Salut tout le monde !
Alors aujourd'hui c'est le printemps, et comme je me sens d'humeur joyeuse, je vous post un autre morceau !!
IsaJackson : J'avoue. C'est vrai que j'adore laisser comme un suspens à la fin de chaque chapitre. Je reproduis sur les autres, ce que je déteste lire ! C'est complètement sadique, je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher.
Quant à savoir qui le tient dans son rêve...
Tu vas le savoir bien vite !! Bon week-end, et éclate toi bien avec ton frangin !!
Alpheratz9 : Et qui c'est qui va réconforter le petit militaire ? Et bien tu vas le savoir très vite !
Et euh... Non, Carson ne va pas être aveugle bien longtemps... héhéhé...
Et pas de problème pour les remarques, tant qu'elles sont constructives, ça va ! Et de toute façon, chacun pense ce qu'il veut, alors !
Hathor2 : Ouais, moi aussi, j'ai bien aimé le coup de Penthotal... Et la suite ? Et bien la voilà !
Melissande Ol : Ouais, je sais... mon deuxième prénom, c'est sadique...
Et heureusement que personne ne sait où j'habite...
MyEstimeuse: Tu sais, on ne peut pas toujours tout aimer ! Mais bon, ce n'est pas grave, du moment que ça ne se reproduit pas !! Je ne sais pas non plus si tu vas apprécier celui là, il est un peu dans la même veine. Enfin bref, je verrais à ta prochaine review. Ou pas...
Bon, ça y est, j'ai enfin fini. Place à la lecture, à vous de jouer !
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Chapitre 28
Il dormait comme un bienheureux. La bouche entrouverte, ronflant légèrement, Rodney était bien. D'accord, ce n'était pas son matelas orthopédique, conseillé par un grand spécialiste, mais il était bien. L'homme qu'il aimait était couché à côté de lui. Enfin, non, pas à côté de lui. Mais pas bien loin. En fait, juste derrière un fichu paravent, que cet écossais de malheur avait tiré avant de quitter la pièce. Il n'avait pas pu le voir avant de s'endormir, et ça lui avait manqué. Mais comme Carson lui avait dit qu'il s'était endormi, il en avait fait autant. Après tout, cette méchante histoire n'était peut-être qu'un mauvais rêve ?
oOoOo
Penché sur son ordinateur, il regardait, d'un œil très intéressé, les colonnes de chiffres et de lettres qui parcouraient son écran. Encore un logarithme dont il pouvait se montrer fier !
Il se redressa, frotta ses mains l'une contre l'autre, un grand sourire sur les lèvres, quand il fronça les sourcils, inquiet. Il entendait crier. Pourtant, dans son labo, il était seul, alors qui se permettait d'émettre un son pareil ?
Il se tourna, mais ne vit personne. Pourtant, le son strident lui perçait les tympans. Et tout à coup, il reconnu la voix. C'était John. Mais qui le faisait crier comme ça ? Qui était en train de lui faire du mal ?
Il voulut se lever de sa chaise, mais n'y arriva pas. Panique ! Qui avait mis de la colle sur cette chaise ?
Les cris. Toujours les cris.
Et ils s'intensifiaient.
Il força, poussant de toutes ses forces sur l'assise, rien à faire, il était toujours bloqué. Il allait se mettre à crier, pour demander de l'aide, quand il ouvrit les yeux brusquement.
Il n'était pas dans son labo. Il tourna la tête à droite, puis à gauche, se demandant où il était, quand tout lui revint en mémoire. Il était à l'infirmerie.
Puis il sursauta violemment. Un autre cri. Sauvage, inhumain. Quelqu'un qui avait peur.
Tout comme lui. Il avait la chair de poule. Il n'était pas courageux, ça il le savait. Mais là, c'était John, il l'avait reconnu, et n'allait pas le laisser comme ça. Il se leva très vite, se demandant pourquoi personne n'était encore venu les voir. Il n'y avait donc personne, qui surveillait les patients dans cette infirmerie de malheur ?
N'importe qui pouvait rentrer, égorger quelqu'un, et ressortir en toute impunité !
Ah bravo ! Quand il irait mieux, il mettrait en place un nouveau système de surveillance !
Et quoi qu'en dise ce charlatan de Carson, il le ferait !
En attendant, il poussa le paravent et s'approcha bien vite du lit de John. Il posa sa main sur le bras qui tremblait et parla doucement.
-Sheppard ! C'est moi, c'est Rodney, ouvrez les yeux…
Le militaire ne criait plus, mais il était en nage, et essoufflé. Il respirait vite, et à chaque fois, une grimace lui tordait la bouche. Rodney savait que ses côtes devaient le faire souffrir terriblement, et il fallait qu'il se calme, alors il lui parla encore, mais un peu plus fort, il fallait qu'il se réveille, à tout prix…
-John, je vous en prie, calmez-vous !
La respiration se fit plus douce, et quand Rodney passa sa main sur le front moite, John se calma presque instantanément.
-C'est fini, John, calmez-vous, je suis là… ce n'est qu'un cauchemar, c'est fini…
Et enfin, le militaire ouvrit les yeux.
-Rodney ? Dit-il d'une voix rauque.
-Oui, je suis là, ce n'était qu'un cauchemar, c'est fini, vous pouvez vous rendormir, maintenant…
Il allait s'éloigner, quand John le retint par le bras.
-Non, restez… s'il vous plait…
Embarrassé, ne sachant pas comment se comporter, Rodney s'assit au bord du lit. John lui tenait toujours le bras, mais sa main descendit doucement. Le scientifique baissa les yeux, le pouce du militaire caressait doucement la sienne. Du coup, se fut lui qui se mit à respirer plus vite.
-Je dois vous laisser, maintenant… Carson a dit que vous deviez vous reposer…
Sans prévenir, John se redressa et se jeta presque dans ses bras.
-S'il vous plait, ne partez pas…
Une boule dans la gorge, Rodney ne répondit pas. Il ne savait pas si il devait s'arracher de l'étreinte, ou au contraire, le serrer encore plus fort. Mais le militaire décida pour lui. Il l'entoura de ses bras et nicha sa tête dans son cou.
-Ne me laissez pas… ne me laisse pas… je t'en prie…
Puis John se redressa, regarda Rodney droit dans les yeux, et pencha un peu la tête. Rodney était tétanisé, n'ayant pas encore assimilé le fait que l'homme qui s'était jeté dans ses bras venait de le tutoyer de nouveau. Il manquait d'air, lui aussi. Alors il ouvrit la bouche.
John en profita et s'approcha encore. Il voulait l'embrasser, il en avait envie, il en avait besoin. C'était vital. Il mourrait d'envie de goûter de nouveau à sa bouche. Et il le fit...
oOoOo
-Et bien dites donc ! Je n'aurais jamais cru vous voir manger tout ça à cette heure ci ! S'exclama Teyla en voyant le Satédien dévorer ce qu'il avait mis sur son plateau.
-Ouais, l'exercice physique, ça creuse !
-Je suis d'accord avec vous ! Dit-elle en mordant dans un croissant.
Ils mangèrent sans trop parler, l'un comme l'autre, appréciant de temps en temps, le silence. Et Rodney n'étant pas là pour leur rabattre les oreilles avec ses théories, ils en profitèrent.
Une fois leur plateau respectif terminé, ils se regardèrent.
-On va les voir ?
Avec un sourire, Teyla se leva sans rien dire. Elle aussi avait envie de revoir ses amis…
oOoOo
Carson était sortit provisoirement de son bureau, et quand il en revint, il se rassit en soupirant sur sa chaise. Il était un peu fatigué, en ce moment. Il faudrait qu'il songe à demander à Elisabeth, si il pouvait choisir un autre médecin, et le faire venir sur Atlantis, il y avait du boulot pour deux. Même pour trois…
Il croqua à pleine dent dans le sandwich qu'il venait de se confectionner, quand il jeta un coup d'œil distrait sur sa gauche. Et là, il déglutit péniblement le morceau à peine mâché qu'il venait de mettre dans sa bouche. Le moniteur cardiaque de surveillance du colonel s'emballait.
Laissant sur place et sans aucun remord, le malheureux sandwich qui n'avait rien demandé à personne, il se précipita vers la chambre de son patient. Le stéthoscope autour du cou, il passa très vite la main sur le système d'ouverture de la porte, et allait appeler en renfort une infirmière, quand le spectacle qu'il découvrit, le cloua sur place.
Il voulait savoir ce qui se passait entre le Dr Rodney McKay et le colonel John Sheppard ?
Et bien plus maintenant. Il avait la réponse sous les yeux. Et quelle réponse !
Bon sang ! Il n'avait jamais rien vu d'aussi passionné !
Ils étaient blottis dans les bras l'un de l'autre, et le baiser qu'ils se donnaient n'avait rien d'amical. Ils étaient comme soudés l'un à l'autre, et s'embrassaient à pleine bouche. Et si le moniteur cardiaque du militaire s'était emballé, et bien, il savait pourquoi. Il devait être, comme on dit, malade d'amour. Et d'un type dont jamais Carson aurait pu croire ça.
Et il ne faisait pas semblant. On ne pouvait pas tromper un système aussi perfectionné qu'un appareil électronique. Non, si son cœur battait aussi vite, c'était certainement parce qu'il était amoureux. Il n'y avait que cette raison qui pouvait accélérer les battements d'un cœur comme ça. Enfin, non...
Mais là, c'était certainement le cas.
Et ils étaient tellement occupés à se dévorer la bouche, qu'aucun des deux hommes ne s'était rendu compte que quelqu'un était rentré dans la pièce.
Carson recula sans faire de bruit. Il avait l'impression d'être un voyeur.
Ses amis s'embrassaient, et n'avaient pas besoin d'un public...
Il referma la porte très vite, et retourna s'asseoir, tout chamboulé. Il n'aurait jamais cru ça. Le chef militaire d'Atlantis et le responsable des scientifiques, ensemble, et s'embrassant. Il avait bien décelé un malaise, et voulait en découvrir la cause. Mais maintenant qu'il savait, il ne voulait plus. Comment faire avec ces deux là, quand à l'avenir, il les rencontreraient ?
Comment faire ?
Il avait le devoir de ne rien divulguer sur ses patients, mais là…
Il allait quand même devoir leur parler. Ne serait-ce que pour leur donner de quoi se protéger.
Et là, il se mit à rire. Pourquoi ?
Ils n'en étaient quand même pas arrivés à croire qu'ils coucheraient ensemble ! Ils s'embrassaient, c'est vrai, mais de là à… à… faire l'amour… ?
Carson n'avait aucun préjugé, et s'en était toujours montré fier. Il soignait tout le monde, sans discrimination. Et après avoir vu ce qui pouvait se passer entre un homme et une femme, ou entre deux hommes, ou entre deux femmes, ou encore, entre deux hommes et une femme…
Enfin bref, il avait vu, ou presque, toutes les combinaisons possibles et imaginables, durant toutes ses années d'études, et il ne voulait pas changer d'avis.
D'ailleurs, il ne changerait pas d'avis. Il aimait bien les deux hommes, et respecterait leur vie privée.
En espérant que ça ne pose pas de problème à personne. Et là, rien de moins sûr. Il connaissait les principes rigides de l'armée à laquelle le militaire faisait partie, et ne voulait en aucun cas lui nuire. Mais pour l'instant, s'occuper à faire quelque chose d'utile lui paru une bonne idée. Histoire d'oublier ce qu'il venait de voir.
La prise de sang !
Voilà qui devrait l'occuper. Il savait que les deux hommes étaient en parfaite santé. Même Rodney, qui était pourtant à l'affût du moindre petit changement chez lui, ne souffrait que d'hypoglycémie.
Mais là, il allait faire quelque chose que l'éthique lui interdisait de faire. Il allait faire un examen plus poussé sur le tube de sang qu'il avait sous les yeux. Pour rechercher d'éventuelles traces de maladies…
Il n'avait pas le droit de le faire sans l'accord du principal intéressé, mais là, il se dit qu'au moins, si ils passaient à l'étape supérieure, et si il n'y avait rien dans les résultats, lui, il aurait l'esprit tranquille.
Sa conscience, il s'arrangerait avec plus tard, pour l'instant, il avait du boulot.
Alors c'est plutôt soulagé qu'il commença…
oOoOo
Il était dans ses bras, et se serrait contre lui. Il avait mal, mais s'en fichait. Tout ce qui comptait, c'était que son canadien était là. Et il l'embrassait. Il adorait l'embrasser. Il aurait voulu se fondre en lui, rentrer en lui…
D'ailleurs, une partie de lui se rappela à son bon souvenir.
Mais il essaya de l'oublier. Pour l'instant ce qui comptait le plus, c'était que Rodney était toujours là, et que quand il l'avait embrassé, il n'avait pas reculé. Et il en profitait. Il passa ses mains dans son dos, le caressant doucement, le pétrissant, le collant encore plus contre lui. Il ne voulait plus le lâcher…
oOoOo
Jamais il n'aurait cru qu'un type comme Sheppard aurait été capable de lui faire ressentir ça. C'était comme si un million d'étoiles venaient d'exploser devant ses yeux. Les mains dans son dos n'en finissaient pas de le caresser. Et il aimait ça. Quand John s'était emparé de sa bouche, il n'avait pas réagi. Il ne voulait pas encore une fois se laisser faire, mais il n'avait pas pu résister. Il le voulait, lui aussi. Alors il avait cédé. Encore une fois, il avait cédé au plaisir d'être dans ses bras. Et il ne le regrettait pas.
Il avait complètement oublié où il se trouvait. Il avait relégué dans un profond et lointain recoin de sa mémoire, le fait qu'ils étaient dans un lieu, où n'importe qui pouvait entrer et les surprendre. Là, maintenant, tout de suite, il s'en fichait totalement. Rien ne comptait. Rien à part le fait qu'il avait la langue plongée dans la bouche de l'homme qu'il adorait. Et qui lui rendait bien. A la façon dont John l'embrassait, nul doute que si il avait été un peu plus en forme, ils seraient déjà nus, en train de s'aimer passionnément…
oOoOo
Ronon et Teyla avaient marchés tranquillement, en silence, jusqu'à l'infirmerie. Elisabeth leur avait dit que ce n'était pas la peine d'aller les voir, mais étant donné l'heure, ils pensaient qu'ils pouvaient se permettre d'aller leur dire un petit bonjour. Après tout, ils faisaient partie d'une équipe, et ils étaient soudés.
Et là, ça y était, ils étaient devant la porte.
Teyla regarda Ronon, qui lui rendit son sourire, mais ne bougea pas.
Elle pencha la tête en souriant, comme si elle s'y attendait, passa la main devant le système d'ouverture, et entra. Le bureau de Carson était un peu plus loin, sur la gauche, et elle put le voir penché sur son écran, apparemment très prit par ce qu'il pouvait y lire…
-Carson ?
-Oui… Répondit celui-ci sans lever la tête.
-On peut… ?
Le docteur leva enfin les yeux et sourit.
-Mais bien sûr ! Qu'est-ce qu'il y a ? L'entraînement a été trop rude ?
-Non ! Pas du tout ! S'esclaffa Teyla, mais on aurait voulu les voir. C'est possible ?
L'embarras franchement visible du médecin leur parut étrange.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Un problème avec le colonel ? Ou Rodney ? S'inquiéta Teyla.
-Non, non non ! S'exclama Carson, c'est que… ils dorment.
Si cette excuse leur suffit, je suis sauvé !
-A cette heure ci ? S'étonna Ronon.
-Oui, enfin… je pense qu'ils dorment encore… enfin tout à l'heure, c'était ce qu'ils faisaient…
Là, je ne mens pas !
-Dr Beckett, vous êtes sûr qu'ils vont bien ?
Redevenant le médecin responsable, Carson se reprit très vite.
-Oui, ils vont bien.
Devant l'air septique de Teyla, il continua.
-Ils vont bien, je peux vous l'assurer !
Et ça, il en était sûr. A voir la façon dont ils se tenaient l'un l'autre, ils ne pouvaient qu'aller bien !
-Bon, si vous voulez vraiment, vous pouvez entrer !
Là, il espérait vraiment ne pas avoir dit de bêtises.
Alors en s'approchant de la porte, il haussa un peu le ton.
-Et vous ? Les moissons, ça s'est passé comment ? Vous n'êtes pas trop fatigué ? Et les gens de votre peuple, Teyla, comment vont-ils ?
Si les questions du docteur ne parurent pas étrange ni à l'Athosienne, ni au Satédien, en revanche, le ton, oui. Pourquoi parlait-il aussi fort ?
oOoOo
Ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre, à s'embrasser, se caresser. Rodney avait une main sur les reins de John, et l'autre dans ses cheveux. Comme si il voulait l'empêcher de reculer. Idiot comme pensée, quand on sait que John, lui, avait les mains dans son dos, et le retenait aussi fort que ses côtes fêlées lui permettaient de le faire.
C'est pas que je veuille jouer les enquiquineuses, mais tu devrais le lâcher !
Mais John ne l'entendit pas…
Oh bon sang ! Mais c'est qu'il n'écoute rien, le bougre ! Y'a du monde qui se pointe ! Tu devrais le LACHER !
John réagit enfin, et se détacha à regret de Rodney.
- Lâche-moi !
Rodney sursauta.
-Pourtant… Commença t-il.
-Non, pas toi ! Elle ! S'exclama John.
-… Elle… qui… ? Demanda Rodney interdit.
-Ma conscience ! Elle a décidé de m'embêter ces jours ci !
-Ta conscience ? Mais…
Et là, la voix de Carson l'interrompit. Il regarda John, se leva très vite, tira le paravent, et se faufila sous les couvertures de son lit.
John en profita pour remettre un peu d'ordre sur le sien. Juste à temps, la porte s'ouvrait…
oOoOo
Carson savait que sa façon de se comporter pouvait paraître bizarre, mais il voulait laisser le temps aux deux hommes de se remettre dans une position un peu moins compromettante. Et quand il passa la main devant le système d'ouverture de la porte, il ferma les yeux. Comme si ça pouvait leur permettre de gagner du temps...
-John ! Vous êtes réveillé ?
Carson rouvrit les yeux. Le militaire était seul, et allongé. Seuls les draps légèrement froissés, prouvaient que ça datait de pas si longtemps que ça…
-Alors ? Continua Teyla en s'approchant de lui, comment allez-vous ?
-Bien, merci… et vous ?
-Oh ! Nous ça va ! Nous sommes rentrés ce matin, mais on n'a pas pu vous voir…
Elle s'arrêta de parler, se rendant compte qu'il savait parfaitement pourquoi.
-Oui, j'ai eu une petite… défaillance, mais c'est fini. Et les moissons ?
-Finies, elles aussi ! Ça m'a fait du bien de me retrouver avec les miens. Ça ne m'était pas arrivé depuis si longtemps…
-Et vous Ronon ? Ça vous a plu ? Demanda t-il au Satédien avec un large sourire.
-On peut pas dire ça, mais comme il n'y avait rien d'autre à faire…
-Ronon ! S'exclama Teyla.
-Laissez, je le comprends… le manque d'action, c'est terrible…
-Et Rodney ? Demanda alors Teyla, histoire d'alléger un peu la conversation.
-Je suis là ! S'exclama celui-ci, derrière le paravent.
Carson poussa la petite cloison de tissu, et ils purent tous se voir. Les yeux du médecin regardèrent attentivement les deux hommes. Mais rien n'aurait pu laisser paraître quoi que se soit. Ils étaient redevenus eux-mêmes. Sauf que Rodney était un peu rouge…
-Rodney, alors, qu'est-ce qui vous a amené ici ?
-Mauvaise nuit…
Mauvaise excuse…
-Bon, et bien on va vous laisser, n'est-ce pas Ronon ?
-Oui.
-On se dit à demain ?
-Oui, à demain… Répondit John.
oOoOo
Ronon et Teyla étaient sortit, mais pas Carson.
-Un problème doc ? Demanda John.
-Non…
-Alors pourquoi vous restez planté là ?
Puis sans attendre la réponse, il continua d'une traite.
-Si je promets de me coucher dès que je suis dans ma chambre, vous me laissez sortir d'ici ?
La réponse fusa, directe.
-Non !
-Mais pourquoi ? Demanda John d'une voix plaintive.
-C'est ce que vous m'aviez dit la dernière fois, et vous avez vu où vous êtes ? Ici !
-Oui, mais là, c'est parce que je n'avais pas mangé, c'est tout ! Vous l'avez dit vous-même !
oOoOo
Zut, il s'était fait avoir ! Effectivement, lui, le médecin chef de la cité d'Atlantis, avait dit qu'il avait trouvé la raison à son malaise, et voilà que ça se retournait contre lui.
Et de plus, il n'avait pas vraiment d'excellente raison de le retenir. Quand Teyla et Ronon étaient entrés, il était en train d'examiner les résultats de la prise de sang du colonel. Et il put constater que sa numération globulaire était redevenue normale. Enfin, bref, aucun raison de l'empêcher de retourner chez lui.
Mais pour l'autre examen, il était encore trop tôt…
De plus, il savait que si contamination il y avait, il faudrait plusieurs jours, avant d'être certain que tout allait bien.
Que faire, dans ce cas là ? Les prendre un par un et leur parler des risques ? Ou au contraire, leur dire qu'il est au courant et qu'ils devaient se protéger, ou s'abstenir, en attendant les résultats ?
Et tout à coup, il lui revint une chose importante à l'esprit. Si Rodney était scientifique, ce dont personne ne doutait, il avait certainement passé tous les tests possibles et imaginables ! De plus, le sachant hypocondriaque, de lui-même, il avait certainement dû le faire, ce test !
Quant au miliaire, la fameuse loi qui voulait qu'il ne fallait en aucun cas entretenir de relations entre membres d'une même équipe, et encore moins avec un homme, avait dû l'obliger à le faire aussi !
Entre autre examen tout aussi poussé…
Après tout, il était allé dans des pays pas très clair, question hygiène, alors la visite médicale du retour devait être assez complète ! Du moins, l'espérait-il….
Alors il décida avant de répondre, d'aller éplucher consciencieusement, leurs dossiers médicaux. Ce genre de choses devait y être inscrit…
oOoOo
John regardait le docteur avec appréhension. Il n'avait pas l'air à l'aise, Carson. Qu'avait-il bien pu lui trouver qu'il ne sache pas comment lui dire ?
-Carson, si j'ai quelque chose qui cloche, j'aimerai le savoir !
-Non, vous n'avez rien qui cloche, enfin pour l'instant…
-Comment ça, pour l'instant ? S'alarma John.
Carson se redressa, et vit que Rodney en avait fait autant, en entendant ce qu'il venait de dire. Pas de doute, il tenait au militaire, celui là…
-Ne vous inquiétez pas, c'est de l'humour !
-Plutôt nul votre humour ! Grommela Rodney.
-Bon, écoutez, j'aimerais vous garder au moins encore jusqu'à cinq heures, ça vous va ?
-Pourquoi cinq heures ?
-Parce que je veux vous voir manger !
-Ah… et après je rentre ?
-Oui… vous pourrez peut-être rentrer… Soupira Carson.
Si j'ai fini de lire vos dossiers à tous les deux, sinon, ceinture !
Et là, sa pensée le fit sourire. Mais pas longtemps.
Imaginer les deux hommes ensembles lui parut bizarre. Surtout en sachant que l'un d'entre eux était un militaire dont les conquêtes féminines étaient connues de tout le monde. Même sur d'autres planètes, c'est dire…
Pour Rodney, il n'en était pas de même. Celui-ci avait toujours eu un problème relationnel, que se soit avec les femmes ou les hommes. Mais après l'avoir vu enlacer le colonel comme il l'avait fait…
Non, apparemment son problème n'en était plus un.
-Vous Rodney, vous pouvez sortir, si vous voulez. Mais pas de labo, sinon…
-Promit ! S'exclama celui-ci avant que Carson ait pu finir sa phrase.
Boudeur, John rétorqua.
-Et lui, vous ne l'obligez pas à rester pour voir si il mange !
Carson sourit franchement.
-Non, parce que je n'ai jamais vu Rodney louper un repas, contrairement à vous !
Le scientifique descendit du lit, et en passant devant celui de John, ne put s'empêcher de le regarder.
Et John aussi, fixa ses yeux sur lui.
Oh bon sang ! Ce n'est pas qu'une simple aventure, ces deux là s'aiment vraiment ! Pensa Carson.
Car le regard qu'ils venaient d'échanger…
Si l'énergie dégagée avait pu être maîtrisé, nul doute que l'E2PZ de la cité aurait fait le plein en un clin d'œil !
Faut que je lise au plus vite leurs dossiers… Pensa encore le docteur.
Car pour lui, il n'était pas si loin que ça, le moment où ils passeraient à l'acte…
Si il avait su...
OoOoO
A suivre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Voilà.
Merci aux quelques 137 personnes qui ont lu ma fic !!
Merci à vous tous !
