Quand la Lionne se bat

Auteur: Kayly Silverstorm


Merci pour les reviews, je réponds rapidement et vous laisse à votre lecture.

Cyn Granger: Tu es la première à m'écrire donc tu es la première à qui je réponds, logique, non? Je suis contente que cette histoire te plaise. La suite, la voilà. Mais ne t'habitue pas à une mise à jour si rapprochée à chaque fois car ça me prends beaucoup de temps pour traduire et peut-être encore plus à taper. En attendant, régale toi.

Malicia-moony: Lis donc la VO si tu en as envie, mais continue de me lire, histoire de me dire ce que tu en penses. Le titre original est When a Lioness Fights. Bonne lecture.

Keep Hope: Cette fic t'intrigue, tant mieux. J'espère que tu ne seras pas déçue. Pour ce qui est d'accepter les reviews anonymes, c'est normalement réglé. Je suis toute nouvelle sur Lol. D'autres remarques de ce type, n'hésitez pas!

Sev Snape: Salut à toi fan de yaoi. Tu te demandes comment vont réagir les autres quand ils vont découvrir que Hermione est un Mangemort? Et bien tu le sauras en partie dans le chapitre 3 mais surtout dans le 4. Alors en attendant... envoie moi d'autres reviews! Gnark, gnark.


Chapitre 2 :Des hauts et des bas

Severus Snape, célèbre professeur de Potions à Poudlard, se sentait mieux qu'il ne l'avait jamais été depuis 2 ans. Il prit une gorgée de vin rouge à la robe sombre et se réjouit du goût, de la chaleur formée dans son estomac Il n'avait pas osé boire de vin depuis longtemps.

Il y a 3 mois, Dumbledore était entré dans sa chambre au beau milieu de la nuit, l'informant que Voldemort était désormais au courant de sa trahison. Il ne devait plus s'habiller en Mangemort, ni se rendre aux réunions. Sur ce, il était reparti.

Snape avait toujours su qu'il n'était pas la seule source d'information de Dumbledore, que le vieux sorcier avait d'autres moyens de découvrir ce qu'il voulait savoir, bien au delà de son imagination. Il ne lui avait jamais demandé avant. Mais cette nuit-là, il y avait, dans les yeux de Dumbledore, du désespoir et de la fatigue, ce qui poussa Snape à interroger le Directeur.

« Qui m'a trahi, Albus ? »

« Sois heureux, Severus » avait été sa seule réponse, « Sois heureux car c'est enfin fini »

Mais le Directeur n'avait pas l'air heureux.

Severus pris une bouchée du dîner que les elfes de maison avaient préparé –excellent, comme d'habitude- et il eût à réprimer un sourire qui naissait sur ses lèvres.

Il avait été perdu au début. Une fois la lourde charge d'espion ôtée de ses épaules, il s'était senti nu, inutile. Et il était même plus en danger qu'avant. Chaque serviteur de Voldemort souhaitait le tuer et malgré ce que Dumbledore pouvait penser, une école n'était pas ce qu'on pouvait appeler un endroit sûr. La visite des parents, les étudiants adhérant aux convictions des Mangemorts, il pouvait y avoir un ennemi dans chaque coin. Malgré tout, il avait erré dans l'école, nuit après nuit, seul dans l'obscurité et murmurant aux portraits ; peut-être le besoin de imprudent de retrouver le contrôle de sa vie, peut-être qu'il ne souhaitait pas vraiment continuer à vivre.

Mais ensuite, après quelques semaines d'imprudence, à arpenter et à jurer, il s'était réveillé un matin et avait réalisé quel idiot il était. Même s'il méprisait ce traître au plus profond de lui, ce salaud, ce bon à rien qu'il était devenu –involontairement- cela avait donné une nouvelle vie à Severus. Il était libre maintenant. Il pouvait reprendre sa vie qu'il avait bêtement laissée de côté en jurant allégeance à Voldemort.

Après des années, caché dans l'obscurité, il avait rouvert les yeux et ce qu'il avait trouvé était un monde rempli de merveilles, un monde où il faisait bon vivre. Les plaisirs qu'il s'était refusés depuis si longtemps s'offraient à lui une fois encore : l'amitié, le réconfort, la joie de la connaissance, le riche monde de ses sens… Pouvoir profiter de toutes ces choses, complètement, sans peur sans sentiment de culpabilité, était une révélation. Ce ragoût, par exemple…

Un coup dans les côtes l'arracha de ses pensées. Filius Flitwick, assis à sa gauche à la longue table des professeurs, se pencha sur lui et murmura : « Votre figure fait des choses totalement inappropriées de la part de notre morose Maître des potions. »

Il avait encore souri, réalisa-t-il tardivement. Beaucoup de rumeurs circulaient à l'école : le bâtard graisseux était finalement devenu fou, souriant rien qu'en se tenant devant une fenêtre, et pour une fois ne cherchant pas à retirer de points. Mais ils ne pouvaient pas savoir combien il était bon de se sentir baigner par la tiédeur du soleil.

Severus laissa s'épanouir le sourire pendant un moment et fit un signe de tête à Flitwick avant de reprendre l'expression renfrogné du déjà craint Maître des potions. Il ne devait pas faire de gaffe face aux étudiants. La vision d'un Severus humain pourrait les tuer.

Tout en mangeant, il laissa ses yeux se promener. Le dîner dans la Grande Salle était aussi bruyant que les autres repas, avec des étudiants qui criaient, riaient, parlaient à pleins poumons et parfois même courant de table en table.

Seuls les 7èmes années avaient l'air silencieux. Presque neuf mois avant leurs examens, ils semblaient déjà devenir fous. Non que ce soit difficile de le croire, Severus avait toujours considéré les jeunes comme étant sur le point de sombrer dans la folie. Il serait dur de les garder en état tout au long de l'année s'ils craquaient déjà maintenant.

Ses yeux s'arrêtèrent sur la table Gryffondor, où deux des membres du trio doré discutaient calmement, la place vide ente eux trahissait l'absence du seul cerveau qu'ils semblaient posséder. Miss Granger avait encore manqué un repas, probablement à la bibliothèque, penchée sur quelque devoir ou projet personnel. Il l'avait vu là-bas hier, dévorant avec application un énorme livre. Les cercles sombres sous ses yeux et la ligne voûtée de ses épaules trahissaient sa fatigue.

Pendant un instant, Severus avait eu l'incroyable idée d'aller s'asseoir à ses côtés et de lui dire de ne pas travailler si dur, de profiter de la vie à la place, mais il avait repoussé cette pensée rapidement. Elle aurait probablement défailli.

Mais la fille Granger avait changé aussi. Son travail avait toujours été irréprochable depuis le début de la nouvelle année, mais ses essais avaient perdu de leurs… qualités épiques, et sa participation en classe se limitait à 1ou 2 commentaires bien formulés par leçon. Peut-être que la petite je-sais-tout avait enfin découvert ce qu'était la vie. Il sourit de satisfaction. L'élève vedette s'était finalement changée en être humain. Cela lui donnerait matière à taquiner Minerva pour le prochain siècle.

Il se tourna sur sa gauche, où Remus Lupin entassait une quantité ridicule de nourriture dans sa cuillère. Après le fiasco du Ministère qui était maintenant officieusement étiqueté 'la bêtise d'Ombrage', Fudge et ses mignons avaient totalement cessé d'intervenir, et les parents avaient finalement réalisé que Dumbledore était le plus apte à s'occuper de ça. Avec Lucius et les quelques parents Mangemorts en fuite, il n'y avait eu personne pour protester contre le retour de Lupin au poste de Défense contre les Forces du Mal, et la réaction enthousiaste des étudiants avait confirmé la décision du Directeur.

« Prêt pour un autre test ? »

Lupin acquiesça mais continua à manger un moment.

« Laissez-moi juste finir cet excellent ragoût Severus. Pour résister à l'Imperius, j'ai besoin d'avoir le ventre plein. »

Ils avaient commencé à expérimenter une meilleure façon de résister au sort Imperius, en renforçant la lutte par quelques potions, que Severus avait commencé à développer au cours des derniers mois. Etre enfin capable de retourner à son travail scientifique, de fouiller dans ses recherches et ses expériences de nouveau, était définitivement un autre point positif dans sa nouvelle situation. Il fit un signe de tête et, après un moment d'hésitation, sa main atteignit Remus et lui tapota le dos.

« Je vais commencer les préparations, alors. Rejoins moi dans une demi-heure. »

D'un hochement de tête, il salua le reste de l'équipe enseignante, quitta la table ainsi que la Grande Salle, sa cape noire tourbillonnant derrière lui, tel un imposant et sombre animal.

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« Elle l'a encore fait ! Je déteste quand elle fait ça. » Répéta une fois de plus Ron. Harry aurait été tenté d'examiner le tapis très usé de la salle commune, s'il ne s'était pas senti aussi en colère que Ron. En colère et inquiet.

« Je ne comprends pas », rumina encore Ron, « Je veux dire, elle n'est pas à la bibliothèque. Elle n'est pas dans sa chambre. Nous avons frappé un millier de fois et devrait répondre. Avec tout ce qu'elle sait, on pourrait être des étudiants dans le besoin ! »

Hermione était, à la surprise de … personne, devenue préfète en chef cette année, et en plus des privilèges lui permettant d'accéder à la Réserve de la bibliothèque et de se promener dans les couloirs comme elle le désire, elle avait reçu une chambre pour elle, ouvrant sur la salle commune ainsi que sur le couloir d'à côté.

« Tu ne te conduis pas comme un étudiant dans le besoin, Ron. » commenta Harry sèchement, « Cogner à la porte et hurler 'Ouvre cette putain de porte, Hermione Granger, ou j'assassine ton chat' n'est en aucun cas ce qu'on peut appeler un cri de détresse. »

Ron stoppa, fit face à Harry et lança un regard furieux à celui-ci.

« Tu n'es donc pas inquiet ? »

« Je le suis. Evidemment que je le suis », soupira Harry, « mais nous ne pouvons pas la forcer à nous répondre. Il est évident qu'elle veut être seule, et il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet. »

« Nous sommes ses amis. Elle devrait tout nous dire. NOUS lui disons tout à ELLE, pour l'amour de Dieu ! » Se plaignit Ron

« Si seulement nous avions encore la carte des Maraudeurs », Harry fixait la cheminée rageusement, comme s'il cherchait un moyen de l'ensorceler.

La carte des Maraudeurs, inestimable compagnon pour toutes ces années de méfaits, de sorties après le couvre-feu, avait été perdue par le feu à la fin de leur dernière année. Elle était posée sur la table près de la cheminée quand Hermione la frôla, la projetant accidentellement dans les flammes avec le bord de sa cape.

Harry et Ron avaient tout d'abord été septiques –Hermione avait toujours été contre le fait de la garder- mais elle avait été si sincèrement désolée qu'ils l'avaient crue en définitive et avaient accepté ses ardentes excuses.

Avec le recul, sa touchante interprétation n'était pas si bonne.

Harry regarda encore. La carte leur aurait montré où se trouve Hermione en un instant, mais maintenant, ils n'avaient pas d'autres solutions que d'attendre et de l'interroger à son retour.

« Neville monte-t-il toujours la garde devant l'autre entrée ? » demanda-t-il à Ron

« Je vais jeter un œil. »

Ron remonta dans la salle commune quelques minutes plus tard et acquiesça, satisfait.

« Elle ne pourra en aucun cas le contourner », rapporta-t-il, « Neville est aussi déterminé que nous le sommes. »

« Bon, il n'y a rien à faire. Une partie d'échec ? » Proposa Harry. Il fut récompensé par le 1er véritable sourire de la soirée.

Cinq heures plus tard, alors qu'ils avaient presque renoncé à Hermione, tellement épuisés que le fait de garder les yeux ouverts semblait être surhumain, le portrait s'ouvrit enfin.

Une Hermione très fatigué et grincheuse en sortit.

« Hermione ! » l'enthousiasme de Ron la fit sursauter. Sa main fila jusqu'à sa poche avant de réaliser qui l'avait surprise, mais quand elle vit Ron et Harry, elle se constitua un visage plus détendu à la place.

« Ne devriez-vous pas être tous les deux au lit ? » demanda-t-elle, se dirigeant vers un fauteuil, mais avant de l'avoir atteint, elle chancela et dut s'appuyer contre le mur pour ne pas tomber.

« Tout va bien, Mione ? »

« Oui, Harry, je te remercie, je suis juste extrêmement fatiguée. »

« Alors pourquoi as-tu été absente si longtemps ? Et où étais-tu ? » Demanda Ron de façon quelque peu agressive. « Nous t'avons cherchée pendant des heures ! »

« Oh, c'est vousdeux qui avez placé Neville devant ma porte. A propos, il s'est endormi. L'un de vous ferait bien d'y aller et de le ramener. »

Elle atteignit enfin le sofa et s'y laissa couler avec précaution. Elle bougeait comme une vieille femme. Harry le réalisa soudain et son inquiétude pour Hermione atteignit un nouveau niveau. Elle, toujours si énergique, semblait à présent usée, épuisée d'une étrange façon.

« Tu es sûre que tout va bien ? »

Il s'assit à côté d'elle et prit sa main. « Nous nous sommes inquiétés, Hermione. Tu passes de moins en moins de temps avec nous, nous ne pouvons pas te trouver la moitié du temps, et tu n'as vraiment pas l'air bien. Ne penses-tu pas que tu en fais un peu trop avec tes devoirs ? »

Elle soupira mais ne pu empêcher un sourire quand Ron s'assit à ses côtés également et lui donna un de ses regards de chiot qui semblaient émouvoir toutes les filles de la tour gryffondor

« Je vais vraiment bien, les gars », les rassura-t-elle. « Mais il y a un projet particulier sur lequel je travaille –ne grogne pas comme ça- et le professeur Mac Gonagall ne voulait pas que je le dise à qui que ce soit. Voilà, en fait, elle m'a prise comme apprentie, et parce qu'elle n'est pas autorisée à le faire officiellement avant que nous ne soyons diplômés, personne ne doit savoir pour l'instant. »

« Hermione, c'est génial ! »

« Félicitations ! »

« Merci, mais vous garderez le secret, n'est-ce pas ? »

Brusquement, les deux garçons se retrouvèrent dans un étrange étreinte. Pendant un instant, Hermione s'agrippa à eux, les tenant aussi près d'elle qu'elle le pouvait, puis elle les lâcha et se releva.

« Je suis vraiment désolée du peu de temps que nous passons ensemble, mais vous comprenez, c'est important pour moi. Je dois le faire, et si je semble fatiguée parfois, c'est un prix que je suis prête à payer. De plus, le professeur Mac Gonagall ne me ferait pas faire quelque chose qui serait mauvais pour moi, n'est-ce pas ? »

Ils acquiescèrent et après une petite discussion au sujet de l'école et de la nouvelle petite amie de Seamus, Harry et Ron allèrent dans leur dortoir. Ron semblait heureux de son explication, mais Harry sentait que quelque chose ne tournait pas rond dans ces éclaircissements. Elle semblait souhaiter désespérément qu'ils croient à son histoire, trop désespérément pour être crédible.

Mais il connaissait suffisamment Hermione pour savoir qu'elle construirait des murs autour d'elle si on l'interrogeait un peu trop attentivement. Avant de disparaître, Harry se retourna et vit Hermione qui les regardait, un étrange regard sur le visage. Douleur, amour et quelque chose d'autre mêlés, en un regard qui lui brisa la cœur. Il ne dormirait pas bien cette nuit.


Voilà, voilà, on avance petit à petit. J'espère que ça vous plaît toujours.

Et attendant la suite, une petite review, ça m'encourage.