Salut tout le monde !

Alors comme je suis curieuse, pour ne pas dire trèèèèès curieuse, je suis allée faire un tour sur le site, peu de temps après avoir updaté. En fait, c'était le lendemain, pour être précise. Et bien vous me croyez si vous voulez, mais j'ai eu exactement 88 lecteurs en une seule journée !
Si vous saviez ce que je peux aimer...
Alors maintenant, je vais remercier personnellement les gens qui ont osé reviewer !
Je vous assure que c'est absolument pas douloureux, et que ça peut parfois guérir le vague à l'âme de l'auteur.
Alors n'hésitez pas, c'est un bon remède, ça ne coûte pas cher, et ça ne creuse pas le trou de la sécu !

IsaJackson :Tu as pris ça pour un lemon chaud bouillant ?
Oups ! Moi qui croyais que ce n'était qu'un petit lime de rien du tout...
Comment tu vas réagir quand tu vas lire l'autre... Si y'en a un, bien sûr...
Mouahahahaha ! Moi et l'art de faire mijoter mes lecteurs...

Alpheratz9 : J'apprécie que tu ais apprécié le chapitre précédent ! Et le fait que tu dises aussi que ce n'était pas guimauve, ça me rassure. J'ai toujours l'impression d'en faire trop. Remarque, ce n'est peut-être pas qu'une impression...
Et oui, j'ai fait un peu foirer le début de leur relation. Mais c'est parce que dans la vie, tout ne va pas toujours comme sur des roulettes, alors...
J'espère que tu aimeras autant celui là !

Nico : Ça va ? Pas d'indigestion ? Non ? Tant mieux ! Ça m'aurait embêté, vu que ce ne sera pas le seul. Et comme je l'ai dis à Isa, ce n'était qu'une sorte "d'amuse gueule"...
Bonne lecture !

MyEstimeuse : Alors non, je n'ai pas vu ce film ! Cette phrase est sortie tout droit de mon crâne de nana saturée d'histoire d'amour à l'eau de rose. C'est mielleux à souhait, mais je suis comme ça. J'aime le romantisme, et ça se ressent dans mes fics.
Et oui, j'aime bien l'idée d'un Rodney dominateur. De plus, il est le seul à avoir eu une aventure avec un autre homme, alors que John, non.
Et pour la déclaration de John, attend un peu, tu verras bien...

Hathor : T'as chaud ? Viens habiter au nord de la Loire, et tu verras, ça va refroidir très vite tes ardeurs ! Mouahahaha !
Et ce coup-ci, crois moi, j'ai pas fait exprès de vous faire poirauter, je vous ai tout simplement oublié...
J'ai honte...
Euh... un dernier truc, ouvre un peu la fenêtre pour lire la suite, parce qu'Isa me remerciait pour le lemon du chapitre précédent, mais pour moi, ce n'étais qu'un tout piti jus de citron, autrement dit, un minuscule lime de rien du tout...

Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 23

Le désir ?

-Rodney...

Et là, il le sentit de nouveau. Et il se rendit compte que sans qu'il le veuille vraiment, le contact du corps chaud, souple et si doux tout contre le sien, lui avait donné l'envie de recommencer...

-J'ai envie de toi John...

-Moi aussi...

-J'en suis tout à fait conscient...

Gêné d'être toujours couché sur lui, John essaya de se mettre sur le côté mais Rodney l'en empêcha.

-Je suis lourd, tu vas avoir mal partout si je reste sur toi...

-Alors, n'attends pas...

-N'attends pas quoi ?

Rodney sourit. Son capitaine Kirk n'était pas si futé que ça, finalement...

-Faut-il vraiment que je te fasse un dessin ? Alors ne bouge pas, j'y vais...

Et ses mains dessinèrent, ou plutôt, se baladèrent sans aucune pudeur, cherchant à prendre, autant qu'à donner, le plaisir qu'ils voulaient ressentir tous les deux.

John haletait sous les doigts qui s'étaient glissés sur son dos, puis plus bas et soudain, il se retrouva sur le dos, Rodney penché au dessus de lui.

-Tourne-toi... Murmura Rodney d'une voix rauque.

Ils se fixèrent un moment, puis Rodney continua.

-Je ne te ferais jamais de mal, fais moi confiance s'il te plait...

-Ce n'est pas de toi que j'ai peur, mais plutôt de moi...

-Alors si ce n'est que ça, laisse-toi faire, tu as aimé, tout à l'heure... ce que je t'ai fait ?

Si il avait aimé ? Après l'avoir entendu gémir, il lui demandait s'il avait aimé ?

-Je pense que oui, répondit Rodney à sa place, d'ailleurs, tu es un peu bruyant je trouve...

-Mais dit donc ! Je t'inter...hummmppff...

Pour interrompre quelqu'un qu'on aime, deux solutions. Soit on s'en va pour éviter un conflit, soit on en provoque un autre, afin de détourner l'attention. Rodney avait choisi la deuxième solution. Il provoqua John en l'embrassant avant qu'il ait fini sa phrase. Et à voir la façon dont celui-ci répondait, il ne s'était pas trompé de solution...

oOoOo

Pourquoi était-il incapable de dire non ? Pourquoi fallait-il que son corps le trahisse et fasse ce dont il avait envie et contre son avis ?

Tout simplement parce qu'il le voulait aussi. Rodney l'embrassait, le caressait, ses mains couraient sur lui et sa bouche descendit sur son cou, son torse, passa très rapidement sur le ventre et atteignit l'endroit qu'il voulait.

-N'ai pas peur et laisse-toi faire, d'accord ?

-Qu'est-ce que tu vas... faire ? Demanda John un peu inquiet.

-Tu verras bien... enfin non, tu ne verras rien, mais crois-moi, je suis sûr que tu vas adorer...

Il se glissa entre les jambes du militaire, puis sans attendre, sa bouche retrouva le chemin qui menait à l'intimité de John et recommença. Le léchant, le caressant, il approcha son index et frotta doucement l'entrée du jardin secret de son amant. Il insista jusqu'à ce qu'il sente que John n'était plus du tout contracté. Alors il introduisit un doigt et le reprit dans sa bouche. Le masturbant doucement, il profita de ce que John était trop pris par la sensation de l'écrin chaud de sa bouche pour bouger son doigt. Un petit sursaut lui apprit qu'il lui fallait attendre encore un peu. Il le lâcha, leva la tête et ce qu'il vit, lui fit fondre le cœur. La tête rejetée en arrière, les yeux fermés et la bouche ouverte, le militaire haletait.

-Tu aimes ?

Pas de réponse.

-John, tu n'aimes pas ?

-Comment tu peux dire ça ? Répondit alors celui-ci essoufflé.

-Je continue ?

-Bon sang Rodney... ne me laisse pas dans cet état...

-A vos ordres, mon colonel...

Et il recommença. Décidément, il adorait ça, lui aussi. Savoir le chef militaire d'Atlantis complètement à sa merci, lui procurait un plaisir sans nom. Mais il voulait plus et il allait faire en sorte de ne pas être le seul à le vouloir. Alors, il commença à bouger son doigt. D'abord doucement et pas trop loin, il ne voulait pas lui faire mal. Et il ne voulait surtout pas infliger à son amant la douleur qu'il avait ressenti quand John l'avait pénétré. Même s'il savait qu'il ne l'avait pas voulu... Alors il prit son temps, en se demandant comment faire pour éviter d'avoir un orgasme rien qu'en entendant les gémissements de plus en plus fréquent et surtout, de plus en plus fort...

Un deuxième doigt vint tenir compagnie au premier et Rodney fut obligé de s'allonger à côté de John et de l'embrasser pour l'empêcher de révéler à la planète entière qu'il était en train de prendre un pied d'enfer !

oOoOo

John plaqua Rodney sur lui. C'était certainement l'expérience la plus fantastique qu'il ait jamais vécu.

-S'il te plait... s'il te plait... Gémit-il alors.

-Oui... qu'est-ce que tu veux ?

Rodney jouait avec lui. Il était parfaitement au courant de ce qu'il réclamait. Lui. Il le voulait.

-Tu sais ce que je veux...

-Oui, mais je veux te l'entendre dire...

-Mais pourquoi tu me fais ça ? Murmura John.

-Parce que tu n'as toujours pas répondu à ma question...

-Tu... tu sais ce que... oh bon sang, Rodneyyyyy...

-Oui ? Dit celui-ci d'un air taquin.

-Si tu continues comme ça, je ne sais pas si...

-Ah bon ? Si je fais... ça ?

Et Rodney bougea encore ses doigts.

-Ohhh, ouiiiiii... Rodney, arrête ! S'il te plait, arrête ! Haleta John.

-D'accord !

Et il retira ses doigts. Mais il ne laissa pas le militaire tranquille pour autant, il se coucha de nouveau sur lui et les remplaça par son membre gonflé et dur. Doucement, tout doucement, il se glissa dans le corps de son amant qui se cambra en gémissant.

-John...

Il commença alors un lent va et vient, prenant garde de ne pas aller trop vite, surveillant le moindre signe de douleur qui pourrait apparaître, mais rien. Pas de douleur, pas de cri, rien que des gémissements. Deux mains qui se crispent sur les draps, puis se lèvent pour l'entourer amoureusement.

-John... Insista Rodney.

-Qu... mmmm... quoi... ?

-Ça va ?

-Noooon...

Rodney cessa aussitôt.

-Mais pourquoi t'arrêtes ? Grogna John.

-Tu viens de dire que...

Le militaire le regarda alors dans les yeux et posa ses mains sur ses joues.

-Ce qui ne va pas, c'est que tu es trop lent... fait moi l'amour comme quand tu parles, vas plus vite, s'il te plait... j'en ai tellement envie...

Il ne mentait pas. Sentir l'homme qu'il aimait sur lui, en lui, lui faisait prendre conscience que peut-être, il allait pouvoir...

Il espérait tellement que cette fois ci allait être la bonne...

Les reins en feu, Rodney accéléra doucement la cadence, sans baisser le regard.

-Comme ça ?

-Oui... comme... ça...

Mais l'excitation de Rodney était à son comble et il ne put se retenir. Un coup de rein plus profond, plus fort et l'orgasme le saisit, le faisant gémir. Les bras tremblant sous l'effort, il se laissa aller et posa doucement sa tête dans le cou de John, qui le serra tendrement contre lui. Ce serrait pour une autre fois...

Le calme après la tempête. Ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre, un long moment intense, mais délicieux. Ils se sentaient si bien...

Ils restèrent silencieux, puis Rodney se retira doucement.

Ils avaient fini par retrouver une respiration normale et leur cœur battaient à l'unisson. Ce rythme si doux à entendre…

Puis Rodney se souleva sur ses avants bras et passa ses doigts doucement sur le front moite.

-Je suis désolé...

-Mais de quoi ?

-Je ne le voulais pas, mais j'ai quand même...

-Oui, et alors ?

-Je t'ai laissé en plan...

-Peut-être, mais ça m'a permis de voir une chose.

-Laquelle ?

-Tu ne peux pas savoir à quel point tu es beau quand tu jouis...

Le scientifique se mit à rougir violemment.

-Ne dit pas de bêtises !

-Depuis le temps tu ne me connais pas encore ? Je ne dis que ce que je pense ! Et je peux te garantir que quand tu te laisses aller, tes yeux deviennent presque noir, ta bouche tremble un peu, tout ton corps tremble et tes mains... ces mains qui m'ont caressé, elles se crispent... et... et même si je n'ai pas...

-Tu n'as pas aimé ? Coupa Rodney.

-Mais si, gros bêta ! Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Je voulais juste dire que si je n'ai pas eu...

-D'orgasme ? Je sais et je sais aussi que c'est à cause de moi, je n'ai pas...

-Rodney... arrête de m'interrompre... et arrête de te mettre martel en tête ! Ce n'est pas une obligation d'atteindre le plaisir ! J'aime être avec toi. Tout simplement !

-C'est vrai ?

-Quoi donc ?

-Tu dis que tu n'as pas systématiquement du plaisir quand tu fais l'amour ? S'étonna Rodney.

-Non… Répondit John, en espérant que ça n'irait pas plus loin.

Mais le scientifique avait basculé sur le côté, le soulageant d'un poids. Autant physique, que mental…

-Où tu vas ?

Rodney s'était dégagé de son emprise et s'était levé. Puis il tendit la main à John.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Viens avec moi...

-Où ?

-Discute pas et viens !

John s'assit sur le lit et se leva. Mais il avait oublié sa jambe... Elle se plia sans son autorisation et il se retrouva à quatre pattes par terre. Il atterrit plutôt durement sur les genoux et se laissa glisser sur le côté, afin de les soulager. Rodney n'avait pas eu le temps de le retenir, mais lui, c'était à cause de l'effort qu'il venait juste de fournir au lit...

-John ! Tu vas bien ? S'inquiéta t-il en se baissant à ses côtés.

-Ouais, super !

-Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

-Ma jambe a décidé de se mettre en grève !

-Ta... jambe ? Oh bon sang! Tu as mal autre part ? Tes mains ? Elles ne te font pas mal ? Et tes côtes, j'avais oublié tes côtes ! Tu en a trois de fêlées... et moi qui...

-Et toi quoi ?

-Et moi qui me suis couché sur toi ! Mais quel imbécile ! Quand je pense que tu aurais pu...

-Arrête ! Mais arrête ! Aide-moi plutôt à me lever...

Le scientifique ne se fit pas prier et le prit dans ses bras pour le relever. Une fois debout, John, toujours contre lui, s'écarta doucement.

-Excuse-moi...

-De quoi ? Soupira John.

-Je t'ai serré un peu fort...

-Mais non ! Qu'est-ce que tu racontes encore ?

-Tu t'es éloigné de moi... Dit Rodney en prenant le ton d'un enfant qui essaye de se faire pardonner une grosse bêtise.

-Si je me suis éloigné de toi, c'est parce que je pense à ton dos ! D'ailleurs, ce n'est vraiment pas malin ce que tu viens de faire !

Ils se faisaient face et se disputaient quant à savoir lequel des deux faisait le plus à mal à l'autre ?

-C'est toi qui m'a demandé de t'aider !

-Oui, mais on ne t'a jamais appris à te relever en portant quelque chose de lourd ?

-Bien sur que si ! S'exclama Rodney.

-C'est ça ! Mens-moi, maintenant !

-Je ne mens jamais !

-Alors pourquoi tu ne l'as pas fait ?

Rodney croisa les bras sur sa poitrine et regarda le militaire dans les yeux.

-J'ai oublié !

-Bah voyons ! Dit plutôt que...

Il s'arrêta de parler et lui aussi croisa les bras.

-Qu'est-ce que tu as ? S'inquiéta aussitôt le scientifique.

-Regarde-nous ! On dirait un vieux couple en train de se chamailler !

Rodney s'approcha de John à le toucher.

-Parce que tu nous vois comme un couple ?

-Je ne sais pas... Murmura John d'une voix étranglée.

-J'ai l'impression que tu ne sais pas grand-chose, aujourd'hui...

John était comme hypnotisé par les prunelles bleues de son amant. Il ne voyait que ça. Deux lacs bleus dans lequel il se noyait, dans lequel il voyait un amour infini, dans lequel il voyait...

Il baissa alors la tête.

-Encore... ? Murmura t-il.

Le scientifique sourit.

-Par contre, je vais me vexer moi...

-Euh... c'est pas ça, mais...

-Mais quoi ? Demanda Rodney doucement.

-Ma jambe... elle me fait vraiment mal... et...

Ne le laissant pas finir sa phrase, Rodney lui prit la main et l'entraîna dans la salle de bain.

-Pourquoi ?

-J'ai envie de me rafraîchir, tu m'accompagnes ?

Tous les deux dans la douche ? Oui... Pourquoi pas, après tout...

Rodney fit coulisser la porte et entra. John hésitait. Il ne pouvait pas s'empêcher de jeter des coups d'œil furtif sur l'anatomie de son compagnon.

Et là, le chef militaire d'Atlantis se dit que, si lui avait une réputation de dragueur intergalactique, Rodney aurait pu avoir celle de l'homme qui récupère plus vite que son ombre...

Ou alors, lui, le colonel Sheppard, créait une sacrée libido chez le scientifique !

Il se mit soudain à cracher et à tousser.

-Hey ! Mais tu veux me noyer, ou quoi?

Rodney avait ouvert le robinet et une douche délicieusement fraîche leur tombait dessus. Seulement voilà, comme il n'arrivait pas à penser à autre chose qu'à l'homme nu, dont une partie du corps se tenait au garde à vous devant lui, il avait gardé la bouche ouverte, essayant de se rappeler comment faire pour respirer... Alors il avait levé la tête... et avait inspiré bruyamment. Mais de l'eau.

-Pas du tout ! Tu n'avais qu'à pas lever la tête !

-Oui mais je ne voulais pas...

Il s'arrêta brusquement. Comment lui faire comprendre qu'il avait un peu peur de regarder l'effet qu'il produisait sur lui ?

Qu'il avait peur de le décevoir, parce que justement, lui, il n'avait pas de réaction physique ? C'était vrai que sa jambe et maintenant ses genoux lui faisaient mal. Et il essaya de se persuader que c'était à cause de ça...

Même si il savait qu'il se mentait…

oOoOo

Rodney n'était pas dupe. Dans la belle tête brune de son amant, il savait que ça se bousculait. Qu'un scientifique, homme ordinaire, avec malgré tout une intelligence nettement supérieure à la normale, se découvre un penchant pour les hommes, ça passe. Parce qu'on se dit que c'est un excentrique et que de toute façon, il n'en fera qu'à sa tête. Mais qu'un homme à l'apparence virile, militaire et de surcroît colonel, ressente la même chose et alors là, ça devient vite du n'importe quoi !

Surtout avec cette foutue loi !

Les Américains étaient des imbéciles, les Canadiens l'avaient abrogés, eux, cette loi !

Et pour éviter que l'homme indécis en face de lui ne se prenne trop la tête, il prit encore les devants. Mais ça ne le dérangeait pas, bien au contraire. Il avait le pouvoir entre ses mains...

oOoOo

John s'était retourné, tournant le dos à Rodney et avait posé les mains sur le mur, devant lui.

Ça lui rappelait le Dédale et ce qu'il s'était fait...

-Rodney ?! Mais qu'est-ce que tu... aaahhhh !

Sauf que là, ce n'était pas sa main à lui... Il baissa les yeux et se regarda. La main le caressait, les doigts glissaient sur lui et la réaction tant attendue ne se fit plus attendre. Un grognement de plaisir jaillit de la bouche de Rodney. Il avait encore réussi...

Il était fier. Très fier de sentir que le militaire ne pouvait pas lui résister. Et John, les mains toujours plaquées sur la paroi, le laissait faire.

Jusqu'à ce qu'il se mette enfin à respirer normalement. Il était libre...

Mais frustré.

Mais pas longtemps.

Des mains sur ses hanches le tournèrent et il n'eut pas le temps de dire "ouf" que la torture reprenait.

Il se retrouva le dos contre la paroi, ouvrit les yeux et fixa ceux de Rodney qui continuait encore et encore, haletant presque au même rythme que lui. Puis l'eau cessa de couler et la tête de Rodney descendit lentement sur lui, l'embrassant dans le cou, sa main ne l'avait toujours pas lâché. Il lécha les tétons, les pinça légèrement entre ses lèvres serrés, puis sa langue traça un sillon brûlant jusqu'à son nombril.

Il s'attarda un peu sur le ventre, sourit en entendant un petit gémissement de dépit jaillir, continua sur les hanches, puis enfin, descendit...

oOoOo

Il ne savait vraiment pas combien de temps Rodney allait le faire attendre avant de...

De quoi ? De se décider enfin à lui faire l'amour ? Il le voulait. Lui aussi voulait jouir, crier entre les mains si habiles. Il n'avait pas menti quand il lui avait dit qu'il n'avait pas toujours atteint le plaisir quand il faisait l'amour avec des femmes. C'était vrai aussi qu'avec elles, il était dominant. S'attardant sur leurs soupirs, faisant fi, parfois de son propre désir. Il voulait les contenter. Et tant pis si il n'arrivait pas à avoir suffisamment envie d'elles pour se laisser aller.

Il avait toujours pensé que ça venait peut-être du fait qu'une fois, il était alors très jeune, et surtout assez inexpérimenté, une de ses conquêtes lui avait confié son désir d'avoir un enfant...

Il s'était senti piégé, car bien évidement, elle ne lui avait dit qu'après...

Il n'avait pas été traumatisé, non, mais à bien y réfléchir, depuis ce temps là, ses rapports avec les femmes ne s'étaient pas dégradés, mais avaient sérieusement influencé sa façon de se comporter avec elles.

Mais avec Rodney, ce genre de "problème" n'en était plus un ! Ils étaient deux hommes et la conception d'un enfant n'était pas possible, alors pourquoi ?

Pourquoi n'arrivait-il pas à se laisser aller ?

-Je ne te ferais pas ce plaisir tant que tu seras aussi crispé, tu sais ? Menaça tendrement Rodney.

Il ne répondit pas. Il ne savait pas pourquoi il était aussi tendu. Pourtant, par deux fois, Rodney avait failli le faire jouir. Mais comme il s'était arrêté avant...

Et lui, sous la douche, dans le Dédale, il avait pourtant réussi !

Oui, mais c'était lui... Et il savait comment faire pour y arriver...

-Rodney…

Mais il fallait qu'il arrête, ou alors, il allait finir par se trahir et il n'était pas encore prêt à avouer sa petite "défaillance"…

-Oui ?

-Je suis fatigué… vraiment…

Faites qu'il comprenne… mon dieu, je ne vous ai jamais rien demandé, mais là, s'il vous plait, faites qu'il n'insiste pas…

oOoOo

A suivre...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Voilà.

Merci aussi aux quelques 150 (wouahhh ! un chiffre tout rond comme je les aime) anonymes qui ont lu le chapitre 22...
Alors ? Pas encore de jambe dans le plâtre ? Non ?
Dommage, vous en auriez profité pour faire une orgie de fic !
Bon, et bien moi, je vous dis à plus !