Salut tout le monde !
Pas de blabla aujourd'hui, vous vous en porterez pas plus mal !

Passons tout de suite aux remerciements...

IsaJackson :Non ma belle, tu es décidément trop gourmande. Le petit lime, c'était pour le chapitre 22, celui du 23 est pas trop mal. Mais peut-être que je peux faire mieux ? Qui sait...
Et le Sheppy a effectivement un problème, mais t'inquiète, (quoi que ça m'étonnerait que tu t'inquiète pour lui, mais on sait jamais...), on en apprendra plus au cours de l'histoire...
Et gros kiss, à toi aussi ! !!

Nico : Je suis bien contente que tu sois accro... j'espère que tu le seras jusqu'au bout ! Merci à toi.

Hathor : J'espère que ton homme n'a pas atterri à l'hosto, après le chapitre précédent ! Vu le com que tu as mis à une fic, sur les étoiles, je ne suis pas du tout responsable de ce que tu risque de lui faire subir après avoir lu cette histoire ! Mais ce qui me rassure, c'est qu'après celui là, il passera sans doute un week-end peinard...
En tout cas, merci !!!

Alpheratz9 : Ah lalala ! Toi et l'obsession des douches du Dédale ! Et non ! C'était celle de la cité !!
Par contre, rien qu'à l'idée d'imaginer Caldwell espionnant les gens, Brrrr !! Ça me flanque la chair de poule !!
Pour la "défaillance" de Sheppard, patience... tu le sauras bientôt. Ouais, je trouve que tout se passe toujours trop bien, alors je lui ais concocté un truc qui peut arriver à n'importe quel homme. Après tout, ils sont toujours trop beau, trop parfait, alors, j'ai décidé que non, ça se passerait pas comme ça !

MyEstimeuse : Ouais, j'ai bien aimé le chapitre précédent aussi !! Mdrrr ! Normal, c'est moi qui l'ai écrit ! Merci à toi, et biz aussi !

Et un grand merci à Tinoue pour m'avoir mis dans ces alertes fics...

Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?

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Chapitre 24

Il n'en revenait pas. Lui, le lieutenant colonel Sheppard, en train de prier pour qu'un homme cesse de vouloir absolument lui donner, ce que lui, était manifestement incapable de ressentir !

Non, pas de ressentir, parce que pour les sentiments, ils étaient là. Non, ce qu'il n'arrivait pas à faire, c'était perdre le contrôle de lui-même, et ce, dans toutes les situations. Même en amour.

Surtout en amour.

oOoOo

Sans doute cette fichue formation militaire, qui poussait les soldats au-delà de leur limite, mais sans jamais, au grand jamais, leur donner l'autorisation de perdre le contrôle d'eux-mêmes. C'était vital. La maîtrise de soi en n'importe quelle circonstance. Un seul moment, un seul petit moment de relâchement, et ça pouvait causer la perte de tout un contingent. L'entraînement avait été dur, mais John Sheppard avait été un bon élève. Un peu indiscipliné, peut-être, mais un très bon élève quand même. Pour preuve, il avait été sélectionné pour aller sur Atlantis, et avait obtenu le grade de lieutenant colonel.

Bon d'accord, si il avait atterri ici, c'était parce qu'il avait la chance d'être naturellement porteur du gêne des anciens, et qu'un certain général O'Neill lui avait fait clairement comprendre que si il n'acceptait pas cette mission, il risquait d'être bloqué pour longtemps à la base de McMurdoch !

Pourtant, voler à bord de son hélico ne lui avait jamais posé de problème, c'était sa vie, ce qu'il avait toujours rêvé de faire, et le paysage blanc et glacial de l'Antarctique ne lui déplaisait pas tant que ça.

Ce chemin, il l'avait emprunté volontairement. Enfin presque. Si son père n'avait pas voulu le pousser à faire la carrière qu'il avait décidé pour lui dès qu'il avait atteint l'âge de 14 ans, il n'aurait sans doute même pas pensé à s'engager. Mais il étouffait avec ce père si protecteur, si exigeant…

Protecteur ?? Même pas ! Il n'avait pas pu empêcher sa mère de partir loin d'eux, alors qu'ils étaient, lui et son frère, encore tout gamin.

Alors il s'était engagé. L'ordre, la discipline, tout lui rappelait ce père tant haït à l'époque, mais là, il n'avait pas le choix. Tout le monde était logé à la même enseigne, et finalement, ça lui avait plu. Il avait retrouvé un certain équilibre, et une autre famille. Des copains, qui, au fur et à mesure, étaient devenus Sa famille. Oublié le père. Oublié, ou presque, ce frère qui lui reprochait d'être parti, de l'avoir laissé gérer seul l'entreprise familiale, et de ne pas avoir pardonné à leur père l'absence de leur mère. Ils ne s'étaient pas parlé depuis si longtemps… Et maintenant que " le vieil homme" comme il l'appelait, était mort, ça n'allait certainement pas arranger les choses…

Même si son frère et lui avaient réussi à se parler, lors de l'enterrement…

oOoOo

Mais pour l'instant, il fallait qu'il fasse comprendre, et sans rien avouer, à l'homme qui lui faisait face, qu'il ne désirait pas aller plus loin pour le moment. Même si il ne le voulait pas. Il fallait qu'il réussisse à faire le point sur ce qu'il voulait justement. Et pour cela, Rodney devait le laisser, parce qu'entre ses mains, il n'arrivait pas à réfléchir posément.

-Rodney, s'il te plait…

Le scientifique, si il fut surprit, n'en laissa rien paraître. Il se releva doucement, et le poussa hors de la cabine de douche, sans rien dire.

John soupira, à la fois soulagé et frustré, mais se fit une raison. Le Dr Rodney McKay était bien trop futé pour se faire avoir. Si ça se trouve, il n'y aurait vu que du feu, mais dans le doute, John préféra faire comme d'habitude, c'est à dire tout arrêter avant de risquer de se trahir…

Il était passé maître dans l'art de la dissimulation... Surtout celui là…

Mais il y avait un point sur lequel il n'avait pas menti, il était vraiment fatigué. De plus sa jambe l'élançait vraiment, et s'est en boitant qu'il se laissa amener vers le lit, sur lequel il prit place doucement.

Rodney le laissa, se dirigea de nouveau vers la salle d'eau, et en revint très vite, un grand drap de bain entre les mains.

-Tu peux te lever, ou ça te fait trop mal ?

John sourit, son amant était décidément plein d'attention…

-Non, je crois que je peux encore tenir debout, pourquoi ?

-D'après toi ? Qu'est-ce que je pourrais bien faire avec ça ? Demanda t-il en levant les mains et étendant la serviette devant lui, je crois que ça s'appelle une serviette, et que ça sert à sécher ! Enfin si je ne m'abuse ! Mais je peux toujours faire des recherches sur le net, si tu as un doute !

John se prit au jeu et rétorqua.

-Le net ? Parce qu'il y a un moteur de recherche qui pourrait répondre à ce genre de questions dans la galaxie de Pégase ?

-Euh… non… ça, c'est pas évident du tout ! Répondit Rodney, surprit.

Mais son visage se fendit bientôt d'un très large sourire.

-Mais c'est une excellente idée ! Merci, je te revaudrais ça !

-Quoi donc ? D'avoir demandé si il y avait un moteur de recherche ?

-Exactement ! Je pense que je pourrais faire fortune en inventant ce truc !

-Mais ça existe déjà ! S'exclama John.

-Ah oui ? Sur Terre, sans doute, il y en a même une tripotée, mais ici, nada, rien, niet ! Il n'y en a pas !

-Et tu comptes le proposer comment, ton service ? Je te rappelle que la plupart des planètes de cette galaxie ne connaît pas ce genre de technologie, alors qui ça intéresserait ? Les Anciens ? Il n'y en a plus. Les Wraiths ? Je doute que tu veuilles leur servir sur un plateau, la dernière recette pour cuisiner de l'humain !

Il était content de lui. Il avait réussi à donner un ton beaucoup plus léger à la conversation. Rodney fit semblant de se renfrogner, et son air boudeur fit éclater de rire John.

-C'est ça ! Moque toi de moi, maintenant !

-Chacun son tour !

Mais avec un grand sourire, Rodney s'approcha de lui. Ce sourire carnassier donna des frissons à John.

-Debout ! Ordonna t-il au militaire.

Zut, c'était trop beau pour être vrai…

-Allez ! Debout, et plus vite que ça ! Tu vas tremper ton lit, si tu restes mouillé dessus aussi longtemps !

Soupirant de soulagement, John se redressa, et vit les mains de Rodney s'approcher dangereusement de lui…

oOoOo

Il était tard. Très tard même, et Carson était toujours dans son infirmerie, à consulter ses dossiers, enfin un, particulièrement. Il avait la tête posée lourdement sur la paume de sa main gauche, l'autre étant occupée à pianoter sur le clavier de son ordinateur.

-Carson ?

Le docteur se retourna brusquement au son de la voix. Il était tellement fatigué, qu'il n'avait rien entendu.

-Elisabeth ? Mais que faites-vous là ? Demanda t-il surprit.

-Je pourrais vous demander la même chose ! Vous avez vu l'heure ?

Carson jeta un bref coup d'œil sur le coin inférieur droit de l'écran, et ouvrit grand les yeux.

-Déjà ? Bon sang, le temps passe si vite… je ne m'étais pas rendu compte qu'il était si tard !

-Je m'en doutais ! C'est pour ça que je suis passée avant d'aller manger, et après j'avais l'intention d'aller me coucher... et je suis désolée de vous apprendre ça, mais vu votre tête, vous devriez en faire autant !

Carson bailla et répondit.

-Je suis d'accord, mais je voulais jeter un dernier coup d'œil aux analyses du colonel.

Elisabeth, intéressée, s'approcha de lui.

-Et… ?

-Elles sont plutôt bonne.

-Et bien, c'est une excellente nouvelle ! Bon, maintenant, aller vous chercher à manger, et je ne veux pas vous voir ici, avant au moins…

Elle baissa le regard, regarda l'heure affichée à l'écran, releva la tête et fit semblant de réfléchir intensément.

-… et bien jusqu'à au moins, disons… 9h45 demain, ça vous va ?

-9h45 ? Pourquoi une telle précision ?

-Débriefing demain à 10h00… bon, allez manger et au lit !

-Si seulement ça pouvait être possible… Soupira Carson.

-Qu'est-ce qui vous en empêche ? Interrogea Elisabeth, surprise par la réflexion.

-Vous !

-Moi ?

-Oui, vous !

-Mais comment ça ?

-Le rapport…

-Le rapport ?

-Oui, le rapport…

-Je ne vois pas le rapport !

Carson sourit.

-Et bien justement, si vous ne me laissez pas le finir, vous ne le verrez pas !

-Vous voulez dire que c'est à cause des rapports hebdomadaires, que vous ne pouvez pas vous coucher ?

-Et bien oui !

-Et depuis quand ?

-Depuis le retour de Sheppard… je dois dire que même si je suis assez content d'avoir pu lui laisser sa jambe, le fait est que j'ai préféré m'occuper de lui personnellement, alors c'est vrai que je n'ai pas beaucoup pensé à moi, ces derniers temps…

-Mais maintenant c'est fini, je l'ai croisé cet après midi, et il avait l'air d'aller plutôt bien, même si je l'ai trouvé très fatigué, lui aussi.

-Vous l'avez croisé ? Mais où ? Je lui avais pourtant dit d'aller dans ses quartiers !

Elisabeth se mit à rire de bon cœur. Le docteur était une vrai mère poule avec les habitants d'Atlantis, et il les soignait tous avec le même désir de les soulager de leurs plus petits bobos. Mais il pouvait aussi se montrer implacable avec eux, et particulièrement quand ils n'obéissaient pas à ses ordres. Ce qui arrivait très rarement, étant donné que quand il se mettait en colère, il valait mieux ne pas croiser son chemin. Ou plutôt celui de ses aiguilles !

Un pauvre soldat en avait fait l'expérience malheureuse, et depuis, personne n'avait plus jamais osé opposer la moindre résistance, ni faire la moindre remarque quant à ses ordres médicaux. Même les deux leaders !

-Rassurez-vous, il y allait dans ses quartiers ! Dit très vite la dirigeante.

Quand elle vit le soupir de soulagement sortir de la bouche du docteur, elle aussi fut rassurée. Elle avait réussi à éviter une belle remontée de bretelles à son chef militaire.

Même si ça ne la dérangeait pas plus que ça que celui-ci subisse les remontrances du docteur.

Après tout, le militaire n'en faisait souvent qu'à sa tête, et ça n'aurait été que justice que pour une fois, ce fut lui qui subisse les foudres du médecin chef. Mais elle avait un peu pitié de lui, en ce moment…

Il avait quand même vécu quelque chose de terrible, cette dernière semaine, alors un peu de répit ne lui ferait pas de mal…

-Y'a-t-il quelque chose de trop personnel dans les analyses de Sheppard que vous ne puissiez en faire part aux autres ? Demanda t-elle doucement.

-Non, pourquoi ?

-Alors vous pourrez en parler demain. Ça vous laisse assez de temps ? Sheppard et McKay seront là aussi.

-Et le reste de son équipe ? Demanda Carson, surprit de ne pas avoir entendu les noms de Ronon et de Teyla.

-Ils sont sur le continent, normalement les moissons se terminent dans deux jours, alors ils restent là bas !

-Les moissons ? Vous voulez dire que Ronon s'est transformé en paysan ?

-C'est curieux, vous avez la même tête que Sheppard a fait, quand je lui ai annoncé ça…

-Parce que ça vous étonne ? Mais franchement, imaginer Ronon en train de cultiver, c'est vraiment trop… comment dire… étonnant ! Et tordant ! Finit-il en éclatant de rire.

-Carson ! S'exclama Elisabeth en prenant un ton fâché.

-S'il vous plait ! Hoqueta Carson, ne me faites pas croire que Ronon a voulu faire ça de son propre chef !

-Si ! Il en avait marre de rester, et je site : coincé comme un rat crevé dans un caniveau !

-Hein ? Mais qu'est-ce que c'est que cette expression ?

-Aucune idée ! Je n'arrive même pas à imaginer la véritable expression qu'il a voulu employer ! Alors ?

-Alors quoi ?

-La réunion, demain, à 10h00, vous pensez y être ?

-Parce qu'on a le choix, maintenant ? Demanda Carson, étonné.

-Euh… non, pas vraiment… Répondit Elisabeth en souriant.

-Je m'disais bien aussi… bon d'accord, j'y serais.

Puis il se leva de son siège en baillant.

-Mais en attendant, je crois que je vais suivre votre conseil, et aller me coucher !

-Vous n'avez pas faim ?

-Non, je suis trop épuisé, je me vengerais demain, au petit déjeuner…

-J'aurais dû apporter quelque chose pour vous enregistrer… Murmura Elisabeth.

-Pourquoi ça ?

-Vous êtes toujours le premier à dire qu'il ne faut pas sauter un repas, et là, c'est ce que vous vous apprêtez à faire !

-Oui, mais je suis le docteur, alors…

-Faites ce que je dis, pas ce que je fais, c'est ça ?

-C'est à peu près ça !

-Bon, je vous raccompagne ?

-Après vous, ma chère…

Carson tendit le bras devant lui en baissant légèrement la tête, et, en parfait galant homme, attendit qu'elle passe devant lui pour la suivre en dehors de l'infirmerie. Ils parcoururent en silence les couloirs presque désert de la cité, jusqu'à la porte des quartiers de Carson.

-Merci Elisabeth…

-Vos quartiers sont sur le chemin, de toute façon ! Et c'est moi qui devrais vous dire merci…

-Ah bon ? Et pourquoi ?

-De vous occuper de nous comme vous le faites…

-C'est mon boulot, je suis médecin, je vous rappelle !

-Peut-être, mais vous êtes un peu plus que ça, à nos yeux.

-Ah ??

-Oui, vous soignez nos bobos, mais vous savez écouter, et ça, c'est être un ami aussi.

Carson toussota, un peu embarrassé. Ce genre de réflexion le mettait un peu mal à l'aise. Mais il apprécia ce qu'Elisabeth venait de lui dire.

-Merci, répondit-il simplement, ça fait chaud au cœur. Bon, bonne nuit, Elisabeth, à demain !

-Bonne nuit Carson, à demain…

Il passa la main devant le système d'ouverture, et entra dans ses quartiers. Elle attendit que la porte coulisse silencieusement devant elle, avant de s'éloigner dans le couloir. Un sourire aux lèvres, elle se dirigea rapidement vers la cantine. Ce soir, se serait plateau repas. Elle était trop fatiguée pour subir ne serait-ce que les babillages des personnes qui seraient présentes au mess… Et les draps frais de son lit l'attendait, alors…

oOoOo

C'est avec un peu de panique, qu'il essaya de cacher, que John voyait Rodney s'approcher de lui.

-Tu sais, elle est plutôt douce, ce n'est pas du papier de verre !

-Hein ?

-Tu trembles ! Ça ne va pas te faire mal ! Je peux te l'assurer !

Il ne pouvait rien lui cacher. Il était militaire, et depuis bien longtemps maintenant. Il avait réussi à bluffer, à mentir avec aplomb, pour pouvoir sauver sa peau, et aussi celle de ses compagnons, durant certaines batailles qu'il avait dû mener, et là, un simple scientifique, nu, et tenant une serviette à la main avait deviné qu'il avait peur ? Risible !

Bon d'accord, il n'avait pas deviné la vrai raison, mais lui, il n'avait pas réussi à être suffisamment sûr de lui pour ne rien laisser paraître. Il se demanda soudain, si à l'avenir, cette situation ne les mènerait pas droit au désastre quand ils partiraient en mission…

-Mais de quoi tu as peur ? Demanda encore Rodney.

-Comment on va faire ?

Rodney le fixa, et commença à passer doucement la serviette sur son corps, sans appuyer, et avec tellement de tendresse dans ses gestes, que John se détendit très vite.

-Comme d'habitude, enfin je suppose… Répondit-il enfin.

-Tu crois en être capable ?

-Il le faudra bien, non ?

Et il continua d'essuyer John, qui se laissait faire, sans bouger.

oOoOo

Il aimait qu'on s'occupe de lui de cette façon. C'était tellement rare… Un bon moment de douceur, des mains tendres, et il soupira de plaisir en fermant les yeux. Il était si bien. Pour un peu, il se serait bien laissé à dormir… Il était réellement épuisé.

Il bailla à s'en décrocher la mâchoire, et sans pouvoir se retenir. Il avait pourtant levé très vite sa main pour la mettre devant sa bouche, mais le léger balancement d'avant en arrière qu'il faisait inconsciemment, n'avait pas échappé à Rodney.

Celui-ci se redressa, après avoir fini d'essuyer son compagnon, et le poussa doucement, mais fermement vers le lit.

-Maintenant, tu peux…

John rouvrit les yeux, et fixa Rodney.

-Je peux quoi ? Demanda t-il avec un peu d'appréhension.

-Tu peux te coucher, tu es sec !

-Est-ce que tu...

-Non, tu dormiras seul, tu dois te reposer, coupa Rodney en s'asseyant sur le lit.

Puis il se pencha, et donna un baiser léger à John. En gémissant malgré lui, celui-ci entrouvrit la bouche et chercha la langue afin d'entamer un doux combat avec elle. Mais Rodney en avait décidé autrement.

Prenant sur lui, il se redressa et se leva. Il rabattit les couvertures sur le corps nu, dont la vue commençait à lui échauffer les reins, et s'habilla très vite. Il fallait qu'il cesse d'être obsédé par le militaire. Même si il savait que s'était peine perdue. Ah l'amour ! Quand il vous tient…

-Bonne nuit John, à demain…

Il passa la main devant le système d'ouverture, et sortit très vite, avant de changer d'avis...

oOoOo

Il était complètement accro de cet homme, et ne pouvait s'empêcher de vouloir l'aimer.

Mais la réaction pour le moins étrange du militaire le fit réfléchir. John lui cachait quelque chose, il en était persuadé, même si celui-ci ne voulait pas lui en parler. Pourtant, il avait été doux avec lui, il avait laissé parler son cœur, chose qu'il n'avait jamais fait avant.

Il avait fait l'amour avec l'être qu'il aimait le plus au monde.

Il l'avait aimé, caressé… lui avait fait l'amour… Tiens, parlons-en, justement !

Il lui avait fait l'amour ? Oui, c'est vrai.

Mais qui avait perdu le contrôle alors qu'il ne le voulait pas, hein ?

Qui avait eu du plaisir et n'avait pas été fichu d'en donner à l'autre, hein ?

Lui, le fabuleux scientifique ! Celui qui se targuait d'être l'homme le plus intelligent, et des deux galaxies, qui plus est !

Et oui, lui, le Dr Rodney McKay, avait été incapable de donner du plaisir à celui qu'il aimait ! Bien joué !

Nul… Il était nul…

C'est tristement qu'il se dirigea vers ses quartiers, la tête basse.

-Rodney ?

Surprit de s'entendre appeler, il leva enfin la tête.

-Elisabeth ?

Paniqué, Rodney jeta un coup d'œil derrière lui. Heureusement, il avait parcouru suffisamment de chemin dans les couloirs, pour qu'elle ne se doute pas d'où il venait…

-Vous devriez aller dormir, vous aussi, je vous trouve extrêmement fatigué… Remarqua Elisabeth.

-Vous aussi ? Pourquoi vous aussi ?

-Je reviens de l'infirmerie, et Carson était encore debout, je le quitte à l'instant, j'ai réussi à l'en faire sortir… et vous ? Encore au labo ?

-Euh… non…

Andouille ! Tu aurais dû dire oui ! Elle te tend une perche, et toi, tu la laisse passer ! Tu es décidément, le roi des idiots !

-Je voulais passer à la cantine, mais j'ai changé d'avis en cours de route… je vais me coucher…

-Vous n'auriez pas dû !

-Je n'aurais pas dû quoi ?

-Changer d'avis ! Si Carson le savait, il vous ferait passer un mauvais quart d'heure !

-Peut-être… vous avez raison, j'y vais !

Il allait partir quand il l'entendit dire.

-Au fait, vous avez vu Sheppard ?

Quoi ? Elle sait quelque chose ? Ça se voit sur mon visage ? Olalala, j'ai jamais su bluffer au poker, elle a tout deviné ?? … et merde !!

-Rodney, vous allez bien ? Vous savez, si vous avez un problème avec lui, vous pouvez me le dire, je peux peut-être faire quelque chose pour arranger ça !

-Non, ça va…

-Il est allé vous voir ?

-Pourquoi, il devait ?

-En tout cas, c'est ce qu'il a dit quand vous êtes revenu de… là bas…

-Et bien, oui, on s'est vu, et on a parlé…

Entre autre…

-Alors tout est arrangé entre vous ? Vous avez fait la paix ?

Entre autre…

Non, tout n'était pas résolu entre eux, mais ils avaient fait du chemin… Restait à savoir comment ça allait se poursuivre, cette histoire…

-Oui… bon… bonne nuit, Elisabeth.

Et il l'a laissa là, plantée au beau milieu d'un couloir, se dépêchant d'aller à la cantine.

-Bonne nuit Rodney… Murmura Elisabeth, en le regardant presque fuir.

oOoOo

Elisabeth avait raison. Il ne devait pas jouer avec sa santé. Pas en ce moment. Ni aucun autre, d'ailleurs. John avait un problème, et il ne désespérait pas qu'il lui en fasse un jour la confidence. Même si ça lui prenait du temps, il arriverait à savoir pourquoi l'homme qu'il aimait lui mentait. Car il lui cachait quelque chose, mais en plus il lui mentait. Rodney en était persuadé…

Arrivé à la cantine, il prit un plateau, déposa machinalement des trucs dessus, et fila s'asseoir. Il grignota plutôt qu'autre chose, et retourna bien vite dans ses quartiers.

oOoOo

Le cuistot de service n'avait pas fermé la bouche depuis qu'il avait vu le plateau du scientifique.

Presque vide !

-Et bien ! Si ça pouvait être tous les jours comme ça, faudrait faire le plein un peu moins souvent !

oOoOo

Il lui avait menti, Elisabeth en était sûre, mais connaissant le scientifique, elle n'en saurait pas plus. Du coup, elle n'avait plus d'appétit. Trop de choses étranges se passaient sur Atlantis, en ce moment.

Elle se frotta les yeux, secoua la tête, et parcouru les quelques mètres qui la séparait de chez elle. Les deux personnes qui devaient être, avec elle bien sûr, les personnes les plus sensées de la cité, avaient un problème.

-J'espère qu'ils vont régler ça très vite… Soupira t-elle en arrivant devant sa chambre.

Sitôt la porte ouverte, elle se rua sous la douche. Cinq minutes plus tard, c'était son lit qui l'accueillait…

oOoOo

A suivre...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Voilà.

Merci aussi aux quelques 133 anonymes qui ont lu le chapitre 23...

Bonne vacances à ceussent qui zi vont, et tant pis pour ceussent qui rentrent...

Moi, j'ai pas de vacances, alors vous plaignez pas !!

Bon, et bien à plus !!