disclamer: tout à JKR
Malheureusement pour vous, je suis extrêmement maladroite en matière d'informatique, ce qui explique pourquoi vous avez ce chapitre près de quinze jours après la date annoncée! Une fausse manip' m'a obligée à tout recommencer, je vous laisse imaginer la crise de nerfs.
Le point positif, c'est qu'il me paraît plus réussi maintenant...j'espère que vous partagerez mon avis!
Un grand merci à toutes celles qui ont pris le temps de me laisser une review: c'est toujours avec un immense plaisir que je vous lis.
Merci donc à Lasiurys, Mina 008, Eileen19, Snapinou, littleshootingstar123, sapiwette, chiarina, Alatariel Melawen, khalie, artémie, Annabeilles et cixy.
Surtout, continuez ainsi!
Chapitre 16 :
Dernier soupir d'une journée ensoleillée, un souffle d'air frais vint leur caresser le visage alors qu'elles contournaient un massif de roses particulièrement odorant.
Leur allure tranquille s'harmonisait parfaitement avec la quiétude du jardin intérieur dont les allées gravillonnées semblaient bercées par la régularité de leurs pas.
Depuis son étrange entretien avec Galadriel, Hermione avait compris que certaines questions resteraient toujours sans réponse.
Mais dans le cas présent, c'était l'inverse : la réponse, latente, encore enfouie sous des pensées vaguement rassurantes, devait inévitablement arriver.
Elle viendrait se heurter à un mur de vérité invisible, aussi sûrement que les flots se fracassent contre les écueils ; elle la précipiterait dans l'abîme du doute et viendrait sceller à jamais sa solitude.
Alors, avec la même hâte mêlée d'appréhension avec laquelle on crève un abcès, elle s'empressa de poser la question :
- Que veux-tu me dire ?
Ginny garda le silence, mais ni l'une, ni l'autre ne furent dupes.
- J'imagine que nous ne sommes pas ici pour admirer le crépuscule, reprit-elle, légèrement agacée.
- J'avais besoin de sortir un peu respirer.
- Mal de tête ? interrogea-t-elle de nouveau, en lui jeta un coup d'œil de côté, intriguée.
Elle paraissait si calme ! Presque trop.
Au bout d'un long moment, son amie lâcha enfin :
- Cela fait plusieurs semaines que tu es bizarre.
Elle se raidit, fuyant résolument son regard.
- Probablement à cause du baby blues…C'est une expression moldue pour désigner la déprime post-accouchement, ajouta-t-elle faiblement. Tu as dû le ressentir aussi…
Ginevra acquiesça, sans relever la tonalité laconique de sa voix.
Il y avait des raisons qu'elle préférait ignorer.
Immédiatement, elle fut atterrée par sa propre attitude, et tenta de se rassurer qu'en dépit de la distance chargée de non-dit qui s'était creusée entre elles, rien ne pourrait ébranler les fondements de leur affection.
Comme pour s'en convaincre, elle lui saisit impulsivement la main et dit sans réfléchir :
- Si tu as besoin de parler…ou de n'importe quoi d'autre…tu peux compter sur moi. Vraiment.
Hermione la dévisagea et sut qu'elle était sincère. Pourtant une lueur indéfinissable dans ses yeux la mit mal à l'aise.
- Comment va Lydiann ? questionna-t-elle soudain avec un enjouement feint.
oOo
D'une des colonnes où il s'était adossé, Severus, fondu dans l'ombre, crut voir Mrs Potter se rembrunir.
Son instinct d'espion lui intima de se rapprocher afin de saisir quelques bribes de leur conversation, sa brûlante curiosité également; et pour une fois, son cœur ne le contredit pas.
oOo
Hermione réalisa son impair dès que les mots eurent franchi ses lèvres.
Bien que son amie s'efforçait d'être aussi radieuse que devait l'être toutes les jeunes mamans, elle savait combien la naissance prématurée de sa fille et les conséquences qui en découlaient, l'affectaient profondément.
- Je suis désolée, murmura-t-elle, confuse.
- Elle va bien. Sa santé est excellente, si ce n'est...le flux magique..
Ginny haussa les épaules en geste d'impuissance et la dépassa de quelques pas.
- Si je peux faire quoi que ce soit.., proposa machinalement Hermione.
A sa grande surprise, elle se retourna, les yeux emplis d'espoir.
- Eh bien…je me demandais, si une potion ne pourrait pas réussir à …tu vois ? Comme tu es une experte, peut-être que…
Hermione retint un soupir. Elle savait pertinemment qu'aucune potion ne pourrait lui être utile. Elle pouvait régénérer le flux magique, oui ; mais le créer était une entreprise bien trop longue et périlleuse pour être concrètement réalisable…
Sans compter que la seule personne susceptible de l'aider à ce sujet, était précisément celle qu'elle ne devait pas voir. Aussitôt que cette pensée l'eût effleurée, elle s'en voulut instantanément de faire passer ses préoccupations amoureuses avant le bien-être de sa filleule.
- Je…je vais essayer…répondit-elle avec hésitation.
Devant le sourire reconnaissant de son amie, Hermione n'eût pas le courage de briser ses illusions.
Une fois de plus, elle garda ses objections pour elle-même.
oOo
Severus, à moitié dissimulé par un bosquet de buis, n'était plus qu'à sept ou huit mètres des jeunes femmes, qui, perdues dans leurs réflexions intérieures, ne semblaient pas l'avoir entendu approcher.
L'anxiété qu'il pouvait lire sans peine sur les traits d'Hermione l'intriguait profondément. Il s'était attendu à revoir une femme épanouie par la maternité et l'amour de ses proches, pas un visage prématurément vieilli par des rides d'angoisse.
Curieusement, cette constatation le consterna et lui redonna à la fois un peu d'optimisme. S'il était la source de ses tourments, il voulait en être aussi le remède.
Alors qu'il s'apprêtait à venir innocemment à leur rencontre, pressé de quitter la position inconfortable dans laquelle il se trouvait, Ginny se remit à parler et il sut instinctivement à son ton gêné que cette phrase était la véritable raison de leur aparté.
- Hermione…Je ne veux pas me mêler de choses qui…vraisemblablement, ne me regardent pas…mais…Tout à l'heure, quand tu m'as confié Estherel pendant que tu te préparais, j'ai été frappée par ses yeux…et je me demandais si toi aussi, tu…
- Oui, c'est vrai qu'elle n'a pas du tout les yeux de Draco ! coupa-t-elle vivement.
- Ni les tiens, contra-t-elle doucement.
Hermione eût un petit rire nerveux.
- La génétique est parfois capricieuse ! Je crois qu'Estherel a hérité des yeux noirs de ma grand-mère maternelle. Il arrive souvent que…ça saute des générations…Tu vois ?
En guise de réponse, Ginny se contenta de lui jeter un regard de biais.
Severus déglutit péniblement.
Quand il avait reçu le faire-part, il s'était interdit de songer à ce que la nouvelle pouvait impliquer, en la confrontant au fait qu'ils avaient entretenu une liaison passionnée pendant plus d'un mois.
Mais à la lumière de ce qu'il venait d'entendre, il pouvait décemment se permettre d'espérer un retournement de situation.
Sans compter l'attitude suspicieuse de Mrs Potter et le malaise évident d'Hermione !
Et si … Et si, Estherel était sa fille ?
Il faillit hyper ventiler.
Quelques secondes, pendant lesquelles, hébété, il fixa leurs silhouettes, s'écoulèrent silencieusement; puis il détourna brusquement la tête, les tempes palpitantes.
Il ne s'était jamais visualisé en tant que père, mais à peine l'hypothèse fut formulée que rien ne lui parut plus naturel.
Des milliers de perspectives affluèrent dans son crâne, et dans chacune, Hermione se tenait rayonnante à ses côtés, leur fille dans ses bras.
Une bouffée d'orgueil l'envahit : Hermione n'avait pas enfanté une Malfoy.
oOo
La réalité n'avait plus aucune prise sur elle.
Elle ne se rappelait pas d'être revenue dans la salle de Bal avec Ginny ; pas plus qu'elle ne sentait l'étreinte amoureuse de Draco qui l'entraînait dans un bain étourdissant de parfums féminins.
Elle ne voyait ni les lueurs tourbillonnantes des centaines de chandelles qui se reflétait sur le parquet ciré, ni l'éclat chatoyant des robes de soirées.
Elle ne distinguait plus l'orchestre des bavardages alentours ; et le silence assourdissant de son esprit se confondait avec le bourdonnement extérieur.
Même la douleur de ses orteils, recroquevillés dans sa nouvelle paire d'escarpins, lui était étrangère. Ses pieds glissaient parfaitement en rythme, réglés comme des automates sans âme.
Seule la peur qu'il découvre la vérité l'habitait.
Les silences soupçonneux de son amie n'avaient fait qu'accroître son inquiétude.
Subitement, le souffle chaud de Draco contre sa joue dissipa les brumes trompeuses de sa conscience, mais les mots qu'il lui chuchota restèrent vides de sens.
Dans un brusque éclair de lucidité, son mari lui apparut en pleine lumière.
Elle dévisagea d'un œil neuf ses traits parfaitement harmonieux, remarqua ses manières irréprochables, scruta ses capacités de contrôle exceptionnelles.
Et sans savoir pourquoi, elle fut écœurée par toute cette perfection.
Elle haït l'image d'infaillibilité qu'il dégageait ; elle haït l'illusion d'existence merveilleuse qu'ils partageaient ; elle se haït pour avoir cru trouver le bonheur uniquement dans l'Excellence.
Des études remarquables.
Des diplômes brillamment obtenus.
Un mari merveilleux, une fille adorable.
Et son cœur, qui, entre temps, s'était perdu dans le néant.
La gorge soudain nouée, elle fut gagnée par l'envie de pleurer.
Cependant, elle redressa vaillamment les lèvres dans un sourire mécanique.
oOo
Snape s'autorisa un soupir de soulagement lorsque Narcissa se fut éloignée en direction du buffet qui trônait dans le petit salon. S'il était vrai qu'autrefois, il n'avait pas été indifférent à ses charmes, ce n'était plus le cas depuis longtemps.
Débarrassé de sa présence inopportune, il focalisa de nouveau son attention sur Hermione.
Assise aux côtés de Luna Weasley, elle s'efforçait d'alimenter leur conversation, mais il devinait à son expression préoccupée qu'une part d'elle était ailleurs.
Sa résolution prise, il ne chercha même pas à vérifier l'absence de Malfoy -qu'il imaginait à juste titre auprès d'anciens camarades- et en quelques enjambées, il fut près d'elle.
Alors qu'il était certain qu'elle l'avait vu s'approcher, il dût attendre que sa compagne lui donne un léger coup de coude pour qu'elle daigne enfin le regarder.
Il en ressentit une pointe d'irritation, jusqu'à ce qu'il croise ses yeux voilés de désir.
Presque instantanément, il sut qu'elle lui avait pardonné et en éprouva une joie indicible.
- Mrs Malfoy, si vous permettez...souffla-t-il, en s'inclinant.
Hermione acquiesça nerveusement, incapable de se soustraire à l'attraction quasi-magnétique qu'il exerçait sur elle.
Depuis le début de la soirée, elle avait désespérément attendu et redouté ce moment.
Et maintenant qu'elle était à sa merci, un flot de sentiments contradictoires la submergea, sans qu'elle puisse y opposer une quelconque résistance.
- Severus…qu'est-ce que tu fais ? grimaça-t-elle, une once de panique dans la voix, tandis qu'il l'attirait à lui.
- Je rattrape le temps perdu, énonça-t-il calmement, obscurément rassuré de la voir employer aussi spontanément le tutoiement.
Avant même que sa volonté ne cherche à l'en empêcher, elle posa délicatement une main sur son épaule osseuse et il glissa la sienne sur sa taille.
Fermant un instant les yeux, elle se laissa emporter au son de la Valse triste de Sibelius : elle n'aurait pas pu rêver meilleure musique pour célébrer leurs retrouvailles.
La fluidité de leurs mouvements trahissait sans doute la familiarité qui les unissait, mais par chance, nul ne le remarqua.
Severus la caressa longuement du regard, savourant en silence la chaleur de son corps si proche du sien.
Faisant appel à toute sa maîtrise pour ne pas l'embrasser immédiatement, il osa enfin poser la question qui lui brûlait les lèvres :
- ….Estherel est ma fille, n'est-ce pas ?
Elle serra la mâchoire, étouffant un hoquet de stupeur.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? interrogea-t-elle fébrilement.
- Les Malfoy n'ont que des héritiers mâles.
- Et les Malfoy n'épousent pas les Sang-de-Bourbe ! répliqua-t-elle d'un ton pressant.
Il fronça les sourcils.
- Hermione, dis-moi qu'elle est ma fille, murmura-t-il.
Ses yeux animés d'une lueur exaltée la supplièrent muettement.
- Hermione, répéta-t-il fermement, j'ai besoin de savoir si Estherel est ma fille. Tu n'as pas le droit de me cacher cela!
Elle tressaillit. Sa voix soudain empreinte de froideur lui fit monter les larmes aux yeux une nouvelle fois, mais elle n'eut pas le courage de sourire. Placidement, elle détourna le regard, craignant qu'il n'use de Legilimencie.
- Non, répondit-elle finalement. Elle n'est pasta fille.
- Bien. De toute évidence, nos singulières ressemblances sont le fruit du hasard, au même titre que l'absence de points communs entre elle et ton mari, siffla-t-il entre ses dents.
Devant ses mots suintant de sarcasme, elle sentit une vague de colère l'envahir.
- Puisque je te dis qu'elle n'est pas ta fille ! articula-t-elle sèchement.
- …Vraiment ? demanda-t-il au bout d'un moment, amer.
Hermione aurait voulu se convaincre que ce soir n'était qu'une parenthèse.
Un rêve éveillé. Une trêve entre deux mondes.
Pas comme celle qui l'avait conduite à épouser Draco, non ; une trêve éphémère pendant laquelle ses actions ne pourraient influencer le futur.
Une trêve qui lui permette d'agir sans avoir à s'embarrasser des conséquences.
Ainsi, elle aurait pu lui avouer que Estherel était probablement sa fille. Elle aurait pu l'embrasser sans se soucier du regard des autres.
Mais elle ne pouvait pas se résoudre à briser l'image de son mariage, sa propre image. C'était tout ce qui lui restait.
Elle n'avait toujours vécu qu'à travers son image, au point d'en devenir prisonnière.
Sans l'illusion rassurante de ce qu'elle aurait voulu être et le reflet déformé de ce qu'elle était, elle n'était plus rien.
Vide. Eteinte. Inerte.
Sauf quand ses yeux sombres, enflammés par la passion, insufflaient une énergie nouvelle dans son cœur.
- Oui, soupira-t-elle. Je suis tombée enceinte quelques semaines après que...nous ayons arrêté de nous voir.
Il la fixa en moment, comme pour jauger la véracité de ses propos, puis l'entraîna au dehors sans dire un mot.
Evidemment, c'était un mensonge, puisqu'elle était déjàenceinte le jour de leur dispute.
Mais ce n'était qu'un mensonge de plus.
oOo
Ils se promenaient sous la clarté lunaire, leur silence meublé par de lointains accords amplifiés par le vent.
Severus la savait au bord du gouffre de la reddition : ses mouvements perdaient de leur raideur au fil des minutes, et il devinait à sa respiration de plus en plus sereine, que sa volonté sombrait doucement dans l'inconscience.
- Sur quelle potion travailles-tu actuellement? demanda-t-il soudain.
Elle se tordit les mains, mal à l'aise.
- Je n'ai pas continué…depuis que...tu es parti. Mais je vais devoir m'y remettre vu que Ginny espère que je trouve quelque chose pour sa fille…
Il acquiesça. La naissance du premier enfant du Garçon-Qui-A-Survécu avait fait la une des journaux, et l'absence de magie dont souffrait Lydiann n'avait pas été gardée longtemps secrète.
- Et…et toi ? reprit-elle, légèrement incertaine.
- J'ai été contacté par une firme allemande, exportatrice d'ingrédients, pour approfondir les recherches effectuées jusqu'ici sur le sang de dragon. Ce n'est pas encore un filon très exploité et j'imagine qu'ils attendent d'en connaître toutes les propriétés pour en déduire que c'est un commerce rentable, dit-il, caustique.
Hermione le dévisagea, alarmée.
- Le sang de dragon ? Mais tu n'as pas du tout l'équipement nécessaire pour…
- Je sais ce que je fais ! coupa-t-il vivement, ignorant ses objections.
Lui-même avait hésité avant d'accepter le contrat, conscient des risques qu'il encourait à manipuler un tel réactif dans l'exiguïté de son « laboratoire de fortune ».
Il restait cependant hors de question qu'il subisse les réprimandes d'une ancienne élève.
- Bien sûr, mais ça n'empêche pas que ton atelier ne répond pas du tout aux normes de sécurité ! Comment fais-tu s'il y a une explosion ? C'est toi-même qui m'as rappelé combien c'était hautement dangereux !
- Il n'y aura pas d'explosion, grinça-t-il.
Elle hocha vigoureusement la tête en signe de désaccord. Sans se rendre compte, ils s'étaient immobilisés face à face.
- Tu n'aurais pas dû accepter, Severus, insista-t-elle, saisie d'un mauvais pressentiment. C'est imprudent, et tu le sais très bien !
Il la scruta longuement, se sentant quelque part touché par son inquiétude.
Et sans prévenir, il l'embrassa.
oOo
Hermione ne sentait plus l'écorce rugueuse qui lui meurtrissait le dos, ni les racines noueuses qui écorchaient ses pieds nus.
Elle ne se souciait plus de ses escarpins abandonnés dans l'herbe humide, ni de sa robe de satin à moitié déboutonnée, ou de son chignon complètement défait.
Elle savait juste qu'il était revenu et que leur fusion était totale.
Oubliés les serments de fidélité et les vertueuses promesses de rachat !
Même sa conscience anesthésiée par les vagues de plaisir n'était plus en mesure de la réprimander.
Dans ses bras, elle se sentait renaître à la vie. Enfin.
Et en cet instant, suspendu entre le rêve et la réalité, c'était l'unique chose qui comptait.
Severus chercha avidement ses lèvres, étouffant un râle de jouissance.
L'équilibre précaire de leur relation ne lui était jamais apparu aussi clair qu'en cette seconde d'éternité.
- Hermione…quoi qu'il advienne, tu m'appartiendras toujours, souffla-t-il, légèrement haletant.
Elle plongea son regard dans le sien, côtoyant son âme encore plus intimement que ne l'avaient fait leurs corps.
Il ne lui avait jamais signifié clairement son amour, et ces quelques mots eurent l'effet d'une déclaration.
- Toi aussi, murmura-t-elle, le cœur inexplicablement serré.
A l'est, les étoiles commençaient à se ternir, tandis que l'horizon s'éclaircissait, imperceptiblement.
Sans se quitter des yeux, ils relâchèrent sensiblement leur étreinte, et tous deux surent que la trêve touchait à sa fin.
Pour une fois, je n'ai rien à ajouter, si ce n'est que ce chapitre est l'avant-dernier (sans compter l'épilogue) pour celles qui ne le savaient pas.
Comme toujours, je suis ouverte à toutes les critiques, remarques ou questions! J'attends vos avis avec impatience...
Bises et à bientôt!
Ilda
