Salut tout le monde !

Je sais parfaitement que je suis insupportable de vous faire poireauter comme ça, mais là, j'ai une bonne excuse. C'est les vacances, et faut trouver un lycée et une entreprise pour la prochaine rentrée, et c'est pas facile...
De plus, il y a le marathon de Paris demain, et fallait préparer les voitures du club...
Bref, tout un tas de trucs qui font que vous n'avez la suite qu'aujourd'hui !
Allez, place aux reviews...

Hathor2 : J'aime bien quand j'arrive à faire rire mes lecteurs quand c'est ce que je voulais ! Alors merci, comme ça, je sais que j'ai un peu d'humour !!
Bon week-end à toi et j'espère que tu vas mieux...

Melissande OL : J'aime lire ce genre de phrase ! Ça fait super plaisir ! Et voilà donc la suite !

IsaJackson :Je savais pas que le discours de Sheppy avec sa conscience aurait autant de succès, mais franchement, ça me fait plaisir de voir que ça a plu ! C'est vrai que je me suis éclaté aussi en l'écrivant. Et les répliques venaient toutes seules. En fait, j'ai écris ce que des fois, je me dis à moi-même...
Je dois être un peu schizzo...

MyEstimeuse : Et non, la réplique de Radec en tchèque n'est pas du n'importe quoi, c'est vrai ! J'ai un bon traducteur, et j'ai essayé dans les deux sens, pour être sûre que je n'écrirais pas une bêtise ! On sait jamais, y'a peut-être des lecteurs d'origine tchèque, et je ne voulais pas commettre un impair.
Et j'avoue que c'est un des chapitres que j'ai beaucoup aimé écrire !
Alors voilà la suite.

Alpheratz9 : Alors non, tu n'as rien loupé. Pour l'instant, je n'ai pas encore expliqué le pourquoi de la chose... Mais ça finira par être révélé, ne t'inquiète pas ! Et pour son poignet, t'inquiète pas trop non plus, Rodney est là ! Mais tu verras bien...

Bon, les réponses aux reviews sont finies, place à la lecture. On se retrouve en bas ?

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Chapitre 26

Elisabeth était, comme à son habitude, déjà au travail.

-Et bien, je suis ravi de vous rappeler à l'ordre !

Elle leva la tête et sourit.

-Carson ? Déjà là ?

-Vous avez dit 10h00, il est 10h00 !

Elisabeth regarda très vite l'heure de son ordinateur et se leva tout aussi vite.

-Ça alors ! Et Rodney qui n'est pas encore là ! Ça m'étonne de lui !

-Moi au contraire, ça me rassure ! Affirma Carson.

-Ah bon ? Et pourquoi ça ? L'interrogea Elisabeth en sortant de son bureau.

Ils prirent la direction de la salle de réunion, et s'assirent en silence.

-Parce que sa prouve enfin que ce n'est pas une machine, mais un être humain !

-Oui, effectivement, c'est peut-être une bonne explication, mais le fait qu'il ne soit pas là m'inquiète un peu, tout de même…

Elle porta sa main à son oreillette et appuya.

-McKay, ici Weir, vous m'entendez ?

-Alors ? Demanda Carson.

-Dr Rodney McKay, ici Weir, vous m'entendez ? Insista t-elle.

oOoOo

-Bonjour…

-Salut…

Bon début ! Maintenant, va-y !

-Oh s'il te plait, tais-toi ! S'exclama John d'un ton plutôt énervé.

Rodney, sursauta légèrement en entendant ça.

-Vous pourriez être plus aimable…

-C'est pas à vous que je m'adresse !

-Mais... à qui… ?

-A personne !

-Excusez-moi… Dit alors Rodney, en s'éloignant.

Rattrape le ! Mais qu'est-ce que t'attends ?

-Si t'avais pu la fermer, je n'aurais pas dis tout ça tout haut… Grinça John entre ses dents.

Bon, ok… Là j'avoue que je n'ai pas été subtile. A partir de maintenant, je serais là uniquement si tu me le demande, ça marche ?

-C'est pas trop tôt…

A toi ! Vas-y avant qu'il ne s'éloigne de trop !

-Rodney ! Attendez !

oOoOo

Si il croyait que le simple fait de l'appeler aurait pu le faire stopper, il se mettait le doigt dans l'œil, et jusqu'au coude ! Non, Rodney avait vraiment été blessé, et ne voulait pas lui faire voir sa peine. Ils avaient fait l'amour ensemble, et apparemment, le militaire le regrettait.

Ok, il avait fait une erreur.

Et maintenant, il pouvait en être sûr, jamais plus ça ne se reproduirait. Il avait gagné, il lui ficherait la paix.

Le lieutenant colonel John Sheppard pouvait être rassuré, jamais plus le Dr Rodney McKay ne lui ferait, ni ne lui donnerait la satisfaction de croire qu'il aurait pu y avoir quelque chose de grandiose entre eux ! Fini !

Pourtant, quand ils s'étaient quittés, la veille, John n'avait pas eu l'air d'avoir des remords, ni même des regrets, alors pourquoi cette réaction ce matin ?

Il avait "couché" avec un autre homme rien que pour le faire enrager ? Stupide !

Ou alors, pour pouvoir lui reprocher par la suite toutes les petites défaillances qu'il pourrait avoir lors d'une mission ? Re-stupide ! Si ça avait été ça, il y aurait belle lurette que le militaire lui en aurait fait part !

Il continua donc de marcher, droit devant lui, en gardant la tête haute.

Ne faire voir à personne ses sentiments...

Faire semblant. Rester égal à lui-même, c'est à dire, le scientifique le plus égocentrique de la galaxie de Pégase.

Il ne se faisait pas d'illusion, il savait parfaitement que c'était sous ce sobriquet qu'il était connu. Mais maintenant, il s'en fichait car tout le monde allait pouvoir constater que c'était vrai !

oOoOo

Il continuait de marcher ? Il ne l'avait pas entendu, ou quoi !

-Rodney ! Attendez, s'il vous plait !

Sa jambe lui faisait mal. Quand il respirait un peu trop rapidement, sa poitrine lui faisait mal. Mais quand est-ce qu'il irait mieux ?

Et ce fichu scientifique qui continuait de marcher sans vouloir faire mine de ralentir !

Aussi vite qu'il pouvait, malgré la douleur, John essaya tant bien que mal de rattraper Rodney.

-S'il vous plait… je ne peux pas aller aussi vite que vous… attendez moi…

Apparemment, ça y était enfin, il l'avait entendu. Mais il lui tournait le dos quand même.

-Toi, t'as pas intérêt à l'ouvrir, sinon… Marmonna t-il avant de s'approcher plus.

Pas de réponse ? Ok ! Il était redevenu le chef de sa conscience ! Chouette !

Maintenant, il allait pouvoir parler librement, et sans être dérangé par elle.

-Je suis désolé que vous ayez cru que je m'adressais à vous… Souffla t-il.

Rodney se tourna enfin, révélant à John un visage défait par le chagrin. Et ça lui brisa le cœur.

-Oh mon dieu Rodney... ne me dites pas que c'est à cause de moi que vous êtes comme ça ?

-Comme ça comment, je vous prie ?

Le ton froid et impersonnel de la réponse lui fit mal.

-Je suis désolé… Répéta simplement John.

-Ce n'est pas grave, je ne vous en veux pas. Après tout, vous avez été blessé, alors…

John encaissa comme il pu, mais ne pu s'empêcher de rétorquer.

-Non, je ne suis pas excusable pour cette raison. C'est que... enfin, il y a quelqu'un qui me parlais, et je lui répondais. Ça ne vous était pas adressé. Voilà. Maintenant, faites ce que vous voulez de cette excuse. Acceptez-la ou pas, c'est à vous de voir.

Ils se faisaient face, les yeux rivés l'un à l'autre, ne sachant plus quoi faire. D'un côté, Rodney ne voulait pas risquer de continuer à se ridiculiser. Il l'avait déjà assez donné. De l'autre, John voulait prendre son Canadien dans ses bras, afin de se faire pardonner, lui dire qu'il l'aimait, lui aussi. Mais dans ce couloir, à la vue de n'importe qui, ce n'était pas possible.

-Est-ce qu'on se reverra ? Tenta t-il maladroitement.

-Oui, tous les jours, je le crains.

John sentit le sang refluer de son visage. Alors c'était donc ça ? Rodney avait décidé que c'était fini...

Bon, maintenant que les choses étaient claires, il fallait faire avec.

Le scientifique remarqua que sa réflexion avait fait mouche, mais il tint bon. Fini le temps de passer pour un idiot. Il venait de décider qu'il remettait sa vie et son cœur entre ses mains à lui. Comme ça, plus de problème.

-Vous alliez où, comme ça ? Continua John, malgré tout.

Faire comme avant. Enfin essayer…

-A la réunion. Elisabeth nous y a conviés à 10h00, et on est en retard…

« McKay, ici Weir, vous m'entendez ? »

John vit Rodney sursauter légèrement.

-Qu'est-ce qu'il y a, vous allez bien ?

« Dr Rodney McKay, ici Weir, vous m'entendez ? »

-On est rappelé à l'ordre.

Puis il appuya sur son oreillette.

-Ici McKay, j'arrive.

« Auriez-vous vu Sheppard, par hasard ? »

-Il est à mes côtés… on y va.

Puis il regarda John.

-Elisabeth vous attend aussi.

Et il recommença à s'avancer dans le couloir. John le suivit tant bien que mal, essayant de ne pas grimacer à chaque fois qu'il faisait un pas. Rodney ne l'attendit pas…

oOoOo

-Alors ?

-Ils arrivent… ceci dit, il avait plutôt l'air étrange…

-Qui ?

-McKay ! Quand il m'a répondu, il avait l'air… comment dire… indifférent.

-Indifférent ? On parle bien de Rodney ? S'étonna Carson.

-Oui… mais on a qu'à attendre qu'ils arrivent. Il était avec Sheppard, et…

La porte de la salle pivota, et Rodney fit son entrée. Sans rien dire, il posa son portable sur la table et s'assit, les doigts croisés devant lui.

-Bonjour, Rodney… Dit Carson, ironique.

-Oui… euh... bonjour Carson, Elisabeth…

-Vous êtes seul ? Et Sheppard, il n'était pas avec vous ?

Rodney prit le temps d'une profonde inspiration avant d'ouvrir la bouche.

-Si, mais…

-Mais pour une fois, c'est moi qui est mis du temps à avancer, alors ce n'était pas la peine qu'on soit deux à être en retard ! Continua John, qui venait de faire son apparition.

-Bonjour colonel ! Vous allez bien ?

-Ça peut aller. J'ai mal partout, et à chaque fois que je respire, mais à part ça, ça va !

C'est ça ! En plus, il va me reprocher d'avoir aggravé son état, maintenant… Pensa Rodney

Mais il devait reconnaître qu'en plus, c'était possible. Quand ils s'étaient retrouvés dans la chambre de John, il n'avait pensé qu'à lui prouver qu'ils s'aimaient. Et sa fougue n'avait certainement pas arrangé les choses…

Carson regardait ses deux amis et trouva que si Rodney avait l'air effectivement indifférent, le militaire n'allait pas bien. Il était pâle et essoufflé. De plus, la façon dont il s'était affalé lamentablement sur un fauteuil après s'y être dirigé en boitant, prouvait qu'il était sortit de l'infirmerie beaucoup trop tôt.

Elisabeth aussi, avait remarqué le malaise qu'il y avait en ce moment entre ses deux amis. Mais elle les connaissait assez têtu, l'un comme l'autre, et décida donc de ne rien dire pour le moment. Par contre, si jamais leur comportement devait nuire à la bonne marche de la cité, là, elle se permettrait de remettre les pendules à l'heure. C'était sans aucun doute, la meilleure équipe d'explorateurs que comptait Atlantis, mais ce n'était pas une raison !

-Bon, je pense que la réunion peut commencer. Rodney, qu'avez-vous à nous dire sur cette planète ?

-Et bien, d'abord, il faut retirer ses coordonnées de notre base de données. Mais sans pour autant oublier de préciser pour quelle raison. Il ne faudrait pas que ce qui nous est arrivé puisse recommencer. Je ne le souhaite à personne !

Il avait prononcé la dernière phrase d'un ton presque hystérique. Carson et Elisabeth le regardèrent, bouche bée.

-Rodney, vous allez bien ?

-Oui ! Mais je ne veux plus jamais que ça se reproduise !

-C'est d'accord, je vais donner l'ordre à Zelenka de… Commença Elisabeth.

-Non, je vais le faire !

-Rodney, vous avez l'air fatigué, j'aimerai vous voir à l'infirmerie dès que cette réunion sera terminée ! Vous avez pris votre petit déjeuner, ce matin ? Demanda Carson doucement.

-Oui, mais j'ai mal dormi.

Puis il leva les yeux vers le militaire, et s'affola. Celui-ci était blême, et avait visiblement du mal à garder la tête droite.

-Carson, je crois que Sheppard va se trouver mal ! S'exclama t-il tout à coup.

Carson et Elisabeth se tournèrent d'un coup vers le militaire et purent constater qu'effectivement, il avait une sale tête !

Le docteur allait se lever quand John l'arrêta d'un signe de la main.

-Non, ce n'est rien, juste une douleur… ça va passer…

-Vous êtes sûr ?

-Oui, tout à fait sûr… moi non plus, je n'ai pas bien dormi…

-Bon, et bien je crois que je vais avoir deux patients, aujourd'hui ! Elisabeth, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je crois judicieux de remettre cette réunion à plus tard, sans vous commander, bien sûr !

-Vous n'aviez pas besoin de le dire, dit-elle alors qu'elle se levait, je pensais exactement la même chose ! Messieurs, je vous suggère d'aller avec Carson à l'infirmerie, et de suivre ses conseils !

-Et moi, je ne le suggère pas, je vous l'ordonne ! Renchérit Beckett.

Il attendit que ses patients se lèvent, et marcha derrière eux. Mais si la fatigue de Rodney ne l'empêchait pas de marcher normalement, il n'en était pas de même pour John. Il ne se sentait vraiment pas bien.

Essayant de prendre sur lui, il sortit de la salle de réunion, et descendit les quelques marches qui menaient au grand escalier, quand de jolis papillons de toutes les couleurs voletèrent autour de lui. Levant la tête devant cette apparition, il n'eut plus conscience de ce qui se passait autour de lui.

Il n'entendit même pas Carson lui parler...

Il leva la main, cherchant à attraper les petites choses volantes, mais elles ne le voulaient pas.

Alors il avança encore un peu, vacillant, et tout à coup, le noir. Le vide. Une sensation étrange s'empara de lui, puis plus rien. Ses jambes le lâchèrent et il tomba au sol lourdement, sans connaissance...

oOoOo

-Colonel ? Ça va ? S'inquiéta Carson, qui le vit stopper d'un coup.

Rodney, en entendant la question du docteur, s'arrêta également et se retourna. Il avait bien remarqué que le militaire n'allait pas bien, mais de là à en faire toute une histoire, il exagérait un peu !

Mais quand il le vit lever la main, cherchant à attraper quelque chose que visiblement, il n'y avait que lui qui voyait, puis chanceler, pour finalement s'écrouler sur le palier, il cru que son cœur allait s'arrêter de battre. Il avait déjà descendu presque la moitié du grand escalier, mais jamais il ne l'avait monté aussi rapidement.

Il se précipita vers lui, mais Carson était déjà accroupit à côté et avait appelé une équipe médicale.

-Qu'est-ce qu'il a ? Il est juste évanoui, hein ? Carson, dites-moi qu'il est juste évanoui !

-Rodney, laissez le l'examiner d'abord ! S'exclama Elisabeth.

A ce moment là, si Elisabeth n'avait que des soupçons, c'était devenu des certitudes. Il y avait quelque chose entre les deux hommes. Elle en était sûre. Mais ce qu'elle ressentait en leur présence la dérangeait un peu. Comme si elle sentait qu'ils tenaient l'un à l'autre, mais peut-être un peu plus qu'il était normal pour deux hommes…

oOoOo

L'équipe médicale était rodée à ce genre d'exercice. Depuis qu'ils étaient sur Atlantis, les appels d'urgence leur avaient appris à être prêts en un clin d'œil. C'était peut-être aussi dû au fait qu'avec l'équipe du colonel, il y avait souvent des urgences…

A peine le temps pour Carson de mettre John sur le côté, afin de lui permettre une meilleure respiration, que les infirmiers étaient déjà là. Rodney regarda les deux armoires à glace qui portaient le brancard, rassuré. Au moins, avec ces deux là, le militaire ne risquait pas d'être bringuebaler durement dans l'escalier !

Ils étaient suffisamment costauds pour le porter sans le faire tomber.

-Carson ! S'impatienta Rodney, qu'est-ce qu'il a ?

-Je n'en sais rien pour l'instant, répondit celui-ci en se relevant. Mettez le sur le brancard, et faites attention, il a des côtes de fêlées, et sa jambe doit lui faire mal… j'ai remarqué qu'il boitait en grimaçant.

-Bien docteur. Se contentèrent de répondre les deux hommes.

Sous le regard bienveillant de Carson, et celui, anxieux de Rodney, John fut porté délicatement et posé tout aussi doucement sur le brancard.

-Bon, on va à l'infirmerie. Rodney, vous nous suivez, mais je vais d'abord m'occuper de lui…

-Oui, oui ! Pas de problème !

-Vous me donnerez des nouvelles ? Demanda Elisabeth.

-Bien sûr ! Dès que j'en saurais plus ! Répondit Carson, déjà en bas des marches.

Elisabeth les regarda s'éloigner en silence, puis retourna dans son bureau.

-Ça va aller, madame ? Lui demanda Chuck gentiment.

-Oui, ça va aller…

-Est-ce que le colonel Sheppard…

-Je ne sais pas ce qu'il a. Il n'y a plus qu'à attendre que Carson l'ai examiné. Dès que j'ai des nouvelles, je vous tiendrais au courant, dit-elle alors avec un sourire.

Chuck la remercia en souriant aussi. Le chef militaire de la cité d'Atlantis était très apprécié de tous les habitants. Et même si il pouvait se montrer impitoyable envers ses ennemis, il n'avait jamais été injuste avec qui que se soit. Alors tout le monde l'aimait. Même ceux qui ne le connaissait pas très bien. Son charme opérait sur tous…

oOoOo

A peine Elisabeth s'était-elle assise, que Chuck s'approcha de la porte de son bureau.

-Le jumper du major Lorne arrive, madame, il ramène Teyla et Ronon.

-Bien ! Laissez les entrer !

Et elle se laissa aller en arrière sur son fauteuil. Encore trois personnes à qui elle allait devoir annoncer que Sheppard ne s'était pas vraiment remis de ses blessures.

-Bon, ma grande, inutile de t'alarmer tant que tu ne sais pas ce qu'il a !

Se parler à soit même était ridicule, elle le savait. Mais dans ces cas là, comment faire autrement ? Elle devait diriger une expédition de plusieurs dizaines de personnes. Presque deux cent, en fait, alors de temps en temps, si elle se parlait, ça lui permettait de décompresser un peu. Et depuis un peu plus d'une semaine, elle ne se l'était pas accordé.

Alors que personne ne lui dise que ce n'était pas bien, ou elle l'enverrait sur les roses !

Elle attendit donc patiemment que l'appareil descende jusqu'au hangar, et se leva quand les trois explorateurs entrèrent dans son bureau.

-Major Lorne, Teyla, Ronon… alors ? Comment s'est passé cette petite aventure sur le continent ?

-Je pense qu'ils sauront vous en parler mieux que moi, je n'ai servi que de chauffeur ! Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'aimerai aller me changer…

-Bien sûr major, mais avant, j'aimerai vous prévenir…

Lorne fit un pas en avant, attendant patiemment que la dirigeante d'Atlantis lui parle.

-Le colonel Sheppard est à l'infirmerie.

-Une visite de routine, je suppose ?

-Non, il a fait un malaise tout à l'heure, et il est reparti sur un brancard. Carson était là, et il s'en occupe, s'empressa t-elle de dire en voyant leur air inquiet. Je ne sais rien de plus pour l'instant, mais je tenais à vous dire qu'il n'est pas nécessaire que vous alliez le voir maintenant, il avait l'air épuisé, et son… accident l'a beaucoup affaiblit, contrairement à ce qu'il a pu nous affirmer à tous. Beckett m'a promis des nouvelles, et dès que j'en aurais, je vous les transmettrais.

-Bien, dit simplement Teyla. Alors je vais dans mes quartiers, me changer aussi.

-Je vais faire un tour, faut que je bouge…

-Vous avez participé à des moissons pendant deux jours, et il faut que vous bougiez encore ? S'étonna Lorne en regardant Ronon.

-Ouais…

Et il sortit.

-Je pense qu'il doit avoir besoin de se défouler autrement. Les sorties lui manque. A moi aussi, d'ailleurs… je vais aller parler avec lui…

-D'accord, dit simplement Elisabeth.

Teyla quitta le bureau, appela Ronon qui l'attendit, et ensemble, ils se dirigèrent vers les couloirs. Un éclat de rire se fit entendre, et Elisabeth sourit. Au moins, deux personnes qui n'avaient pas de souci, une épine en moins dans son pied. Pas trop mal…

-Bon, je vais prévenir mes hommes. Ils doivent aussi s'inquiéter.

-Major ! L'interpella Elisabeth alors qu'il quittait son bureau, vous êtes au courant de ce qui aurait bien pu se passer entre McKay et Sheppard ?

Evan fit demi-tour, et ouvrit grand les yeux, étonné par la question.

-Non… mais maintenant que vous m'en parlez, depuis qu'on est retourné sur la planète, j'ai l'impression d'un malaise entre eux. Ils ont peut-être eu une sacré dispute, car depuis, ils ne se parlent plus comme avant !

-C'est aussi l'impression que j'ai, et je n'aime pas ça !

-Où est McKay ?

-A l'infirmerie aussi, mais lui, c'est parce qu'il n'arrive pas à se reposer convenablement.

-Pauvre Dr Beckett, je le plains… avoir ces deux zigotos comme patients, et en même temps… je comprends mieux pourquoi je préfère être militaire !

Elisabeth baissa la tête en souriant. Oui, le major n'avait pas tord…

-Bon, je vous laisse madame…

-Oui, aller vous reposer aussi, il y a suffisamment de monde comme ça à l'infirmerie, j'aimerai autant que s'arrête l'hécatombe !

-Et moi donc ! Soupira Lorne en quittant le bureau de la dirigeante.

oOoOo

De nouveau seule, Elisabeth s'assit et posa sa tête dans ses mains en soupirant. Si seulement elle aussi pouvait se reposer un peu…

Elle se redressa très vite. Mais pourquoi ne pas le faire ? Après tout, c'était elle qui commandait cette expédition, elle avait le droit de s'octroyer un peu de distraction, non ?

Elle ouvrit son portable et sourit. Quand ils avaient quittés la Terre, ils avaient emmené des portables qui avaient été auparavant contrôlés, donc plus de jeux installés.

Mais s'était sans compter la dizaine de techniciens, de scientifiques et autres petits génies de l'informatique, présent sur la base. Sitôt un moment de libre, il y en eu plus d'un qui se fit un malin plaisir de faire partager les petits programmes de jeux qu'ils s'étaient concoctés. Quand elle en avait eu vent, elle les gronda sévèrement, mais pour la forme. Car aussitôt après, c'était elle qui était allée les voir avec son propre portable, et leur avait demandé d'en installer dessus. Avec un sourire, et sans aucune réflexion, les jeux qu'elle voulait furent installés, et depuis, c'était son moment de détente privilégié.

Et comme ça, elle attendrait au calme, et en silence, les nouvelles que Carson ne manqueraient pas de lui donner quand il aurait fini d'examiner son chef militaire…

oOoOo

A suivre...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Voilà.

Ce chapitre n'est pas génial, je sais. Mais faut bien que je mette en place la suite, alors voilà pourquoi. J'espère seulement que ça ne vous aura quand même pas trop déçu...

Merci aussi aux quelques 167 anonymes qui ont lu le chapitre 25...

Continuez de me lire, j'adore...