Ok, tout d'abord, je m'excuse très fortement pour ce mois de hiatus, j'ai eu des complications plus un léger manque d'inspiration...

Je sais qu'après mon dernier chapitre j'avais dit que désormais je sortirais mes chapitres à temps... Autant dire que c'était particulièrement loupé pour cette fois.

Peu importe, sans plus attendre je vous laisse découvrir ce chapitre qui s'est fait attendre, disons-le. Cette semaine, Black-Out est sous le signe de la terre, vous l'aurez compris, on va se focaliser sur une certaine aveugle dans ce chapitre.

Sur ce, bonne lecture et si ça vous amuse, imaginez que les disclaimers sont là -

Chapitre 13 : Tribulations d'une aveugle

Toph Beifong n'était pas le genre de fille fragile, sensible et superficielle, sa cécité de naissance lui ayant interdit tout attrait pour les apparences. Au lieu de cela, elle s'apparentait plus à un guerrier barbare et violent coincé dans un corps de gamine – à qui on aurait tout de même donné une éducation plus que décente – qui ne désire qu'une chose, ne jamais s'ennuyer. Malheureusement, la famille richissime et immensément puissante dans laquelle elle avait grandi ne permettait pas l'évasion et comportait toutes sortes de règles et obligations horriblement ennuyantes. Bien entendu, elle avait sauté sur l'occasion que lui avait présenté Aang lorsqu'elle l'avait rencontré et voyageait désormais partout autour du monde en tant que héros de la grande guerre. Mais il y avait eu un prix à cela, et ce prix était les relations avec ses parents qui ne comprirent pas les motivations et les envies de leur fille, fragile et délicate à leurs yeux. Cela faisait désormais plus d'un an, plus d'un an qu'elle ne les avait pas vu.

Malgré tout, les pensées du jeune maître n'était absolument pas tournées vers sa famille à l'heure actuelle, étant donné qu'elle se trouvait dans la situation qu'elle détestait le plus au monde : à plusieurs kilomètres au dessus du sol, sur le dos d'Appa. « Mais qui a eu l'idée de monter sur ces monstres ? » Râla-t-elle sans lâcher le rebord de la nacelle, seul rempart entre le sol relativement ferme de la selle et le vide qui s'étendait sans limite derrière. Devant elle, Toph entendait ses amis discuter joyeusement de la dernière bataille, une victoire totale. Une fois encore, elle ne comprit pas comment ils pouvaient être si détendus alors qu'au moindre faux mouvement de l'énorme bison volant ou à la moindre rafale de vent trop puissante, tout le monde passerait par-dessus bord. Leur calme la sidérait.

Pendant les heures qui suivirent, la jeune aveugle ne cessa de demander autour d'elle l'heure d'arrivée ou de forcer le groupe à s'arrêter pour ne pas faire une crise d'angoisse en plein vol, ce qui eut pour effet d'énerver particulièrement le reste du Gaang. Cependant, même en sachant qu'elle était la seule et unique responsable de la mauvaise humeur grandissante de ses amis, Toph ne se sentit en aucun cas gênée, au contraire, elle était soulagée. Aucun d'entre eux n'était désormais plus joyeux qu'elle, les choses reprenaient leur cours normal, du moins celui qui l'était pour la jeune fille.

C'est dans cette atmosphère pesante que le groupe continua son trajet en direction du nord jusqu'à atteindre un village côtier en fin de journée. Épuisés par le voyage, Toph put enfin se détendre lorsque ses pieds entrèrent en contact avec le sol ferme et solide du rivage, alors que le village et les terres avoisinantes s'offraient à sa vision. Sans s'attarder sur les discours de bienvenue des villageois, la jeune aveugle partit découvrir le petit port, savourant lentement chaque centimètre carré de murs, toits, sols ou quais qui se situaient autour d'elle. Elle s'attarda quelques instants au bord d'un quai, observant le soleil se coucher sur la mer, ou du moins imaginant le soleil sombrer dans les eaux. Elle n'avait jamais pu voir le soleil, ce-dernier lui était donc totalement inconnu et les seules représentations qui subsistaient dans sa tête était les dessins en relief que sa mère lui avait achetés. Toph soupira, elle repensait à ses parents pour la deuxième fois aujourd'hui, serait-elle devenue nostalgique ? Elle fit mine de repousser ces pensées inutiles d'un geste de la main et recommença à marcher au bord de l'eau.

Soudain, elle sentit approcher un homme qu'elle ne connaissait pas. Ne sachant pas comment réagir face à cet homme qui ne semblait pas être une menace, Toph décida de ne plus bouger et d'attendre qu'il agisse le premier.

« Eh bien jeune fille, lança-t-il d'une voix mielleuse, ces quais ne sont pas un endroit sûr pour quelqu'un de ton âge, surtout pour une aveugle.

-Qu'est-ce qui vous fait croire que je ne peux pas me défendre, répondit-elle piquée au vif.

-Oh mais voyons, inutile de t'énerver, dit-il calmement, je ne désire pas te faire du mal Toph Beifong.

Toph sursauta en entendant les mots prononcés par l'inconnu. « Comment sait-il ? » Pensa-t-elle.

-Que savez-vous de moi ? Cria-t-elle à l'homme en prenant position.

-Simplement que tu es une petite fille qui vaut beaucoup d'argent, et que tes parents paieront une jolie somme pour te libérer. »

Un large sourire s'étala sur son visage, c'était le meilleur travail qu'ont lui ait jamais confié. Tout ce qu'il avait à faire c'était capturer une pauvre gamine aveugle et seule, avec à la clé des millions en or pur. Malheureusement pour lui, son commanditaire n'avait pas cru bon d'enquêter un minimum sur la cible et avait ainsi largement sous-estimé la jeune aveugle. Alors que le kidnappeur s'approchait vers sa proie en préparant dans ses mains une corde et un bâillon, la proie en question ne resta pas immobile et sans défense comme prévu, elle enfonça violemment ses pieds dans le sol dur du port et d'un geste de la main, envoya un gros rocher se fracasser contre son adversaire qui vola à travers la rue et s'écrasa au sol où il resta immobile, perdu dans ses rêves de richesse.

« Pff... Souffla Toph de déception. Il en valait même pas la peine. »

Particulièrement irritée par l'ennui immense que lui procurait sa ''visite'' du village, la jeune aveugle décida de retourner auprès de ses amis, se disant qu'après tout, ça ne pouvais pas être plus barbant. Elle ne savait bien entendu absolument pas à quel point elle se trompait...

« Mais comment vous avez fait pour survivre pendant que j'étais pas là ? » Se plaignit-elle plusieurs minutes après, alors qu'elle avait rejoint le groupe aux festivités. Devant eux, l'ancien du village – âgé de plus d'un siècle – s'était lancé dans un périlleux discours pour son âge qui, d'après le reste du Gaang, durait depuis une bonne demi-heure et n'était pas prêt de se finir.

« Toph ! Protesta Katara. Un peu de respect, c'est une personne âgée voyons !

-Raah… D'accord maman, répondit l'aveugle d'un ton largement sarcastique. »

Toph entendit son amie soupirer et grommeler, ce qui eut pour effet de lui soutirer un sourire tandis que le vieil homme poursuivait son interminable discours.

Après avoir malgré tout survécu à la terrible soirée, et après s'être avachie sur son lit dans l'auberge du village, le jeune maître de la terre fut contrainte une nouvelle fois de retourner sur le dos d'Appa le lendemain. Encore une fois, le voyage ne fut intéressant que pour ceux qui voyaient encore, c'est à dire tout le monde sauf elle. Après plusieurs heures de trajet, et après avoir – d'après le reste du groupe – survolé de splendides paysages, Toph sentit son estomac et sa gorge se dénouer alors qu'Appa descendait progressivement vers le sol.

« Où est-ce qu'on est cette fois ? Demanda-t-elle en se relevant pour la première fois depuis leur départ.

-Si ma mémoire est bonne, commença Aang pour lui répondre, nous sommes aux alentours du village de Haru.

-Tiens, remarqua Toph, ça fait longtemps qu'on ne l'a pas vu.

Le Gaang acquiesça avec nostalgie tandis que la jeune aveugle continuait :

-J'espère que cette fois on aura un peu d'action, parce que je commence à m'ennuyer.

-Pour une fois, lança Sokka, je suis bien d'accord avec elle, on va finir pas rouiller.

-Mais regardez-moi ça, souffla Katara, de vrais gamins.

-Non, protesta Zuko, ils ont raison. J'en ai marre de cette inactivité, j'ai aussi besoin d'action.

-Allons bon, s'étonna Katara, toi aussi tu t'y mets ? Aang, lança-t-elle à son petit-ami, toi qui es pacifiste, dis-leur que ce serait bien mieux qu'on ne croise aucun ennemi.

-Eh bien… Commença le jeune moine. Je dois avouer que je m'ennuie un peu aussi.

Voyant qu'elle ne recevait aucun support de ses amis, le maître de l'eau abandonna :

-Très bien… Dans ce cas nous nous battrons. »

Alors que le groupe poursuivait sa discussion, Toph décida de partir devant dans le but de saluer Haru la première et de s'occuper des ennemis seule, mais une fois sur place, la déception s'empara d'elle, il n'y avait absolument aucun ennemi dans les parages et pour couronner le tout, elle ne sentait la présence de Haru nulle part.

Frustrée, elle s'assit en tailleur, les bras croisés. Lorsque ses amis la découvrirent dans cette position, ils comprirent que Katara avaient finalement eu raison, et qu'ils ne se battraient pas aujourd'hui. Mais, ne sachant pas si le village se portait bien, le Gaang partit s'enquérir de sa situation auprès des habitants.

Ils furent bien entendu reçus comme des rois par les villageois qui préparèrent immédiatement un repas pour le groupe et des chambres. Alors que le soleil se couchait lentement dans le ciel, les sept amis discutaient avec le chef du village, le père de Haru – qui se trouvait en expédition dans les différents villages du royaume de la terre pour raviver la tradition de la maîtrise de la terre.

« Comme je vous le disais, poursuivait Tyro à l'attention du groupe, notre village a été pris d'assaut il y a quelques jours par une petite flotte, mais nos maîtres ont réussi à la repousser sans subir de pertes.

-Et vous êtes sûr qu'ils n'auront pas envie de revenir, tenta Sokka, disons, bientôt ?

-Sokka ! Protesta Katara en frappant son frère sur l'épaule. Pense aux autres avant de penser à toi !

-Mais on sait jamais, se plaignit-il en se frottant l'épaule, je ne veux que leur sécurité.

-Bien sûr... répondit sa sœur en lui lançant un regard glaçant.

-Donc, reprit Tyro en coupant la dispute, je vous remercie du fond du cœur d'être venus, mais vous devriez vous rendre ailleurs, où vos services seront plus utiles.

-Dans ce cas, répondit Aang, nous partirons demain matin, et merci pour votre hospitalité. »

Les deux hommes se courbèrent en guise de salut et Toph soupira devant cette inutile et ennuyeuse forme de politesse, mais personne ne l'entendit et le Gaang quitta la chaumière du chef du village, guidés par sa femme, pour se rendre dans une maison inoccupée où ils préparèrent quelques couchettes – sauf pour Toph qui préféra s'allonger sur le dur et rassurant sol rocheux, à l'extérieur.

Le lendemain, Toph fut, pour une fois, la première à se réveiller au chant des coqs, de très bonne heure. La raison pour laquelle l'habituelle dormeuse s'était réveillée n'était autre que le fait d'un certain oiseau. En effet, un des coqs du village avait eut la merveilleuse idée de se percher au sommet de la ''tente'' érigée par la jeune aveugle grâce à sa maîtrise de la terre. Bien entendu, le jeune maître n'était pas de très bonne humeur, et passa tout le temps qu'il fallut au reste du groupe pour se réveiller à réclamer aux villageois un poulet rôti pour le voyage. Finalement, Toph se calma alors que ses amis sortaient un à un de la cabane. Chacun d'eux semblait – à leur attitude ou leur démarche – avoir bien dormi. La jeune aveugle observa ses amis alors qu'ils s'approchaient d'elles, et remarqua rapidement que l'un d'entre eux manquait à l'appel.

« Où il est Aang ? Demanda-t-elle avec nonchalance à Katara qui s'approchait d'elle en s'étirant.

-Il était fatigué, répondit cette-dernière après avoir bâillé, il a dit qu'il nous rejoindrait bientôt. »

En effet, alors qu'elle disait ça, la porte de la cabane s'ouvrit et un Avatar assez peu réveillé sortit de l'ouverture. Aussitôt, l'aveugle remarqua une différence chez le jeune homme qui la troubla.

« Dis tête de flèche, commença-t-elle sur un ton interrogateur, c'est quoi ce que tu as mis sur ta tête ? »

Le groupe s'étonna de la question de Toph et se retourna vers l'intéressé qui, tout autant étonné, levait sa main jusqu'au sommet de son crâne. Un court silence suivit tandis que l'information remontait progressivement. Finalement, ce fut Katara qui brisa le silence :

« Aang, dit-elle en souriant, tu as des cheveux.

-Ouah... Continua Sokka. J'avais oublié à quoi tu ressemblais avec des cheveux.

-Moi je ne l'avais jamais vu avec, renchérit Zuko.

-Oh non, soupira Aang, j'ai oublié de me raser. »

En effet, cela faisait désormais presque deux semaines que le groupe avait quitté la nation du feu à la poursuite d'Azula, et le jeune homme n'avait pas trouvé le temps de se raser le crâne, ce qu'il faisait d'ordinaire régulièrement. Une fine couche de cheveux recouvrait désormais son cuir chevelu, colorant légèrement le dessus de sa tête en brun foncé.

« Bon, commença-t-il, eh bien je vais aller me raser...

-Non ! Le coupa brutalement Katara en faisant sursauter ses amis. S'il-te-plaît, ça me rappelle de bons souvenirs de te voir avec des cheveux, garde-les comme ça, implora-t-elle, au moins jusqu'à ce qu'on attrape Azula. »

Devant l'insistance de son amie, Aang céda et accepta de laisser pousser ses cheveux encore un peu, ce qui fit sourire Toph, qui voyait désormais son ami comme une ''tête-de-flèche-velue''.

Après que la nouvelle capillarité du jeune nomade ait quitté les conversations et que le groupe eut fini de manger, ils remontèrent sur le dos d'Appa, au grand dam de la jeune aveugle qui se maudit d'avoir trop mangé au petit-déjeuner alors que le bison s'élevait rapidement dans le ciel, emportant ses passagers avec lui, toujours trop loin de la terre ferme.

Le voyage se déroula exactement comme les précédents pour Toph, le temps passait et elle n'avait absolument rien d'autre à faire que s'accrocher désespérément au rebord dans l'espoir de ne pas tomber. De nombreuses heures passèrent avant que le bison volant ne daigne redescendre vers ce qui se trouvait être leur destination. Sans cacher son soulagement, Toph sauta la première de la selle lorsqu'Appa se posa. Elle atterrit fermement sur le sol, savourant les contours des alentours se révélant à ses pieds, avant de se figer nette. Autour d'elle se dessinait un paysage étrangement familier, elle se concentra une nouvelle fois, puis se mit à trembler en découvrant une ville à quelques centaines de mètres de là, une ville qu'elle connaissait dans ses moindres détails, une ville qui l'avait vue grandir et où elle avait laissé une profonde amertume et un certain ressentiment, sa ville natale, Gao Ling.

Bon, je dois avouer que j'ai un peu rush certaines parties du récit, mais c'était pour la bonne cause, je n'avais vraiment pas envie de repousser encore une fois ce chapitre.

Pour le prochain, j'ai décidé de passer Black-Out en bimensuel (un toutes les deux semaines) pour alléger un peu mon travail, du coup à dans deux semaines et surtout, n'hésitez pas à poster une review, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage à écrire.

Et un dernier ajout avant de partir, j'ai mis à jour mon profil, maintenant il ressemble à quelque chose. J'ai aussi rajouté un aperçu de mon avancée sur le chapitre en cours, donc vous pouvez aller voir où j'en suis dessus.