Salut tout le monde !

Alors je suis vraiment désolée, mais ce soir, je suis complètement naze. J'ai passé l'après midi dans mon jardin, à tondre, arracher les mauvaises herbes, et faire tout un tas d'autres trucs dont les (heureux) propriétaires de jardin doivent se charger si ils veulent éviter de se retrouver avec un "truc immonde"...
Alors je remercie tout le monde, mais il n'y aura pas de réponses personnalisées aujourd'hui...
Mais sachez aussi que j'ai été enchantée de lire vos reviews, et qu'elles m'ont fait énormément plaisir.

Bonne lecture...

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Chapitre 32

Il se sentit libre. Encore. Rodney avait fini par abandonner ?

Il eut un sourire triste. Il aurait pourtant dû s'en douter. Même le scientifique qui lui avait avoué qu'il était amoureux de lui, venait d'abandonner. Lui, le militaire, devait être un cas désespéré...

Il ouvrit les yeux de nouveau, prêt à affronter un regard moqueur...

oOoOo

-Viens... Murmura Rodney en lui prenant la main.

Ils sortirent de la douche, et Rodney prit une serviette, se sécha rapidement avant de s'occuper de son amant. Il prit son temps, commençant par le haut, les épaules, puis le torse, le ventre, passant rapidement sur la virilité de John qui n'avait plus vraiment rien de virile, en cet instant...

Il essuya ensuite les jambes, passant délicatement sur celle qui avait été si abîmée, et par sa faute...

-Non, ce n'est pas de ta faute, tu n'étais même pas là... Dit enfin John d'une voix rauque.

Rodney leva les yeux, surprit. Il était si transparent, que John devinait ses pensées ?

-Tu n'étais pas là, ce n'était pas ta faute, et tu le sais parfaitement. Par contre, moi, j'ai des choses à me faire pardonner. Je t'ai blessé...

-Pas du tout !

-Peut-être pas physiquement, quoi que si, ça aussi... mais mentalement...

-Si tu pouvais savoir à quel point je m'en fiche ! S'exclama alors Rodney.

-Ah bon ?

-Oui, parce que sans ça, on ne serait pas ensemble, alors je me fou totalement de comment ça a pu arriver, s'est arrivé, c'est tout ce qui compte à mes yeux. Je t'aime John, ne l'oublie pas...

Il attendit un peu, puis voyant qu'il ne réagissait pas, demanda tout bas.

-Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ? Demanda John étonné.

-Ma question risque de t'embêter, mais je suis assez surpris par tes réactions. Ou plutôt, ton manque de réaction envers moi, alors répond moi franchement, c'est de ma faute ?

-Je ne comprends pas...

-Hier, quand nous avons fait l'amour... ou plutôt, quand je t'ai fait l'amour, toi tu n'as pas... alors que moi oui. Alors, je m'inquiète, c'est moi ou... ?

Le moment de vérité. Le moment pour lui d'avouer à l'homme qu'il aimait, le petit problème qu'il avait. Et ensuite, accuser le coup.

Il ouvrit la bouche, prêt à parler, mais le courage lui manqua. Il se sentait lâche. Il chancela un peu. Il avait oublié qu'il avait un autre souci, et eut un sourire triste. Encore un...

-Tu devrais t'asseoir, ou mieux, allonge-toi...

Il leva la tête et regarda Rodney qui venait de lui parler doucement. Il ne le connaissait pas sous cet angle. Le Dr Rodney McKay qu'il avait en tête était trop imbu de lui-même pour se soucier de qui que se soit d'autre que de sa personne. Mais depuis quelque temps, il avait l'exacte preuve du contraire. Son scientifique était attentif, aimant, et doux. Tendre aussi, il sentit qu'il lui saisissait la main et entendit.

-Soulage ta jambe... allonge-toi...

En soupirant, il s'assit, puis s'allongea. Une main sous sa tête, il se frotta les yeux avec l'autre. Il fallait qu'il trouve le courage de lui dire.

-Tu sais, si c'est trop dur pour toi, ne dit rien. Je me contenterais de ce que tu voudras bien m'offrir. Je t'aime comme tu es, avec tes qualités, et aussi tes défauts.

Oh bon sang Rodney, si tu savais...

-Je ne sais pas comment... écoutes, si je n'ai pas... enfin... tu sais, quand tu... euh... et bien...

Rodney s'était assis sur le lit, attendant la fin de la phrase, mais apparemment, c'était vraiment une chose terrible à dire.

-Rodney, j'ai vraiment beaucoup de mal à... enfin, j'ai presque jamais...

Le matelas bougea et il enleva sa main de sur ses yeux. Rodney était penché sur lui, et le regardait en souriant.

-Alors ce n'est pas uniquement avec moi ?

-Non...

-Et bien ça me rassure ! J'avoue que franchement, je me croyais nul...

-Toi ? Mais non, pas du tout ! C'est juste que....

John soupira. Honte ou pas, il allait le dire.

-Quand je t'ai dit que je n'avais pas systématiquement du plaisir en faisant l'amour, c'était vrai, je ne te mentais pas. Je ne sais pas vraiment pourquoi... en fait, je pense savoir, mais...

John se tut, ne sachant pas si il devait aller jusqu'au bout de son histoire. Il craignait que Rodney se moque de lui. Mais après avoir vu le visage serein de l'homme qui était assis à ses côtés, il décida de tout dire.

Il espérait que le scientifique comprenne, à défaut de résoudre son "problème"...

-Quand j'étais jeune, j'ai eu une aventure avec une femme un peu plus âgée que moi, et après qu'on ait... euh... passé un bon moment ensemble, elle m'a dit qu'elle voulait un enfant. J'étais jeune et inexpérimenté, et ça m'a foutu la trouille de ma vie. J'ai cru que je m'étais fait piéger par cette...

-Mais ce n'était pas ta faute ! Coupa Rodney, si elle était plus âgée, elle a abusé de toi !

-J'étais quand même majeur, à l'époque, et consentant...

-Et... ?

-Et quoi ?

Rodney était embarrassé. Devait-il demander franchement si il avait eu un enfant avec elle ?

Il n'y croyait pas trop, n'en ayant jamais entendu parler. Mais était-ce vraiment une chose dont le militaire aurait accepté de parler librement, si il s'était fait piéger, comme il disait ?

-Et bien, euh... alors ? Tu as su si finalement, elle...

-Non.

John eu un sourire un peu crispé.

-Je l'ai revu un peu avant de partir à l'armée. Elle était contente de me voir. Je peux pas dire que je ressentais la même chose. En fait, j'appréhendais un maximum... je venais juste de m'engager, je n'étais pas prêt à assumer la charge d'un enfant. Mais heureusement pour moi, ça n'a pas marché...

Rodney n'était pas sûr de ce qu'il devait faire de cette révélation. Il était content que son amoureux s'en soit sortit aussi bien, mais ne voyait pas vraiment ce que cette histoire avait à voir avec le fait qu'il ait un souci "physique" !

John soupira un bon coup et enchaîna.

-Je dois faire un blocage depuis ce temps là, parce qu'en fait, je pourrais compter sur les doigts d'une seule de mes mains les fois ou j'ai réussi à...

Gêné comme pas possible, il espérait vraiment ne pas être obligé d'expliquer tout à Rodney...

Mais c'était sans compter la curiosité insatiable de son amant...

-Réussi... tu veux dire... arriver à... aller jusqu'au bout ? Demanda t-il d'une petite voix.

-C'est pas que j'y arrive pas, c'est que... je... n'y arrive pas... enfin sauf avec...

Il leva sa main droite et la regarda, puis la rabaissa.

Voilà. Il avait réussi à le dire. Enfin. Maintenant, restait à attendre la réaction de Rodney.

oOoOo

Alors c'était donc ça ? Le militaire d'Atlantis, celui qui avait la réputation d'un tombeur, celui que même lui, le Dr Rodney McKay enviait pour ses conquêtes féminines, enfin, jusqu'à ce qu'il se rende compte que c'était lui qu'il voulait, avait ce genre de problème ? Mais il s'en fichait. Il l'aimait. Et il sourit. Il venait de prendre une décision. Il ne serait peut-être pas le premier à faire l'amour avec lui, mais il serait celui avec lequel le lieutenant colonel John Sheppard aimerait être au lit. Et même si ça lui prenait du temps, il y arriverait. Il serait patient, mais il arriverait à être celui qui donnerait du plaisir à l'homme qui était allongé, là, offert...

oOoOo

Un sourire. Le scientifique le regardait et souriait.

Bon, et bien il l'avait, sa réponse. Il venait de se ridiculiser. Restait à espérer que Rodney ne le chanterait pas sur les toits. Parce que même si c'était vrai, il avait quand même sa fierté.

oOoOo

-Et moi qui te prenais pour un tombeur, comment tu faisais pour...

-Il suffit de les contenter, de faire ce qu'elles réclament, et comme je tiens la distance, vu que... et bien elles me prennent pour un homme avec des capacités exceptionnelles, si elles avaient su… mais elles ne se sont rendues compte de rien, alors, c'est facile.... Coupa John.

-Et bien moi, je ne m'en contenterais pas. Ta main, tu peux lui dire adieu, parce qu'avec moi, c'est fini, et tu vas en faire l'expérience pas plus tard que maintenant...

Et c'est ce qu'il fit. Sans quitter des yeux John, qui était toujours allongé, Rodney laissa ses mains courir sur le corps du militaire.

Il prenait son temps. Contrairement à ce qu'il venait d'affirmer, il ne savait pas si il allait y arriver, mais il ne désespérait pas. L'amour déplace des montagnes, non ? Alors pourquoi il n'arriverait pas à réussir cette chose si simple que de donner du plaisir à celui dont il était éperdument amoureux ?

Il s'allongea à son tour et l'embrassa doucement, dans le cou, ne forçant rien, laissant ses sentiments parler pour lui. Et ça avait l'air de marcher. Il sentit une main sur sa nuque, elle le caressait, puis l'autre sur son dos, passant sur ses fesses, remontant sur son bras, et pétrissant doucement ses épaules.

La respiration haletante qu'il entendait lui plaisait. Finalement, il était peut-être doué pour ça aussi ?

Et ça y était, il avait encore envie de lui. Décidément, il allait passer pour quoi ?

Mais là, il prit sur lui. Non, il ne devait pas, ce n'était pas son tour, c'était celui de son amant...

Alors il détacha les mains, sourit en entendant le grognement de mécontentement sortir de cette bouche qu'il mourrait d'envie d'embrasser. Et c'est ce qu'il fit, tout en se mettant à califourchon sur lui, mais sans peser. Ses mains continuaient leur exploration, et s'attardaient dès qu'un soupir langoureux se faisait entendre. C'est comme ça qu'il découvrit très vite que John avait tout un tas de petits endroits particulièrement sensible, et il s'y attarda longuement. Juste avant de se laisser enfin glisser sur lui, sachant que ce qu'il allait faire allait être apprécié...

oOoOo

Et John apprécia. Il se mit à crier, mais en se mordant le poing. Malgré le désir qui le submergeait, le peu de raison qui lui restait, ne lui fit pas oublier, qu'apparemment, il était un tantinet bruyant...

Mais c'était si bon...

Il baissa les yeux. Les reins en feu, il voyait la bouche de Rodney glisser sur lui, autour de lui, en un lent mouvement de va et vient très excitant…

Et qui prenait visiblement au sérieux ce qu'il venait de lui dire. Il était très consciencieux... Mais quand les yeux bleus le fixèrent à son tour, il rougit. Il ne savait plus quoi faire...

-Tu n'as rien à faire d'autre que de te laisser faire... et de me laisser faire... Dit Rodney en l'abandonnant un cour instant.

Surprit, John se laissa retomber en arrière et ferma les yeux.

Est-ce que le scientifique était télépathe ou quoi ? Il devinait tout.

Il était sur lui, autour de lui, l'embrassait...

Et des doigts l'effleurait, le caressait...

Il avait envie que Rodney aille plus loin, mais en même temps, il le redoutait...

Il était au courant maintenant. Le laisserait-il tomber, si jamais il restait trop maître de lui ?

Il ne voulait pas le décevoir... Non, il l'aimait trop...

oOoOo

Rodney avait fait des études. D'à peu près tout. Et l'unique année de médecine qu'il avait suivi à la fac lui servait enfin. Il connaissait le corps humain. Curieux de nature, quand il était jeune, il avait soif de savoir, et voulait tout connaître. Il était un homme, et voulait connaître son corps. Même si il avait toujours eu un problème avec la pudeur, il se connaissait. Et un homme étant un homme, par la force des choses, il connaissait aussi John. Avec un sourire, il se redressa un peu, et insista. Un, puis deux doigts. Et comme la dernière fois, John se cambra en gémissant. Doucement, il les bougea, puis, les yeux rivés au beau visage tendu par le plaisir, il alla plus loin. Un cri non retenu, des halètements rapides, des gémissements. Rodney sourit. Il y était presque. Enfin, il le croyait...

Non, il l'espérait. Par pour lui, mais pour John. Pour qu'enfin celui-ci connaisse la jouissance avec lui.

Il retira ses doigts et remonta le long du corps en nage, et tremblant.

-Pourquoi tu arrêtes ? Demanda John d'une voix plaintive.

-Je te veux en moi. Fais-moi l'amour...

-Je t'ai fais mal, la dernière fois...

-Je n'étais peut-être pas prêt... mais là, je te veux en moi...s'il te plait John, fais moi l'amour...

Il voyait bien que le militaire hésitait. Alors il reprit les choses en main, il le pensait suffisamment prêt, mais il s'était trompé. Alors en attendant ce jour où enfin, John lui prouverait son amour en l'aimant à son tour, c'était à lui de continuer, puisque apparemment, celui-ci n'avait pas encore envie de prendre les devants...

Sa main glissa le long de son corps, caressa le ventre, les hanches, puis il écarta doucement les cuisses, et s'agenouilla entre elles. Il sentait bien que John tremblait, alors sans attendre, il s'immisça en lui, avant qu'il puisse dire quoi que se soit.

Les yeux rivés aux siens, il débuta un lent va et vient, tout en douceur, tout en délicatesse, murmurant des mots tendres, des mots d'amour.

Il n'avait pas besoin de se forcer, ça sortait tout seul. Il était si amoureux, que son cœur battait la chamade. La respiration de l'homme couché sous lui s'accéléra imperceptiblement. Il s'appuya sur ses avants bras et la bouche dans le cou de John, il lui murmura tendrement.

-Si il y a quelque chose que tu veux que je te fasse, dis-le, n'ai pas peur, surtout...

-Aime-moi… s'il te plait… aime-moi...

La réponse chuchotée lui alla droit au cœur, et il failli pleurer de joie.

-Je ne peux pas t'aimer plus qu'en cet instant, mon amour... Balbutia t-il alors.

oOoOo

Mon amour. Deux petits mots qui avaient franchi ses lèvres sans qu'il s'en rende compte.

Et l'effet sur John fut assez significatif. Il se mit à haleter de plus belle, alors que les coups de reins de Rodney se faisaient plus fort, plus profond. Le scientifique crispa ses doigts sur les draps, se maudissant pour son impatience. Il devait se calmer immédiatement, sinon, il n'arriverait pas à tenir la promesse qu'il s'était fait...

John se cambra soudain, ses mains griffèrent les draps, et il rejeta la tête en arrière en se mordant les lèvres. Rodney se demanda s'il lui faisait mal, quand un cri jailli de la bouche. Un cri ? Il faisait crier son amant ?

-John ? Je te fais mal ?

Des halètements répondirent.

-John... s'il te plait, répond moi... je te fais mal ?

Inquiet par son mutisme, il se redressa et amorça un mouvement de retrait.

-NON !

Et des mains se plaquèrent brutalement sur ses fesses, l'obligeant à s'enfoncer d'avantage.

Un autre cri, plus fort encore, et les doigts crispés le griffèrent. Rodney grimaça sous la douleur vive, mais fini par sourire, il ne lui faisait pas mal, bien au contraire... Il lui faisait du bien...

Se pourrait-il qu'enfin, celui-ci arrive à avoir du plaisir ? Et avec lui ?

Alors il continua, jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'une certaine petite glande masculine placée à un endroit bien stratégique pouvait l'aider...

Changeant imperceptiblement de position, il recommença à bouger, cherchant à l'atteindre, quand il se sentit soulevé. Surprit, il failli basculer sur le côté.

Se reprenant de justesse, il se dressa sur ses mains, et ce qu'il vit lui fit battre le cœur encore plus vite. John, les yeux grands ouverts, la bouche pincée sur un long gémissement rauque, avait les traits tendu par le plaisir. Rodney baissa les yeux et vit le sexe de son amant palpiter, prêt à venir, enfin...

oOoOo

Les spasmes de l'orgasme l'envahissait. Il n'était plus qu'un corps qui réclamait la jouissance. Il s'était cambré tellement brutalement, quand Rodney avait trouvé son point sensible, qu'il avait bien senti que celui-ci avait failli tomber sur le côté. Mais il n'avait rien pu faire. Il était totalement submergé par une onde de plaisir intense et espérait qu'enfin, l'homme qu'il aimait allait réussir, là où presque toutes les femmes qui avaient partagées son lit avaient échoué. Un homme. Et il fallait que se soit avec un homme qu'il y arrive. Mais il s'en fichait. Cet homme, celui qui allait lui donner le bonheur suprême, il l'aimait comme un dingue...

Il ne put s'empêcher de crier de nouveau. Rodney allait sûrement lui reprocher d'être aussi peu discret, mais il ne pouvait pas se retenir. Il respirait vite, très vite, le cœur battait aussi vite d'ailleurs. A la limite du malaise.

Il baissa les yeux et son regard rencontra un visage souriant. Souriant mais crispé aussi...

-Laisse toi aller... Entendit-il alors.

John balbutiait des mots, poussait des petits gémissements, ne sachant plus prononcer des phrases cohérentes, il se sentait décoller…

-Rodney...

-Oui... ?

-Rod... ney...

-Oui ?

Le scientifique continuait toujours ses mouvements, et attendit aussi que l'homme qui gémissait sous lui finisse sa phrase. Il ne savait pas ce qu'il voulait dire. Mais en le regardant plus attentivement, il se dit que de toute façon, ça n'avait plus aucune importance. Il venait de comprendre.

Il ne parlait pas pour lui dire quelque chose, il prononçait son nom, tout simplement parce qu'il était incapable de dire autre chose. Il sentit le corps de John se détendre puis se tendre de nouveau, il le vit haleter plus vite, et se sentit plaqué brutalement contre lui. Une douleur à l'épaule le fit gémir. John venait de le mordre…

Un corps qui tremble, des bras qui le serrent si fort... Et soudain, un long gémissement…

Rodney ressentit une douce chaleur contre son ventre. Un sourire plein de tendresse vint se plaquer sur son visage, et son cœur déborda d'amour...

Il avait réussi…

oOoOo

Il n'en revenait pas.

Passé ce petit sentiment de honte de s'être laissé aller à jouir alors que c'était un homme qui lui faisait l'amour, John réalisa que malgré ça, c'était grâce à lui qu'il y était arrivé. Enfin. Il avait enfin réussi à être suffisamment prit par ses émotions pour laisser son corps prendre ce doux plaisir qu'était l'orgasme…

Et bon sang ! Ce que c'était bon… Il en tremblait encore...

Le cœur battant la chamade, il ouvrit les yeux et se noya dans le bleu des yeux de Rodney, qui, toujours allongé sur lui, le regardait avec tant d'amour…

Il sentit une main tendre sur son front moite de transpiration.

-Je t'aime, John…

La bouche entrouverte, John ne répondait pas. Il était trop occupé à essayer de reprendre son souffle.

oOoOo

Rodney bougeait toujours en lui, le laissant se reprendre doucement.

Voir John se cambrer, l'entendre gémir, crier, ou au contraire, murmurer son prénom amoureusement, avait failli lui faire oublier toutes ses belles résolutions. Il ne voulait pas se laisser aller à avoir du plaisir avant lui. Il fallait qu'il pense à autre chose. Mais à quoi ?

A quoi penser quand vous êtes avec l'homme qui hante vos journées, vos nuits, et vos rêves ?

A quoi penser quand cet homme gémit dans vos bras ?

A quoi penser quand vous le voyez haleter, puis jouir dans vos bras ?

A rien. Rien du tout. Ou plutôt si. Rodney ne pensait plus qu'à une chose, connaître encore une fois le bonheur d'aimer cet homme. Alors il continua ses mouvements. Doux au début, ils se firent plus rapides. Il en avait tellement envie. Mais il prit soin de faire attention.

John avait été blessé, et il n'avait pas du tout envie de l'envoyer encore à l'infirmerie. Il ne voyait pas comment expliquer à Carson pourquoi John s'était sentit mal, alors qu'il était dans son lit. Et surtout, nu.

Alors qu'ils ne devaient, ni l'un ni l'autre faire autre chose que se reposer.

Après... on se reposera après... Pensa t-il égoïstement.

Et apparemment, son amoureux n'était pas contre, car il le serrait contre lui, l'encourageant silencieusement.

Mais Rodney n'avait pas besoin d'encouragement. Il n'avait qu'à penser à lui pour vouloir être avec lui. Et là, il était avec lui, sur lui, et en lui (*). Ils faisaient l'amour. Il était en train de lui faire l'amour encore une fois. Et il adorait ça. Ce corps ferme sous le sien, qui le serrait tendrement, le caressait, l'embrassait aussi...

Et Rodney n'en pouvait plus. Il était bien, si bien dans ce fourreau chaud, qui l'enserrait si fort...

Ses coups se firent plus profond, plus vif, et tout à coup, la vague.

Le plaisir l'envahit si soudainement qu'il s'abattit sur John en gémissant son nom, se répandant en lui...

oOoOo

Si John était heureux, Rodney l'était aussi. Sans être vaniteux, enfin si, quand même un petit peu, il était content d'avoir réussi là ou presque toutes les femmes de l'univers avaient échoué. Un sentiment de puissance l'envahit et il embrassa John presque sauvagement.

Mais celui-ci ne lui en voulut pas. Bien au contraire. Il noua ses jambes sur les reins de Rodney, le serrant encore plus fort contre lui, et répondit avec ardeur.

Mais il ne put retenir un gémissement, et Rodney sentit la différence. Ce n'était pas du plaisir, c'était de la douleur. Il se redressa immédiatement. Il avait encore oublié...

-Excuse-moi, décidément, je ne suis qu'un imbécile...

-Non... reste là...

-Non, répondit Rodney, je ne veux pas te faire mal...

-Tu ne m'as pas fait mal...

Rodney se retira de lui, mais resta quand même au dessus. Se redressant sur ses avant bras, il prit appui sur un coude, et appuya doucement sur le torse de son amant.

-Ça ne te fait pas mal ? Demanda t-il ironiquement.

-Non...

-T'es sûr ? T'es vraiment sûr ? Continua Rodney en appuyant un peu plus fort.

-Non... siiii, arrête !

Rodney se dégagea doucement et s'allongea à côté de lui.

-Ne me mens plus jamais John, je ne le supporterais pas...

-Je ne voulais pas que tu t'en ailles.

-Et moi, je ne veux plus jamais que tu souffres à cause de moi, c'est clair ?

John, surprit par sa véhémence des propos, le fixa.

-Rodney, tu ne m'as jamais fait souffrir, alors arrête...

-Et ça ne se reproduira plus, de toute façon...

La phrase résonna dans le silence de la pièce, laissant John ébahit. Puis Rodney se leva, se dirigea vers la salle d'eau, laissant John sans explications...

OoOoO

A suivre...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

(*) Amen... Je sais. Trop facile, mais bon... Et en plus, de mauvais goût...

Voilà.

Merci à vous tous de continuer à me lire...

Pour le prochain chapitre, j'essaierais de ne pas trop me fatiguer avant, comme ça, je vous répondrais...
Là, il n'est peut-être que 22h20, mais je dors littéralement debout, alors bonne nuit à tous et à la semaine prochaine...