Quand la Lionne se bat
AUTEUR: Kayly Silverstorm
RAR
Vivi: Je suis contente que tu aimes. Merci de m'encourager. Bonne lecture.
Zakath Nath: Je suis en partie d'accord avec le 'bémol dont tu m'as fait part'. Mais je te mettrai en garde sur le fait que tu compares Severus à un elfe de maison (en ce qui concerne sa réaction suite à sa liberté retrouvée). Attention, tu vas te faire taper par les fans. LOL. Je te rappelle aussi que je ne fait que traduire cette fic, malheureusement. Je me dois donc de rester fidèle à la version originale. Je pense que l'auteur n'a pas voulu s'étendre sur le sujet parce que ce n'était pas l'intrigue principale, mais je suis d'accord avec toi, la période d'adaptation de Sev aurait mérité d'être appronfondie.
Sev Snape: Severus Snape, un dieu vivant? C'est ce qu'on va voir. Ne crie pas, la voilà la suite!
Keep Hope: Le voilà Dumbledore! Mais entre nous, je crois qu'il commence à se faire vieux... En même temps, il a le droit, mais bon, c'est quand même Dumbledore!
Malicia-moony: Merci beaucoup! Alors régale toi...
El diablo: Merci! Je suis contente que cette fic te plaise. Tu as vu juste, cette fic est sombre et ça ne va pas s'arranger avec le temps, dixit l'auteur Kayly Silverstorm. Bonne lecture.
Chapitre 4 : Chez le Directeur (1ère partie)
Severus entra dans le bureau avec fracas, Miss Granger et Draco traînant derrière.
Dumbledore le regarda, une éternelle lueur dans les yeux.
« Mon cher » le salua-t-il aimablement. « Quelle énergie ce soir, veux-tu un peu de chocolat chaud ? »
« Comment avez-vous pu faire ça à une fille innocente, vous êtes fou ? » Snape avait presque hurlé sur le vieux sorcier.
Ce fut seulement à cet instant qu'il remarqua les deux personnes silencieuses derrière l'homme en sombre. Son visage devint sérieux en un instant.
« Que se passe-t-il, Miss Granger, Monsieur Malfoy ? »
« Vous avez laissé une enfant devenir un Mangemort, et vous n'en avez pas jugé utile de m'en informer ? » criait Severus.
« Professeur Snape a été témoin d'un petit désaccord entre Draco et moi, Directeur », Hermione informa calmement le Directeur. « Malheureusement, Draco a pensé qu'il était nécessaire de raconter une merveilleuse histoire et le Professeur a réagi de manière quelque peu exagérée. Maintenant, pourriez-vous dire au professeur Snape de se mêler de ses affaires et de me laisser tranquille. »
« Le Diable l'emporte ! » Snape hurlait toujours, mais quand la pensée de ses étudiants lui vint à l'esprit, il fit en sorte que sa voix atteigne un niveau raisonnable. Comme ils devaient se régaler de le voir perdre tout contrôle ! « Je veux des réponses. »
« J'ai bien peur que ce ne soit pas si facile, Miss Granger. » Dumbledore soupira et regarda les trois intrus tristement. Severus, blanc comme un linge et quasiment tremblant de rage, Draco, nerveux et misérable, et Hermione, irrévocablement calme, comme toujours, une parfaite actrice, un masque parfait.
« Maintenant que le professeur Snape sait, je vais l'informer du reste. »
« Ne pouvez-vous pas lui jeter un sort 'Oubliette', monsieur le Directeur ? »
La respiration sifflante de Severus fut suspendue à la réponse de Dumbledore, il allait bientôt se remettre à crier. Dumbledore fit un geste d'apaisement et fut récompensé par un silence général.
« S'il vous plaît, asseyez-vous. » répéta-t-il « chacun d'entre vous. Si cette conversation est absolument nécessaire, nous allons l'avoir de manière civilisée, et non en se criant dessus les uns les autres. Maintenant, Miss Granger, veuillez informer le professeur Snape de notre entrevue. »
« Comme c'est vous qui considérez cela nécessaire, je vais vous laisser l'honneur de le faire » répondit-elle avec raideur. Puis elle tourna les yeux vers la grande fenêtre et sembla perdre tout intérêt pour la conversation.
Dumbledore soupira d nouveau et s'enfonça dans son fauteuil un instant, massant ses tempes de manière absente.
« Il y a environ 3 mois, » commença-t-il, « Miss Granger est venue me voir et m'a informé de son entrée dans le cercle des Mangemorts. Je dois dire que sur ce point, je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle avait fait. Je ne lui aurai certainement pas 'fais faire' et je n'étais pas particulièrement heureux de sa décision. »
Il envoya un sourire fatigué à Hermione qui continuait à ignorer l'ensemble du groupe. Comme si c'était complètement ridicule, son dos semblait informer les hommes qu'elle ne souhaitait pas participer.
« J'ai tenté de l'en dissuader au début, mais elle était bien préparée, et il était impossible d'utiliser la force pour l'arrêter. »
« Vous auriez du le faire. »
« Je ne pense pas Severus, elle est peut-être une enfant pour vous, mais il y a plus que ce qu'elle laisse paraître dans ses yeux. Au cours des derniers mois, ses informations détaillées et sans erreur ont été inestimables pour nous. Apparemment, elle a gagné la confiance de Voldemort plus vite que personne avant elle, et elle a vite gravi les échelons dans le groupe. »
« C'est absurde ! » explosa brusquement Severus. « Que ferait Voldemort d'une sang-de-bourbe comme elle ? Les filles comme elles sont bonnes pour s'amuser, mais ne seraient jamais autorisées à devenir des Mangemorts ! »
« Severus » la voix sévère de Dumbledore laissa paraître de la fureur. « N'utilise pas de tels termes dans cette école ! »
« Oh pitié, monsieur le Directeur ! Vous avez envoyé Miss Granger à la torture et au viol mais vous ne supportez pas qu'on la traite de sang-de-bourbe ? Vous êtes vraiment fou ! »
« Je ne l'ai pas envoyée, Severus. » Il y avait une acidité dans la voix de Dumbledore qui avertit Snape de ne pas aller trop loin. « Elle y a été sans m'informer avant. Et elle a même refusé de me dire comment elle les avait approché. Je sais seulement qu'elle leur a offert une information trop… tentante pour résister. Peut-être ont-ils réalisé qu'il n'avait pas les moyens de se séparer d'elle après ça. »
Snape reçut un seau d'eau glacée lorsqu'il comprit.
« C'était vous ! » Dit-il stupéfait. « Vous m'avez trahie, Miss Granger. Vous leur avez dit que j'étais un espion. »
Elle acquiesça, sans quitter des yeux la nuit orageuse au dehors.
« C'était nécessaire », dit-elle calmement, sans émotion dans la voix ni regrets.
« Vous êtes folle. Vous n'êtes qu'une petite idiote complètement stupide » murmura Snape désespéré. « Ils vont vous tuer tôt ou tard, ne réalisez-vous pas ça ? »
« Aussi longtemps que je fais ce qui est nécessaire à l'avance, il ne m'arrivera rien. »
« Mais ne savez-vous pas ce qu'ils vont vous faire ? » Il remarqua qu'il la suppliait, lui quémandant un regard, prouvant qu'elle prenait son avertissement au sérieux, pour s'échapper tant qu'elle le pouvait encore. « J'ai été des leurs, je sais ce qu'ils font aux nouvelles femmes Mangemorts. Même s'ils ne vous traitaient pas comme une sang-de-bourbe, vous ne pourriez le supporter. »
« Je pense qu'elle a supporté la plus grande partie avant d'entrer. » C'était Draco qui avait finalement trouvé le courage de parler.
Après un moment de silence d'une longueur incroyable, Hermione Granger se détourna de la fenêtre et rencontra les yeux de Draco. Elle sembla plonger dans ceux-ci, pour aller chercher la vérité cachée qui reposait derrière son visage. Elle fit un signe de tête et son attention se reporta sur la fenêtre.
« Es tu, Brute » Snape entendit Hermione murmurer. (1)
« Que veux-tu dire Draco ? »
Draco trouva alors les yeux de Dumbledore fixés sur lui, une rougeur lui monta aux joues.
« Elle a séduit mon père », murmura-t-il sans joie.
« QUOI ? » En un brusque mouvement, Severus avait atteint la jeune fille et la traîna. Elle gémit et s'éloigna de lui, essayant de se libérer.
« Suffit, Severus ! » tonna Dumbledore qui était maintenant sur ses pieds. « Lâche-là immédiatement ! »
« Toutes ces choses stupides ! Lucius est un monstre, incapable de sentiment », il lança un coup d'œil d'excuse à Draco. « Comment avez-vous pu permettre ça, comment avez-vous pu ? »
A la lueur tremblante des bougies, le Directeur semblait vieux, fragile et cassé, alors qu'il levait ses mains d'un geste impuissant.
« Elle ne me l'avait pas dit, Severus, je ne savais pas… »
« Je peux vous assurer que Lucius est vraiment amoureux de moi. » les informa Hermione, massant son bras là où Snape l'avait attrapée. « Je contrôle parfaitement la situation. »
« Il l'admire profondément », confirma Draco avec hésitation. « Et il parle d'elle sans arrêt. Il dit qu'il n'a jamais rencontré une fille si impitoyable avant, quelqu'un qui était désireux de faire des choses qui dépassent son imagination, quelqu'un qui est même content de… »
« Je crois qu'ils ont compris, Draco. » Hermione coupa court. Elle refusait toujours de les regarder.
« Non, Hermione, je ne pense pas » répondit Draco, la détermination que Snape avait décelé dans ses yeux était de retour. « J'ai révélé tout ceci pour une raison, monsieur le Directeur. Je ne crois pas qu'Hermione gardera le contrôle encore très longtemps. Mon père m'a dit des choses terribles au sujet du repaire, il m'a dit qu'elle devait satisfaire Voldemort. Je crois qu'elle est blessée gravement à chaque fois qu'elle se rend à une réunion et qu'elle ne l'a dit à personne. Montre-leur, Hermione », lui demanda-t-il. « Montre-leur ou je le ferai. »
Elle se leva de sa chaise et marcha jusqu'à la fenêtre, si bien que son visage touchait presque le carreau de l'épaisse fenêtre.
« Je suis désolée, Hermione, mais je fais ça pour toi », murmura-t-il d'une voix enrouée.
« Ne le sois pas, Draco », dit-elle, mais il parcourut la distance entre eux et la tourna face au bureau, ouvrit la cape qu'elle avait fermement maintenu serrée autour de ses épaules. Elle ne fit aucun mouvement pour l'arrêter, mais le temps d'une seconde, son masque tomba, laissant son visage exposé et à vif, plein de douleur et de colère, si bien que Severus en frissonna.
(1) Et tu Brute : Toi aussi Brutus (Julius Caesar de Shakespeare)
