Note d'auteur : Ce chapitre répond au prompt "Le jour d'après"

Traduction du titre du chapitre : "Viens avec moi Brown !" (j'hésite avec "En avant" aussi, enfin vous comprenez l'idée^^). Le titre de la musique dont j'ai tiré le titre du chapitre est "Come along, Pond !", mais pour des raisons évidentes j'ai changé le dernier mot !

Merci à Lucette et Annbonny pour la correction de ce chapitre, et bonne lecture !


Le lendemain matin, le ciel était voilé. Pas un rayon de soleil ne les traversait et Lavande avait l'impression que c'était le reflet exact de son moral. En sortant de son lit où elle avait passé toute la journée de la veille et la nuit à se morfondre, elle se rendit compte qu'elle n'avait finalement toujours pas acheté de quoi nourrir sa chouette. Abigail hululait en haut de l'armoire, les plumes ébouriffées et le regard chargé de reproche. Lavande se força à se doucher, elle se coiffa en vitesse, se changea et sortit de chez elle d'un pas traînant.

Les rues étaient désertes, bien qu'il fût plus de neuf heures. Tant mieux, elle ne tenait pas à croiser qui que ce soit. Elle longea les champs, y jetant de brefs coups d'œil comme si elle espérait y apercevoir quelque chose d'inhabituel. Mais quoi ? Une autre Carrionite ? Une soucoupe volante ? Une cabine de police ?...

Elle rentra chez elle après avoir acheté ce dont elle avait besoin, sans cesser de faire voyager son regard dans les prés. Il lui semblait que tout cela n'avait été qu'un rêve. Rien n'avait changé autour d'elle, les oiseaux chantaient comme à leur habitude, le givre emprisonnait les brins d'herbe, le froid mordait. Et pourtant elle sentait que les choses étaient différentes. Un jour seulement avait passé mais rien n'était plus pareil. Elle donna un coup de pied dans une pierre sur le chemin, triste et furieuse contre elle-même.

Arrivée chez elle, Lavande avisa la petite barrière et revit le Docteur la franchir d'un seul bond. Un petit sourire se peignit sur ses lèvres. Elle traversa le jardinet et sortit ses clefs pour ouvrir sa porte.

— Vous n'utilisez pas votre baguette ? fit soudain une voix.

Lavande sursauta et lâcha son trousseau avec une exclamation de surprise. Elle se retourna et se figea, stupéfaite. Le Docteur était là, nonchalamment appuyé contre le muret de son jardin, les bras croisés, un petit sourire aux lèvres. Elle demeura immobile, croyant à une hallucination et craignant de la voir disparaître si elle faisait un geste. Tant qu'elle ne bougerait pas, le Docteur serait là.

Elle devait avoir l'air singulièrement idiote car son sourire s'accentua. Il se dirigea vers elle à grands pas et s'adossa au mur de la maison, le regard pétillant. Lavande dut se rendre à l'évidence, elle ne rêvait pas. Elle se baissa pour ramasser ses clefs, les mains tremblantes et se remit à le fixer sans un mot. Il était revenu… Malgré ce qu'il savait d'elle, ce qu'elle avait fait devant lui la veille, il était revenu. Elle tendit une main hésitante et le toucha du bout des doigts avant de les retirer aussitôt.

— Eh oui, en chair et en os ! répondit-il joyeusement. On ne se débarrasse pas de moi comme ça !

Il vint s'asseoir sur la marche de pierre du perron. Encore sous le choc de cette réapparition, Lavande l'imita mais resta silencieuse sans cesser de le regarder, craignant toujours qu'il disparaisse si elle le perdait des yeux.

— J'ai pensé à une chose, fit le Docteur. Vous ne m'avez pas dit la vérité sur vous, vous m'avez caché l'essentiel de ce que vous étiez, d'ailleurs. Mais en y repensant, je ne vous ai rien dit de moi non plus. Donc d'une certaine manière… nous sommes quittes.

Lavande le dévisagea, incrédule. Que voulait-il dire ? A sa grande surprise, il lui tendit une main et dit avec un sourire :

— Je suis un Seigneur du Temps, je viens de la planète Gallifrey. Mon nom est le Docteur.

Son regard s'était assombri un instant à l'évocation de sa planète mais Lavande fit comme si elle n'avait rien vu. Un immense sourire aux lèvres, qu'elle ne cherchait pas à réprimer, elle serra la main qu'il lui tendait et répondit :

— Je suis une sorcière. J'ai étudié la magie à Poudlard, comme beaucoup d'autres sorciers dans le monde. Je viens du Gloucestershire et je m'appelle Lavande Brown.

— Ravi de vous rencontrer Lavande ! s'exclama le Docteur avec un clin d'œil malicieux.

Ils restèrent un instant silencieux, jusqu'à ce que Lavande demande :

— Alors… vous êtes vraiment un extraterrestre ?

— Vous en doutez ?

— Vous avez un accent du nord.

— Beaucoup de planètes ont un nord !

— Vous ressemblez quand même sacrément à un humain. Et puis, je vous ai vu hier, dans votre cabine de police. Vous l'avez fait disparaître… je veux dire, pour moi c'est de la magie. J'ai du mal à croire que vous ne soyez pas un sorcier.

— Et moi, j'ai du mal à croire que vous ne soyez pas une Carrionite, utilisant le pouvoir des mots pour commander aux objets et aux personnes.

Elle se mordit l'intérieur des joues mais fut soulagée de voir qu'il souriait. Soudain, il prit une des mains de Lavande et la posa sur sa poitrine. Intriguée, elle ne chercha pas à la retirer, se doutant qu'il avait une bonne raison à son geste. Elle se concentra sur les battements de cœur qu'elle sentait. Ils lui semblaient incroyablement rapides… Beaucoup trop rapides même ! Elle déplaça sa main vers la droite du sternum du Docteur et sentit que les battements gardaient la même intensité.

Elle n'avait pas fait d'études de Médicomagie, mais elle savait comment était fait le corps humain. Or ça… ça n'avait rien d'humain ! Elle savait de quoi elle parlait, combien de fois, lorsqu'elle avait eu des petits amis, s'était-elle aventurée à poser sa main à cet endroit pour sentir leur cœur battre ? Elle n'avait jamais rien senti de pareil. Elle souffla :

— Vous avez… deux cœurs ?

Le Docteur lui sourit, ce qu'elle interpréta comme une réponse affirmative. Cela expliquait sûrement la formidable énergie dont il débordait. Elle n'avait plus de doute, c'était une preuve suffisante. Une apparence humaine, certes, mais il possédait visiblement bien des particularités inhérentes à son… espèce ? Ce mot sonnait étrangement, pourtant c'était un fait. Le Docteur n'était pas un être humain.

Un battement d'aile les fit lever la tête. La chouette de Lavande vint se poser sur le bras que sa maitresse lui tendit par habitude. Elle caressa son plumage d'une main distraite avant de dire :

— C'est ma chouette, elle s'appelle…

— Abigail, je sais, la coupa le Docteur. Par contre, elle n'aime pas, elle trouve ça trop long. Elle aurait préféré Helga, apparemment c'est le nom de quelqu'un de célèbre chez vous.

Lavande le regarda avec des yeux ronds. Il avait définitivement perdu la tête, qu'est-ce qu'il racontait encore ?

— Je parle cinq milliards de langues et celle des chouettes et des hiboux n'est vraiment pas la plus complexe, expliqua-t-il. Cela dit, la vôtre a un drôle d'accent, elle vient d'où ?

— Heu, du Pays de Galles…

— Tout s'explique, les oiseaux de là-bas parlent bizarrement. Ça doit être dû au…

— Attendez, comment ça, vous parlez cinq milliards de langues ? s'étrangla Lavande.

Le Docteur lui jeta un regard amusé et elle se demanda s'il se fichait d'elle. Elle voulait bien croire qu'il venait d'une autre planète, qu'il avait deux cœurs, mais ça, c'était juste aberrant !

— D'ordinaire, j'utilise la fonction traductrice de mon vaisseau, c'est très pratique, mais j'ai des notions dans à peu près toutes les langues de l'univers. C'est utile quand je dois parlementer avec des gens qui veulent me pulvériser !

Il sourit à cette simple évocation et Lavande se mit à sérieusement douter de sa santé mentale. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond chez lui, c'était évident. Certes, il avait deux cœurs, elle l'avait constatée par elle-même, donc il disait la vérité sur ses origines extraterrestres. Mais pour le reste… Pourtant le Docteur n'avait pas pu inventer l'histoire du changement de nom, il ne connaissait rien des Fondateurs de Poudlard. Elle ne put s'empêcher de regarder sa chouette avec suspicion. Qu'est-ce que c'était que cette histoire de changement de nom ? Et puis elle ne choisissait pas n'importe lequel de surcroît, la modestie n'était pas le maître mot de cet animal ! Mais elle règlerait cela plus tard. Elle avait encore bien trop de questions à poser !

— La cabine de police… reprit Lavande. C'est votre… vaisseau spatial ?

— Vous voulez la voir ? s'exclama le Docteur en se levant. Elle est garée juste à côté !

Sans attendre son approbation, il prit sa main et l'entraina avec lui. Il sauta par-dessus la barrière et Lavande lui dit avec un sourire :

— Vous savez, ici on a des clefs, c'est très pratique aussi !

— En théorie, mon tournevis sonique peut ouvrir toutes les portes, sauf celles en bois, répliqua-t-il.

— Un peu comme ça ?

Elle sortit sa baguette et la pointa sur le portillon en murmurant « Alohomora ». La serrure s'ouvrit dans un petit claquement et Lavande ne put s'empêcher d'adresser un sourire faussement narquois au Docteur qui observait sa baguette avec intérêt.

— C'est de la magie ? demanda-t-il.

— Oui, et c'est un sortilège élémentaire, on l'apprend dès la première année à Poudlard, notre école de magie.

Le Docteur acquiesça et lui fit signe de le suivre. En tournant après une grange, Lavande se trouva nez-à-nez avec la cabine de police, posée là comme si elle les attendait. Elle détonait dans le décor, cependant personne n'irait soupçonner qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial. Le Docteur ouvrit la porte et lui fit signe d'entrer. Lavande obtempéra, un peu sceptique quant à la taille du lieu.

Mais, comme elle aurait dû s'en douter, l'intérieur était gigantesque. C'était une grande pièce aux tons bleu, jaune et orange, avec en son centre une grande colonne lumineuse et un poste de commande très compliqué. On apercevait des portes, derrière des barrières et des passerelles en métal, et Lavande supposa qu'elles donnaient accès à d'autres pièces.

Elle se tourna vers le Docteur et eut la surprise de le voir décontenancé.

— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle.

— D'habitude, les gens qui entrent dans le TARDIS disent tous « C'est plus grand à l'intérieur ! », et vous, vous n'avez même pas l'air étonnée…

— Dans mon monde, c'est un procédé très répandu, rétorqua-t-elle. Je l'ai vu utilisé sur des tentes, pour le camping par exemple. C'est pratique pour ne pas se faire repérer par les Moldus : on plante une tente qui conviendrait en apparence pour deux personnes et en réalité, elle contient une cuisine, une salle de bain, plusieurs chambres… Vous êtes sûr de ne pas être un sorcier ?

— Certain, répondit le Docteur en souriant. Qu'est-ce qu'un Moldu ?

— Une personne dépourvue de pouvoirs magiques. Ma mère en est une par exemple. Mon père par contre est un Cracmol, ce qui veut dire que ses parents étaient des sorciers mais que lui-même est dépourvu de pouvoirs magiques. J'ai grandi dans le monde moldu et c'est pour ça que j'ai pu… enfin, que je vous ai fait croire que ma baguette magique était une arme tout ce qu'il y a de plus normal.

Le Docteur, adossé à une barrière en métal, les bras croisés, eut un petit sourire. Puis il demanda :

— J'aurais une petite question, à propos de votre baguette magique. Comment avez-vous fait disparaître les Carrionites ? Comment, surtout, avez-vous su quel mot en viendrait à bout ?

— Oh, c'est un sortilège assez élémentaire, en général on l'emploie pour faire du nettoyage. Quand on l'utilise, il faut penser à l'endroit où on veut envoyer ce qu'on fait disparaître. En général, les sorciers pensent à une sorte de néant, de non-être, c'est assez complexe en fait. Hier, j'ai juste pensé aux Profondes Ténèbres dont vous m'aviez parlé, et j'ai l'impression que ça a marché. D'ailleurs comme saviez-vous qu'un seul mot les ferait disparaître ? Vous en aviez déjà affronté ?

— Non, mais j'avais appris des choses sur ces Carrionites, nous aussi nous recevons une éducation pour maîtriser nos pouvoirs, en tant que Seigneurs du Temps. Ces créatures utilisent la science des mots pour manipuler ce qu'elles veulent, nous pouvons les combattre par cette même science. On peut en venir à bout par un seul mot, bien choisi. J'ai compris que vous étiez celle qu'il fallait pour mener à bien cette tâche quand je vous ai vue les mettre hors-jeu avec votre « Stupéfie » ou je ne sais quoi ! Après tout, vous utilisez aussi le pouvoir des mots…

Lavande acquiesça, mal à l'aise qu'il l'identifie encore aux Carrionites, et espérant que malgré cela, il lui faisait désormais confiance. Sans répondre, elle fit le tour du poste de commande et son attention se reporta sur toutes ces installations. Il y avait des manettes, des boutons, des leviers, des écrans… Au centre, la tour était très lumineuse.

— Comment avez-vous dit que cela s'appelait ? demanda-t-elle.

— Le TARDIS, répondit fièrement le Docteur. Ça signifie « Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale ». Elle est belle, n'est-ce pas ?

Il tapota affectueusement un des piliers de la pièce, comme on flatterait l'encolure d'un cheval. Lavande eut une moue sceptique. Elle savait que le Docteur avait un léger grain, mais de là à parler de son vaisseau spatial comme d'une vraie personne… Cependant elle ne pouvait pas lui donner complètement tort, elle avait tendance comme beaucoup d'autres sorciers à parler de sa baguette magique de cette manière. Après tout, la baguette choisissait le sorcier, comme le répétait Ollivander, elle n'était donc pas dénuée d'une certaine… conscience ? Peut-être était-ce pareil pour le TARDIS. Et si le Docteur avait l'habitude de voyager seul, il était normal qu'il se rattache à son vaisseau comme à un compagnon – ou plutôt une compagne, vu comme il en parlait.

D'ailleurs, Lavande n'aurait su dire pourquoi, mais elle avait la curieuse impression que le vaisseau dans lequel elle marchait, qu'elle touchait, n'était pas complètement inanimé… Ce n'était qu'une intuition mais elle avait toujours beaucoup ressenti les choses. Lavande garda cependant cela pour elle.

— Et donc, elle peut transplaner d'un endroit à un autre ? demanda-t-elle.

— Transplaner ?

— Disparaître, je veux dire. Se dématérialiser, quoi.

— Oui, absolument partout, répondit-il avec fierté. Dans l'espace et… dans le temps.

Lavande écarquilla les yeux. Dans le temps ?

— Désolée, ça c'est impossible, rétorqua-t-elle. Le monde magique essaie de résoudre le mystère des voyages dans le temps depuis des siècles, et actuellement, même avec les meilleurs Retourneurs de Temps, le plus long retour en arrière qui soit possible est de cinq heures. Et évidemment, les voyages dans l'avenir sont impossibles.

— Vraiment ? répondit le Docteur avec une lueur de malice dans le regard. En êtes-vous si sûre ?

— Certaine, je l'ai étudié à Poudlard, et j'ai eu les meilleurs professeurs qui soient.

— Sans doute, cependant ici nous ne sommes pas dans le domaine de la magie, Lavande. C'est de science dont je vous parle.

— Les sorciers sont bien plus en avance que les Moldus, nous pouvons nous déplacer en quelques secondes quelle que soit la distance. Nous pouvons faire bouger des objets sans les toucher, nous pouvons modifier la forme de quelque chose si nous le désirons, nous pouvons changer d'apparence…

Elle vit qu'il continuait à sourire et se vexa un peu.

— Vous m'étonnez beaucoup Lavande Brown. Comment une personne pratiquant la magie peut-elle être aussi rationnelle et étroite d'esprit ?

Elle se renfrogna. Elle, étroite d'esprit ? Ce n'était pas ce que lui avait dit le professeur Trelawney à Poudlard ! Elle lui disait qu'elle avait un vrai don pour la divination, et c'était bien la preuve qu'elle savait ouvrir son esprit. Elle croyait d'ailleurs aux prédictions sur l'avenir, elle en avait fait les frais avec son lapin Binky en troisième année. Mais les voyages dans le temps d'une telle ampleur… Eh bien non, désolée, elle n'y croyait pas.

— Un jour s'est écoulé depuis notre rencontre et vous êtes toujours si dubitative, reprit le Docteur. Je n'ai pas attendu une journée pour rien. Je voulais que vous réfléchissiez à ce que vous aviez vu, et je pensais que cesseriez de douter.

— Ce n'est pas que je doute, je vous crois quand vous dites que vous venez d'une autre planète et finalement je suis prête à vous croire sur presque tout. Mais les voyages dans le temps… Si c'était réellement possible, cette science serait d'ores et déjà parvenue à nous. D'ailleurs, pourquoi n'en faites-vous pas profiter les autres ?

Le Docteur s'assombrit. Sa voix était grave et ferme lorsqu'il répondit :

— Si les humains avaient connaissance de cette science, leur unique but serait de modifier le passé pour éviter des guerres, des meurtres, des épidémies…

— Mais oui ! Ce serait fantastique !

— Lavande, il ne faut jamais changer le passé. En modifiant ne serait-ce qu'une seconde, vous risquez de gravement endommager le futur. Si vous-même vous aventuriez à essayer d'éviter la Seconde Guerre Mondiale, vous pourriez vous tuer dans l'avenir car sans cet évènement vous ne seriez jamais venue au monde. Cela aurait des conséquences catastrophiques.

Lavande acquiesça, mais elle n'avait pas dit son dernier mot. Elle avait bien l'intention de changer une chose dans le passé, qu'il le veuille ou non. C'était son droit, et les risques encourus seraient mineurs.

— Très bien. Prouvez-moi que vous pouvez réellement voyager dans le temps ! s'exclama-t-elle avec un air de défi.

Le Docteur retrouva le sourire. Il s'approcha du poste de commande et lui demanda :

— Où et quand désirez-vous vous rendre ?

Elle ne réfléchit qu'un instant avant de s'exclamer :

— Au sud des Highlands, près du Loch Lomond, en 980 !

Le Docteur manipula quelques boutons et abaissa vigoureusement un levier. Le sol se mit à trembler si fort que Lavande dut se raccrocher au tableau de commande pour ne pas tomber. Le bruit qu'elle avait entendu lorsqu'elle avait vu le vaisseau disparaître la veille retentit et elle vit la colonne devenir de plus en plus lumineuse. Son cœur battait la chamade d'impatience et d'excitation.

L'aventure commençait.


Note de fin : Voilà, j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à laisser vos impressions, ça me ferait très plaisir :) Merci d'avoir lu et à lundi pour le chapitre 4 !