Très bien, mais vous avez raison, je suis fatigué, en plus ma jambe me fait terriblement mal… je vais voir Carson, et après je file dans mes quartiers. J'espère qu'il n'y a rien de prévu, j'aimerai bien rester au calme, cet après midi…
-Bien sûr ! S'empressa de dire Elisabeth, et vous Rodney ? Vous n'avez pas l'air dans votre assiette…
-Non, pas vraiment. Retourner là bas, a été une erreur…
-Une erreur ? Comment ça ?
-Laissez tomber, moi aussi je suis vanné ! J'irai voir Carson… après vous… Dit-il en regardant John.
Et il détourna aussitôt le regard, pour s'enfuir presque dans le couloir menant à ses quartiers.
-Il va bien ? Demanda Elisabeth à son chef militaire.
-Je pense que ça a dû être aussi pénible pour lui, que pour moi, mais j'irais le voir plus tard, si vous voulez…
Pourquoi avait-il dit ça ? C'était la dernière chose à faire ! Aller le voir, et dans ses quartiers en plus ! Là où la tentation serait la plus forte… A l'abri du regard des autres, seuls, tous les deux.
Une bouffée de chaleur l'envahit soudain. C'était comme si il n'était plus qu'un lac de lave en fusion, et il se sentit mal à l'aise.
Il se consumait de l'intérieur pour le scientifique. Il fallait y mettre un terme. Mais d'abord, aller voir le doc. Il n'avait pas menti sur un point, sa jambe le faisait vraiment souffrir…
-Bon, commencez par aller voir Carson, et revenez-nous en pleine forme !
-Je vais faire en sorte que ça aille mieux, ne vous inquiétez pas !
Mais ce qu'Elisabeth ignorait, c'était que la phrase qu'il venait de dire était valable à la fois pour son petit problème de santé et pour son mental.
OoOoO
Il marchait lentement, redoutant le moment ou il serait obligé d'avouer au terrible médecin en chef, qu'il avait forcé un peu trop, et qu'il avait mal. Il avait beau être lieutenant colonel, il allait sûrement en prendre pour son grade...
Et il était arrivé. L'antre du Dr Jeckyl. Planté devant la porte, il hésitait à y rentrer. Mais il était porteur du gêne, et même si il n'en avait pas vraiment conscience, celui-ci lui jouait des tours pendables de temps en temps. Comme maintenant. Sans lui demander son autorisation, la porte s'ouvrit toute seule. Et qui était là ? Dans le mille ! Frankenstein... euh... Carson en personne...
-Colonel ! Alors ? Ça y est ? Vous êtes enfin de retour ? Racontez-moi ! Profitez-en pour vous asseoir, je vais vous examiner.
John s'avança encore plus doucement vers le lit, espérant que son boitillement passerait inaperçu. Mais Carson avait des yeux de lynx...
-Et bien comme d'habitude, je vois que vous n'avez pas su prendre soin de vous ! Dit-il d'un air fâché.
-Mais non ! S'exclama John avec une mauvaise foi flagrante.
-Bah voyons ! Et vous espérez vraiment me faire avaler ça ? Couchez-vous !
-Mais...
-Vous êtes militaire et vous devez obéir, non ?
-Oui, mais pas à vous !
-Détrompez-vous ! Ici, c'est MON quartier général, et c'est moi qui commande ! Allez ! Sur le lit !
John prit place sur le matelas en soupirant. Carson s'approcha de lui, l'ausculta sous presque toutes les coutures, et croisa ses bras.
-Ça ne marchera pas ce coup-ci, ce n'est même pas la peine d'essayer !
-D'essayer quoi ?
-De me faire vos yeux de cocker ! Il fut un temps ou je me laissais prendre, mais c'est fini ! Enlevez votre pantalon, et allongez-vous !
John redescendit du lit, et avec un peu de réticence, déboutonna son pantalon, puis baissa la fermeture éclair. Prenant son courage à deux mains, il se décida enfin à l'enlever en essayant vainement de réprimer une grimace, puis regrimpa sur le lit.
-A part ça, vous allez bien ! Ironisa Carson.
-Vous avez un détecteur de mensonges intégré à votre stéthoscope ? Demanda le militaire.
-Oui, dernière trouvaille de Rodney ! Rétorqua Beckett en palpant sa jambe.
Heureusement qu'il s'était déjà allongé, car rien que le fait d'entendre ce nom, et John se sentit tout chose. Son rythme cardiaque s'emballa légèrement, et sa respiration devint un peu plus rapide.
-Je vous fais mal ?
-Non...
-Alors c'est étrange...
-Quoi ?
-On dirait que vous êtes essoufflé... vous avez du mal à respirer ? Vos côtes vous font peut-être encore mal, je suppose...
Issue de secours en vue, je prends !
-Oui, c'est vrai que j'ai un peu mal...
-Bon, et bien vous ne vous en sortez pas trop mal pour aujourd'hui, mais j'aimerai vous garder jusqu'à demain, au cas ou...
-Au cas ou quoi ?
-Je vous rappelle, encore une fois que JE suis le docteur et que VOUS êtes le patient, alors, je n'ai aucune explication à vous donner !
-Mais...
-Je sais... Soupira Carson, vous préféreriez sûrement vous casser une jambe plutôt que passer la nuit ici !
Le militaire le regarda avec un rictus au coin de la bouche.
-Quoi encore ! Soupira Carson.
-Vous auriez pu choisir une autre métaphore...
Carson rougit subitement. Là, il devait le reconnaître, il venait de faire une boulette de première !
-Bon, d'accord, vous avez gagné. Vous rentrez dans vos quartiers, mais en direct ! Pas de détour, c'est compris ?
Avec un grand sourire, John descendit du lit, et allait renfiler son pantalon, quand ils entendirent une voix, non loin d'eux.
** Bon, et bien il n'est pas là, tant mieux ! J'aurais au moins fait l'effort de me déplacer... **
-Rodney ? S'exclama Carson, en poussant légèrement le paravent.
-Oui... Soupira celui-ci en s'arrêtant.
Et lui qui espérait passer à travers...
-Vous venez aussi pour votre visite ?
Le scientifique se retourna, pensif. Oui, il venait pour sa visite. D'ailleurs ce docteur de pacotille, moitié rebouteux, moitié marabout, devait le savoir mieux que quiconque ! C'était lui qui avait décidé de pondre cette règle tout à fait stupide, comme quoi à chaque fois qu'une équipe revenait de mission, tous ses membres devaient faire un passage par l'infirmerie, afin que lui, le cher Dr Carson Beckett, puisse tester de nouveaux engins de tortures sur ses cobayes préférés. Il s'approcha du médecin, et stoppa net quand il vit avec qui il était.
"Il" était là, avec Carson. Pourtant il pensait lui avoir laissé suffisamment de temps avec le docteur ! Alors que faisait-il encore là ?
Et il remarqua enfin une chose. Il était nu, ou presque... Son pantalon à la main, le militaire n'était vêtu que de son boxer. Mais le sous-vêtement était tellement près du corps, que même sans avoir trop d'imagination, ce qui était un comble, parce qu'il était certainement la personne ayant le plus d'imagination ici, il pouvait aisément deviner que le militaire était vraiment, mais alors vraiment bien fait...
Cette vision n'arrangea pas ses affaires. Il déglutit difficilement, et commença à avoir sérieusement chaud.
-Vous tombez bien, je venais juste de finir avec le colonel, continua Carson, sans se douter un instant du tumulte qui venait de se produire dans la tête du scientifique, entrez, et prenez sa place... mais qu'est-ce que vous avez ?
-Où ?
-Votre bouche !
Rodney passa un doigt sur sa lèvre coupée et bafouilla.
-Je me suis mordu la lèvre...
-Mais comment vous avez fait ?
C'est moi qui t'ai fait ça, et tu n'aurais pas dû me laisser faire... Pensa John, les yeux rivés à ceux de Rodney.
-Je... euh... en croquant dans une barre de céréales...
-Et bien ! Vous n'y êtes pas allé de main morte ! Vous deviez mourir de faim ! S'esclaffa Carson.
Non, c'est moi qui avais faim… faim de lui…
-Je vais vous laisser, dit alors John d'une voix rauque. De toute façon, vous avez fini de me martyriser, non ?
-Oui, mais vous faites ce que je vous ai dit, sinon, j'envoi Ronon vous chercher !
-Parce que vous croyez qu'il me fait peur ?
-Je suis surtout persuadé que vous ne tenterez rien en face de lui, parce que lui, il ne craint rien de vous !
Avec une belle grimace, Sheppard enfila tant bien que mal son pantalon, et se dépêcha de sortir.
Parce que si il restait plus longtemps à proximité d'une certaine personne, il allait rapidement y avoir une pénurie d'eau sur Atlantis. Eau froide, surtout...
Plutôt drôle, surtout quand on sait que la cité est entourée d'eau…
OoOoO
-Bon, maintenant, qu'il est partit, vous allez peut-être me dire qui vous a fait ça ?
McKay se racla la gorge. Un chat venait apparemment d'y faire un tour...
-Comment ça ? Je vous ai dit que c'était moi qui...
-Ne me prenez pas pour un idiot, Rodney. Il y a encore une histoire de femme la dessous, je me trompe ?
-Une femme ? Quelle femme ?
-Justement, c'est ce que j'aimerais savoir ! Vous êtes entré, vous avez vu le colonel Sheppard assit, et vous n'avez rien dit ! De plus, vous avez la bouche abîmée, et comme il est blessé...
-Et comme il est blessé, vous vous êtes imaginé quoi ? Qu'il m'aurait flanqué son poing à la figure, parce que j'aurais profité de son état pour embrasser une femme qui lui aurait plu ? C'est ça ?
Carson se redressa, amusé. Oui, il en était sûr, il s'était passé quelque chose de louche entre ses deux là. Connaissant les deux hommes, et leurs petites querelles incessantes à ce sujet, il aurait mis sa main à couper qu'il y avait une femme dans cette histoire !
Le pauvre, si il avait su, il n'aurait pas pris le risque de parier, parce qu'un chirurgien amputé d'une main, dans une salle d'opération, ce n'est pas vraiment utile...
-Non ! Je vous répète que...
-D'accord, d'accord ! Je vous crois... allez, à votre tour, allongez-vous !
Rodney se laissa ausculter en silence, ce qui inquiéta vraiment Carson. D'habitude, il redoutait toujours un peu la venue à l'infirmerie de celui-ci. Râleur, cabochard, et se plaignant pour un oui ou pour un non. Mais là, c'était le silence. Et il n'aimait pas ça. Il allait lui demander de parler, quand il fut saisit par la douleur visible sur son visage. Son ami avait un problème, mais ne voulait pas en parler. N'étant pas un psy, Carson décida de lui laisser du temps. Quand il sera prêt, il trouvera une épaule compatissante pour se libérer, mais apparemment, c'était trop tôt. Laisser le temps au temps...
OoOoO
Il avait désobéi au docteur, mais il avait faim, alors il était passé au mess, et il n'y avait vu personne. Ce qui lui paru bizarre, car il n'avait pas vu ni Ronon, ni Teyla depuis qu'ils étaient tous rentrés. Finalement, il prit de quoi grignoter et repartit dans ses quartiers. En chemin, il croisa Elisabeth.
-Alors ? Le verdict ?
-Bon pour le service, mais avec ordre de me reposer !
-Carson a encore frappé, à ce que je vois, mais je suis d'accord avec lui !
-Ah bon ? S'exclama John surprit, et pourquoi ?
-Vous... boitez...
Elle avait eu du mal à le dire, sachant qu'il n'était pas homme à aimer se sentir diminué.
-Oui, et c'est pour ça que je retourne chez moi. Au fait, où sont Ronon et Teyla ?
-Ils sont restés sur le continent. Ils aident à la moisson.
-Ronon aussi ? Oh bon sang, il s'ennuyait tant que ça, ici ?
-Vous savez, quand vous étiez blessé, lui et Teyla sont souvent restés ensemble, et depuis, il l'aide à gérer les récoltes. Je pense que c'est sa manière à lui de vouloir nous remercier...
-C'est ridicule, il n'a pas besoin de ça !
-Vous le savez, je le sais, et la plupart des habitants d'Atlantis le savent aussi. Mais lui non. Il a besoin de faire quelque chose, et comme en ce moment, vous êtes indisponible, il s'est trouvé cet exutoire.
John se mit à sourire. Imaginer le grand guerrier Ronon, tant redouté des Wraiths, avec une faucille à la main et se baissant pour faucher les blés, ou tout autre chose qui pouvait pousser sur le continent. Tu parles d'un exutoire ! C'était le purgatoire, plutôt !
-Pourquoi vous souriez ?
-J'étais juste en train d'imaginer Ronon en agriculteur !
Les deux leaders se regardèrent un court instant, avant d'éclater de rire en cœur. Ils se calmèrent pourtant très vite, quand un technicien passant dans le couloir, les regarda de travers…
-Bon, ce n'est pas que votre compagnie me déplaise, mais il faut que je m'attelle à mon rapport. Quand pensez-vous faire le vôtre ?
-Je dois vraiment en faire un ?
-Sur votre sortie d'aujourd'hui, oui ! Et comme je sais que vous adorez faire ça, je vous laisse y réfléchir tranquillement ! Dit Elisabeth d'un ton légèrement ironique.
-Merci beaucoup ! Répliqua John en faisant la grimace.
Avec un petit rire, Elisabeth se tourna, et partit vers son bureau, le laissant seul dans le couloir. John respira un grand coup, et se dirigea vers ses quartiers tranquillement. Enfin, vu de l'extérieur, il était tranquille, mais à l'intérieur, c'était le bazar total.
Il était arrivé devant ses quartiers. Enfin, c'était ce qu'il supposait, étant donné qu'il avait marché sans se rendre compte de quoi que se soit autour de lui.
Fixant la porte, il se décida à l'ouvrir et y entra tranquillement. Il ferma les yeux un court instant, et la porte obéit à son ordre silencieux. Elle glissa doucement, l'enfermant dans sa chambre. Avec ses pensées. Et ses envies…
Il posa son encas sur la table de chevet, s'assit lourdement sur son lit, et se laissa aller en arrière. Son corps ne lui laissait pas un instant de répit, il était constamment sous pression, et encore plus quand il pensait à lui.
Pourquoi n'arrivait-il pas à s'enlever de la tête ce fichu scientifique borné et suffisant ?
Pourquoi n'arrivait-il pas à s'enlever de la tête qu'il le voulait sous lui, en lui…
Qu'il voulait être en lui, l'entendre gémir sous lui…
Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il réagissait comme ça. Pourtant, quand il avait le plaisir d'avoir une femme dans ses bras, jamais, ou plutôt, presque jamais ça ne lui avait fait cet effet là ! Il avait envie de faire l'amour avec elle, et quand par malheur il se rendait compte que c'était à sens unique, ça s'arrêtait là ! Mais il est vrai que ça avait été rarement à sens unique… En fait, jamais…
C'était certainement pour ça que ça le rendait furieux.
Et maintenant, voilà qu'il se consumait d'amour pour un homme ?
Amour ??
Attention, roulement de tambour, le chef militaire d'Atlantis à une révélation à vous faire !
Il était amoureux…
Rodney se serait sûrement moqué de lui, si il avait pu le voir à ce moment. Lui qui l'appelait le Capitaine Kirk de la galaxie de Pégase, serait probablement mort de rire en le montrant du doigt !
Mais oui, c'était ça, lui, le militaire de carrière, un type séduisant, enfin d'après les femmes qu'il avait fréquenté, charmeur, qui arrivait à embobiner tout le monde ou presque, rien qu'avec un petit sourire sur son visage d'ange, venait de faire la découverte du siècle ! Il était amoureux. Mais d'un homme.
C'était ça qui coinçait. L'armée n'était pas tendre avec les hommes, qui selon ses principes ultra rigide, n'étaient pas dans le droit chemin. Que ses soldats se tapent des femmes à tire-larigot, qu'ils soient plus ou moins violent avec les femmes pendant un conflit, et leurs dirigeants fermaient les yeux, ou pire, les excusaient. Après tout, à la guerre, ils avaient bien le droit de se défouler, non ?
Mais qu'un type ait le malheur d'en aimer un autre, et là, c'était l'horreur totale.
Un homo, un gay, une pédale, voilà ce qu'il risquait d'entendre.
Il soupira de plus belle. Il se sentait comme un condamné. Condamné à aimer en silence, et sans jamais pouvoir sortir de sa prison…
OoOoO
A suivre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Voilà.
Merci aux quelques 142 anonymes qui ont lu le chapitre 20...
Je me répète encore, mais : Ça fait toujours énormément plaisir de savoir qu'il y a autant de personnes qui aiment lire ce que j'écris.
Merci encore...
Grace à vous, je continue...
