Désolé ! Je sais, j'avais promis que je sortirais plus de chapitre en retard, mais il était fini hier soir, promis. Seulement, je me suis endormi avant de le poster...

Bon, on reste à peu près dans les mêmes longueurs pour ce chapitre, c'est d'ailleurs le premier depuis un certain moment qui ne dépasse pas le précédent en longueur. Beaucoup plus d'action que d'habitude dans ce douzième chapitre, mais vous verrez ça par vous-mêmes, voilà !

...Les trucs habituels ici... machins, machins...

Chapitre 12 : La bataille du grand Nord

Lorsque Aang et ses amis arrivèrent en vue de la muraille, le spectacle qui les attendait sur place les laissa bouche bée. Pour la première fois depuis le grand siège conduit par l'amiral Zhao, et seulement la deuxième fois dans l'histoire de la cité, les murs étaient tombés et l'armée adverse entrait en masse dans la ville en détruisant les constructions au passage. Les maîtres de l'eau tentaient tant bien que mal de repousser l'envahisseur, mais ils étaient bien trop inférieurs en nombre, la situation était désespérée. Mais le Gaang ne comptait pas baisser les bras pour autant.

« Aang ! L'interpella Sokka. Je pars avec Toph pour mettre en action notre plan, occupez-vous de ceux qui rentrent dans la ville.

-D'accord, répondit Aang, sans chercher à connaître la nature de leur plan, il valait mieux ne pas savoir avec les plans de Sokka… »

A ces mots, Sokka entraîna Toph vers le palais tandis que les cinq autres s'avançaient en direction de la brèche dans la muraille. Les dégâts étaient importants, mais les réparations ne seraient qu'une simple formalité pour les fils de l'eau, le vrai problème actuellement résidait dans l'avancée inarrêtable des légions d'Azula. En profitant de l'avantage de leur discrétion, le groupe contourna la colonne pour prendre en tenaille l'armée entre eux et les maîtres de l'eau. Ils demeurèrent dissimulés quelques temps avant de fondre sur la marée de soldats. A coup de flammes, de bourrasques, de gerbes d'eau et de couteaux, ils mirent hors de combat une dizaine de soldats qui, surpris par l'attaque soudaine, n'avait pas eu le temps de se défendre. Leurs camarades en revanche purent riposter, mais face aux maîtrises avancées des membres du Gaang, ils étaient quelque peu désarmés. Le groupe remonta ainsi la colonne petit à petit, gênés par les ennemis venant de derrière eux qui débarquaient encore des navires.

« Il faut qu'on fasse quelque chose contre ces bateaux, lança Zuko tout en assommant un adversaire, sinon on peut dire adieu à tout espoir de victoire.

-Je sais, répondit le jeune Avatar d'un ton agacé, mais que veux-tu qu'on fasse au juste ?

-Je n'en sais rien, avoua le seigneur du feu, mais on doit essayer d'agir. »

Au même moment, un rugissement retentit au milieu du champ de bataille. Reconnaissant sans aucune difficulté l'identité du responsable de ce cri, Aang leva la tête vers le ciel où il découvrit rapidement ce qu'il cherchait.

« Appa ! S'écria-t-il soudainement. »

En effet, haut dans le ciel, le bison volant filait à toute allure avec, à son bord, Sokka et Toph. Les deux étaient partis mettre leur petit plan à exécution et se dirigeaient maintenant à vive allure vers la flotte adverse.

« Il était temps qu'on arrive, remarqua Sokka en découvrant au sol le reste du Gaang entouré par les soldats débarquant de plus en plus nombreux des navires. La situation est tendue en bas, termina-t-il à l'attention du jeune maître de la terre derrière lui qui se cramponnait à la selle sans oser regarder le sol trop lointain pour elle, en proie au vertige. »

Bien entendu, il n'obtint pas de réponse de son amie malade. Il dirigea donc Appa vers les navires sombres et menaçants alignés dans la baie, crachant de la fumée par leurs grandes cheminées et déversant des troupes et des engins de siège par leur entrée semblable à une gueule ouverte. Le spectacle était à la fois impressionnant et terrifiant. Sokka vola à basse altitude tout en évitant les boulets qui volaient dans leur direction.

« Maintenant ! Cria-t-il à Toph lorsqu'ils survolèrent les navires. »

Cette dernière sauta, non sans soulagement, du dos d'Appa et atterrit sur le pont d'un navire situé à l'arrière de la flotte et un large sourire s'étira sur son visage alors que ses pieds retrouvaient enfin une surface ferme qu'elle pouvait manier à sa guise, du métal. Tout d'abord surpris de l'arrivée de la jeune fille qui semblait être tombée de nulle part, les soldats restèrent un instant immobiles, puis, lorsqu'ils se rendirent compte que l'intruse demeurait immobile, ils décidèrent de passer à l'action et de s'en débarrasser au plus vite. Malheureusement pour eux, Toph observait dans les moindres détails tout ce qui l'entourait grâce à sa maîtrise du métal, elle voyait donc les deux hommes l'approcher sans aucun problème. Soudain, alors que les gardes s'étaient avancés à seulement quelques mètres, la jeune aveugle se retourna brusquement et les fit voler par-dessus le pont du bateau. A la grande joie de Toph, les cris des deux infortunés baigneurs donnèrent l'alerte et le pont fut rapidement envahi par des dizaines de soldats prêts à en découdre, un amuse-gueule pour le maître de la terre. Sans perdre une seconde, Toph se recouvrit d'une armure de métal comme elle l'avait déjà fait il y avait un an de cela, sur un dirigeable de la flotte personnelle d'Ozai. La première réaction de ses adversaires fut bien entendu un mélange de frayeur et d'étonnement, aucun d'eux n'avait jamais vu la maîtrise du métal en action, et seulement peu en avait entendu parler. Finalement, ils se comportèrent en bons soldats et laissèrent de côté leurs peurs pour défendre le navire, une cause perdue. En effet, une fois dans un de ses deux milieux de prédilection, Toph était presque invincible, et ce n'était pas une vingtaine de maîtres du feu qui allaient contrarier ses plans. L'affrontement fut très bref, à vrai dire, il s'agissait plus d'une exécution que d'un combat, et le monstre de métal fut rapidement vidé et coulé alors que l'auteur de ce désastre pour l'armée d'Azula passait au suivant.

De son côté, Sokka regarda avec satisfaction le bateau s'enfoncer dans les profondeurs sombres de la mer polaire. Son plan avait marché à la perfection et les bateaux tomberaient désormais les uns après les autres, il était très peu probable que quelqu'un dans cette armée puisse faire face à la jeune aveugle en manque d'action. Il ne lui restait plus qu'à retourner venir en aide à ses amis encerclés. Il se dirigea donc vers la muraille, mais un boulet arriva dans leur dos et brûla Appa au ventre. En proie à la douleur, le bison volant se posa dans l'eau pour la soulager, au grand désarroi de Sokka, qui se trouvait désormais au milieu de l'eau à l'écart de la bataille. Comprenant que son vieil ami n'irait pas plus loin pour l'instant, il lui indiqua de rester éloigné avant de prendre son courage à deux mains et de sauter dans l'eau pour nager jusqu'à la berge. Une fois sur la berge, frigorifié et épuisé, le jeune guerrier dut faire face à un nouveau problème de taille, il se trouvait au beau milieu d'un large groupe d'ennemis, qui se tournèrent vers lui en l'entendant s'extirper de l'eau.

« Oh non… Soupira-t-il. Bon très bien les gars, on va dire que je suis avec vous et que vous allez m'emmener jusqu'à la muraille, dit-il sans conviction, tout en attrapant de sa main le fourreau de son sabre. »

Bien entendu, personne ne répondit, tous dégainèrent leurs épées ou préparèrent des flammes. Sokka avait déjà compris que, pour s'en sortir, il allait devoir combattre beaucoup d'adversaires, beaucoup trop. Ayant appris auprès de maître Piandao que l'effet de surprise était très important pour décider l'issue d'un affrontement, il s'élança d'un bond en avant et dégaina son sabre. Avant que les premiers soldats aient pu réagir, ils étaient au sol tandis que Sokka continuait sa pénible avancée en mettant hors d'état de nuire les soldats sur son chemin. Inexorablement, il avançait en direction de la muraille, qui semblait de plus en plus accessible à chaque pas. Entraîné et galvanisé par ses capacités surpassant de loin chaque soldat de l'armée d'Azula, il oublia un des fondements de l'entraînement de son maître, à tout moment rester concentré sur chaque potentiel adversaire, découvrir les forces et les faiblesses de chacun pour éviter de se faire surprendre. Alors qu'il avançait de plus en plus vite, Sokka fut soudainement arrêté par un homme arrivant de sa gauche, porteur d'un splendide sabre ouvragé. Surpris et désorienté, le jeune combattant entendit son agresseur déclamer :

« Je reconnais ton style de combat, tu as été entraîné par maître Piandao. Quelle coïncidence, poursuivit-il alors que les soldats s'écartaient des deux hommes en formant un cercle autour d'eux. Moi-même, j'ai été son élève, mais je dois avouer que j'ai rapidement quitté son enseignement, il était bien trop faible pour m'apprendre quoi que ce soit ! Termina-t-il accompagné par les rires de ceux qui se trouvaient être ses hommes, en effet il s'agissait d'un haut-gradé de l'armée qui avait décidé d'intervenir en voyant le jeune homme percer ses rangs sans aucune difficulté.

-Comment… Dit faiblement Sokka en se relevant péniblement.

-Pardon ? Demanda l'homme, qui se trouvait être encore plus arrogant que Sokka lui-même. Qu'as-tu dit ? On ne t'entend pas très bien. Dit-il, suivit une nouvelle fois par les rires des soldats.

-Comment oses-tu insulter mon maître ? Hurla soudainement Sokka en se jetant sabre à la main sur son adversaire, engageant de ce fait le duel. »

Surpris, le capitaine para difficilement le premier coup, mais ne se laissa pas avoir pour le second qu'il contra sans aucune difficulté avant de riposter avec férocité et adresse. Les soldats autour ne riaient plus désormais, chacun d'entre eux observait, impressionné, les échanges de coup que se portaient les deux duellistes. Le métal de leurs sabres brillait de milliers d'éclats argentés pour le capitaine et sombres pour Sokka. Entraînés par leurs mouvements, on avait l'impression que les deux hommes dansaient, une danse mortelle qui serait fatale à celui qui raterait le moindre pas. Ils poursuivirent leur ronde macabre, aucun d'eux semblant prendre l'avantage sur l'autre, pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que, prit de court par une puissante attaque venant du bas, Sokka vacille et perde son équilibre, s'écrasant une nouvelle fois au sol.

« Rends-toi à l'évidence gamin, tes faibles talents ne font pas le poids face à moi, comme ton maître, tu es un perdant, lança son adversaire, ce qui acheva de le mettre hors de lui. »

Sokka se releva et, dans un hurlement, se jeta une fois de plus sur le capitaine qui n'eut aucun mal à le repousser tant sa charge était vaine. Pour la troisième fois en plusieurs minutes, le jeune guerrier se retrouvait au sol, mais cette fois, sa raison lui revint et il repensa à son entraînement avec maître Piandao. Soudain, une idée germa dans sa tête, il attendit que son adversaire s'approche de lui avant de se saisir de son arme et de l'utiliser pour projeter de la neige – Il aurait préféré de la poussière, mais on fait avec les moyens du bord – droit dans ses yeux, l'aveuglant. Le capitaine poussa un grand cri de rage et frappa de son sabre l'endroit où se tenait Sokka, mais ce-dernier l'avait déjà contourné et profita de la cécité de l'officier pour lui porter un coup à la main, le faisant lâcher son arme avec un gémissement de douleur. Sokka mit alors fin au combat en portant un violent coup de l'anse de son arme à l'arrière du crâne de son adversaire qui s'effondra à son tour au sol. Exténué, Sokka releva la tête et découvrit qu'autour de lui les soldats sortaient leurs armes tout en se rapprochant de lui. Il soupira profondément, puis il reprit son avancée en direction de ses amis.

Pendant ce temps, Aang, Zuko, Katara, Suki et Mai se battaient toujours avec acharnement contre les ennemis qui semblaient être en nombre infini, même après avoir mis hors de combat maintenant des centaines de soldats, de plus en plus passaient la brèche et faisaient face au groupe. Malgré leur puissance et leurs talents au combat, la fatigue qui s'installait petit à petit diminuait l'efficacité des cinq compagnons qui peinaient de plus en plus à vaincre leurs adversaires. Cependant, ils devaient tenir et poursuivre le combat et ne pouvaient espérer de l'aide étant donné que les maîtres de l'eau de la cité étaient déjà fortement occupés avec les soldats qui s'y trouvaient. Le Gaang s'était regroupé en cercle afin de se protéger mutuellement et combattait avec beaucoup de difficulté leur infatigable ennemi.

« On ne va pas pouvoir continuer comme ça longtemps, lança Zuko. »

Personne ne lui répondit, tout le monde étant occupé à se battre tout en évitant les attaques, mais le seigneur du feu n'en attendait pas, c'était plus une remarque pour lui-même qui lui avait échappée qu'une déclaration. Épuisée par le combat, Katara commençait à avoir du mal à se battre, sa vision se troublait et ses projections d'eau se faisaient moins précis. Aang remarqua aussitôt que sa petite-amie était en difficulté et lui vint en aide immédiatement, les images du drame qu'il avait subi il y avait quelques jours défilant dans son esprit. Avec l'Avatar contraint de protéger son amie en plus, le cercle faiblit et les soldats resserrèrent leur étreinte un peu plus sur eux, profitant de la fatigue grandissante du groupe. La situation empirait encore et encore, bientôt ce fut au tour de Mai de vaciller tandis que les ennemis s'avançaient une nouvelle fois, enhardis par la faiblesse de leurs adversaires. Soudain, la glace émit un craquement retentissant alors que des fissures menaçantes couraient sur le sol qui se mit à trembler, puis, subitement, une énorme masse sombre et métallique s'écrasa avec fracas contre la berge, le navire amiral de la flotte. Emporté par son élan, le monstre de métal traversa sans problème la couche épaisse de glace et percuta violemment la muraille à gauche de la brèche qui s'effondra sur plusieurs mètres au contact de l'immense bateau. Le navire poursuivit sa course folle, rien se trouvant sur son chemin ne pouvant l'arrêter, et son passage eut pour conséquence de détruire une bonne partie des engins de l'armée d'Azula et de mettre en déroute beaucoup de ses soldats ainsi que de permettre au Gaang de se tirer de la situation, qui semblait pourtant désespérée, dans laquelle il se trouvait.

Pour comprendre comment un navire de cette importance avait bien pu se retrouver fonçant à toute allure vers la ville, il faut retourner quelques temps auparavant, auprès d'une jeune aveugle fortement occupée à couler des navires. Cela faisait un certain moment que Toph ne s'était pas autant amusée, en réalité la dernière fois remontait à la guerre. Lentement mais sûrement, de navire en navire, le maître de la terre détruisait avec joie les équipements de l'armée d'Azula. Même si elle ne rencontrait aucune résistance digne de ce nom, son travail prenait un certain temps étant donné le nombre important de bateaux dans la baie, et au bout d'une trentaine de navires coulés, la lassitude s'empara d'elle.

« Raah ! Même ça au final ce n'est pas drôle… Se plaignit-elle tout en achevant de couler un bateau de plus. »

Soudain, le navire sur lequel elle sauta attira son attention, il était deux fois plus gros que les autres et présentait une finition dorée sur l'avant et les côtés.

« Tiens, remarqua Toph, je crois que j'ai trouvé un gros poisson. »

Ravie par sa découverte, elle nettoya le pont de tous les ennemis avec beaucoup d'entrain et décida d'entrer. Elle parcouru les couloirs et les différentes salles du navire tout en se débarrassant des quelques ennemis qui se dressaient sur son chemin, et se dirigea vers les étages supérieurs où, pareil, elle ne trouva rien d'intéressant. Puis, à force d'exploration dans le monstre de métal, elle parvint jusqu'à la salle des machines où le timonier, en la voyant, l'attaqua. Malheureusement pour lui, une simple clé ne suffirait pas à vaincre le maître de la terre, il finit donc assommé sur ses commandes. Subitement, le navire prit une impulsion soudaine qui déstabilisa un instant Toph.

« Allons bon, se dit-elle, que se passe-t-il encore ? C'est le timonier qui a fait ça ? »

En effet, la prise soudaine de vitesse était due au timonier, mais ce n'était pas volontaire. En percutant le panneau de commande, le système s'était endommagé et fonctionnait maintenant à plein régime sans pouvoir être arrêté. Le navire fonça donc à travers la baie en frappant plusieurs autres navires devant lui et poursuivit sa route en direction de la muraille qu'il percuta de toutes ses forces. Malgré l'impact violent, il ne s'arrêta pas et continua jusqu'à la muraille intérieure qui finalement le stoppa avec l'aide de dizaines de maîtres de l'eau.

Tout le monde avait arrêté de se battre pour regarder passer le navire amiral lancé dans sa course folle, et quand il s'arrêta, les soldats comprirent que la bataille était perdue, ils se précipitèrent donc vers les bateaux encore intacts et partirent. Finalement, Sokka parvint à rejoindre le groupe qui aida Toph à s'extirper des restes du navire amiral échoué, tous étaient soulagés de leur pénible victoire principalement due à Toph qui fut acclamée malgré ses réticences. La seconde bataille du nord s'acheva avec très peu de pertes, les plus gros dégâts étant ceux causés par le passage du navire amiral qui seraient réparés par les maîtres de l'eau.

Pour le Gaang, ce fut probablement une des journées les plus difficiles depuis qu'ils sont ensemble, et, à l'approbation de tous, une journée de repos ne serait absolument pas de refus.

Et un chapitre de plus terminé, un ! Bon, normalement le prochain il sort à l'heure. Bon, je n'ai pas beaucoup de choses à vous dire, portez-vous bien, continuez de lire et d'apprécier ce que j'écrit (à la sueur de mon front ;p) et puis... à la semaine prochaine !

Oh, j'avais oublié, si jamais vous voyez que le chapitre n'est pas encore sortit alors qu'il devrait, n'hésitez pas à me bombarder de MP pour que je réagisse un peu :)