Salut tout le monde !
Merci à vous d'être toujours là, ça fait plaisir !!
Voilà, maintenant, place aux reviews !!! YES !!!
IsaJackson :Merci pour ta review, ma belle. Et oui, il admet enfin qu'il est amoureux. et je pense que je vais réchauffer un peu l'atmosphère avec ce chapitre...
Nico : Les choses se précisent... et là, j'espère que tu vas déguster le plat !
Bonne lecture !
Alpheratz9 : Euh... je prends bonne note de ta mise en garde, et je vais laisser les profs harceler mon fiston ! Mes fics, de toute façon, il a pas le droit d'y toucher, alors il pourra pas confondre avec les documents administratifs, et c'est tant mieux !
J'ose même pas imaginer la tronche des gens si ils "tombaient" dessus par hasard...
Ils seraient peut-être capables d'aimer ? Qui sait ?
Alors pour le reste, ça y est, ils vont enfin réagir. Et attention les yeux...
Hathor : Merciiiiiii à toi !! Tu as posté ma 100ème review !!
Hey oui, cette loi est vraiment stupide ! Mais grâce à moi, et au pouvoir de la fic, ils vont faire ce qu'ils veulent !
Et pour la réconciliation dans un lit, et bien...
MyEstimeuse : Désolée pour toi ! Mais franchement, moi j'aime !!! Bah ouais quoi ! Quoi de plus agréable à lire que : "je suis accro" !
Mais ça y est, John a fini d'être triste, et Rodney aussi...
Mais ça, tu le liras !
Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Chapitre 22
Rodney n'était pas resté très longtemps à l'infirmerie. Mis à part le fait que Carson l'avait trouvé un peu énervé, et que sa tension avait grimpé un peu, le docteur n'avait rien remarqué d'anormal. Enfin physiquement, parce que mentalement, il voyait bien que le scientifique était légèrement à côté de la plaque. Alors il l'avait laissé partir, en lui recommandant d'aller manger, et surtout, d'aller se reposer, car il voyait bien qu'il était fatigué...
Ce que Rodney avait promis de faire, même si c'était, et de loin, ce qu'il n'avait absolument pas envie de faire. Il avait quitté l'infirmerie, avec la ferme intention d'aller le voir. Même si il s'en prenait plein la tête, il avait décidé de crever l'abcès. Mais le docteur avait raison. Si il ne voulait pas tomber malade, il devait aller manger. Alors il se dirigea vers la cantine, espérant quand même l'y voir, mais non, il n'eut pas cette chance. Dépité, il se servit un plateau, s'assit en silence à une table, à l'écart, et mangea seul. Triste.
Il se dépêcha quand même de finir son assiette. Il était pressé et impatient d'aller le voir. Mais en même temps, il était terrifié.
Comment allaient-ils se comporter l'un en face de l'autre ?
Comment allaient-ils pouvoir se regarder sans penser à ce qui s'était passé sur le Dédale ?
Soupirant, il se leva, laissant le plateau sur la table, et quitta le mess. C'est d'un pas ferme et volontaire qu'il se dirigea vers les quartiers du militaire. Mais devant la porte, il hésita. Il avait peur. Peur de sa réaction. Pas la sienne, non, il savait ce qu'il voulait. Lui. Il le voulait dans ses bras, mais ne savait pas du tout si c'était réciproque.
Mais après la façon dont l'avait plaqué le militaire pour l'embrasser, il se sentit ragaillardit. Et si jamais il devait se prendre un râteau, tant pis. Au moins, il saurait. Et il pourrait vivre avec. Même si il était persuadé que se serait vraiment infernal de vivre comme ça…
Inspirant profondément, il leva la main et frappa. Et attendit. Une minute. Puis deux…
Pas de bruit. Pas de porte qui s'ouvre.
Presque soulagé, mais à la fois frustré, il fit demi-tour.
-Entrez…
Il stoppa sa marche, et se retourna. Ils se firent face pendant quelques secondes, sans rien dire, se demandant l'un comme l'autre ce qui allait se passer, si jamais ils se retrouvaient seuls, dans une chambre…
Mais le désir de mettre les choses au clair fut le plus fort. Rodney ne pouvait décidément pas vivre dans l'incertitude. Il avait trop l'esprit cartésien pour ça. Il lui fallait des réponses, des solutions. C'était sa manière de faire, de vivre, il était comme ça, c'est tout.
Il fit d'abord un pas, hésitant, puis deux. C'était la première fois qu'il pénétrait dans les quartiers du militaire, et la chose qu'il remarqua tout de suite, fut qu'elle était nickel. Rien ne traînait. Le lit était fait au carré. Le lit…
Cet accessoire si simple, si banal, et pourtant si indispensable. Ce lit où "il" dormait, où "il" se reposait, ce lit sur lequel il avait envie de se coucher, de le coucher...
-Vous pouvez vous pousser un peu, s'il vous plait ?
Il sursauta légèrement, et se poussa sur le côté. Il était resté planté devant l'entrée, et John ne pouvait pas passer.
-Oui, oui bien sûr…
Un silence angoissant suivit ces quelques paroles. Rodney entendit un soupir, puis...
-Vous allez rester là sans rien dire ?
-Sheppard, il faut qu'on parle.
-De quoi ?
-De ce qui s'est passé sur le Dédale…
John rougit un peu. Lui aussi voulait en parler, mais ne savait pas comment expliquer ce qui lui était passé par la tête pour en arriver là.
-Vous m'avez embrassé…
Toujours ce silence…
-Pourquoi ? Insista Rodney.
-Je ne sais pas ce qui m'a pris…
-Vous vous mentez à vous-même…
-Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ?
-Votre réaction…
-Ma réaction ?
Dialogue de sourd. Il faisait l'étonné, alors qu'il savait parfaitement pourquoi.
-Oui, votre réaction... Insista Rodney en s'approchant de lui.
La respiration plus que saccadée du militaire le conforta dans sa position. Alors il tourna la situation à son avantage. Il prit brutalement le militaire par les bras, le poussa contre le mur et se plaqua contre lui.
-Cette réaction là...
Et il posa sa main sur l'entrejambe de John. Il n'eut pas à attendre longtemps, son geste avait été volontairement explicite, et sans qu'il ait besoin d'insister, il sentit le corps de l'homme réagir à sa caresse.
-Ne faites pas ça… Entendit-il.
C'était presque une supplique. Rodney n'en revenait pas, mais il continua et s'enhardit un peu plus. Le bouton et la fermeture éclair du pantalon furent ouverts très vite, et la main se faufila à l'intérieur.
-Si… j'en meurs d'envie, et vous aussi…
-Non…
-Si, John, et tu le sais… embrasse-moi…
-Il ne faut pas… Haleta John.
-D'accord. Alors si tu ne veux pas, je vais le faire…
Et sans attendre, il plaqua enfin ses lèvres sur les siennes. Un baiser doux, sensuel, léger. Puis la passion l'emporta et il l'embrassa à pleine bouche.
OoOoO
Le déclic se fit enfin dans la tête du militaire et il se mit à gémir en entrouvrant la bouche. Rodney en profita et plongea sa langue à la rencontre de la sienne. S'en suivit une bataille pour savoir lequel des deux serait le plus vorace. Ce n'était plus le baiser tendre et délicat du début, ils avaient passé ce stade. C'était le baiser de deux êtres éperdument amoureux l'un de l'autre. Sauvage, et passionné…
Et ils ne pouvaient pas s'arrêter. Ils se tenaient l'un à l'autre, comme à une bouée de sauvetage, comme si ils allaient mourir si ils se lâchaient.
Comme si ils avaient besoin l'un de l'autre pour vivre…
La main du scientifique se glissa à l'intérieur du sous-vêtement, et se saisit du membre dressé. Les jambes du militaire ne le portaient plus, et il serait probablement tombé à genoux si Rodney ne l'avait pas retenu en se plaquant contre lui.
Il continua doucement son exquise torture, en haletant lui aussi. Mais il était content, il avait sa réponse. Il ne l'avait pas rejeté. Alors il retira sa main, abandonna la bouche de John et continua son exploration, dans le cou, puis il lui retira son tee-shirt. Il lécha le torse, les tétons qui, comme il l'avait deviné, pointait sous une fine toison brune, et descendit doucement. Le ventre ferme, et encore plus bas...
Il se mit à genoux devant John et baissa le pantalon, qui de toute façon n'était plus attaché, et glissa ses doigts sous l'élastique du boxer.
-Rodney… Supplia John, ne faites pas ça…
-Laisse-moi faire…
Et sans attendre, il fit ce dont il avait rêvé. Il le prit dans sa bouche.
John rejeta brusquement la tête en arrière et cria. Il ne s'attendait pas à ça. Pourtant, dans un coin reculé de son cerveau, il l'avait espéré, l'avait réclamé silencieusement, et son fantasme se réalisait,
Rodney lui faisait l'amour. Et il aimait ça. Un homme était agenouillé devant lui, l'avait pris dans sa bouche, et il adorait ça. Mais il se demanda soudain si il allait pouvoir se laisser aller.
Si il allait réussir à se laisser aller. Enfin...
Mais Rodney cessa sa caresse, le laissa reprendre une respiration presque normale, et se contenta de le caresser délicatement avec ses doigts, s'émerveillant de ce qu'il était capable de faire subir à un type comme lui.
Puis il se mit debout et se déshabilla, révélant au militaire que lui aussi, était dans le même état. Il lui prit la main, le poussa sur le lit, et laissa agir le désir. Il renversa John sous lui, et se positionna entre ses jambes.
Le militaire était complètement sous l'emprise de Rodney. Lui qui était plutôt du style à dominer, était incapable d'avoir une seule pensée cohérente. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il voulait aller au bout de son plaisir. Et Rodney, attentif au moindre soupir de son amant le sentit, alors il continua à le caresser, le lécher, et le reprit dans sa bouche. Ce n'était pas sa première fois, mais s'était encore meilleur avec lui. Il n'aurait jamais cru pouvoir le dire, mais il adorait sentir le corps du militaire se contracter, l'entendre gémir alors qu'il se contentait tout simplement de le caresser de la langue...
OoOoO
John se cambra et agrippa brutalement les draps en gémissant.
C'était trop bon… Il était trop doué. Il n'était pas seulement un beau parleur. Sa bouche et sa langue n'étaient pas douées uniquement pour sortir des phrases dans un jargon scientifique que peu de personne comprenait…
Oh que non… Elles savaient aussi donner du plaisir, et c'était lui qui en profitait. Puis il sentit que Rodney voulait le mettre sur le ventre. Et là, panique.
Est-ce qu'il allait vraiment lui faire ça ?
Est-ce qu'il avait envie qu'on lui fasse ça ?
Mais il avait l'impression d'être comme une poupée de chiffon entre les mains de Rodney, ou plutôt comme un E2PZ. Il était malaxé, pétrit, caressé, embrassé... traité avec douceur et tendresse. Et il ne se sentait pas la force de dire non. De toute manière, il n'en avait aucune envie…
Avec un peu d'appréhension, il attendit le moment où il était sûr que la douleur allait l'envahir, mais non. Rien de tout ça.
Rodney l'embrassait, baisers mouillés, plein de douceur, encore et encore…
Le cou, le dos, les mains suivant le même chemin que sa bouche…
Mais il se raidit tout à coup. Le poids de son amant sur lui disparut, et à la place, il sentit que les doigts caressaient doucement ses reins, glissant vers ses fesses, puis s'insinuèrent entre elles…
Il n'eut pas le temps de protester que déjà, il gémissait de nouveau. Rodney sévissait, et de la plus douce des manières. Une langue tendre et coquine avait remplacé les doigts. Et il savait ce que ça voulait dire. Son amant était en train de le préparer à le recevoir…
OoOoO
Il en avait rêvé, et ça se produisait. Le chef militaire d'Atlantis était entre ses mains, et il en profitait. Sur le terrain, il se laissait commander, et encore, non sans râler un peu, mais là, celui qu'il croyait dominant, était totalement dominé. Et par lui. Il en ressentit une immense fierté. Lui le scientifique, avait le pouvoir de faire ce qu'il voulait du corps de l'homme allongé sous lui. Il voulait l'entendre crier, voir son beau visage se tendre sous le plaisir qu'il lui donnait, et il était ravi. C'est exactement ce qui était en train de se passer.
Oh bien sûr, lui aussi était tendu de désir. L'entendre gémir avait presque failli le faire jouir quand il l'avait pris dans sa bouche. D'ailleurs, il ne s'était pas arrêté uniquement pour éviter de donner un orgasme trop rapide au militaire, enfin si, il y avait un peu de ça, mais c'était surtout parce qu'il voulait aller plus loin avec lui.
Il voulait l'aimer, mais pas uniquement avec sa bouche, ou ses doigts, ni même une autre partie de son corps, mais avec son cœur aussi. Et pour ça, il voulait être sûr que ce qu'il ressentait était un sentiment partagé. Il l'aimait. Il était même raide dingue amoureux de cet homme, et il ne voulait pas se contenter d'un coup d'un soir. Non, il voulait l'âme du militaire. Et aussi son cœur.
Parce que sans le savoir, John lui avait volé le sien...
OoOoO
Le cœur au bord de l'explosion, les jambes en coton, les mains tellement crispées sur les draps, que les jointures en étaient blanches, la bouche qui ne prononçait plus autre chose que des "oh oui", des "oh bon sang", des "continu" langoureux, voilà ce qu'était devenu le chef militaire de la cité d'Atlantis.
Son cerveau avait dû aller faire un tour ailleurs, car il ne savait plus rien, sauf qu'il en voulait plus. Toujours plus. Mais ce qui était marrant, enfin si on veut, c'est qu'en même temps, il avait peur. Peur de l'après.
Et il se mit à trembler.
Rodney le sentit et se redressa doucement. Il se coucha à côté de John et le força à lui faire face.
-Qu'est-ce que tu as ? Tu n'aimes pas ?
Question totalement ridicule s'il en est, et après s'en être rendu compte, Rodney se mit à sourire.
-Alors, tu as perdu ta langue ?
-Pas toi, en tout cas... Rétorqua John d'une voix rauque et essoufflée.
-Je sais, je suis très doué, tu devrais le savoir !
Oh que oui, il le savait ! Mais pourquoi avait-il arrêté ? Il ne voulait pas aller plus loin ? Il l'avait déçu ?
-Oh non, John, pas du tout...
Il avait parlé tout haut, ou quoi ? Car Rodney venait de répondre à la question silencieuse qui le taraudait.
-... mais je voulais savoir une chose, avant de continuer, qu'est-ce que tu ressens pour moi ?
-Qu'est-ce que ça changerait pour toi, de le savoir ?
-Beaucoup de chose, en fait. Je vais peut-être me ridiculiser, mais au point ou j'en suis, ça ne changera pas grand-chose. John, sache que je...
Mais il ne put finir sa phrase, John l'avait basculé sur le dos et l'embrassait. Rodney répondit avec fougue, et pencha légèrement la tête sur le côté, pour profiter le plus possible de la situation. Ses mains glissèrent sur les hanches, montèrent doucement de chaque côté, pour finir par atterrir sur la nuque, et caresser les cheveux...
OoOoO
John était essoufflé, et complètement soufflé par le savoir faire de son amant. Il était terriblement sensuel dans ses gestes, et d'une douceur...
Il avait l'impression d'être un clavier d'ordinateur sur lequel couraient les doigts agiles...
Bon sang ! Si il continuait comme ça, il allait peut-être...
Il ne s'en rendait pas compte, mais son corps bougeait tout doucement sur celui de Rodney, en un lent mouvement incontrôlé de son bassin. Il mimait l'acte sexuel. Et leurs sexes se frottaient l'un contre l'autre. C'était insoutenable. La tension était tellement forte...
OoOoO
John passa sa main droite sous la cuisse de Rodney, la glissa jusque sous le genoux, et plia la jambe. Il le sentit se raidir un peu, et attendit qu'il soit un peu plus décontracté pour continuer. Il en avait tellement envie... Il lâcha la bouche de Rodney, et les yeux planté dans les siens, la bouche entrouverte, il le pénétra.
-Jooohn... ooooohhhh mon dieu... Balbutia Rodney en se cambrant brutalement.
Les mains quittèrent brusquement sa nuque, et il sentit des ongles se planter dans son dos.
Il comprit très vite et stoppa aussitôt tout mouvement. Il fixa Rodney, qui avait fermé les yeux. Son amant respirait vite, comme si il avait couru un marathon. Il devait souffrir, car il avait le visage tendu, et il put voir une larme couler sur la tempe. Une grimace tordit sa bouche, et il le vit réprimer un gémissement de douleur en se pinçant les lèvres. Alors lentement, il se mit sur ses avant bras, se retira doucement, et voulu basculer sur le côté.
-Non... reste... Murmura Rodney.
-Je t'ai fait mal... je suis désolé, je suis tellement désolé...
-Pas moi... j'en avais autant envie que toi, mais ça faisait si longtemps... et je ne rappelais pas que c'était si douloureux...
Surprit, John regarda attentivement Rodney.
-Tu as déjà…
-Oui…
-Et… quand ?
-Première année de médecine…
-Tu as fais médecine ? S'étonna John.
-Une année, et crois moi, ça n'a pas été le meilleur choix que j'ai pu faire…
John caressa le front moite de transpiration et embrassa doucement Rodney dans le cou.
-Je suis désolé, je n'ai pris aucune précaution, je n'ai pensé qu'à moi, excuse-moi... Chuchota t-il en l'embrassant encore, je t'en prie, pardonne-moi...
-Non, je ne te pardonne pas...
John se redressa brusquement, et regarda Rodney dans les yeux. Il lui en voulait à ce point ?
-... sauf si tu me dis ce que tu ressens pour moi... Continua Rodney, tu ne m'as pas laissé finir ma phrase, tout à l'heure... je voulais te dire que je t'aime, je suis complètement et irrémédiablement amoureux de toi...
OoOoO
Il ne disait rien. Il le fixait, mais ne parlait toujours pas. Avait-il commis une erreur, en lui avouant ses sentiments ? Il commençait à avoir peur. Peur de s'être une fois de plus ridiculisé. La situation était plutôt comique pourtant. Il était nu sur un lit, et un homme, nu aussi, était allongé sur lui. Mais le désir était retombé. Des deux côtés d'ailleurs…
Pourtant il l'avait voulu. Il avait voulu le sentir en lui, mais la douleur ressentie avait été vraiment infernale. Il avait oublié à quel point ça avait été douloureux, mais en même temps c'était si loin…
Comment se rappeler ça ?
Le cerveau est quelque chose de fantastique, il peut anesthésier de lui-même les souvenirs trop pénibles. Seulement voilà, si il avait pu se souvenir de ça, il aurait pu indiquer à John comment si prendre afin d'éviter ce qui venait de se passer… Il s'y était pris doucement pourtant, mais le fait est, que comme il n'avait jamais renouvelé l'expérience, il avait vraiment eu mal…
OoOoO
Envolé le désir. Il était pratiquement sûr que c'était de sa faute si Rodney avait perdu sa vigueur, il lui avait fait mal, et si lui aussi était revenu à un état "normal", c'était à cause de la douleur qu'il avait infligé à son amant. Lui qui se croyait doué en amour, n'avait pas fait attention.
Et en plus, voilà que ce satané scientifique venait de lui dire qu'il était amoureux ! Lui aussi, il l'aimait. Assez pour s'être laissé caressé par lui, assez pour l'avoir laissé lui donner du plaisir d'une manière plutôt directe, et assez pour avoir voulu faire l'amour avec lui.
Mais justement, si ils s'avouaient mutuellement leur amour, comment feraient-ils pour se côtoyer sans se trahir ? Comment sortir en mission sans avoir peur à chaque fois pour l'autre ?
John savait que son silence était en train de devenir pesant. Il se doutait que dans la tête déjà bien pleine du scientifique, se bousculaient plein de questions plus ou moins sensées. Car si il était un homme avec une intelligence hors norme, il était aussi le plus indécis concernant sa vie sentimentale. Il n'y avait qu'à voir la façon dont il avait fini par rompre avec Katie...
En amour, le super génie qu'était le Dr Rodney McKay, devait avoir la même expérience que celle d'un gamin. Autant dire aucune.
Mais aussitôt pensée, cette constatation fut aussitôt réfutée. Non, Rodney McKay n'était pas si nul que ça en amour.
Il fallait voir la façon dont il s'y était pris pour l'embrasser, et ensuite, quand il l'avait pris dans sa bouche, puis dans sa main, afin de lui faire comprendre, que comme il était lui aussi un homme, il était pratiquement sûr de savoir ce qu'un autre aimait...
Et il avait aimé. Tout ce que Rodney lui avait fait, lui, le colonel Sheppard avait aimé. Et il n'attendait qu'une chose, c'était de pouvoir encore le subir.
Il le fixait toujours, mais celui-ci n'était plus soucieux. En fait, il avait même l'air détendu...
Rodney souriait. Pourquoi souriait-il ? Il n'avait toujours pas ouvert la bouche, donc, n'avait pas répondu à la question, et pourtant, il souriait quand même !
Aurait-il perdu la tête ?
Il espérait que non, parce que se serait vraiment dommage de se passer de lui. De ne plus voir ses mains s'envoler, bouger comme si elles avaient leur propre vie, et l'entendre expliquer, parfois inutilement aux pauvres idiots qu'ils étaient tous à côté de lui, des théories qu'ils trouvaient plus ou moins abracadabrante...
Le voir sourire, le voir s'emporter contre ceux qui travaillaient pour lui et avec lui, le voir marcher, son portable à la main, l'entendre... le voir... juste ça, le voir...
Non, pas uniquement ça. Le toucher, le frôler, poser sa bouche à la base de son cou, laisser ses mains vagabonder sur lui, afin de lui faire subir toutes les exquises tortures qu'il lui avait procuré...
Sa respiration s'accéléra, son rythme cardiaque aussi, et il remarqua enfin, que le sourire de Rodney avait disparu pour laisser la place à un visage tendu par le désir...
OoOoO
A suivre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Voilà.
Merci aussi aux quelques 114 anonymes qui ont lu le chapitre 21...
Je souhaite à tous ceux qui sont partis, ou qui vont partir en vacances, de s'éclater comme des MALADES !!!
Profitez-en bien, et n'oubliez pas de continuer à lire.
Voilààààà, mon "petit" speech est fini.
A vous de jouer...
