Salut tout le monde !
Alors comment dire...
Est-ce que je peux vous dire que j'ai été tellement angoissée à l'idée de ce que vous aviez pu écrire après avoir lu le chapitre précédent, que je n'ai lu vos reviews que jeudi, donc hier ?
Et oui, je donne peut-être l'impression d'être cool, c'est ce que je m'efforce d'être en tout cas, mais en fait, vos commentaires me touchent beaucoup.
Qu'ils soient bon ou pas.
Attention, quand je dis "pas bon", c'est pas dans le sens ou je n'accepte pas vos remarques !
Pas du tout !
Mais comme tout le monde, enfin je pense, ça me fait quand même un petit quelque chose de bizarre quand j'ai l'impression qu'un lecteur à l'air d'être un peu déçu...
Mais tant pis pour vous, me revoilà avec la suite !
IsaJackson : Ouais, moi aussi je suis assez pour faire de Ronon un perso comme dans ma fic. Je trouve que ça lui va bien, même si dans la série, il est rarement comme ça ! Mais j'ai bien aimé son expression après que Rodney l'ai pris dans ses bras, dans "Tao of Rodney".
Les explications des problèmes de mes persos ne sont pas forcément expliqués tout de suite après. Ce qui fait que tu devras lire ma fic jusqu'au bout, même si tu trouve qu'elle traîne un peu...
Et malheureusement pour toi, elle n'est pas encore finie...
Et tu peux être obsédée ! Après tout, quand on lit une fic classée M, c'est bien pour une bonne raison, non ???
Bisous ma belle !
My-Doctor-who : Contente de te voir parmi mes fans. J'espère te garder jusqu'au bout !
Merci de me lire, et sympa de ta part d'avoir pris le temps de laisser une review, ça me fait hyper plaisir !!
Melissande Ol : Ça à l'air de t'étonner de voir un Ronon fait ami-ami avec Rodney !
Euh... finalement, je dois dire que moi aussi ! Mais j'aime bien l'idée de les voir faire ce genre de chose ensemble. Rodney l'avait bien pris dans ses bras, dans "Tao of Rodney ", alors pourquoi pas lui filer un coup de main pour afin qu'il fasse "golo-golo" dans la case avec John ?? lol !!!
Quant à l'attitude de Rodney, l'amour peut faire déplacer des montagnes. Alors pourquoi ça ne le rendrait pas courageux ?
Alpheratz9 :Carson t'énerve ?Gloups... c'est pas du tout ce que ça devait faire...
En fait, Carson ne fait pas l'indiscret, je pense plutôt qu'il ne veut pas qu'il arrive quoi que se soit de moche à ses amis. C'est pour cette raison qu'il est aussi protecteur envers eux.
Mais je suis ravie que le reste t'ai plu, ça me soulage un peu !!
Ouf, je l'ai échappé belle...
Row666 : Contente de voir que tu aies apprécié le chapitre précédent ! Ça me met un peu plus de bonne humeur !
Non, je blague... t'inquiète !!
Quant à savoir si les projets de Rodney vont se réaliser, et bien il te suffit de continuer à lire !
Et ce n'est pas du chantage, je t'assure !!!
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Alors, après avoir lu vos reviews, je dois dire que je suis à la fois soulagée et un peu inquiète.
Soulagée parce que malgré le fait qu'il y ait des divergences d'opinion concernant cette fic, vous êtes toujours au rendez-vous pour la lire.
Inquiète, parce que j'espère que ça ne vous gonfle pas d'être obligé de la lire jusqu'au bout, uniquement pour voir enfin le mot "fin"...
Mais comme dans l'ensemble, vos impressions sont bonnes, je peux continuer à publier.
De toute façon, je suis allée trop loin pour vous laisser en plan, et se serait vraiment trop dégueulasse de ma part si je ne mettais pas la suite !
Et ça, c'est pas possible...
... Sauf si mon PC explose. Alors là, oui, je serais vraiment dans la m*** !!!
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Bon, ça y est, j'ai enfin fini. Place à la lecture, à vous de jouer !
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Chapitre 30
L'aide de Ronon avait été très utile. Le lit avait été démonté assez rapidement, et maintenant, ils regardaient les morceaux étalés devant eux.
-Bon, et bien il n'y a plus qu'à savoir comment l'emmener… je vais voir si il y a un transporteur pas loin.
-Ok !
Rodney sortit, parcourut les couloirs non loin, pour se rendre compte qu'effectivement, il y en avait un, à peine à quelques dizaines de mètres de la pièce. Il refit le chemin en sens inverse encore plus rapidement. Il était tard, et ne voulait pas risquer de perdre du temps.
-Bon, il y en a un, deux couloirs à gauche, ça ne devrait pas poser de problème.
-Qu'est-ce qu'on dit, si on croise quelqu'un ?
Bonne question. Que dire à une personne qui vous croise, alors que vous portez dans vos bras, une planche, ou un morceau de bois, qui en plus, à le malheur de ressembler trait pour trait à une tête de lit ?
Car si les anciens étaient évolués, leur mobilier n'avait pas suivi…
Question modernisme, il pouvait revoir leur copie ! Par contre, c'était tout à fait au goût de Rodney. Un lit qui ressemble à un lit. Et pas une espèce de structure en métal, sur lequel reposait le matelas. Il aimait la simplicité de la déco de la cité, plutôt moderne (1), donc épurée, mais pour l'intimité, il préférait quelque chose de plus intime, justement. Et un bon vieux lit en bois, ou du moins à ce qui semblait être du bois, et bien c'était tout simplement parfait !
Mais la question l'embarrassait. En effet, quoi dire ? Il n'en savait rien, malheureusement.
-Vous pouvez porter quoi, vous ? Demanda Ronon.
Rodney regarda par terre et désigna de la main quelques morceaux.
-Je pense que je peux prendre ces trois là, et celui-là…
-Bon, et bien deux voyages chacun et ça ira, qu'est-ce que vous en pensez ?
-De toute façon, je n'ai pas le choix…
-Si, vous l'avez !
-Ah bon ? Et lequel ? Demanda Rodney surprit.
-Vous vous serrerez un peu, c'est tout !
Rougissant sous l'allusion parfaitement claire, il garda un instant la bouche ouverte, interdit. Là, il était sûr que le Satédien savait ce qu'il risquait de se passer dans ses quartiers ce soir…
Si ce qu'espérait fortement Rodney se réalisait, bien sûr...
Ronon eut un peu pitié du scientifique, et, souriant en lui-même se pencha pour prendre les morceaux désignés par Rodney, pour lui placer dans les bras.
-Ça ira ?
-Oui, ça ira… Souffla celui-ci sous le poids.
Il allait avoir un de ces mal de dos ! Mais il tint bon. Il l'avait voulu, alors il ferait avec.
Ronon prit les siens, et ensemble, ils se dirigèrent vers le téléporteur.
oOoOo
-Carson !
Complètement découragé, celui-ci se mit à soupirer.
-Quoi ? Demanda t-il quand même gentiment.
-J'ai fini !
Tant mieux ! Il va enfin pouvoir aller chez lui ! Pensa Carson en lâchant un soupir.
Le Dr Beckett était connu dans la cité pour sa gentillesse, son amabilité, son courage, sa patience, et son dévouement. Mais là, il était à deux doigts de craquer.
Cela faisait près de trois heures que le militaire essayait de le pousser à bout pour sortir. C'est vrai qu'il avait bien meilleure mine, qu'il avait une tension tout à fait correcte, et depuis que son voisin de lit était parti, le moniteur cardiaque était régulier comme une horloge !
Comme quoi, l'amour peut être vraiment dangereux pour la santé…
Il s'approcha du lit de son patient et lui dit.
-Vous vous sentez comment ?
John le regarda d'un drôle d'air.
-Ça fait maintenant trois heures que vous me gardez ici pour rien ! Je vous ai dit que j'allais bien, je n'ai pas menti !
-Je vous crois !
-Mais alors… pourquoi ?
-Parce que j'avais envie de vous avoir sous la main, afin d'être sûr que vous n'alliez pas avoir un autre petit souci de santé. Vous êtes quand même bien amoché, et je ne veux rien avoir sur la conscience !
John le regarda en souriant. Finalement, il l'aimait bien. Il était vraiment quelqu'un sur qui on pouvait compter. Un bon docteur, et en plus, quelqu'un qui ne s'intéressait pas uniquement à vous dans le cadre de son travail. Non, il allait plus loin que ça. Le militaire, bien que légèrement plus âgé que lui, avait l'impression qu'il le considérait comme son fils. Et à bien y repenser, plusieurs fois il l'avait entendu prononcer le mot "fiston" ou "mon garçon", quand il s'adressait à lui.
C'était plutôt agréable, de sentir que quelqu'un tenait à vous…
Mais quand il pensa à ça, l'image de Rodney s'imposa devant ses yeux. Oui, lui aussi tenait à lui…
Malheureusement pour lui, John était encore "branché", et un bip se fit entendre.
Ils regardèrent ensemble l'écran, et John essaya de se reprendre très vite. Ne surtout pas donner l'occasion à Carson de le garder pour la nuit !
... Et la courbe redescendit bien vite.
-Mais qu'est-ce que vous me faites, là ? S'inquiéta le docteur.
-Ça, c'est parce que je suis assez énervé à l'idée de rester encore ici !
Bon sang ! Quelle rapidité dans la répartie, c'est génial !
John grinça des dents. Elle n'avait fini de lui casser les pieds, celle là ?
Non, pas tant que tu lui auras pas dit !
Courbe qui re-grimpe sur écran et re-bip de la machine…
-Mais… la machine fonctionnait pourtant bien, avant ! S'étonna Carson.
Laisse-moi, et tais-toi, où je vais passer la nuit ici, et j'en ai pas envie ! Pensa John.
Oui, ça je sais ! C'est plutôt dans son lit à lui, que tu voudrais dormir, hein ?
-Oui ! S'exclama John à voix haute.
Et bien reprends toi, et cesse de parler tout haut pour t'adresser à moi ! Sinon, tu es bon pour faire un gros câlin à ton traversin, et ça, c'est quand même pas le pied !
-Quoi ?
-Hein ?
-Vous avez dit oui, mais pourquoi ? Demanda Carson.
Parce que tu étais sûr toi aussi qu'elle fonctionnait bien, la machine ! Allez ! Dit lui ça !
-J'ai dit oui, parce que moi aussi, je pensais qu'elle fonctionnait plutôt bien…
Bravo ! C'est bien ! Docteur : 0, l'amoureux transi : , je te laisse, je suis fatiguée ! Bonne nuit !
-C'est ça !
-C'est ça quoi ?
-Oui, c'est ça, la machine fonctionnait parfaitement bien !
-Et comment savez-vous ça ?
-Parce que sinon, vous auriez déjà fait appel à un technicien pour voir pourquoi elle fait ça ! Affirma John avec un grand sourire.
-Là, vous n'avez pas tort. Allez, vous pouvez vous levez, mais pas de course !
-Pas de problème ! Chambre, et dodo ! Promit, juré !
Olalala ! T'aurais pas dû dire ça ! Mensonge ! Oups, j'ai oublié que je devais me taire, scuse…
Fermant les yeux, car il était assez fatigué d'avoir sa conscience sur la… et bien sur la conscience, il se leva doucement, et sous le regard sans pitié du docteur, qui ne l'aida pas, commença à s'habiller.
-Bon, et bien vous bougez un peu plus facilement ! Ça vous fait encore beaucoup mal ?
-Non ! S'exclama un peu trop rapidement John.
Mais Carson s'en doutait.
-Allez, suivez moi, je vais vous donner quelque chose pour la douleur, mais n'en abusez pas !
-C'est quoi, votre truc ? Demanda John en tenant à la main, le tube que venait de lui tendre le docteur.
-Des comprimés à base de morphine, alors pas d'abus !
Chouette !!! Un shoote légal, le pieeeed !
-Merci, mais non. Je ne crois pas que je vais les prendre…
-Si vous vous sentez capable de supporter la douleur, c'est tant mieux, sinon, prenez en un.
-Merci Carson, mais je ne préfère pas.
-Bon, comme vous voulez. Allez, retournez chez vous…
Pour ne pas risquer un retournement de situation, le militaire partit aussi vite qu'il put de l'infirmerie, sous l'œil goguenard du doc. Celui-ci avait apprécié sa réaction.
Il savait que la plupart du personnel de la cité n'abusait en aucun cas des médicaments qu'il leur prescrivait. Et c'était tout à leur honneur. Une preuve de plus, si il en fallait une, que pour cette expédition, Elisabeth avait choisi les meilleurs !
oOoOo
Ronon avait eu raison, ils avaient dû faire deux voyages chacun. Ils ne croisèrent personne dans les couloirs. A croire que toute la cité était au courant, mais que personne ne voulait leur faire penser le contraire !
Sauf pour leur dernier voyage. Rodney portait un petit élément du côté, et Ronon, portait la plus grande partie, la fameuse "tête de lit" quand ils croisèrent un groupe de trois techniciens, qui s'étaient apparemment trompés de section.
Les trois hommes, le nez sur le portable pour un, le deuxième regardant partout autour de lui, essayant désespérément de savoir où ils pouvaient bien être, et le troisième, visiblement au bord de la crise de nerf, avaient vu avec un certain soulagement, nos deux compères au bout du couloir.
Mais le soulagement ne fut visible que d'un côté. On devinera aisément lequel...
-Et zut ! Qu'est-ce qu'on va leur dire ? Bafouilla Rodney.
-Rien !
-Rien ? Mais comment ça ?
-Laissez faire !
Et Rodney laissa faire.
La rencontre eut lieu près du téléporteur, que Rodney regardait avec envie. Dire que si il n'avait pas mis aussi longtemps à porter les morceaux précédents, tout se serait déroulé comme sur des roulettes !
Mais non ! Trop facile, bien entendu !
Quand la chance a décidé de vous faire un pied de nez, elle ne vous prévient pas !
-Dr McKay ? Oh si vous saviez ce que ça fait plaisir de vous voir !
-Ah… euh… merci, c'est gentil…
-Dites, est-ce que vous pouvez nous dire où on est ? On tourne en rond depuis dix minutes, et je crois bien qu'on est perdu !
-Vous alliez où ?
-Au laboratoire du niveau 2 ! Mais je ne sais même pas à quel niveau on est ! Vous savez, vous ?
-Bien sûr qu'il le sait, idiot ! C'est le Dr McKay, il connaît la cité comme sa poche ! Rétorqua l'homme au portable.
-Pas tout à fait, mais presque ! Répondit Rodney. Bon… le labo du niveau 2… alors, deuxième couloir à gauche, descendez l'escalier qui est sur votre droite, puis prenez le téléporteur qui est à environ trois mètres plus loin à droite, ensuite, vous appuyez sur la partie de l'aile ouest de la cité, et en sortant, vous prenez deux fois à droite, et une fois à gauche ! C'est bon ?
Puis, content de lui, il se tourna vers Ronon.
-On y va ?
-On y va ! Répondit le Satédien en souriant.
Et ils les plantèrent là.
oOoOo
-Bon, alors il a dit, deuxième couloir à gauche, escalier à gauche…
-Non, à droite l'escalier !
-T'es sûr ?
-Oui, il a dit l'escalier à droite, puis téléporteur !
-Ah oui, tu as raison… bon, et après ?
-Comment ça après ?
Après presque une heure, ils trouvèrent enfin la bonne direction, et se promirent tous, de ne plus jamais oublier leurs oreillettes. Comme quoi, une mauvaise expérience peut parfois être bénéfique !
oOoOo
Il avait mangé à l'infirmerie, parce que Carson l'y avait obligé, mais finalement, il ne le regretta pas. C'est fou ce que c'est agaçant de se rendre compte que vous aviez tort, et que le médecin auquel vous avez affirmé le contraire avait raison.
Quand vous êtes allongé sur un lit d'hôpital, vous n'avez qu'une envie, c'est de vous sauver en vitesse de ce lieu de malheur, et vous dites que vous allez bien, même très bien.
Et le pire, c'est qu'à force de vous le répéter, vous en êtes persuadé !
Seulement voilà, dès que vous vous levez et faites quelques pas à l'extérieur de cet endroit que vous n'aimez pas spécialement, vous regrettez de vous en êtes échappé.
Et c'est ce qui arrivait à John.
Encore.
Pourtant il allait bien, dix minutes plus tôt. Après avoir parcouru les quelques mètres qui le séparait du téléporteur, et avoir emprunté deux couloirs, il était presque arrivé à ses quartiers. Et il n'aspirait qu'à une chose, celle de s'écrouler sur son lit. Décidément, l'inactivité chez lui avait des aspects qu'il n'aurait jamais cru aussi négatif !
Quand il était en mission, il pensait qu'il aimerait bien être en vacances, et maintenant qu'il était, enfin, en repos forcé, il ne voulait qu'une chose, c'était repartir en mission !
Mais peut-être pas pour le moment, il n'aurait pas tenu le coup. Il aurait été un boulet plutôt qu'autre chose pour son équipe. Tient, en parlant d'équipe, il n'avait pas vu ni Teyla, ni Ronon, et ni Rodney !
Enfin si, Rodney, il l'avait vu… Il l'avait même touché. Et embrassé. Et serré dans ses bras.
Comment ce canadien de malheur avait-il pu croire qu'ils auraient pu se voir sans avoir envie de se serrer l'un contre l'autre ?
Bon, c'est vrai aussi qu'il ne l'avait pas fait exprès. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait de cauchemar. Mais celui-ci avait été terrifiant, et il ne regretta pas l'avoir fait. Ça lui avait permis de le tenir contre lui...
Même si la veille, il lui avait presque demandé de le laisser se reposer, il n'en avait pas moins envie de le voir. Mais peut-être pas ce soir…
oOoOo
Le remontage fut aussi rapide que le démontage. Et Rodney regardait son œuvre, ravit.
-C'est exactement ce que je voulais !
-J'm'en doute. Bon, je vous laisse McKay, bonne nuit !
-Oui, bonne nuit… Répondit Rodney distraitement.
Ronon sortit de la pièce avec un sourire non réprimé. Oui, il était pratiquement sûr qu'il allait passer une bonne nuit. Quand à savoir si il allait dormir, alors là...
Le plus dur avait été de transporter les différentes pièces du puzzle que le lit constituait. Mais finalement, mis à part la rencontre avec les trois techniciens perdus, tout s'était bien passé.
Il contemplait le lit, mais tout à coup, il se sentit très bête.
- Le matelas… je n'ai pas le matelas…
Car si le lit était en parfait état, la toile du matelas d'origine, ainsi que sa garniture état partie en poussière depuis plusieurs dizaines, voir des centaines d'années !
Et Rodney s'affala sur une chaise, complètement perdu. Il avait fait tout ça pour rien !
Dépité, il se leva de sa chaise, et se coucha sur le ventre, sur son lit d'égoïste. Ce lit où il dormirait seul, étant donné qu'il ne pouvait décemment pas demander au militaire de partager un lit de 90cm de large !
Déjà que tout seul, il n'avait pas beaucoup de place, alors à deux, n'en parlons pas !
Et en plus, il commençait à avoir mal au dos !
-Et merde ! Ce n'est pas comme ça que ça devait se passer ! Se lamenta t-il.
Il devrait aller voir Carson, avant que ça empire…
-Non ! S'exclama t-il alors, il serait capable de me garder !
Oui, mais en même temps, il pourrait me donner un truc contre la douleur !
Il se lamenta sur son sort pendant de longues minutes. Il tournait et se retournait sur son lit, ne sachant pas comment se mettre pour se sentir mieux.
-Faudrait que je songe à en changer… ouais, il est plus aussi…
Et là, le cerveau en ébullition, il se redressa, oubliant qu'il avait mal.
-Un nouveau matelas ! Je vais réclamer un nouveau matelas, en prétextant que le mien est trop vieux !
oOoOo
Teyla était seule, assise à une table, mais ça ne la dérangeait pas.
-Bonsoir, je peux ?
La voix un peu rocailleuse lui fit lever la tête.
-Ronon ! Alors, de retour ?
-Oui.
-Et avec McKay, ça s'est bien passé ?
-Oui.
Elle attendit un peu, mais comme elle s'en doutait, rien d'autre ne sortit de la bouche de Ronon.
-Vous ne voulez pas m'en dire plus ?
-Je sais pas…
-Ecoutez Ronon, Rodney et John sont mes amis, au même titre que les vôtres, alors vous pouvez me faire confiance !
-J'ai confiance. C'est juste que je ne sais pas si je peux vous en parler ou pas !
-Et de quoi ? C'est une histoire entre hommes ?
-Oui, on peut dire ça…
Teyla se mit à rire.
-Non, je ne parlais pas de… ça !
-Alors il n'y a rien à dire !
-Oh ! Alors vous voulez dire qu'il a…
-Il l'a reconnu, oui…
-Mais c'est très bien ! Ils vont enfin pouvoir…
-Je pense que c'est pour ce soir ! Coupa Ronon.
-Quoi ? Ce soir ? Mais de quoi… oh, vous parlez de… ça ? Demanda Teyla, un peu gênée, tout de même.
-Pourquoi pas vous ?
-Euh… en fait… non… je pensais plutôt à ce qu'ils admettent enfin, que c'était un peu ridicule qu'ils continuent à nous faire croire qu'il n'y a rien entre eux !
-Ah…
Et la conversation s'arrêta là. Teyla grignota ce qu'il y avait sur son plateau, tandis que Ronon, comme d'habitude, mangea de bon appétit.
oOoOo
Il était passé voir la personne qui s'occupait de la gestion, et aussi de satisfaire tout, ou presque tout les besoins des Atlantes. Il s'étonna de ne pas rencontrer plus de difficultés que le fait de devoir entrer dans un ordinateur, le numéro sous lequel il était identifié. Chaque personne vivant sur la cité en avait un. C'était plutôt impersonnel, mais en cas d'invasion, aucun nom n'apparaissait nulle part. Une sorte de précaution au cas où…
-Bon, vous le voulez pour quand ? Demanda le bureaucrate, sans lever le nez de son portable.
-Le plus vite possible ?
-Vous êtes seul ?
-Euh… oui, pourquoi ?
-Parce que vous aurez du mal à le porter tout seul !
-Parce que vous en avez un ?
-Oui.
Si Rodney ne s'était pas retenu, il se serait jeté au coup de l'homme !
-Je vais peut-être y arriver… Réussit-il à dire quand même.
-Comme vous voulez. Il est là bas.
L'homme tendit le bras sur sa gauche, et continua.
-Au fond, à droite, il y a un téléporteur. Mais ne comptez pas sur moi pour vous aider à le mettre dedans, c'est pas mon boulot.
-Pas grave…
Rodney était trop content. Il avait ce qu'il voulait, et de plus, il n'aurait pas à justifier le fait qu'il portait un matelas dans sa chambre, alors qu'il avait dit à tout le monde que jamais il ne prendrait ceux qui étaient sur place.
Les anciens étaient des gens bien.
Il adorait leurs téléporteurs…
OoOoO
A suivre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
(1)Pas mal, quand on sait que la cité à 10000 ans !!
Je n'aime pas trop mettre des commentaires dans ma fic, mais là, j'ai pas pu résister. Désolée...
Voilà.
Merci à vous tous de continuer à me lire...
Ça avance doucement, mais sûrement. Alors patience...
Et merci aussi aux anonymes...
