Ah, on arrive enfin à des événements plus intéressants, et avec le changement de décor en prime ! Comme d'habitude, bonne lecture ;)
Je ne possède toujours pas Avatar ( j'y travaille mais c'est dur...)
Chapitre 7 : L'assaut
A plusieurs dizaines de kilomètres de l'île du rocher bouillant, la ville de Yu Dao faisait face à sa plus grande crise depuis sa prise par la nation du feu, il y avait cent ans de cela. Sans aucune semonce, une flotte à première vue appartenant à la nation du feu avait pris d'assaut la ville et tenait désormais un siège tout autour tandis que les quelques troupes de garnison qui restaient sur place se défendaient comme elles le pouvaient contre un assaillant bien supérieur en nombre. Sur la muraille sud, du côté de la mer, les maîtres du feu et de la terre combattaient côte-à-côte, ne se souciant plus des anciennes rivalités et travaillant de concert à protéger la cité. Pendant ce temps, dans sa demeure, le maire tournait en rond et se lamentait sur le sort de sa ville. Il se tourna vers un de ses conseillers et lui demanda :
« Combien de temps pensez-vous qu'il faudra à l'Avatar avant d'arriver ?
-Je ne sais pas monsieur, répondit l'intéressé. Nous ne savons pas où il se trouvait lorsque nous avons envoyé le faucon donc nous ne pouvons qu'espérer qu'il n'était pas trop loin.
-Nous devons donc attendre dans cet enfer et prier pour qu'on vienne nous sauver, lança le maire après réflexion, c'est bien ça ?
-Malheureusement, c'est notre seule option... Confirma le conseiller d'une voix faible.
Soudain, un messager entra en trombe dans la pièce et s'inclina devant les deux hommes.
-Eh bien, s'impatienta le maire. Parle ! Que se passe-t-il ?
Le jeune homme repris sa respiration et commença d'une voix saccadée :
-J'apporte des nouvelles du mur ouest, des maîtres de la terre sont apparus dans les rangs adverses et ont ouvert une brèche dans la muraille. Nous essayons de les contenir mais c'est peine perdue, ils déferlent dans la cité. »
Le maire et son conseiller s'affaissèrent dans leurs sièges en entendant la terrible nouvelle. Tous deux connaissait l'issue de cette bataille désormais, à moins qu'un miracle ne survienne ils étaient tous condamnés.
Le miracle en question se présenta sous la forme d'un bison volant et d'un dirigeable qui surgirent dans le ciel au nord-ouest de la ville. Sur le dos d'Appa, Aang et ses amis découvrirent alors la désastreuse situation : La ville était totalement encerclée et les armées d'Azula y pénétraient désormais par une brèche à l'ouest.
« C'est horrible... Se lamenta Katara, assise à droite d'Aang.
-Comment allons nous défendre cette ville contre autant d'ennemis ? Demanda ce-dernier.
-J'avoue que là, la situation est pire que désastreuse, répondit Sokka. Même avec un de mes plans ça va être compliqué.
-Euh... S'il vous plaît, est-ce-que quelqu'un peut m'expliquer la situation ? Demanda Toph qui agitait sa main devant ses yeux, visiblement frustrée.
-En deux mots, grosse armée, lança Sokka en prenant un ton et une posture qui se voulaient très sérieux.
-C'est à dire ? Demanda l'aveugle qui n'était pas satisfaite de la réponse.
-Ce que Sokka essaye de dire, commença Katara, c'est que la ville qui est devant nous est assiégée par une très grande armée.
-Ah d'accord, donc le but c'est de battre tout le monde c'est ça ? Dit Toph en faisant craquer les jointures de ses doigts.
-Techniquement parlant, lança Aang, on devrait plutôt essayer de discuter avec eux pour les raisonner, mais je doute qu'ils acceptent de se rendre donc...
-Donc oui le but c'est de les battre. Termina Katara à la place de son petit-ami.
-Parfait. » Toph se frotta les mains et s'avança vers le bord de la selle, une fois au bord elle se tourna vers la personne la plus proche, en l'occurrence Sokka, et demanda :
« Il y a quoi en dessous de nous ?
-Tu veux dire à part cinquante mètres de vide et une immense armée ?
-Je te demande si il y a un sol ferme sous nous ! Répliqua la jeune aveugle.
-Eh bien, commença Sokka, oui. »
A ces mots, Toph sauta à la plus grande surprise du Gaang qui se précipita au bord de la selle, inquiet pour la téméraire fille de la terre, avant de constater qu'elle avait utilisé sa maîtrise pour s'assurer un atterrissage sans heurt et qu'elle l'utilisait désormais pour projeter des roches sur les soldats ennemis. Ils décidèrent donc de se poser – estimant que c'était plus sûr – afin de l'aider. Une fois au sol, ils découvrirent Toph, qui s'était recouverte d'une armure de pierre, pliant les tanks avec sa maîtrise du métal et assommant les soldats par dizaines avec d'énormes rocs, elle se trouvait ainsi au centre d'un cercle dévasté, jonché de soldats inconscient et de tanks détruits. Le spectacle était impressionnant, mais elle ne pourrait pas retenir l'armée entière toute seule, le groupe sauta donc du dos d'Appa – ou du dirigeable pour Zuko et Mai – et s'avança vers le reste de l'armée qui déferlait dans la ville par la brèche. Tandis que la prestation de Toph ne passait absolument pas inaperçu, le Gaang put traverser la moitié de la distance qui les séparait de la colonne qui s'engouffrait dans la cité. Ce fut un agent du Dai-Li, qui avait déjà eu affaire à l'Avatar et à son groupe, qui donna l'alerte et s'attaqua à eux le premier, il ne fut pas du tout un problème pour le groupe qui l'envoya voltiger rapidement avant de se retrouver face à plusieurs rangées de maîtres du feu en joue, ce qui compliqua nettement la situation. Après quelques secondes immobiles, Zuko pris l'initiative en projetant une boule de feu en direction du soldat le plus près, ce qui eut pour effet de briser la concentration des soldats donnant le feu vert au reste du Gaang qui attaqua avec leurs maîtrises respectives, faisant voler les quatre éléments en direction de leurs ennemis.
La rumeur se répandit vite, autant parmi les assaillants que les assiégés, que l'Avatar et son groupe se trouvaient sur le champ de bataille. Dans sa demeure, le maire s'effondra de soulagement en entendant la nouvelle tandis que son conseiller remerciait les esprits. De leur côté, devant le mur ouest, le groupe continuait de repousser les ennemis qui venaient de plus en plus nombreux face à eux, chacun des sept amis usant de sa maîtrise ou de son habilité pour mettre hors de combat leurs adversaires. Dans un déluge de rocs, d'eau, de flammes et de lames, le groupe faisait désormais reculer l'armée d'Azula qui se retrancha dans le marché pour ceux qui étaient rentrés tandis que le reste battait en retraite vers la côte. Exténués, les membres du Gaang se retrouvèrent à la brèche et se préparèrent pour l'assaut final alors que la nuit tombait derrière eux. Soudain, alors qu'ils s'apprêtaient à rentrer dans la cité, la partie de l'armée qui avait pris position à l'intérieur surgit devant eux et passa à l'attaque. Une boule de feu jaillit subitement de la troupe rebelle et fila en direction de Katara, qui n'eut pas le temps de réagir alors que le projectile la frappait en plein torse et la projetait au sol.
« Non ! Hurla Aang en se jetant au côtés de sa petite-amie.
Il prit son visage dans ses mains alors que des larmes commençaient à couler le long de ses joues.
-Je t'en supplie Katara, commença-t-il en pleurant, réponds-moi, regarde-moi.
-Aang ! Cria Sokka qui esquivait les tirs. Il faut la mettre à l'abri et nous mettre à couvert sinon on va tous y rester !
Le jeune maître du sabre se tourna vers son ami et remarqua qu'il n'avait pas bougé.
-Aang ! Il faut bouger ! »
Mais l'Avatar n'écoutait plus, il n'entendait plus rien, ne voyait plus rien. Tout ce qu'il voyait, c'était la personne la plus chère à ses yeux qui était étendue dans ses bras, immobile. Plus rien n'avait de sens, plus rien n'avait d'intérêt, toute son existence s'effondrait devant ses yeux. Ses amis derrière lui criaient des ordres, hurlaient en évitant les flammes adverses, les boules de feu volaient autour de lui, mais tout cela semblait irréel, comme dans un rêve, et surtout, tout était calme et silencieux. Aang déposa précautionneusement son amie au sol et se releva lentement, dans son corps, la tristesse fit soudain place à une rage extrême qui monta dans son corps jusqu'à l'envelopper totalement tandis que les sons extérieurs revenaient petit-à-petit dans sa tête.
« ...aut bouger ! » Sokka continuait de crier dans sa direction, mais cela aussi n'avait plus d'importance.
Aang ferma les yeux et baissa la tête, soudain, les flèches sur son corps s'illuminèrent alors qu'il rouvrait brusquement des yeux incandescents et les pointait vers la seule chose ayant encore un peu d'importance : Les soldats qui lui avaient tout pris.
Oh mon dieu ! Que se passe-t-il ? Katara est-elle vivante ? Que de questions, pour le savoir je vous donne rendez-vous jeudi soir pour le chapitre 8, d'ici là n'hésitez pas à poster des reviews pour me dire ce que vous pensez de mon histoire :)
