/!\ Ce chapitre contient un peu de gore et autres joyeusetés du genre.
MAIS GENRE VRAIMENT QUOI.
Âme sensible s'abstenir.
Les murs et le sol étaient aussi pourris que la façade. Mais, se dit Sally en voyant le bon côté des choses, c'était sûr qu'elle ne retournait pas dans un nouvel asile. Au moins. Deedee soufflait doucement à ses côtés, son potelet à la main.
"Mais au fait, j'ai pas tant que ça envie de le sauver le Patron...
- Deedee ! murmura Sally. Le Patron c'est une partie de Mathieu ! Tu te souviens de comment tu te sentais quand tu étais séparée de moi ? Et ben là c'est pareil !
- Ca va, je plaisantais, fit Deedee en tremblant. Jamais je ne laisserais personne vivre ça.
- Merci."
Miss les rejoignit, suivit de Mathieu qui, lui, se cachait (oui parce que c'est un ninja : rapide, discret, efficace). Il avait demandé au Panda de faire le guet afin d'être sûr que personne n'entre dans l'immeuble.
"Tu vas la suivre malgré ce que Miss t'a dit ? lui avait-il demandé. Je croyais que tu avais confiance en elles.
- J'AI CONFIANCE ! Mais je ne vais pas rester là sans rien faire."
Plus il avançait dans les couloirs sombres, plus il se sentait mieux. Il se rapprochait du Patron, il le sentait.
Il s'arrêta dans un coin en voyant les 3 filles se figer au seuil d'une pièce éclairée.
"Putain, fit Sally.
- Ca va, Patron ? demanda Miss."
Elles entrèrent dans la pièce, aussi Mathieu put s'approcher et regarder ce qu'il se passait. Son sang se glaça. Le Patron était au milieu de la pièce, attaché à une chaise, mal en point. Une énorme seringue enfoncée dans sa poitrine. Cinq hommes l'entouraient, tous armés. Tous braquant leurs pistolets sur la tête de Sally. Celle-ci jeta un coup d'oeil vers Miss qui acquiesça d'un air triste.
"Lâchez-le, ou sinon... commença-t-elle.
- Où il est ? demanda un des hommes. Où est Mathieu Sommet ?
- Vous... Qu'est-ce que vous avez fait au Patron ? demanda Deedee.
- Tu sais très bien ce qu'ils lui ont fait Deedee.
- Comment avez-vous osé ? C'est dégueulasse ! Est-ce que vous avez la moindre idée de ce qu'on ressent à cause de ce truc ?
- Ferme-la ! Tu n'es qu'une créature née de l'imaginaire d'un esprit tordu ! Tu n'existes pas !
- Sally ! fit Deedee les larmes aux yeux. Il... il est méchant avec moi ! Ils sont méchants avec le Patron !
- Alors tu sais ce qu'il te reste à faire, dit Sally.
- C'est... c'est vrai ? Je peux ?
- Oui."
Deedee essuya ses yeux pleins de larmes. Quand elle les rouvrit, Mathieu remarqua que ses yeux étaient devenus plus clairs. Plus gris. Limite blancs. C'était... angoissant.
Deedee fit un large sourire.
"Chouette ! On va pouvoir s'amuser !"
Elle avança d'un pas. Un homme lui tira une balle dans la tête.
Mais elle continua d'avancer, le trou dans son front disparaissant subitement. Le sang avait eu à peine le temps de couler le long de son visage. Elle souriait toujours.
Elle courut tout autour de la pièce, rapidement, très rapidement, et les hommes n'eurent pas le temps d'apercevoir ce qu'elle faisait. Elle avait déjà toutes leurs armes dans sa main. Des armes qu'elle détruisit comme des maisons en pain d'épices. Oui je sais, la comparaison est cheloue.
"Vous savez, dit-elle, je n'ai pas le flegme de Miss qui n'en a rien à foutre de ce qu'on dit d'elle, ni le calme de Sally qui enfouit ses sentiments au fond d'elle."
Elle se planta devant un des hommes. Un peu affolé. Elle le regarda droit dans les yeux. Les yeux blancs.
"Moi tu vois, je donne une vraie raison pour que les gens parlent de moi. Parce que ça me tue de me rappeler que mes amies et moi, on a été repoussées par tout le monde sans jamais savoir pourquoi... D'ailleurs en parlant de tuer..."
Elle planta un morceau de pistolet dans le coeur de l'homme.
"On va bien s'amuser."
Elle se retourna vers l'homme derrière elle, prit son potelet et frappa sa tête avec. Tellement fort qu'elle partit de l'autre côté de la pièce, rebondit sur le mur en laissant une giclée de sang, avant de revenir vers la jeune fille légèrement morte de rire qui refrappa le crâne de l'homme, l'ouvrant en deux.
"Touchdown ! fit la fille en rigolant, pour finir par une danse de la victoire."
Elle marcha sur la cervelle répandue par-terre puis enfonça son bras dans le cou entrouvert de sa victime, pour arracher le coeur... oui oui vous avez bien lu, le coeur, plus vraiment battant, de l'homme. Elle le lança vers un autre gars qui, alors qu'il pensait avoir le coeur bien accroché (haha, t'as compris le jeu de mot ?), avait des relents de ce qu'il avait mangé la veille dans son oesophage.
"Attrape !"
Etrange réflexe, l'homme rattrapa le coeur de son coéquipier, avant de le lâcher, à deux doigts de rendre. Mais Deedee ne le lui laissa pas le temps.
Elle lui enfonça son poteau dans la poitrine, avant de le lui arracher, laissant un trou béant dans son thorax. Evidemment, la curiosité morbide de Deedee à propos de l'anatomie humaine la poussa à y mettre les mains, avant de tenir les côtes de l'homme à demi-mort (malheureusement pour lui) et de les écarteler. Il s'ouvrit en deux... avant de mourir pour de bon.
Plus que deux.
Les deux derniers hommes avaient reculé, plus effrayés que jamais par ce petit bout de femme qui ne cessait de sourire, du sang plein le visage. Comme une nouvelle version du Joker.
Non. Non non non non. Noooope. Ils ne voulaient pas finir ainsi. Sauf que les deux autres filles, qui portaient le même visage que cette gamine, ne les laissaient pas partir. Elles n'avaient sans doute pas sa force (ouvrir comme ça une cage thoracique... c'était... inhumain) mais leur visage... les figeaient sur place. Aussi ne voyaient-ils pas ces yeux bleus derrière elles qui scrutaient la scène, terrorisés.
Ils ne voulait pas mourir ainsi...
Trop taaaard...
D'un geste précis, Deedee avait arraché les menottes du Patron sans lui faire le moindre mal, et elle tint fermement la chaîne. On allait voir si c'était vraiment des menottes de compet'. Elle s'approcha d'un homme qui... se mit à courir dans la pièce. Comme un gros débile. Deedee riait, ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas tapé une aussi bonne barre. Elle lui courra après, et le rattrapa très vite.
"Touché, c'est toi le chat !"
Elle mit les chaînes autour de son cou, et tira jusqu'à décapiter sa tête. Et un nouveau ballon de plus. Elle le shoota avec l'aide de son pied, direction les jambes du dernier homme, ce qui eut pour effet de le faire tomber.
"Jouer ensemble c'est trop bieeeen, jouer ensemble c'est trop bieeeen !"
Le type était là. Allongé par-terre. Il savait sa dernière heure arrivée. Et la Mort portait le visage d'une enfant.
Elle lui écrasa la tête d'un coup de pied. Puis un autre. Et encore un autre. Elle le finit avec des coups de poings. Des bouts de squelette lui resta sur les phalanges.
C'était fini.
Elle poussa un long soupir et leva les yeux.
"Ah, j'en connais un qui risque de faire des cauchemars quelques nuits."
Miss et Sally se retournèrent, regardant dans la même direction que la jeune... meurtrière. Mathieu était assis sur le sol, le dos contre le mur, les yeux bleus de terreur, la main devant la bouche pour s'empêcher d'hurler.
Hé hé hum...
Coucou ! J'avais jamais fait de mot post-chapitre avant donc, tadaaa !
Si vous ne le saviez pas, je suis une grosse sadique, donc ce chapitre ça faisait longtemps que je voulais l'écrire (oui, je l'admets).
J'espère qu'il vous a plu (pourquoi pas). Je sais que je ne publie pas vraiment de façon très régulière, et je m'en excuses, disons que j'essaie d'être en raccord avec les épisodes de Salut Les Geeks (j'ai la sale manie de faire mes fanfictions les plus cohérentes possible, ce qui n'est pas très pratique pour faire des trucs totalement originaux).
J'en profite aussi, si vous aimez Salut Les Geeks, pour vous dire que je fais des réactions vidéos de la saison 5 sur YouTube. Mon compte c'est sous le même nom que mon compte ...
Voilà voilà...
A la prochaine !
