Un très long chapitre cette semaine avec la conclusion des événements dans la prison. Bonne lecture :)
Encore et toujours, je ne possède pas Avatar...
Chapitre 6 : Immobiles
Revenons sur ce qu'il s'est passé du point de vue du groupe :
Katara, inquiète de ne pas avoir trouvé son frère dans sa chambre le matin, alors que d'habitude il lui fallait un certain temps avant de se lever, rassembla ses amis pour étudier la question. Sokka avait disparu et le gardien était introuvable, une coïncidence très troublante surtout lorsqu'on savait que le directeur était secrètement fou de rage contre Sokka, car même s'il essayait de le cacher, c'était trop évident pour ne pas le remarquer. C'était donc inquiets, que les six amis se concertaient, essayant de déterminer ce qui avait pu arriver à Sokka. Mais pris dans leur conversation, ils ne virent pas arriver le garde derrière eux, et, avant qu'ils aient pu esquisser le moindre geste, ce-dernier – ou en l'occurrence cette-dernière – neutralisa Aang, Zuko, Mai et Suki en les paralysant et Toph en lui brûlant les pieds. Katara fut totalement prise au dépourvu mais réussi tout de même à réagir rapidement en faisant sortir l'eau de sa gourde, mais avant d'avoir pu s'en servir afin de mettre hors d'état de nuire ce mystérieux assaillant, celui-ci se jeta sur elle et, avec une maîtrise étonnante, frappa ses points de pression. Katara sentit alors que son corps cessait de lui obéir et se vit tomber au sol. C'est alors que le garde retira son casque, laissant apparaître un visage féminin bien connu du jeune maître de l'eau.
« Azula ! Comment… Zuko la devança avant d'être coupé par sa sœur.
-Désolé Zuzu, mais je suis toujours là. Tu ne pensais tout de même pas que j'allais partir sans vous laisser un petit mot ? Pas de doute, cette voix arrogante, ce sourire narquois, la princesse déchue n'avait en rien perdu de son caractère.
-Que vas-tu faire de nous ? Demanda son petit-ami qui gisait à ses côtés, elle sentit dans sa voix qu'il était sur le point de perdre son calme.
-Oh, ne vous inquiétez pas, vous ne mourrez pas tout de suite, vous allez même rester ici. Quant à moi, je vais simplement disons, réduire à néant tout ce qui a été en relation avec vous. La ton amusé d'Azula ajouta à la colère du groupe tandis qu'elle continuait de parler.
-Sur ce, je pense que je vais vous laisser, j'ai un téléphérique à prendre. Si vous voulez bien m'excuser. »
Puis elle quitta le hall par les grandes portes et disparut. Pendant les minutes qui suivirent son départ, tout le monde resta silencieux, ne laissant entendre que les cris des gardes essayant de contenir la centaine de prisonniers désormais libres, chacun des membres du Gaang étant trop énervé, surpris ou blessé pour prononcer le moindre mot. Ce fut Aang qui brisa le silence le premier :
« Je n'aurais jamais pu imaginé qu'elle soit toujours dans la prison…
-Comment a-t-on fait pour se faire avoir aussi facilement ? Explosa Zuko qui venait de passer probablement les pires minutes de sa vie – ce qui ne signifie pas rien lorsque l'on sait ce qui lui est arrivé dans son enfance – et certainement les plus humiliantes.
-Personnellement, commença Mai, ce qui m'étonnes le plus c'est qu'elle ait appris les techniques de Ty Lee. Je me demande comment elle s'y est prise.
-On va rester paralysés longtemps ? Demanda Aang d'une voix inquiète.
-Normalement au bout d'une heure les effets disparaissent. Répondit Mai.
-Génial, soupira Katara. Nous voici donc tous allongés sur le sol sans pouvoir bouger pour une heure. Quelque chose me dit que ça va être long… »
La scène, telle qu'elle serait vue par un passant, était particulièrement désopilante. Cinq d'entre eux étaient étendus au sol dans des positions pour le moins étranges, tandis que Toph qui ne pouvait plus voir tentait tant bien que mal de se diriger vers ses amis au son de leurs voix, mais étant désorientée par les différentes voix venant de différents côtés, elle rentrait de temps en temps dans les murs et mobiliers du hall.
C'est ainsi positionnés, que les prisonniers – qui entre-temps avaient pris le contrôle du complexe – trouvèrent le Gaang. Reconnaissant les vainqueurs de la guerre, ils les firent prisonniers sur le champ et les conduisirent dans la cour, profitant de leur paralysie pour improviser un tribunal destiné à juger les ennemis de la grande nation du feu.
Pendant ce temps, un directeur particulièrement apeuré et un Sokka désespéré par ce-dernier venaient de s'extirper hors de leur cellule, avaient récupéré leurs effets – à savoir le sabre de Sokka – et se dirigeaient maintenant, silencieusement et avec de grandes précautions vers les étages inférieurs où se trouvait la cour afin de tenter un sauvetage miracle du groupe capturé par les prisonniers récemment libres et heureux de pouvoir enfin régler leurs comptes avec ceux qui étaient responsables de leur enfermement. Sokka allait avoir besoin de beaucoup de chance et, éventuellement, d'une aide spirituelle très importante si il voulait ne serait-ce qu'une petite possibilité de réussir à un contre cent. Ayant appris dans ses nombreuses aventures que ce qu'il entreprenait avait beaucoup plus de probabilité de réussir sans plan, il abandonna l'idée d'en préparer un et suivit son instinct, qui la plupart du temps ne le décevait pas.
Sokka laissa le directeur inutile derrière lui et s'introduisit dans la cour où les cent ennemis s'étaient rassemblés en arc-de-cercle autour d'une estrade improvisée où avaient été disposés six chaises sur lesquelles étaient assis le Gaang au complet – à l'exception de Sokka – prêts à passer devant le jury composé d'anciens notables de la nation du feu qui n'avaient pas accepté la défaite d'Ozai et le couronnement de Zuko. Gardant les yeux sur ses amis et sa sœur, Sokka traversa la distance qui le séparait du rassemblement tout en s'assurant qu'il passait inaperçu dans le groupe. Arrivé aux premiers rangs, il put entendre le jugement en cours :
« Nous vous accusons, Avatar Aang, seigneur Zuko et vos amis, lança un ancien riche marchand qui présidait la séance, de haute trahison envers la grande nation du feu et son véritable seigneur Ozai. La dite trahison incluant, entre autres, introduction clandestine sur notre territoire, destruction de biens publics, assaut prémédité contre notre capitale, libération de criminels notables et destruction, particulièrement lâche, de la grande flotte du roi phénix. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
-Vous voulez dire autre que « vous allez bientôt retourner dans vos petites cellules avec un bon allongement de peine » ? demanda Toph d'une voix sarcastique qui lui était propre.
-Un simple allongement ? Repris Mai. Personnellement je les enverrais bien chacun d'entre eux dans une glacière, définitivement.
-Silence ! S'énerva le juge. Si vous ne disposez d'aucun argument pour prouver votre innocence, nous allons donc passer à la sentence. Il fit une pause et se tourna vers l'assemblée. Quelle sentence désirez-vous ?
-La prison à vie !
-La mort !
-Une pendaison !
-Eh bien, il me semble que nous avons un accord. Parfait, vous serez donc pendus ici et maintenant. Qu'on apporte de quoi les pendre ! Ordonna-t-il avec un grand sourire. »
Une grande clameur monta parmi les prisonniers qui se précipitèrent vers les ateliers afin de construire des potences, tout autant improvisées que l'estrade, qu'ils apportèrent au centre de la cour. « Je dois agir » Pensa Sokka qui s'inquiétait fortement pour ses amis. Il s'élança donc d'un bond en direction du Gaang et en un éclair les libéra grâce à son sabre. « Encore une fois, Sokka sauve tout le monde » Se dit-il avec fierté. Sa joie fut de courte durée lorsqu'il découvrit que le groupe était paralysé et ne pouvait donc rien faire. Avant qu'il ait pu esquissé le moindre geste, plusieurs prisonniers lui tombèrent sur le dos et l'immobilisèrent au sol, quelques minutes plus tard une septième potence était assemblée et Sokka installé, prêt à être pendu comme les autres.
« Alors là, je pense que tu t'es surpassé, soupira Katara à l'attention de son frère.
-Comment j'aurais pu deviner que vous étiez tous paralysés ? Protesta ce-dernier. Au moins j'aurais tenté quelque-chose...
-Inutile de vous disputer, les interrompit Aang. Il faut qu'on trouve un moyen de se sortir de là.
-Et comment est-on sensés faire ça ? Ironisa Mai. Je te rappelle qu'on est paralysés depuis un moment et que…
-Mais oui ! S'exclama Aang. Depuis quand est-on paralysés exactement ?
-Je ne sais pas, répondit sa petite-amie, peut-être une heure.
-Voilà ! Mai, après combien de temps retrouve-t-on le contrôle après une paralysie ?
-Une heure… Mais bien sûr ! Comprit Mai. On ne devrait plus tarder à retrouver le contrôle de notre corps !
-Eh bien il va falloir le faire vite, lança Sokka. Parce-que ils ont l'air décidés de nous pendre maintenant. »
En effet les prisonniers avaient finalement désignés un bourreau qui s'avançait désormais vers eux d'une démarche lente et traînante. Tous se concentrèrent alors sur leur corps, essayant tant bien que mal de bouger ne serait-ce qu'un bras. Tout d'un coup, Katara et Aang purent bouger leurs bras et le haut de leur corps tandis que Zuko ne retrouvait que la motricité de ses jambes. Tous trois sourirent – Zuko, du moins, essaya – et entreprirent de se libérer sans attirer l'attention, ce qui ne fut pas difficile étant donné que les prisonniers étaient beaucoup trop excités pour remarquer quoi-que-ce-soit. Enfin ils purent bouger librement alors que les restes de paralysie disparaissaient. C'est donc sans comprendre ce qui leur arrivait, que les prisonniers se retrouvèrent prisonniers dans la glace ou la roche – pour les plus chanceux – alors que les jugés se libéraient et reprenaient le contrôle de la situation.
Il fallut plus d'une heure pour capturer tous les prisonniers et les remettre dans leurs cellules respectives. Après cet événement, le directeur fut forcé – par sa nièce – de présenter des excuses à Sokka et le remercia, lui et le reste du Gaang, pour avoir évité un désastre en renfermant les prisonniers, assurant que leur dette était désormais réglée. Le groupe aurait fortement apprécié un bon repos après tout ce qui leur était tombé dessus, mais les ennuis retournèrent vers eux sous la forme d'un faucon messager porteur d'un message des colonies au royaume de la terre disant qu'ils étaient pris d'assaut par une gigantesque flotte aux couleurs de l'ancienne nation du feu.
Pffiou... ça m'a pris du temps de le terminer celui-là...
J'espère que ça vous a plu, on se retrouve lundi prochain (avec un changement de décor \o/) pour la suite, n'hésitez pas à poster des reviews.
