Bonjour, bonjour... Argh, c'est un peu dur de poster un chapitre si longtemps après la date prévue... En plus, la qualité de celui-ci est plutôt vraiment basse. Enfin. Je suppose que celles qui me lisent et écrivent elles-mêmes de leur côté savent ce qu'est l'horreur de la page blanche, eh bien, voilà. Mon inspiration m'avait totalement quittée (c'était une période d'examens et tout, ça a peut-être joué...) mais elle vient de revenir parce que je suis plus apaisée, tranquille ^u^ Je vous préviens tout de même : je ne peux pas garder un rythme d'un chapitre par semaine, je m'en suis bien rendue compte alors je ne sais pas quand les chapitre paraîtront mais ils le feront ; je n'abandonnerai pas cette histoire. Voilà. Sur ce, bonne lecture (ah et pour les reviews auxquelles je n'ai pas répondues parce que je ne peux pas, merci beaucoup, beaucoup, ça m'a fait du bien de les lire tout de même et c'est super encourageant, vous ne vous imaginez même pas ! Enfin si, peut-être .-. je sais pas, ehehehe. Bref, à plus !) !

Chapitre 11_Halloween

« Euh, désolé mais je ne suis pas intéressé... »

Harry ne comptait plus le nombre de fois où il avait dû dire cette phrase – qui était toujours blessante et vexante pour la personne en face.

Cette fois, c'était une petite Poufsouffle brune aux jolies lèvres mais au regard atrocement vide et mourant d'admiration.

J'ai l'impression que c'est de pire en pire à l'approche de Halloween... Pourtant ce n'est pas la Saint-Valentin, par la barbe de Merlin !

La célèbre fête américaine (Harry ignorait totalement si des sorciers américains en étaient à l'origine... Hermione doit bien savoir cela) arrivait dans une semaine et l'excitation montait pour diverses raisons : la première étant bien sûr le fait de pouvoir se gonfler la panse jusqu'à l'exploser lors du banquet du 31 octobre.

La deuxième était – et n'était pas des moindres – qu'une fête serait organisée chez les Gryffondors. D'où l'excitation des jeunes filles bourrées aux hormones devant Harry Potter ou Neville Londubat, tous les deux célibataires, sexy et célèbres !

Nous sommes désormais des morceaux de viande extrêmement convoités. Je comprends mieux ce que ressent Neville depuis le début de l'année... le pauvre.

Il tourna la tête pour apercevoir Luna qui arrivait paisiblement vers lui – enfin, en tous cas, elle se dirigeait vers lui mais il n'était pas sûr que ce soit pour lui qu'elle le fasse vu qu'elle ne lui adressait pas un regard, bien trop occupée qu'elle était à observer le plafond, bouche ouverte et ses lacets défaits.

Incroyable..., pensa Harry, attendri.

« Hey Luna ! Qu'est-ce que tu regardes ? »

La jeune fille baissa le nez, surprise, et lui jeta un regard exorbité.

« Ah tiens, Harry... Tu ne les vois pas ? demanda-t-elle, presque choquée (cela dit, elle a toujours ce genre d'expressions sur le visage...).

- Eh bien non... De quoi parles-tu ?

- Oh quel dommage ! elle paraissait réellement peinée. Ce sont des Tutrilions ; des créatures qui pourraient faire penser à des papillons multicolores alors qu'en réalité, ils n'ont qu'une paire d'ailes, comparés aux papillons qui en ont deux comme tous les insectes volants. Ils sont magnifiques... Il paraît que leurs deux ailes sont très douces mais ils ne veulent pas s'approcher... Ils doivent être craintifs. »

Luna finit sa petite explication avec un de ses caractéristiques sourires tranquilles. Harry fut pris d'une irrésistible envie de pleurer devant cette beauté inchangée que transmettait Luna à travers tout son être, son esprit, son monde tellement différent de celui que chacun avait l'habitude d'observer.

Il avait l'impression de retourner en 5ème année où il avait eu cette conversation si étrange et instructrice avec elle, face aux Sombrals qu'elle nourrissait de pommes et de tranches de viande (NdA : c'est une scène du 5ème film et même si j'ai pour habitude de faire référence aux livres, c'est ma scène préférée de Harry Potter et l'Ordre du Phénix car on y voit Harry apaisé et Luna est magique, belle à en pleurer donc voilà, pas pu m'empêcher TuT)

« Comment fait-on pour les voir ? murmura-t-il, à peine conscient du ton qu'il avait pris.

- Ça ne se commande pas. Il faut que tu en aies envie. »

Merlin sait que j'en ai envie ! Alors pourquoi je ne les vois pas ?

« Et si je ne les aperçois toujours pas ? »

Luna décrocha son regard du plafond et, sans connaître l'état de tristesse dans lequel était le garçon, elle répondit joyeusement :

« Essaie encore ! Ils sont timides et peureux, ils ne t'apparaîtront pas sans entraînement. Il faut que tu les charmes, les amadoues... Ils aiment beaucoup le gruyère si tu veux. »

Elle lui tendit des petits morceaux du fromage qu'elle tenait entre ses mains (si petites, si pâles) et après un ultime sourire guilleret, s'en alla, sautillant, ses cheveux faisant comme des vagues dans son dos.

Harry resta un moment éberlué. Ça faisait longtemps que les souvenirs des années passées ne lui revenaient pas avec autant de force.

Luna... Comment fais-tu donc pour rester ainsi ? N'as-tu pas subi, toi aussi, la guerre ?

Le brun recommença à marcher à pas lents vers la bibliothèque où l'attendaient Hermione et Ron – ils avaient décidé de partir avant lui après qu'il n'ait pas protesté –, tentant de repousser les images trop nettes de la bataille de Poudlard.

Et les morts... tous ces cadavres.

Il ne voulait pas y repenser : ces deux mois de « vacances » avaient suffi.

-o-o-o-o-o-o-o-o-

« Tu tombes bien, Harry, on vient juste de commencer les recherches sur les Occamy !

- Super...

- Comme je vois que Ron et toi débordiez littéralement de joie à l'idée de travailler, je propose que vous preniez déjà tous ces livres et que vous vous installiez à une table. Vous allez y arriver ? »

Hermione leur fit un grand sourire moqueur, fourra dans leurs bras les deux imposantes piles de livres et repartit immédiatement vers une autre rangée de bouquins.

Les deux jeunes hommes échangèrent un regard amusé puis firent demi-tour en direction de l'entrée de la bibliothèque où se situaient les tables après avoir lancé un Wingardium Leviosa sur les épais volumes.

Harry avait retrouvé ses deux amis en train de s'embrasser passionnément entre deux étagères, les mains de Ron commençant à être bien trop baladeuses. Il s'était empressé de les interrompre, se retenant de rire – comment être un ami indigne en dix leçons – et les avait fait sursauter au point qu'une des deux piles de livres qu'ils avaient entassés avant de s'interrompre pour une toute autre activité, avait chu au sol dans un bruit atrocement retentissant. Ils avaient prié pour que Mrs Pince ne débarque pas telle une tornade – elle leur avait déjà lancé un regard suffisamment noir et assassin quand ils étaient entrés dans la bibliothèque.

A l'intense soulagement de Hermione, ils avaient pu ramasser les livres sans que personne ne vienne les déranger et avait ensuite suivi cette courte conversation. Et maintenant, Ron et Harry s'asseyaient à une table près d'une fenêtre, se laissant lourdement tomber sur les chaises de bois.

« Bon, on va essayer de travailler pour faire plaisir à Hermione, ok ? Rien que pour le test de connaissances qu'on va avoir en décembre, fit Ron, la voix lasse mais les yeux brillants de détermination.

- Pourquoi pas... Quelle idée, ce test, franchement.

- Ouais. Fait chier. »

La grossièreté de Ron, malgré la nouvelle influence de Hermione sur lui, ne changeait pas et elle s'était même peut-être aggravée après la guerre.

« On fait notre introduction en attendant qu'elle revienne ? »

Malheureusement pour eux, la jeune fille arriva à pas vifs à ce moment-là.

« J'ai trouvé un bestiaire et deux livres spécialisés ! s'écria-t-elle en chuchotant malgré tout, les yeux de Mrs Pince lui brûlant la nuque. »

Son excitation et son impatience firent sourire tristement et avec attendrissement les deux autres.

« Montre-nous ça, Hermione chérie, dit enfin Ron, le regard bleu et amoureux. »

-o-o-o-o-o-o-o-o-

« Tu ne devais pas aller chercher Malefoy ?

- Non, c'est les mercredis, samedis et dimanches. Je te l'ai déjà dit, Ron...

- Ouais, ouais.

- Travaille, Ronald. »

Le garçon se rembrunit et replongea le nez vers son parchemin où étaient griffonnés maladroitement deux paragraphes qu'il ne réussissait qu'à barrer un peu plus à chaque minute.

Ses résolutions envers le travail avaient très vite faibli quand il s'était rendu compte qu'il n'arrivait pas à former des phrases claires et développées. Il s'ennuyait désormais à tel point qu'il en venait à poser des questions sur Malefoy sans animosité à Harry !...

Ressaisis-toi, mon petit Ron. Tu es le Roi, ou quoi ? Bon, maintenant, il s'agit de convaincre Hermione que ce n'est pas le bon jour pour travailler.

« Hermione chér...

- Silence. Travaille. »

Ron sentit ses oreilles chauffer et il ne put empêcher la colère de monter.

Très calmement, il rangea ses affaires et commença à se lever.

« Que fais-tu, Ron ?

- Je n'arrive pas à travailler. Je suis absolument inutile, là. Je me casse. »

Hermione fronça les sourcils tandis que Harry semblait tenté de faire de même que son meilleur ami.

Hermione ne dit rien ? C'est fou, Harry hallucinait littéralement.

« Ron, si tu sors de cette bibliothèque, je peux te dire que tu vas passer une très mauvaise fin de trimestre et peut-être même d'année. Si tu ne craques pas.

- Ah ouais ? Le rouquin ne bougeait plus d'un poil.

- Oui. Tu sais très bien de quoi je veux parler. »

Ron se rassit.

Harry eut la folle envie de se cacher la tête dans son sac et de déprimer allégrement pour les images mentales que ses amis lui imposaient décidément beaucoup trop en ce moment...

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Le jour de Halloween tombait un samedi.

Drago était allongé sur son lit, sans but. Des cheveux lui tombaient sur le visage et ils sentaient bon le shampoing comme le jeune homme aimait.

Ils sont trop longs par contre... Que dirait Père devant cela ?

Un sourire sinistre lui échappa tandis que son regard déviait, fixant le vide.

Oui mais il n'est pas là...

Kreattur était passé il y a une heure pour son déjeuner. L'elfe était décidément de bonne compagnie – quand il ne chantait pas et qu'il ne faisait pas allusion à Potter.

Drago pensait déjà suffisamment au brun pour ne pas en plus avoir à faire la conversation à un elfe à ce sujet !

Je ne sais pas si j'ai envie d'aller manger le repas de Halloween dans la Grande Salle... Potter me l'a proposé mais... je ne sais vraiment pas.

Le courage était sûrement la dernière vertu qu'il puisse posséder et assister à cet événement, entouré de centaines de paires d'yeux haineux et de persiflages meurtriers, n'était vraiment pas le genre de choses qu'il appréciait de faire. Il n'était pas fou. Ni masochiste.

Ehe... C'est vrai que depuis que je fréquente Potter, le terme « masochiste » pourrait bien m'aller. Ce sera sans doute encore pire au second trimestre si on me donne le droit de reprendre une vie normale...

Drago ne savait pas du tout s'il accepterait de revenir à une vie dite « normale » ; dormir dans un dortoir, manger dans la Grande Salle, prendre des cours avec les autres élèves... toujours les autres élèves. Partout. Tout le temps. Leur rage continue envers lui, leurs coups en traître, leurs regards brûlant son dos...

Vivre tout seul dans une tour était bien plus simple. Mais tellement lassant.

Un elfe et le Sauveur du monde. Ah, et un Auror nommé Greg qui est moins chaleureux avec moi que le Baron Sanglant avec les vivants ! Voilà ce qui constitue mes relations en ce moment. Pas de quoi s'en vanter...

Le garçon poussa un long soupir, se retourna sur le côté gauche et prit son habituelle position fœtale, tirant les couvertures sur lui.

Je n'ai pas de devoirs aujourd'hui, je peux bien dormir un peu...

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L'effervescence à Poudlard atteignait présentement son apogée ; nous étions le vendredi soir et Harry ne comptait plus le nombre de filles qui étaient venues le voir afin de lui demander de sortir avec elles.

Des amoureuses – autrement dit, des fans –, des filles soumises à un chiche, des frustrées...

C'était à le dégoûter ! Et ce n'était pas Neville qui le contredirait, le pauvre étant obligé désormais de manger chacun de ses repas dans son dortoir. Il avait avoué récemment aimer quelqu'un, ce qui avait provoqué une vague hystérique et un véritable concours entre toutes les personnes de sexe féminin (les garçons se faisant plus rares et plus discrets).

Bienheureux qu'il était que Dean se soit occupé de lancer des sorts de protection sur la porte du dortoir des garçons, les filles de Gryffondor pouvant y accéder. Harry avait, lui aussi, chaleureusement remercié le garçon qui semblait plus gai que d'habitude.

L'Elu en avait donc profité pour lui demander des nouvelles de Seamus mais Dean n'avait rien voulu dire, secouant la tête avec un petit sourire avant de partir en chantonnant.

Harry n'avait pas insisté, pressentant qu'il le saurait bientôt, de toute façon.

Il n'empêche que tout cela l'intriguait franchement.

Tout comme le fait que Malefoy ne lui ait toujours pas donné sa réponse pour demain.

Il hésitait à aller le voir en dehors des jours prévus mais savait qu'il serait mal reçu et abandonnait donc, tout en s'irritant de ne pas savoir ce que choisirait le blond.

Il se conduit vraiment comme un prince capricieux ! Il ne change pas, cet idiot !

Mais c'était faux. Harry le savait pertinemment ; il se souvenait bien trop des moments doux et agréables qu'il avait pus passer avec Malefoy (il se souvenait bien trop de son visage sans colère ni hargne aucune le crispant...).

Celui-ci pouvait être social et pas trop dédaigneux, quand il le voulait. C'était étrange. Et Harry adorait ça.

Il s'ennuierait à mourir sans cette source de mystères qu'était Malefoy. Tous ses gestes, paroles, silences pouvaient être analysés et le Gryffondor commençait à devenir un expert à cela.

Il prenait d'ailleurs grand plaisir à agacer l'ex-Serpentard en lui expliquant ce qu'il pensait de chacune de ses réactions. Il tombait de plus en plus juste, ce qui ne faisait qu'exaspérer davantage Malefoy.

C'est pour cela qu'il était pressé de voir le garçon.

Le mercredi et le samedi sont si éloignés...

« Salut, salut ! »

Dean venait enfin d'arriver à table pour le dîner qui avait commencé depuis maintenant un quart d'heure. Il avait son petit sourire tordu, comme quand il tente de cacher une trop grande joie, et il se jeta sans retenue et avec un appétit exalté sur la nourriture.

« Salut Dean. Que faisais-tu ? On dirait que tu viens de quitter à l'instant le lit de Luna... »

La remarque – d'un raffinement rare – de Ron fit rire Dean de façon totalement libérée ; il s'en tenait presque les côtes – tandis que Hermione, elle, levait les yeux au ciel et plantait avec une force exagérée sa fourchette dans un morceau de saucisse.

« Aha ! Non, non... pas vraiment. »

Harry et Ron échangèrent un regard, semblant prêts tous les deux à l'interroger, quand McGonagall les interrompit dans leur élan (il était rare qu'elle prenne ses repas dans la Grande Salle mais elle était aujourd'hui présente), se levant de table et faisant résonner un son de cor qui se répercuta contre les murs, certains élèves se bouchant les oreilles, des grimaces explicites sur le visage.

« Votre attention. J'ai une annonce importante à faire. »

Le silence se fit – à part Miss Teigne, la chatte de Rusard, qui continuait de siffler sur l'épaule de son maître qui se tenait droit devant l'entrée de la salle – et McGonagall prit le temps de se racler la gorge avec son élégance caractéristique :

« Vous avez tous pu constater le système mis au point par Mr Potter et moi-même pour permettre à Drago Malefoy, mis en quarantaine dans une tour pour des raisons évidentes, de prendre l'air et pouvoir revoir le château tel qu'il a pu l'apprécier. Je sais que la présence de ce jeune homme représente pour certains l'exutoire de leur haine des Mangemorts et je ne pourrais totalement les en blâmer. Cependant... se tromper de cible est une faute grave, surtout quand c'est fait de manière intentionnelle ; ce garçon n'est coupable d'aucune torture ou d'aucun meurtre. Il n'a assassiné personne. »

Harry sentit une bouffée de rage quand les chuchotements s'élevèrent et qu'un garçon à la voix rauque osa même hurler : « C'est un Mangemort, il a forcément tué des gens ! Il faut se venger ! »

« Ce genre d'habitude, poursuivit McGonagall, fixant la table des Poufsouffles là où elle avait visiblement repéré l'élève, est justement la preuve de votre condition d'aveugle borné. Les Mangemorts sont en ce moment chassés et envoyés en prison : ils vont payer pour leurs crimes après jugement. Mr Malefoy a été jugé et il est suffisamment puni par cette année misérable qu'il va passer ici. »

La dernière phrase retentit, laissant un silence empreint de gêne envahir toute la salle.

« Il ne vient que par obligation et pour sa propre sécurité. »

Là encore, des réactions telles que « Pourquoi le protéger ? Qu'il se débrouille ! » et « C'est nous qu'on devrait protéger de lui ! » se firent entendre, laissant Harry mal à l'aise et déçu de cette incompréhension qui suintait partout sur tous les visages des élèves.

« Le fait qu'il soit en quarantaine vous protège de lui. Mais il n'est pas dangereux (elle appuya lourdement sur cette affirmation). Et sûrement pas contre une école entière. Je tenais donc à vous prévenir qu'au deuxième trimestre, il reprendra sans doute une vie d'élève lambda. J'espère que vous aurez la maturité de retenir mes paroles et que vous les suivrez. Les sanctions seront sévères et vous ne gagnez rien à vous acharner sur lui. Rien, appuya-t-elle avec un regard noir et ardent. Maintenant, vous pouvez continuer de manger. Bon appétit. »

Le silence se fit puis elle se rassit ; le sujet du banquet de Halloween semble être un sujet autrement moins important que la future sortie de Malefoy, pensa Harry avec ironie mais il savait bien que McGonagall ne manquerait pas de leur faire un bon et informatif discours avant le banquet, samedi.

Elle nous donnera sans doute davantage de renseignements concernant ce test de connaissances en décembre... Tous les niveaux de classe sont obligés de le passer et ce test est malgré tout très important. Hermione a déjà commencé à apprendre ses livres par cœur...

Ron, contrairement à sa chère et studieuse petite amie, était paisible, tout comme Dean – enfin, cela variait au fil des jours... comme tout le monde, supposa Harry même s'il ne se souvenait pas d'une Luna passant la journée de mauvaise humeur –, et tous les deux riaient et bavardaient de façon exubérante (comme si tout le monde devait savoir à quel point cette journée était bonne pour eux... bon, sans penser à Hermione forçant Ron à rester à la bibliothèque... Dean et Ron me font penser à Sirius et mon père, là, à cet instant. Ça me fait mal... mais c'est beau à voir).

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« Alors ? »

Malefoy le regardait avec un air vaguement désespéré.

« Je ne sais pas, Potter ! On peut en reparler plus tard ?... »

Harry poussa un soupir exaspéré. Voilà maintenant une demie-heure qu'ils étaient installés dans le parc, surplombant le lac, des élèves venant parfois murmurer derrière eux – avant de se faire fusiller du regard par les deux cibles de leurs remarques, leurs conversations, leurs débats stériles, stupides et toujours terriblement haineux...

« Comment Harry Potter, l'Elu, peut-il lui pardonner, à lui, ce sale Mangemort ?

- Si j'avais été lui, je lui aurais déjà envoyé l'Avada Kedavra !

- Ouais et encore, c'est bien gentil... il mériterait pire. »

L'ancien Serpentard enfonça davantage son bonnet gris sur sa tête, ses gestes étant particulièrement nerveux et empreints de tension.

Harry voulut un instant relancer la conversation... sur n'importe quoi, après tout, peu importe, il ne me répondrait sans doute pas... mais abandonna et redirigea son nez vers son livre portant sur le Quidditch et les joueurs qui ont marqué leur temps.

Jamais cet ouvrage ne lui avait paru si barbant. Et pourtant, c'était son livre préféré...

« Malefoy ?

- … Fous-moi la paix, Potter, gronda le blond, la bouche recouverte de son écharpe de laine (le froid fit apparaître la buée de son souffle à travers les mailles). Laisse-moi réfléchir.

- J'aimerais bien que tu viennes. »

Surpris, Drago releva la tête et fixa l'autre sans comprendre.

« Pardon ?

- J'aimerais que tu viennes... au banquet. Et aussi à la fête, si tu veux...

- Chez les Gryffondors ?

- Euh oui...

- C'est un foutu piège ? Tu sais pertinemment que je vais me faire lyncher sitôt mis le pied dans ce trou de valeureux combattants de guerre ! Drago ne tentait pas de cacher sa fureur.

- Oui... mais avec moi, ça irait.

- Je n'ai pas envie que tu me protèges contre les membres de ta maison, Potter. »

Harry se sentit frustré et vexé que, par peur et obstination, Malefoy refuse de venir.

« Tu serais venu si ça avait été chez des Poufsouffles ? Ou des Serdaigles ? Ou même des Serpentards, tiens (il ne se rendit pas compte de la douleur qu'il infligeait à celui qui avait été autrefois la figure emblématique de cette maison. Drago plissa les paupières, les yeux plongés dans le lac en dessous ; vas-y, enfonce le couteau dans la plaie, Potter, il est vrai que je n'avais pas remarqué que je n'avais plus de maison...) !

- Non.

- Je te protège déjà, Malefoy, fit Harry, comptant bien abattre ses atouts les uns après les autres. Contre toute cette foutue école.

- … Ce n'est pas une raison pour que je vienne les provoquer chez eux. Même toi qui es si borné, tu peux te rendre compte que c'est une mauvaise idée. »

Le brun laissa échapper un râle de dépit avant de se mettre debout, ses livres tombant sur l'herbe, humide de la bruine qui s'alanguissait tout autour du château. Il fit les cent pas, cherchant de nouveaux arguments, Drago le suivant des yeux, sourcils froncés devant cette agitation excessive.

Il ne l'avouerait jamais mais c'est en voyant la déception du brun, qu'il se décida :

« Potter... je viendrai au banquet. Si ça peut te faire plaisir, ajouta-t-il de mauvaise grâce.

- Tu es sûr ? fit le Sauveur, stoppant momentanément ses allées et venues (il remarqua que, dans ses paroles, Malefoy n'avait pas précisé s'il viendrait à la fête).

- Oui, oui... Après tout, cela fait un moment que je ne suis pas entré dans cette salle. »

Harry sourit, déjà calmé par cette nouvelle.

Il récupéra alors rapidement ses livres, les fourra dans son sac, se redressa joyeusement et commença à partir.

« Oh ! Potter ! Qu'est-ce que tu f-

- Suis-moi ! »

Drago commençait à en avoir un peu assez d'obéir aux ordres du Gryffondor.

Il se leva tout de même, ses genoux craquant d'avoir été trop longtemps laissés dans la même position, et s'empressa de ranger ses livres dans la sacoche abîmée que Kreattur avait tenu à lui offrir quand il lui avait dit qu'il aurait besoin d'un sac pour porter ses livres les jours où il sortirait avec Potter.

« Où allons-nous ? grommela-t-il en accélérant le pas pour se mettre à la hauteur de l'autre idiot qui marchait décidément beaucoup trop vite.

- On va voir Luna... Il faut que... que tu essaies quelque chose. »

-o-o-o-o-o-o-o-o-

Le moment tant attendu était enfin arrivé.

Harry savait que Greg l'Auror était chargé d'amener Malefoy jusqu'à l'entrée de la Grande Salle – là où il se trouvait en ce moment, stressé, se balançant d'un pied sur l'autre, les mains moites.

Ron et Hermione étaient enlacés à côté de lui.

« Tu veux vraiment attendre ce gars ? fit son meilleur ami, la voix tendue et le regard dur comme le roc. Ce n'est même pas sûr qu'il vienne.

- Il m'a dit qu'il viendrait ! gronda Harry, la voix bizarrement aiguë. »

Il se détourna de ses amis, entendant à peine le « laisse-le tranquille » soufflé par Hermione à l'oreille de Ron.

Et d'un coup, plus aucun bruit n'atteint ses oreilles.

Enfin là... j'ai eu peur.

Drago Malefoy portait une simple robe noire avec l'écusson de Poudlard sur son pectoral gauche et il avait même pris le temps d'aplatir ses cheveux sur son crâne et dans sa nuque (Harry avait pu constater durant tout le temps qu'il avait passé avec Malefoy que ses cheveux avaient tendance à rebiquer sur le dessus bien qu'ils tombent en mèches bien lisses autour du visage). Le garçon avait le regard fuyant, les lèvres pincées et tous les traits douloureusement tirés.

« Hey Malefoy !

- Je te hais, Potter. »

Rien que cette phrase eut le mérite de détendre Harry qui rit doucement sous le regard indigné de l'autre.

« Tout le monde veut ma peau, ici... Je vais rentrer, je crois. McGonag-

- McGonagall a fait un long discours hier pour prévenir tout le monde d'à quel point tu n'y pouvais rien et que te prendre comme bouc émissaire ne se ferait pas sans grave sanction. Elle sait que tu es là et je ne pense pas qu'elle ait fait ce discours par hasard... elle devait se douter que je te convaincrai (il ricana devant le soupir de Drago). Et je suis là, ok ?

- Très rassurant, Potter, grommela le blond. »

Malgré le scepticisme apparent de Malefoy, Harry comptait bien lui prouver que tout irait bien.

Du moins ; du mieux que je puisse faire...

« On y va ? fit-il à Ron et Hermione qui fixaient Malefoy soit avec hargne soit avec réserve.

- Ouais, grogna le rouquin en faisant volte-face et entrant, sans s'en rendre compte, à grandes enjambées dans la Grande Salle. »

Hermione hocha la tête en direction du garçon blond (fou ce que Malefoy a maigri, on dirait même qu'il s'est tassé sur lui-même... enfin, Harry, à côté de lui, a grandi durant l'été mais tout de même... il le dépasse ! Oh... tous les souvenirs du manoir Malefoy...). Elle frissonna, adressa un sourire rassurant au regard inquiet de Harry puis suivit son petit ami.

« Je rappelle de mauvais souvenirs à Granger, fit Drago d'une voix neutre.

- Hm. Pas étonnant. »

Le passé est vraiment lourd à porter..., pensèrent-ils sombrement avant de se mettre en marche.

Voilààà... Promis, le prochain sera mieux D: j'ai vraiment honte d'avoir pondu un chapitre aussi nul après tout ce temps. Excusez-moi, vraiment. Bon, à bientôt, j'espère ! *va se cacher dans sa tanière*