Salut tout le monde !
Et me revoilà avec un autre chapitre à vous faire dévorer...
Je sais, c'est vachement présomptueux de ma part de penser ça, mais que voulez-vous, quand on à la fibre de l'écrivain comme moi je l'ai, on ne peux pas s'empêcher de le dire !
Ouais, pas crédible pour deux sous, je sais ! Alors j'arrête mes co*** et je vous laisse lire.
IsaJackson : Je sais que le chapitre précédent ne t'avais pas trop branché, mais je pense qu'il avait sa raison d'exister. Maintenant, je me fais peut-être des idées quant à son utilité ! Enfin, bref, voilà encore un morceau. Bonne lecture...
Et oui, je sais ! Moi aussi, j't'adore !
Nico : Bien sûr que tu es pardonné ! Si je ne le faisais pas, comment je pourrais encore oser prétendre aimer mes lecteurs ?
Et n'ais pas honte, ton oubli a été très vite "oublié" ! Continu de me lire, ça me suffit !
Bon, un petit mot de temps en temps ne fait de mal à personne, et surtout pas as moi ! Héhéhé...
Zaïka : Ça faisait longtemps que j'avais pas eu de review de ta part ! Contente de te revoir, et merci !
Quel temps fait-il là bas, loin de chez nous ?
MyEstimeuse: Je sais pas si tu vas apprécier de voir que finalement, Ronon n'est pas si fâché que ça d'avoir moissonné !
Et non... je pense que sa conscience n'a pas fini de lui pourrir la vie, à notre cher et tendre John... Mais si elle faisait ça pour l'aider ?
Et oui, ça commence à se poser des questions, sur Atlantis, mais pas forcément celles que tu crois. Et pour le savoir, et bien, tu n'as qu'à lire !
Merci en tout cas d'être toujours fidèle !
Melissande Ol : Merci à toi d'avoir apprécié ce chapitre. Et il n'y a pas qu'Elisabeth, qui se pose des questions...
Et rien que pour toi, voilà la suite !
Hathor2 : La mise en bouche ! Tu as de ces expressions ! Et non, Rodney ne l'a pas usé...
Pas encore, ou alors, il lui en faut pas beaucoup ! Tu parles d'un séducteur, si il avait si peu de ressources ! Nan, mais on parle d'un militaire, là ! Héhéhé...
Au fait, tu vas bien, toi qui n'est plus toute seule ?
Alpheratz9 : Alors premièrement, non, je n'en voudrais pas à quelqu'un de me dire ce qu'il pense de ma fic ! C'est ce qu'on appelle "la liberté d'expression" ou un truc dans le genre !
Et j'avais bien prévenu, qu'effectivement, le chapitre précédent n'était pas trop top, mais j'en avais besoin pour cette suite, et aussi l'autre...
Et je ne pense pas, enfin j'espère surtout, que la fin ne sera pas bâclée !
Moi non plus, je déteste quand ça se termine brutalement !
Oulah... j'ai intérêt à faire un truc d'enfer, moâ...
Bon, ça y est, j'ai enfin fini. Place à la lecture, à vous de jouer !
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Chapitre 27
A l'infirmerie, Carson avait fait placer John sur la table d'examen et lui faisait passer un scanner.
-Qu'est-ce qu'il a ?
-Ecoutez Rodney, pour l'instant, je n'en sais rien... apparemment tout va bien !
-C'est ça ! Tout va bien ! C'est pour ça qu'il est tombé et que depuis, il ne s'est toujours pas réveillé ! S'énerva le scientifique.
-Si… je suis réveillé…
-John ! S'exclama Rodney en poussant un peu durement Carson sur le côté, ça va ?
Carson soupira et, prenant gentiment mais fermement le scientifique par le bras, il le tira en arrière afin de reprendre sa place auprès de son patient. Rodney comprit qu'il devait laisser le médecin faire son travail alors il s'éloigna, mais pas trop.
-Allez vous coucher, Rodney, je viendrais vous voir après. Et sans discuter ! S'exclama Carson en voyant la bouche du scientifique s'ouvrir sur une protestation.
-D'accord… Soupira t-il alors.
Beckett se tourna enfin vers son patient et posa ses deux mains sur le matelas.
-Alors Sheppard, comment vous sentez-vous ?
-Pas terrible… j'ai mal à la tête…
-Ça je m'en doute ! C'est certainement quand vous êtes tombé !
-Tombé ? Où ça ?
-En sortant de la salle de réunion. Vous avez eu un malaise et vous avez perdu connaissance. Bon, je vais vous aider à vous lever.
John s'assit sans trop de problème sur le lit et se leva. Mais aussitôt, la tête lui tourna et il se cramponna au bras du docteur.
-Bon, et bien je crois que j'ai eu raison !
-A propos de quoi ?
-Vous allez faire un petit séjour à l'infirmerie !
John le regarda en faisant la grimace.
-Chouette ! J'en mourrais d'envie... Dit-il ironiquement.
-J'en étais sûr !
Il l'aida à passer dans la pièce d'à côté et là, John regarda son compagnon de chambré.
-Vous êtes là ? Mais je croyais que Carson vous avais dit d'aller vous coucher !
-Oui, mais ici ! Vous n'êtes pas le seul à qui il a décidé de casser les pieds ! S'exclama Rodney en ronchonnant.
-Et dites donc ! Si vous n'étiez pas aussi tête de mule et si vous vous reposiez correctement au lieu de faire je ne sais quoi de vos nuits, vous ne seriez pas là ! Ni l'un ni l'autre ! Maintenant, il y a une chose que j'aimerai savoir, que s'est-il passé entre vous ?
Malheureusement pour lui, Carson n'avait pas attendu que John, qu'il tenait par le bras, soit assis avant de sortir sa phrase. Celui-ci, en entendant la question, se sentit de nouveau mal et s'appuya comme il put sur le lit, avant de s'y allonger. Ce n'était pas à cause d'une quelconque douleur, non, à cause de LA question.
Est-ce qu'il avait deviné ?
Rodney, quant à lui, était devenu roug, et ça, le docteur s'en rendit compte très vite.
-Rodney ? Vous allez bien ?
-Oui, oui oui ! S'empressa t-il de répondre.
Carson le regarda, dubitatif.
-Bon, d'accord, je veux bien vous faire confiance.
Au ronchonnement qu'il entendit, il se dit qu'il avait raison. Si Rodney râlait, c'est qu'il allait bien.
-Et maintenant que vous êtes au lit, continua t-il alors, je ne veux plus vous entendre, c'est clair ?
Puis il tira le paravent entre eux.
oOoOo
-Donnez-moi votre main.
-Pourquoi faire ?
-J'ai soudainement envie de vous demander en mariage ! Alors il me faut votre main ! Rétorqua Carson pince sans rire. Allez ! Insista t-il.
John lui tendit la main.
-Serrez !
John serra.
-Je suis persuadé que vous pouvez faire mieux ! Serrez !
-Mais c'est ce que je fais ! S'exclama John agacé.
Et là, il put voir l'air franchement inquiet de Beckett.
-Ça veut dire quoi, cette grimace ?
-Je vous savais faible, mais pas à ce point !
-C'est peut-être parce que je ne fais rien depuis un bout de temps !
-Bon, prise de sang ! Tendez votre bras !
Ce que fit son patient avec un énorme soupir. Il vit du coin de l'œil Carson sortir son attirail et tourna légèrement la tête. Il n'avait pas peur des piqûres, mais comme tout le monde, il n'aimait pas trop ça.
-Voilà, c'est fait ! Annonça celui-ci après quelques instant, maintenant, vous allez enlever votre pantalon, que je regarde votre jambe de plus près.
Réticent à encore se déshabiller, John le fit de très mauvaise grâce. Carson remarqua son air presque gêné, mais ne dit rien. Après tout, il avait beau être médecin, ça ne devait pas être facile pour un homme de se déshabiller devant un autre !
S'il avait su…
Sans rien dire, il attendit qu'il soit de nouveau correctement allongé et l'ausculta. Il palpa doucement la jambe qui avait été blessée et constata qu'elle le faisait encore souffrir. Mais quand il passa au torse, il ne put s'empêcher de s'exclamer.
-Et bien dites donc ! A qui avez-vous servi de punching ball ?
oOoOo
De l'autre côté, Rodney se sentit mal en entendant ça. Il savait qu'il n'avait pas fait très attention. Il s'était couché sur lui, il s'était même excusé pour ça. Mais là, c'était le docteur qui était en train de constater ce que lui, avait fait subir à John. Il s'en voulut encore plus. Non seulement il était nul dans ses relations amoureuses, mais en plus il était nul au lit.
Au lieu de choisir d'être un scientifique bardé de diplômes, il aurait mieux fait de devenir moine. Ça lui aurait certainement évité de nuire aux autres…
oOoOo
-Euh… pourquoi vous dites ça ?
-Mais regardez-vous ! S'exclama Carson, avant de fermer la bouche très vite.
Il venait de se rendre compte qu'il avait élevé peut-être un peu trop la voix. Et la déontologie voulait que ce qui se passe entre un patient et son médecin n'avait pas à être divulguée à une autre personne. Et surtout pas à celle qui avait certainement tout entendu.
-Qui vous a fait ça ? Demanda t-il plus bas.
-Mais… personne ! Enfin, si…
-Qui ? Ne me dites pas que vous êtes allé vous entraîner avec Teyla ou Ronon !
-Hein ? Mais non ! Je ne suis pas fou, tout de même ! Je vous ai dit que j'allais me reposer quand je suis sorti hier et c'est ce que j'ai fait !
Menteur ! Ouh le menteur !
-Alors qui ? Insista Carson.
Il voulait savoir et il ne le lâcherait pas tant qu'il ne le saurait pas. Et à voir son expression très déterminée, John n'en doutait pas un seul instant. Seulement voilà, il était hors de question qu'il lui dise ce qu'il avait fait la veille et surtout, avec qui il l'avait fait. C'était sa vie privée et comme son nom l'indiquait, elle était privée !
Je crois bien qu'il faudra trouver THE excuse, mon chou, parce là, le doc ne lâchera pas l'affaire ! Il a l'air d'un chien à qui on veut retirer son os !
John ferma les yeux. Fini la tranquillité, "elle" était revenue.
-Alors ? Vous allez me le dire, ou il faut que j'utilise du Pentothal ?
Du Pentothal ? Je croyais qu'on disait plutôt du pain complet ! Mais que viens faire cette histoire de pain ici ?
John cacha un fou rire en toussant, ce qui lui valu une magistrale douleur dans les côtes, mais qui eu le mérite de le calmer sur le champ...
Par contre, le docteur cachait mal, même très mal son impatience. Il se tenait debout, à côté du lit et avait les bras croisé devant lui. Devant l'air peu amène du docteur, John s'expliqua.
-Personne ne m'a fait ça. J'ai eu beaucoup de mal à m'endormir et je n'ai pas arrêté de me tourner dans mon lit. Alors les bleus viennent peut-être de ce que les matelas sont durs comme des pierres ?
Il espérait sincèrement, même très fortement, que cette explication suffirait. Sinon, il ne voyait pas du tout comment se sortir de cette impasse. Et quand Carson décroisa enfin les bras, il soupira dans sa tête.
Il avait réussi. Sa ruse avait marché, il serait tranquille.
Tu l'as échappé belle, joli cœur !
Non finalement, pas si tranquille que ça...
-Bon, je veux bien vous croire… vous allez rester ici, je reviens.
Carson sortit de la pièce, laissant John et Rodney seuls, juste séparés par le paravent.
-Vous allez mieux ? Questionna Rodney d'une voix timide.
Hey ! Il t'adresse la parole à nouveau ! T'en as de la chance…
-Oui, merci…
Un toussotement, presque gêné et une autre question.
-Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ?
-J'en sais rien… je me sentais pas bien, c'est tout…
Puis il sursauta violemment et douloureusement. Le paravent venait d'être repoussé.
-Vous alliez où quand on s'est croisé dans le couloir, tout à l'heure ?
John regardait Rodney, qui se tenait devant lui, les bras croisés. Il avait l'impression d'être retourné à l'école et de se faire remontrer les bretelles, alors qu'il n'avait rien fait de mal.
-Pourquoi ? Ça vous regarde ? Et depuis quand ?
Mais qu'est-ce qui te prends ? Ça va pas de lui parler sur ce ton ? Il essaye d'être gentil et toi, tu te comportes comme le dernier des saligots !
-Mais fiche moi la paix, bon sang ! Je croyais que tu devais intervenir uniquement quand je te le demanderais !
Rodney ouvrit les yeux encore plus grands et décroisa les bras, franchement étonné. Le militaire ne s'adressait pas à lui. Non, il avait les yeux fixés devant lui et parlait à quelqu'un. Oui, mais voilà, ils étaient seuls tous les deux. Il n'y avait personne devant le lit, là où il regardait.
-Vous allez bien ? Demanda t-il doucement.
Puis il se rappela la phrase qu'il avait trouvé étrange, quand ils étaient dans le couloir, mais que sur le coup, il n'avait pas relevé.
John avait dit qu'une personne lui parlait et qu'il lui avait répondu. Seulement voilà, il n'avait pas son oreillette sur lui. Sinon, quand Elisabeth l'avait appelé lui, il n'aurait pas demandé ce qu'il se passait. Il aurait aussi entendu, étant donné que toutes les oreillettes d'une même équipe étaient sur la même longueur d'onde. Ça évitait d'appeler un par un tous ses membres…
-Qu'est-ce qu'il se passe, ici ?
John et Rodney se retournèrent. Carson était revenu et regardait les deux hommes, visiblement contrarié.
-Rodney, veuillez laisser Sheppard tranquille et retournez au lit ! Sinon, je me verrais dans l'obligation de vous y attacher !
Sans demander son reste, le concerné se dépêcha d'obéir. Il n'avait pas du tout l'intention de laisser tomber cette histoire, mais il n'avait pas envie que Carson l'entende. Il n'avait pas à savoir. C'était entre lui et John. Point final.
Le docteur remit le paravent en place et déboucha un tube de pommade qu'il tenait dans les mains.
-C'est quoi, ça ?
-C'est un onguent pour les bleus. Normalement, ça devrait vous aider à retrouver une apparence un peu plus humaine d'ici quelques jours.
Et sans plus attendre, il en passa sur presque tout le torse de John. La pommade, une fois appliquée, dégageait une douce chaleur, au fur et à mesure que les doigts passaient sur lui, et John se laissa aller en arrière en fermant les yeux. C'était assez agréable finalement…
-Bon, voilà, j'ai fini. J'ai l'impression que ça vous a fait du bien, je me trompe ?
-Non, c'est vrai…
Un monstrueux bruit de tuyauterie qui a du mal à se déboucher se fit soudain entendre. John rouvrit les yeux, horriblement gêné.
-Vous n'avez pas mangé depuis quand ? S'inquiéta le docteur.
-Euh… à vrai dire… j'en sais rien… Répondit John d'une tout petite voix.
-Et bien je pense avoir trouvé l'origine de votre malaise et ce n'est pas malin de votre part !
-J'y allais, quand Elisabeth nous a appelé, ce matin ! Se défendit John.
-Et vous avez préféré aller à la réunion plutôt que d'aller vous nourrir ? Je confirme, ce n'est pas très malin ! Je vais vous faire parvenir un plateau repas.
Sans attendre une quelconque réplique, que de toute façon, il n'aurait pas écouté, Carson se dirigea vers son bureau, John l'entendit passer commande et dix minutes plus tard, une infirmière faisait son entrée.
-Merci, dit John à la jolie jeune femme, qui rougit en partant, sous le regard charmeur du militaire.
Et là, il pensa qu'avant, il n'aurait sans doute pas hésité à la draguer. Enfin en tout bien tout honneur, mais il lui aurait parlé gentiment, lui aurait posé des questions, enfin sans doute…
Parce que là, il n'en ressentait pas du tout l'envie. Non… De plus, elle avait les yeux noisette. Pas bleu.
Et il aimait les yeux bleus. Comme ceux de Rodney. Il prit une inspiration et baissa enfin les yeux.
-Vous voulez vraiment que je mange tout ça ? S'exclama t-il alors.
-Oui, et sans discussion ! Tant que vous n'aurez pas repris des forces, je ne vous laisserais pas sortir d'ici !
-A défaut de reprendre des forces, je crois que je vais prendre du poids…
-Et c'est pas plus mal ! Vous n'avez que la peau sur les os ! Pas étonnant que vous ayez des bleus partout ! Je suis sûr que si je vous pince, vous en aurez un autre, de bleu ! Bon, mangez et dès que vous avez fini, je vous conseille de vous reposer.
-Bon, d'accord... Ronchonna John.
Mais comme on dit, l'appétit vient en mangeant. Et le plateau fut fini en un temps record. Le ventre plein, il repoussa la tablette sur le côté du lit et s'installa confortablement. Fermant les yeux, il repensa à sa journée. Ou plutôt, au peu de journée qui avait commencé et qui pour lui, se terminerait à l'infirmerie.
Mais il était si fatigué, que le sommeil l'emporta sans même qu'il s'en rende compte.
oOoOo
De l'autre côté du paravent, Rodney réfléchissait. Le militaire n'avait pas eu le temps de lui expliquer à qui il parlait et ça le mettait mal à l'aise. Serait-il devenu schizophrène ? Avec tous les coups qu'il avait pu prendre pendant sa chute lors de son accident, plus le coma, plus la deuxième chute tout à l'heure, Rodney n'était pas sûr du tout que son ami s'en sorte indemne. Et ça lui faisait peur. Oui, il avait peur pour sa santé mentale. Malgré le fait que leur aventure, courte mais plutôt intense, se soit terminée avant même de déboucher sur une passionnante histoire, il tenait à lui. Et même si ils ne devaient redevenir que des amis, il essaierait de tenir. De se retenir d'avoir des gestes un peu plus qu'amicaux envers lui...
... Alors il se retint de se lever de nouveau afin d'aller lui parler.
Il somnolait, quand il ressentit une présence à ses côtés. Ouvrant brusquement les yeux, il s'aperçut que ce n'était que Carson, qui posa un plateau à côté de lui.
-Mangez, je ne tiens pas à ce que vous fassiez un malaise, même si vous êtes déjà sur place !
-Merci… Répondit Rodney en attaquant son repas avec un vigoureux coup de fourchette.
Carson le laissa manger tranquillement et quand Rodney eut fini, il le débarrassa avant de lui demander.
-Vous vous sentez mieux ?
-Oui, ça va… c'est vrai qu'un peu de calme, ça fait du bien… et lui ?
Il avait essayé de paraître le plus détaché possible et Carson n'y vu que du feu.
-Il s'est endormit. Mais ne vous inquiétez pas pour lui, il a fini son repas et il dort tranquillement.
Poussant un soupir de soulagement, Rodney reposa sa tête sur l'oreiller et ferma les yeux.
-Et vous devriez en faire autant. Il n'est pas tard, alors considérez que vous faites une sieste ! Vous l'avez mérité, alors profitez-en. Je vous laisse, je retourne à mon bureau.
Le conseil du docteur, Rodney le suivit à la lettre. Et sans ronchonner pour une fois, il s'endormit aussi. Il était rassuré, l'homme qui dormait de l'autre côté du bout de tissu allait mieux, alors, il n'allait pas s'en faire. Pas encore, du moins…
oOoOo
Ronon et Teyla avait passé un petit bout de temps ensemble, dans la salle d'entraînement. Ils étaient pratiquement de la même force, même si Teyla arrivait à peine à la hauteur des épaules du Satédien. Après un coup bien placé dans l'abdomen de Ronon, Teyla s'écarta bien vite et attendit.
Mais pas de réplique.
-Ça va ? Demanda t-elle étonnée.
-Ouais, ça peut aller… Grommela son adversaire.
-Vous n'avez pas vu le coup venir ? Vous m'étonnez, je vous aurais cru un peu plus vif !
-Vous m'avez eu par surprise !
-Bah voyons ! S'esclaffa t-elle, vous n'avez pas d'autres excuses ?
-Si, je suis fatigué !
-Ah ! Et bien je préfère ça !
-Ah bon ? S'étonna le jeune homme.
-Oui, parce qu'après avoir moissonné pendant deux jours, j'avoue que j'aurais préféré me reposer plutôt que venir ici !
-Alors pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
-Parce que je voulais discuter un peu avec vous…
-Discuter ? Et de quoi ?
-De John et de Rodney.
Depuis qu'ils en avaient parlé à la cantine, ce sujet avait disparu de leur conversation. Faut dire qu'ils n'avaient pas revu leurs amis depuis un bout de temps.
-Vous en pensez quoi ? Demanda encore Teyla.
-Je n'ai pas changé d'avis, ils font ce qu'ils veulent de leur vie.
-Mais ce sont deux hommes et…
-Et quoi ? Si c'est ce qu'ils veulent, pourquoi vouloir les en empêcher ? Je vous aurais cru plus ouverte d'esprit !
-Ce n'est pas ça... leur relation, si il y a, ne me dérange pas du tout. C'est simplement que je m'inquiète pour eux. Comment vont-ils faire ?
-C'est leur problème, non ?
-Oui, vous avez raison, encore une fois. Mais je me demande si je ne vais pas les trahir un jour et ça, ça m'embêterait !
-Les trahir ? Mais comment ?
-Vous les connaissez presque autant que moi ! Vous les avez vus se chamailler. Jusqu'à présent, tout s'est toujours bien passé, mais le colonel Sheppard est assez… comment dire… protecteur avec tous les membres de son équipe. Comment va-t-il réagir, si jamais McKay se met dans une situation dangereuse ?
-Ce sera à lui de gérer ça, nous, on a rien à dire. Et en plus, on se fait peut-être des idées !
-C'est vous qui avez pensé ça le premier !
-C'est vrai… et bien, il n'y a plus qu'à attendre !
-Attendre quoi ?
-Qu'ils se décident ou non à en parler. En attendant, on ne fait rien et on ne dit rien. Enfin, c'est ce que je pense.
-Et vous pensez bien. Je vais en faire autant. Bon, je vais au mess pour me détendre, vous m'accompagnez ?
-D'accord !
Ils se dirigèrent ensemble vers la cantine, essayant, encore une fois, de sortir cette histoire de leur tête. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire…
oOoOo
Tapotant distraitement son bureau avec son stylo, Carson pensa tout à coup à Elisabeth. Il lui avait promis de lui donner des nouvelles et comme il en avait, il allait pouvoir la rassurer. Attrapant son oreillette, il la mit en place et appuya dessus.
-Dr Weir ? Ici Carson.
« Carson ! Alors ? Comment vont-ils ? »
-Bien, j'ai ordonné à Rodney de faire une sieste et il a obéi !
« Et Sheppard ? »
-Oh, lui aussi, il va mieux. En fait, son malaise provenait du fait qu'il ne se rappelait même plus la dernière fois qu'il avait mangé, alors…
« Et bien, si ce n'est que ça, ça me rassure ! »
-Mais je vais quand même les garder un peu.
« D'accord ! »
-Bon, je vous laisse, j'ai du boulot !
« Ça tombe bien, moi aussi ! Merci, Carson ! »
-Mais de rien, Elisabeth.
Et Carson retourna à ses analyses…
oOoOo
Elisabeth était soulagée. Ça l'aurait embêtée de savoir qu'un problème plus important que le manque de nourriture ait affecté celui qu'elle considérait comme son ami. Même si elle avait toujours eu un souci avec les militaires, elle avait appris à l'apprécier. C'était peut-être aussi parce que celui-ci se comportait parfois comme un véritable Don Juan, et que ça ne lui déplaisait pas tant que ça, finalement...
Elle sourit. Mais elle ne s'y laisserait pas prendre ! Pas question !
Même si parfois elle aurait bien aimé laisser tomber cette carapace qu'elle avait érigé autour d'elle, jamais elle ne s'engagerait dans une aventure avec quelqu'un faisant partie de l'expédition. Trop dangereux…
Mais elle n'avait rien à craindre. Elle ne le savait pas et ne le saurait sans doute jamais, mais le cœur du militaire était déjà pris…
oOoOo
Il tombait. Il essayait désespérément de s'accrocher à quelque chose, mais rien ne le retenait. Rien n'était suffisamment solide pour l'empêcher de glisser.
Jusqu'où allait-il aller ? Sur quel rocher allait-il se fracasser ?
Il avait peur, il avait mal. En fait, tout son corps lui faisait mal. Il aurait bien voulu crier, mais sa bouche, pourtant grande ouverte ne laissait échapper aucun son.
Il s'arrêta enfin de glisser.
Court répit, qui ne dura qu'un instant.
Le temps pour lui de se rendre compte que sa course folle n'était pas terminée. Il ne touchait plus terre, il volait et il n'aimait pas ça. Pourtant, c'était ce qu'il avait choisi de faire.
Voler...
Oui, mais là, il n'était pas dans un appareil, il était dans les airs.
Et sans rien. Pas de parachute. Il baissa les yeux et vit, horrifié, qu'il allait atterrir dans l'eau. Mais vu la hauteur, il allait certainement se tuer…
Se préparant à l'amerrissage comme il put, il essaya de garder les pieds bien devant, sinon, il allait se briser les jambes, déjà qu'elles lui faisaient mal…
La vitesse était vertigineuse et la surface, petite au début, s'agrandit. Et là, il pensa que c'était plutôt une bonne chose, sinon, il aurait recoloré d'un beau rouge sang les rochers alentours…
Plus que quelques secondes avant l'impact. Il retint sa respiration, ferma les yeux et attendit le choc…
… Qui ne tarda pas à se produire. Il rouvrit les yeux. Il s'enfonçait.
Normal, ses vêtements mouillés l'alourdissaient et il était irrésistiblement attiré vers le fond.
Mais il ne fallait pas !
Alors malgré la douleur, il leva ses mains et nagea vers la surface. Le soleil le narguait, parce que s'il le voyait briller comme un miroir à la surface, il avait beau nager, il n'arrivait pas à remonter.
Ses poumons manquaient d'air, il était en train d'étouffer…
Encore un effort… Nager… Survivre…
Il était trop jeune pour mourir…
Il n'avait pas dit à Rodney qu'il l'aimait.
Rodney…
Il pouvait presque entendre sa voix. Sa belle voix, qui commençait à s'impatienter…
Mais il étouffait, il n'arrivait pas à respirer… Il lui fallait de l'air !
Quelque chose le retenait. Des algues ?
Il ne manquait plus que ça ! Il continua quand même de nager, mais il se sentait toujours retenu. Il fallait qu'elle le lâche, sinon, il allait mourir !
Alors il ouvrit la bouche et cria...
OoOoO
A suivre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Voilà.
Merci aux quelques 150 personnes qui on lu ma fic !
Ça remonte sacrément le moral, de voir qu'il y a autant de lecteurs assidus !
Merci à vous tous !
