Bonjour ! Je voulais d'abord m'excuser auprès de ceux que les noms du type Poudlard, Drago Malefoy, Rogue ou même les noms des maisons dérangent parce que je suis simplement habituée à les écrire ainsi donc ça ne changera pas :x J'ai juste appris récemment que ça gênait certaines personnes donc bon. Au fait, mon histoire avancera sûrement lentement ^^ Bonne lecture !

Chapitre 2_Recommencer

Bien sûr, Harry fut accueilli par les réprimandes et les sifflements de Rusard qui attrapa sa valise avec brusquerie tout en marmonnant des phrases tels que « Tout cela parce qu'il est celui qui a vaincu Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, il se permet d'arriver en retard ! Sale petit cancrelat qui veut se faire remarquer dès son arrivée... Normalement, on me laisserait le pendre par les pieds et manger un repas gastronomique devant ses yeux affamés pour le punir de cette effronterie incroyablement mal placée... Insupportable gamin qui se croit tout permis... ».

Contrairement à ce que le concierge pensait, Harry n'avait décidément pas envie de prendre son dîner dans la Grande Salle. Il manquait trop de personnes indispensables pour que ce repas soit agréable.

Dumbledore, les jumeaux, Rogue d'une certaine manière... Que des visages connus et curieusement utiles au spectacle chaleureux et magique du repas d'arrivée des élèves à Poudlard.

De plus, il n'avait pas envie de se faire remarquer en arrivant en retard – les rumeurs, remarques et autres commentaires attendraient bien demain.

Il décida donc d'aller saluer Kreattur et Winky dans les cuisines et récupérer quelques sandwichs et avec un peu de chance, une part de tarte à la mélasse.

Hermione et Ron doivent être dans la Grande Salle. Je les rejoindrai plus tard dans la salle commune... En espérant que Ginny soit déjà couchée quand j'arriverai.

Harry s'arrêta dans l'escalier qu'il venait de commencer à gravir et s'interloqua sur sa dernière pensée. Il en venait même à ne plus vouloir la voir ?! Décidément, ses sentiments pour Ginny baissaient d'intensité de minute en minute... Peut-être était-ce le fait d'avoir retrouvé Poudlard qui faisait qu'il souhaitait s'éloigner ? Pourtant, il avait passer d'excellents – peut-être même les meilleurs – moments avec Ginny dans les couloirs du château. Alors pourquoi ?

Au fond, Harry savait pertinemment qu'il ne resterait pas longtemps dans cette relation trop calme pour lui. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être choqué voire déçu de ressentir si peu de choses en compagnie de la jolie rousse. Ç'aurait été parfait de vivre avec elle, d'avoir des enfants et de vieillir paisiblement à côté d'elle jusqu'à sa mort...

Et puis, il l'aimait tout de même, mais peut-être plus comme une petite sœur pour qui il aurait une affection forte et protectrice.

Malheureusement, il ne savait pas du tout comment la quitter sans lui faire du mal. Et son amitié avec Ron serait sûrement compromise s'il faisait ça.

Cette situation est de plus en plus compliquée... Je pense déjà à la plaquer, ce n'est pas normal !

« Oh mais c'est le maître Harry Potter ! »

Kreattur venait de surgir devant lui, un sourire tordant son visage maigre et bossué. Il était vêtu d'un torchon à carreaux rouges et verts et portait toujours le médaillon de Regulus Black autour de son cou et pendant sur sa poitrine décharnée et sale. Il tenait dans une main un plumeau et Harry supposa qu'il était en train d'épousseter l'odieuse statue d'une sorcière à l'air hagard et barbare qui se trouvait dans un renfoncement du mur.

« Comment allez-vous monsieur Potter ? Vous êtes venus me voir dans les cuisines ? Nous avons encore beaucoup de dindes, de pommes de terre et de petits légumes !

Bonjour Kreattur, ça va bien et toi ? Et en effet, je suis venu voir si tout se passait bien pour Winky et toi ; il me semble que tu la soutiens quotidiennement dans son alcoolisme, non ?

Oh oui, oui ! s'écria Kreattur, en tirant sur son torchon fébrilement d'un air embarrassé et inquiet. Mais il ne faudrait pas trop en parler ! Il ne faut pas quelqu'un soit au courant... Donc n'en parlons pas, monsieur Potter, s'il vous plaît ! Vous voulez aller dans les cuisines ? Je vais vous montrer le passage.

Ne t'inquiète pas, Kreattur, je suis déjà au courant pour l'entrée des cuisines, on m'a déjà montré. Mais allons-y, volontiers ! Je meurs de faim, à vrai dire...

Oh le maître Potter meurt de faim ! Kreattur va se dépêcher de prévenir les autres Elfes pour qu'ils préparent un repas somptueux pour monsieur Potter ! couina l'Elfe, paniqué, déjà prêt à transplaner directement dans les cuisines.

Non, non ! Attends, Kreattur, des sandwichs suffiront, d'accord ? Et un peu de jus de citrouille et de tarte à la mélasse mais rien de plus.

D'accord, d'accord, j'y vais tout de suite ! »

Et l'Elfe disparut dans le pop caractéristique et Harry se retrouva dans un couloir étrangement silencieux. Avec un soupir amusé, il se remit à marcher, descendant des escaliers, traversant des couloirs, utilisant des passages secrets... et arriva enfin devant le tableau représentant une poire – chatouilleuse d'ailleurs.

Il n'eut aucun mal à la faire glousser puis s'engouffra dans les cuisines. Le vacarme qui assaillit brutalement ses tympans le surprit à tel point qu'il resta un moment immobile à l'entrée, n'osant aller plus loin.

« Monsieur Potter, je suis là ! Ce que vous avez demandé est prêt ! »

Kreattur se tenait à gauche, derrière trois rangées d'éviers et de plans de travail recouverts de casseroles, assiettes et plats divers. Il agitait frénétiquement ses longs bras osseux et une curieuse forme voûtée se tenait à côté de lui.

Le Gryffondor se rendit compte en avançant que la chose repliée sur elle-même n'était autre que Winky recouverte d'un drap jaunâtre, une bouteille de whisky glissant dangereusement de sa main tremblante.

« Vos sandwichs sont là, monsieur Potter ! annonça fièrement Kreattur en désignant un plat empli de pains au beurre de cacahuète, au jambon, aux tomates et au bacon, posé à l'écart de l'agitation causée par les Elfes, devant une cheminée. »

Harry s'approcha et s'assit discrètement à côté de Winky, remerciant Kreattur, mais il prit vite conscience que son arrivée n'était pas passée inaperçue auprès des autres Elfes qui avaient brusquement arrêté toute activité et fixaient le Survivant avec incrédulité tout en poussant de petits cris étouffés.

« Harry Potter ! Celui qui a vaincu Vous-Savez-Qui ! »

« L'Elu ! »

« Dumbledore l'aimait beaucoup ! Il faut qu'on lui offre nos plus beaux mets !

Non ! s'exclama Harry avant de rajouter plus calmement : Non, je ne vous demande rien. Restez tranquilles et occupez-vous du dîner à servir aux autres élèves. Je n'ai demandé que des sandwichs à Kreattur et il m'a servi donc ne vous souciez pas de ma présence, s'il vous plaît. »

Bien sûr, son petit discours déclencha multiples réactions allant de la plus simple – l'Elfe se remettait à travailler tout en gardant un œil admiratif sur lui – jusqu'à la plus extrême : l'Elfe poussait de petits piaillements impressionnés où on distinguait les mots « Incroyable », « Bonté infinie » et « Sandwichs » avant de s'évanouir, sous le choc.

Harry se passa une main dans les cheveux tout en se demandant si c'était une si bonne idée de venir aux cuisines plutôt que dans la Grande Salle.

Bof... Mais au moins, personne ne me posera de questions indiscrètes, ni ne m'adressera la parole de façon à ce que je sois obligé de lui répondre poliment.

Le brun grogna à cette pensée et attrapa un sandwich aux tomates qu'il mangea avec appétit avant d'en prendre un autre au bacon. Il dévora ainsi un nombre impressionnant de sandwichs et but deux pintes de jus de citrouille avant de s'admettre repu pour un moment.

Il mangea cependant une part de tarte à la mélasse que Kreattur avait ramené quand il avait eu le temps de le faire car les desserts étaient tous soudainement revenus sur les plans de travail et les Elfes s'empressaient maintenant de leur lancer divers sorts et d'en garder quelques uns pour les manger plus tard, supposait Harry. Il avait alors entendu comme le roulement du tonnerre – qui était en réalité le bruit des chaises et des bancs repoussés par des centaines d'élèves qui se levaient tous en même temps – et avait compris que le repas était terminé pour les autres et qu'ils devaient maintenant se bousculer dans les couloirs afin d'atteindre leur salle commune.

Il décida donc de prendre son temps et de discuter avec Winky – qui avait le nez et les yeux rouges – et Kreattur qui semblait s'épanouir à Poudlard comme Dobby l'avait fait avant.

Penser à l'Elfe était toujours aussi douloureux pour Harry qui sentait une flèche acide lui traverser le cœur à chaque fois.

Cependant, penser qu'il était mort heureux et libre le réchauffait légèrement et il ne pouvait s'empêcher de songer avec joie à tous les moments qu'il avait partagés avec l'Elfe.

Et puis Kreattur se met à lui ressembler curieusement. C'en est presque inquiétant.

Harry sourit, amusé à la pensée de l'Elfe profondément servile envers la famille des Black et ayant le passe-temps de voler tout ce qu'il trouvait commençait à devenir un Elfe libre à sa façon. Il n'obéissait certainement pas à tout ce lui disaient les autres Elfes et Harry avait pu constater que malgré le fait qu'il ne vole plus, Kreattur restait parfois immobile face à une assiette en porcelaine, le regard avide. Mais il finissait toujours par serrer le médaillon de Regulus dans sa main et détourner ses yeux plissés vers une autre occupation quelconque.

Harry avait été touché par cette scène et s'était promis de toujours se comporter avec Kreattur comme il s'était comporté avec Dobby.

Peut-être pas aussi affectueusement mais de toujours lui parler avec respect et comme s'il était mon égal.

« C'est Harry Potté... Potter ? Non ? »

La voix particulièrement aiguë mais qui était rauque pour l'instant le fit sursauter et il tourna son regard vers l'origine de la voix cassée.

C'était Winky qui le fixait désormais avec de grands yeux globuleux et vitreux, son nez se fronçant sous la concentration.

« Oui, c'est moi, Winky, répondit gentiment Harry avec un sourire. Tu vas bien ?

Je vais mal sans mon maître, siffla abruptement Winky, ses épaules tressautant, faisant glisser le drap et laissant apparaître un ensemble de serviettes qui avaient du être blanches avant d'être méchamment tâchées par ce qui semblait être du vomi. »

Harry la fixa et eut un élan de pitié qu'il avait déjà eu en sa compagnie et qu'il ne pouvait repousser. L'Elfe avait l'air si faible et pourtant toujours si résolument prête à servir son ancien maître, Barty Croupton, qui était malheureusement mort, ce qu'elle ne voulait visiblement pas assimiler. Elle se noyait dans la boisson, n'acceptant pas les faits.

« Winky ne va pas mieux et elle ne pense qu'à l'homme qui l'a reniée, chuchota Kreattur à l'oreille de Harry. Ce n'est pas normal, elle devrait penser à monsieur Dumbledore ou madame McGonagall mais elle ne pense qu'à monsieur Croupton ! C'est très embêtant parce qu'elle boit pour oublier sa mort et les autres Elfes n'aiment pas ça.

Oui, j'imagine... Mais tu t'occupes bien d'elle, toi ? Répliqua Harry sur le même ton, lançant un coup d'œil à Winky qui fixait le feu ronflant dans la cheminée avec antipathie et lassitude.

Oh oui, Kreattur s'occupe de Winky. Mais il commence à se décourager qu'un jour Winky arrête de boire et aime madame McGonagall... Enfin, pas que Kreattur aime madame... hum, mais il travaille ! se justifia l'Elfe, un brin paniqué, se rendant compte de sa gaffe.

Non, pas de problème, je comprends, Kreattur, soupira Harry, amusé. »

L'Elfe esquissa un rictus penaud puis alla s'occuper de Winky qui était désormais endormie et respirait fort, sa bouteille par terre, laissant s'écouler le peu de liquide ambre qui restait à l'intérieur. Harry salua Kreattur qui s'affairait pour enrouler Winky dans son drap jaune et traversa les cuisines pour sortir.

Des murmures l'accompagnèrent jusqu'à ce qu'il se retrouve dans le couloir désert.

Ah mince, j'ai laissé ma cape d'invisibilité et la carte des Maraudeurs dans ma valise... Bon, il va falloir que je fasse attention à ne pas croiser de Préfets. Enfin, bon, pas qu'ils puissent me reprocher quelque chose, je crois... Il faut bien qu'il y ait des avantages à être le Sauveur du monde, merde !

Il pressa le pas malgré tout et savoura le calme nocturne des couloirs de Poudlard, écoutant le bruit de ses pas sur le sol pavé. Les grands vitraux à sa gauche laissaient passer la lumière pâle et fantomatique de la lune haute dans le ciel tandis que la pénombre envahissait à sa droite le mur froid et peut-être couvert de quelques tableaux. Il frissonna un instant, se remémorant les scènes auxquelles il avait assistées lors de la grande bataille de Poudlard.

Tout avait été si brutal... Inhumain. Et il ne pouvait y repenser sans sentir monter en lui des pulsions aussi mauvaises que cette guerre. Et une douleur... Il ne souhaitait à personne de ressentir cette douleur, ce chagrin, cette haine, cette rage de tuer.

A part Tom Elvis Jedusor. Voldemort ; sûrement une des personnes les mieux placées pour souffrir un peu. Ressentir simplement quelque chose même.

Harry contracta les mâchoires à cette pensée. Même après être mort, il continuait à déclencher toutes sortes d'émotions toxiques chez le brun.

« Mot de passe ? »

C'est en relevant la tête vers la Grosse Dame qu'il se rendit compte qu'il était déjà arrivé à la salle commune des Gryffondors et malgré l'heure déjà bien avancée de la nuit, il entendait distinctement des voix parlant, riant et criant avec effervescence.

« Je ne le connais pas..., soupira Harry, abattu d'avance par la tâche qui serait de convaincre la Grosse Dame de le laisser entrer sans le mot de passe. Enfin, vous me connaissez tout de même ? Je suis Harry Potter, ça fait 8 ans que je suis à Gryffondor.

On n'entre pas sans le mot de passe, rétorqua la Grosse Dame, agitant ses bigoudis roses avec humeur. Qui me dit que vous n'êtes pas un ancien Mangemort ayant pris du Polynectar ?!

Écoutez, je peux vous assurer que je ne suis pas un Mangemort. Posez-moi donc une question à laquelle je serais le seul capable de répondre et...

Le mot de passe ! »

Le brun poussa un grognement qui fit s'écarquiller les yeux lourdement maquillés de la Grosse Dame, puis il tourna les talons, bien décidé à ne pas poireauter pour qu'on lui ouvre alors que de toute façon, il n'avait aucune envie de voir ses amis Gryffondors qui s'empresseraient alors de lui poser moult questions quant à son absence.

Bon... Où vais-je ? J'imagine même pas la tête que j'aurais demain...

Harry s'étira, faisant craquer son dos et rouler ses épaules – très musclées d'ailleurs. Le jeune homme s'était endurci pendant l'été, se défoulant dans le Quidditch, s'entraînant sans cesse avec Charlie, Ginny et Ron ; même si ce dernier devait s'occuper de George qui, lui, refusait de faire quoique ce soit. Harry avait alors découvert le rôle de batteur et avait apprécié de jouer à ce poste qui lui permettait de se vider de son énergie en tapant dans les Cognards. Le rôle de poursuiveur l'avait aussi amusé et il avait vite compris qu'il était incroyablement peu doué pour viser un des buts avec le Souaffle en main.

Le brun avait donc encore un peu grandi et avait maintenant une taille très respectable (NdA : en bas aussi d'ailleurs ! *niark* Désolée). Ses cheveux bruns avaient poussé et lui arrivaient dans les yeux et la nuque. Il avait remplacé ses lunettes par des lentilles sur un coup de tête et avait compris au nombre de compliments qu'on lui avait faits que ça lui allait bien mieux que les lunettes rondes. Ginny lui avait même dit qu'il avait l'air plus « sauvage » ainsi, avant de se jeter sur lui pour l'embrasser. Harry n'avait pas cherché plus loin et s'était fait aux lentilles.

Il se sentait également plus confiant et avait gagné une certaine assurance. Il s'y connaissait également plus dans les domaines du sexe, de l'amour ou même de la vie de famille. Ce dernier domaine s'étant encore plus développé pour lui en restant tout le début des vacances avec quasi tous les Weasley. Il avait noué une véritable relation fraternelle avec Charlie notamment, et avait vécu une aventure incroyable en l'accompagnant durant une semaine en Asie où il avait découvert la vie de rares dragons d'Orient. Ç'avait été une semaine absolument formidable, riche en couleurs, surprises et dangers... Une semaine où il s'était senti parfaitement vivant et où il avait aimé risquer sa vie parfois en charmant des dragonnes particulièrement tenaces et agressives. Une semaine où il avait compris pourquoi Charlie faisait un métier si puissant et dangereux.

« Hum, je suppose que c'est pour ne pas mourir d'ennui..., lui avait-il dit un jour, songeur, quand il lui avait posé la question. Et car, dans ce métier, je peux vivre près de ma passion, les dragons. »

Bien que les dragons ne soient pas la passion de Harry, il pensait arriver à se défouler et à se sentir en vie en faisant le métier d'Auror. Du moins, il l'espérait sinon il ne savait vraiment pas ce qu'il deviendrait. Il chercherait un autre métier actif et sans temps mort jusqu'à ce qu'il en est marre, il supposait.

Le ciel sombre et parsemé d'étoiles pareil à l'aile luisante d'un corbeau apparut soudain au-dessus de sa tête et il inspira l'air frais – presque froid – yeux fermés, avant d'avancer à pas lents en direction du lac, plus lisse qu'un miroir et animé de curieux reflets métalliques.

Une nuit à la belle étoile ? Pourquoi pas après tout...

Il progressait discrètement entre les grands arbres et les buissons emplis d'ombres. La maison d'Hagrid se dressait fièrement un peu plus loin et la fumée s'extrayait régulièrement de la cheminée. Deux Sombrals se tenaient à l'orée de la Forêt Interdite et avaient leur regard vide et captivant planté sur Harry qui tourna vers le lac plutôt que de les rejoindre. Ils poussèrent un étrange bruit de gorge puis retournèrent entre les épais et inquiétants troncs de la Forêt.

Harry resserra les pans de sa robe sur son pull rouge et regretta de n'avoir mis ni écharpe, ni gants, ni bonnet. Les nuits étaient de plus en plus froides et il supposait que l'été indien lui laisserait un court répit avant qu'il ne puisse plus coucher dehors.

Il arriva enfin face au lac, marcha un petit peu puis passa entre les branches ondulantes d'un saule pleureur pour s'asseoir entre les racines protubérantes. Après un moment à s'agiter pour trouver une position confortable, il parvint enfin à s'installer en chien de fusil entre deux épaisses racines.

Les pensées tourbillonnaient toujours dans son esprit malgré sa fatigue. Et les branches du saule, pareilles à un rideau végétal, se brouillèrent, il ferma les yeux et s'endormit.

Merci pour votre lecture o/ Le chapitre 3 sera centré sur Drago. Bye !