Quand la Lionne se bat
Auteur : Kayly Silverstorm
RAR:
Estelle 01: Merci beaucoup de ton soutien. Tu vas voir, ce chapitre réserve quelques surprises! Alors bonne lecture.
Setsuko: Je suis ravie que tu aimes. Dois-je vraiment répondre à ta question... A ce moment là de l'histoire, l'auteur ne savait pas encore si elle allait mettre Hermione et Severus ensemble ou si elle en ferait des amis... Il y a même eu un sondage.
Ce serait intéressant de voir ce qu'en pense les lecteurs francophones...Dites moi ce que vous aimeriez, je vous donne la réponse la semaine prochaine!
Alors romance ou juste amitié? Les paris sont ouverts...
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Chapitre 7 : Au cœur des ténèbres
Lorsqu'elle se réveilla, moment béni pour une fois, elle ne savait plus qui elle était, ni où elle était. Elle ressentait seulement la chaleur, la douce odeur de plantes de son oreiller. Rien pour la blesser, tout allait bien. Elle pourrait bien rester là, sans se soucier du reste du monde.
Ensuite, elle ouvrit les yeux et se souvint. Elle était Hermione Granger, Préfète-en-chef et élève modèle, amie de Celui qui a Survécu, membre secret de l'Ordre du Phénix. Elle était Hermione Granger, Mangemort née de parents moldus, amante de Lucius Malfoy, jouet du Seigneur des Ténèbres, traîtresse et espionne. Hermione Granger, folle accro aux potions, ce qui la mènerait certainement à la mort.
Parfois, elle se sentait comme brisée en mille morceaux, comme si les différents masques qu'elle portait et les rôles qu'elle jouait se séparaient d'elle et développaient une vie qui leur était propre. Jusqu'à ce qu'il ne lui reste rien, sauf une petite fille, cachée dans un coin, sanglotante et sans défense.
Mais elle serait morte avant que ça n'arrive.
Elle s'assit et observa son environnement. Les elfes de maison avaient allumé la cheminée finement sculptée, et ses parchemins et livres avaient été précautionneusement rangés sur le petit bureau qui se trouvait sous la fenêtre, sur sa droite.
C'était une chambre magnifique, relativement grande pour quelqu'un qui n'avait pas l'habitude de recevoir, comme le professeur Snape. Elle était dans les mêmes tons que la bibliothèque d'en bas et était équipée de tout ce dont Hermione pourrait avoir besoin. En fait, elle ressemblait beaucoup à sa chambre de préfète-en-chef, avec le même grand lit à baldaquin, une garde-robe similaire et une étagère. Seulement, tout ceci n'avait pas été utilisé par une centaine de préfète-en-chef avant elle, et n'était donc pas de piètre qualité comme chez elle.
Elle quitta son lit et ouvrit la porte de sa petite salle de bain personnelle. Les similitudes avec sa chambre de préfète s'arrêtaient là. La salle de bain des invités de Snape comportait tout le luxe et le confort qu'un sorcier adulte aurait pu souhaiter. Ce n'était certainement pas considéré comme nécessaire pour un étudiant adolescent, et elle était tout à fait d'accord avec ce point de vue. Elle ne savait même pas comment utiliser tous ces parfums, onguents, crèmes et autres lotions.
Heureusement, les elfes de maison lui avaient également apporté ses produits de beauté. Elle se décida pour un bain chaud au lieu d'une douche et pris son temps, chose qu'elle commençait à considérer comme du luxe. Le temps… il filait tellement vite, et ce fut lorsqu'elle songea à toutes ces années à venir qu'elle avait déjà perdues, qu'elle regretta ses décisions des mois derniers. Mais seulement pour un moment.
Il était déjà midi et elle avait une faim de loup. Elle décida de quitter sa chambre à la recherche de quelque chose à manger. A son grand étonnement, une table soigneusement mise l'attendait dans la bibliothèque, en même temps qu'un homme habillé en noir, un professeur de potions d'humeur massacrante qui corrigeait des copies à son bureau.
« J'ai demandé aux elfes de maison de nous apporter quelque chose », fit-il remarquer, « Je suppose que vous avez faim »
« Oui, merci. »
Elle s'assit et étudia le repas que l'on ne pouvait qualifier de 'quelque chose'. Ca ressemblait plus à un festin, selon elle. En effet, un elfe de maison devait beaucoup aimer le professeur Snape !
Elle choisissait des œufs et une tranche de pain grillé quand la chaise en face d'elle fut tirée. Elle fit soudain face à un Severus Snape qui s'asseyait et qui tendit le bras pour saisir la corbeille de fruits. Son étonnement devait s'être vu sur sa figure, car il avait froncé les sourcils et lui avait presque sourit.
Il y a quelques mois, ce seul fait aurait suffit à la choquer jusqu'au mercredi suivant, mais plus maintenant, maintenant elle savait…
« Même les gens tels que moi, mangent de temps en temps, Miss Granger. »
« Je n'en suis pas surprise, Professeur. » C'est plutôt de la courtoisie. Comportement très inhabituel de votre part.
La première moitié du déjeuner se déroula dans le silence, Hermione satisfaisant son appétit nouvellement retrouvé, et Snape l'observant prudemment du coin de l'œil.
« J'espère que vous avez mieux dormi que pendant ces derniers mois, Miss Granger ?
« Exact », répondit-elle, à nouveau surprise, « Comment le savez-vous ? »
« Vous n'avez pas pris la potion la nuit dernière. Les résultats sont clairement visibles. Vous semblez reposée et plus détendue, avez meilleur appétit et vous n'êtes pas aussi agressive qu'hier. »
« Et bien, merci beaucoup », rétorqua-t-elle sarcastiquement, contrariée qu'il ait abordé le sujet de la potion si rapidement. Il aurait au moins pu lui laisser profiter de son déjeuner.
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La journée de Severus avait été horrible, et il savait qu'elle ne s'améliorerait pas. Quand il s'était réveillé après ce qui lui avait semblé n'être que des minutes de sommeil, il avait été tenté de débarquer dans sa chambre, de la réveiller et de lui donner un aperçu de la mauvaise humeur dont elle était responsable.
Mais comme c'était sa dernière nuit tranquille avant plusieurs semaines, il avait résisté à la tentation et avait opté pour un thé fort à la place.
Les cours du matin avaient été un enfer. Les imbéciles de 1ère année avaient raté la plus simple des potions, et même sa classe de 7ème année à qui il aimait enseigner, avait été réduit à la pire des médiocrité par l'absence de Miss Granger, et l'absence mentale de Draco, Potter et Weasley qui s'inquiétait pour leur amie, mais de manière très différente.
Et maintenant, il avait à déjeuner avec la dite amie, qui le regardait d'un air provocant de l'autre côté de la table. Un véritable plaisir !
Il savait que sa remarque avait manqué de délicatesse, mais il y avait plus important que les humeurs de Miss Granger pour l'instant. L'avenir du monde, par exemple. Le résultat de cette guerre.
« Ressentez-vous déjà quelques symptômes du sevrage ? »
Elle secoua la tête, et avant qu'il ne lui explique en quoi consistaient ces symptômes, elle commença à les compter sur le bout de ses doigts.
« Pas encore d'agitation, Professeur, pas de tremblement, sueurs ou fièvre. Je connais exactement ce qui m'attend, il n'est pas nécessaire de me l'expliquer. Je vais commencer à me sentir mal. Je vais développer de fortes réactions physiques qui vont me rendre trop malade pour pouvoir bouger, parler ou me soutenir. Ensuite, ça s'empirera. J'aurai des hallucinations, je connaîtrai des attaques d'agressivité extrême et de panique. Je ferai tout pour obtenir une autre dose de potion. Mais la chose la plus dangereuse va être magique, comme la potion Thanalos réagit à la magie et tire sa force d'elle. Par conséquent, je ne dois pas l'employer, ni vous, utiliser de magie sur moi, quelle qu'en soit la raison. Cela me tuerait à coup sûr, mais je peux mourir sans l'emploi de magie de toute façon. Je dois avoir fait le tour de la question. »
« En effet », répondit-il, choqué une fois encore par son calme olympien. Mais ses yeux la trahissaient cette fois. Elle avait peur, au point de s'effondrer. Seule sa volonté la maintenait, et il comprit soudain qu'elle devait absolument préserver sa froideur, son contrôle parfait. Une erreur, une émotion de trop, et elle serait brisée.
Il pouvait se souvenir ce que c'était de vivre de cette manière, il pouvait se rappeler toutes ces années où il avait refusé l'amitié et le réconfort, de peur de craquer. Une fois perdu, un contrôle aussi parfait ne pouvait plus être retrouvé, et il ne fallait pas dévoiler aux autres combien cela vous coûtait.
Oui, il la comprenait, et le temps d'un battement de cœur, sa bravoure lui avait coupé le souffle. Il tendit le bras et toucha sa main, juste un instant, mais les yeux d'Hermione s'élargir tellement elle en fut étonnée.
« Je peux vous assurer, Miss Granger », reprit-il aussi calmement qu'elle, « Que je ne vous laisserai pas mourir. J'en connais suffisamment sur cette potion et le traitement de ses symptômes, et je vous promets qu'aucun mal ne vous arrivera. Vous pouvez me croire. »
« Merci, Professeur », c'était difficile à dire, « Je… je vous fais confiance. »
Silence embarrassé. Severus ne savait pas s'il devait le prendre comme un compliment ou comme une menace. Après tout, les seules personnes qui lui avaient vraiment fait confiance, étaient Voldemort et Dumbledore. Et il ne savait pas encore dans quelle catégorie ranger Miss Granger.
Après un moment, il se racla la gorge et en revint aux détails techniques.
« Très bien. Mais avant de pouvoir se concentrer sur la thérapie, il y a quelques petites choses importantes à examiner. Premièrement, vous devez informer vos parents que vous ne pouvez être jointe par vol de hiboux pour les prochaines semaines, qu'ils ne doivent pas non plus répondre aux lettres de Harry et Ron. Nous ne pouvons risquer de les laisser faire un scandale à Poudlard et questionner le Directeur. »
« Ce ne sera pas nécessaire, Professeur », visiblement, Hermione se sentait mieux quand elle était en sécurité, « J'ai déjà trouvé une cachette à mes parents. En fait, ils y sont depuis 6 mois. Je n'ai pas cherché à les joindre depuis et ils savent qu'ils ne doivent pas chercher à me contacter. »
« Vous les avez envoyé se cacher ? », Snape se demanda quand cette fille finirait de l'étonner, « Il y a 6 mois ? »
Elle acquiesça simplement.
« J'avais envisagé cette éventualité, et j'avais considéré qu'il n'était pas juste de laisser mes parents exposés, au risque que l'on se serve d'eux pour faire pression sur moi. Les agissements des Mangemorts ont confirmés mes craintes. Y a-t-il autre chose dont vous voulez discuter ? »
« Mais comment pouviez-vous savoir, il y a 6 mois ? »
« Vous ne pensez tout de même pas que j'ai pris cette décision sur un coup de tête, n'est-ce pas ? J'ai soigneusement tout planifié, et mes parents étaient un facteur de risque dont je me suis occupée. »
C'était le retour de la froideur glaciale, vide de tout sentiment humain. Et il ne pouvait déterminer si c'était un tour de force prodigieux ou la réalité.
« Il y a encore une chose », commença-t-il doucement, « Une question qui nécessite une réponse. »
« Oui. »
« Pourquoi avez-vous fait ça ? »
« Fait quoi ? » répondit-elle.
« Vous joindre aux Mangemorts, me trahir. Risquer votre vie. Pourquoi ? »
« Pour participer à l'effort de guerre », répondit-elle d'une traite.
Il grogna, « Vous êtes trop intelligente pour une telle absurdité idéaliste, Miss Granger. »
Elle leva son sourcil gauche et le regarda avec un air de fausse surprise, « Pourquoi, serait-ce un compliment, Professeur ? Cela me flatte. »
« Cessez d'essayer de me duper, jeune fille », gronda-t-il, « J'ai besoin de connaître les véritables raisons de cette pitoyable entreprise ! »
« Vous ne connaîtrez jamais mes motivations, Professeur », rétorqua-t-elle avec fatalisme, « Ces motivations sont personnelles, vous devez me faire confiance, ou faire confiance à Dumbledore, si, comme je le pense, c'est plus facile pour vous. »
Elle pensait vraiment qu'elle pouvait le traiter comme ça ? Par l'enfer, il n'était pas un de ses imbéciles d'amis Gryffondors !
« Inacceptable », lança-t-il d'une voix aussi déterminée qu'elle, « Je vous laisse une autre chance de me répondre. Si vous refusez, je trouverai un autre moyen. »
« Comme quoi ? Tester le Doloris sur moi ? Dumbledore ne serait pas content d'apprendre que son ancien espion torture le nouveau. D'ailleurs, ça ne fonctionnerait pas, Professeur, je ne craque pas si facilement. »
Il savait qu'il avait tord. Il s'était juré de ne jamais le refaire, de ne plus entrer dans l'esprit d'une personne sans sa permission. Elle était étudiante, et il était responsable d'elle !
Mais c'était plus important que ses convictions ou sa mauvaise conscience. L'avenir du monde, le résultat de cette guerre reposait sur les épaules d'Hermione Granger, et il devait savoir pourquoi elle avait accepté un tel fardeau. Il devait être sûr qu'elle ne fuirait pas lorsqu'il deviendrait trop lourd pour elle.
C'était pour ça qu'il devait le faire. La voix d'Hermione résonnait dans sa tête, se moquant de lui : Pour l'effort de guerre.
Une distance d'un pas les séparait. Severus ne se donna pas le temps de revenir sur sa décision, il attrapa son visage et le releva, forçant ses yeux à croiser les siens, afin de pénétrer dans son esprit.
Il n'y avait pratiquement aucune barrière, aucune défense de n'importe quelle sorte. Avec ce genre de protection, c'était comme si elle était déjà morte, pensa-t-il sombrement, mais quand les images lui parvinrent, il cessa immédiatement d'y penser.
Hermione, d'une beauté sensationnelle, dans une robe de soirée noire faite pour mettre en valeur sa poitrine. Des hommes ne faisant que l'observer, des femmes la regardant avec jalousie. Draco à ses côtés.
Hermione avait un verre de vin rouge à la main qu'elle buvait à petite gorgée, ses yeux brillants sous la rangée de cils noirs. Soudain, Lucius Malfoy se tint devant elle.
« Bien, bien, bien, qu'est-ce qu'une petite sang-de-bourbe fait à une soirée comme celle-ci ? »
« Je vous attendais, Monsieur Malfoy », humectant ses lèvres de vin rouge, et se penchant légèrement vers lui.
« Qu'aurais-je à voir avec une jeune fille comme vous ? »
« Il y a beaucoup d'utilisations possibles pour une sang-de-bourbe, Lucius, et certaines peuvent être agréables pour les deux partis. »
Lucius sourit, et une sensation de… désir monta au niveau de son bas-ventre. Il la conduisit dans une chambre et elle ne put attendre qu'il ait les mains sur son corps.
Le gémissement d'Hermione, lorsqu'il déchira le haut de sa robe…
Hermione agenouillée devant Voldemort, son front touchant le sol.
« Je sais que je ne suis rien d'autre qu'une vulgaire sang-de-bourbe, Mon Seigneur, mais même quelqu'un comme moi peut rendre de grands services. Je sais des choses extrêmement précieuses pour vous, je suis la meilleure amie de Potter, et j'ai gagné la confiance de Dumbledore. Je souhaite seulement vous servir. »
Se levant sur un signe du Seigneur des Ténèbres et ressentant le pouvoir, le triomphe et la reconnaissance. Elle avait rejoint ses rangs. Elle était un Mangemort. Elle servait le plus puissant sur terre.
Hermione se tenant devant Voldemort. « C'est un sale traître, Mon Seigneur, rien de plus. Il vous a trahi pour ce vieux fou depuis votre retour. » Pleine d'allégresse et de fierté. Elle avait montré à la vieille chauve-souris, sa place. Elle était l'animal de compagnie du Maître, reine du monde qui allait émerger.
« Je peux vous donner Potter, Mon Maître. J'ai juste besoin d'un peu de temps et d'un plan, et je vous livrerai ce gamin », et les puissantes griffes du Seigneur des Ténèbres le briseraient, et elle regarderait.
Hermione, à genoux une fois encore. « Déshabille-toi », lui avait ordonné le Seigneur des Ténèbres, et elle obéit, ôtant sa robe et se tenant dans la plus complète nudité au sein du cercle de Mangemorts.
« Tout ce que voudrez, Mon Maître. » Elle y croyait. Elle le servirait jusqu'à la mort.
Les ombres noires des Mangemorts se rapprochèrent d'elle, la frappant et lui assénant des coups de pieds. La fouettant.
« C'est le prix que doit payer une sang-de-bourbe si elle veut rentrer dans nos rangs. »
Hermione hurlant de plaisir, tremblant d'envie et suppliant pour en avoir plus.
« Merci pour cette douleur, Mon Seigneur ! Merci pour tout, Maître ! »
Hermione se tordant, gémissant sous le corps nu de Lucius Malfoy, le mordant et le griffant, buvant son sang.
Hermione hurlant alors que Lucius le pénétrait, cognant sa tête contre le mur de pierre gelé.
Les yeux grand ouverts sous ce corps, les pupilles presque noires à force de désir, de triomphe, de douleur, de besoin de sang…
Ensuite, les images s'accumulèrent en lui. Pendant un temps indéterminé, il la vit s'agenouiller près du Seigneur des Ténèbres, rire avec lui, coupant, blessant et jetant des sorts à ceux qui se présentaient devant lui.
Il la vit se faire torturer par des Mangemorts appartenant aux plus fidèles, et il perçut ce qu'elle ressentait, découvrant qu'elle était attirée par tout ça, s'enflammant et désirant plus, la voyant se faire prendre par tous et suppliant qu'ils continuent. Et comme le souffle destructeur d'un ouragan, cela le consuma, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus distinguer ses pensées des siennes, jusqu'à ce qu'il ressente les plaisirs des orgies, la douleur exquise et la volonté de dominer, pour lui prouver, pour leur montrer à tous… Et le désir éclata dans ses yeux.
Il la laissa partir. Son propre souffle, irrégulier, résonnait dans ses oreilles. Il entendit son cœur frapper anormalement vite et fort dans sa poitrine. Son visage était trempé de sueur.
Hermione n'avait pas bougé. Lorsqu'il avait rompu la connexion, sa tête s'était effondrée, comme celle d'une marionnette dont on aurait coupé les fils. Elle releva la tête et rencontra son regard, calme, immobile.
Il ne pouvait pas supporter que son regard croise le sien. Il avait vu ce qui se cachait derrière ces yeux. Il avait pénétré dans les ténèbres.
Il ne savait non plus s'il devait la craindre ou la détester, mais il s'éloigna d'elle jusqu'à ce qu'il sente le mur derrière lui.
« C'est comme ça que vous faites en sorte que rien de mal ne m'arrive, Professeur ? », demanda-t-elle avec agressivité, « Bien, maintenant je sais ce que valent vos promesses. »
« Vous êtes un monstre », murmura-t-il.
Elle ne tressaillit même pas.
« Pas de combat pour la juste cause, pas d'effort de guerre, pas inquiétude pour ses amis. Même pas de l'ambition. Vous le faites uniquement par pure plaisir de perversion, n'est-ce pas ? Et vous vous êtes même débrouillée pour que Dumbledore couvre vos petites aventures érotiques. »
« Si vous le dites. »
Hermione lui tourna le dos et se dirigea lentement vers l'escalier en colimaçon, comme si aucun Snape furieux ne se tenait derrière elle.
« Qu'est-ce que ça fait de se faire sauter par Malfoy, quand des gens meurent autour de vous, quand des gens sont torturés, quand des gens donnent leur vie pour sauver leur monde, qu'est-ce que ça fait ? », hurla-t-il, se dirigeant vers elle et agrippant ses poignets de toutes ses forces.
« Vous devriez le savoir », elle aurait pu parler d'une potion en classe, il y avait si peu d'émotion dans sa voix, « N'avez-vous pas ressenti ce que j'ai moi-même ressenti ? »
« Petite putain répugnante ! », ses mots frappèrent l'air comme une claque sur son visage.
Elle se redressa à ces mots, comme si elle pesait son expression. Pendant un instant, ses yeux se brouillèrent, et si Severus l'avait regardée plus attentivement, il aurait remarqué cette main s'accrochant si fort à la rampe de l'escalier que le fer s'y incrustait. Mais ensuite, son visage s'éclaircit à nouveau, et elle acquiesça comme si elle arrivait à la conclusion.
« Oui, Professeur. Vous avez raison, mais ça ne change rien au fait que mon travail pour l'Ordre est conséquent. Sang-de-bourbe ou putain, j'offre un service dont vous ne pouvez vous passer. »
Il lâcha ses poignets et retira sa main. Ses yeux cherchèrent les siens. Il n'y avait rien à ajouter.
« Je suppose que vous voulez me voir partir, maintenant. Je vais juste récupérer mes affaires, puis… »
« Non », l'interrompit-il, « Vous ne partez pas. Je ne poserai plus mon regard sur vous, mais c'est votre problème. Et mes devoirs n'ont pas changé. Vous allez rester jusqu'à ce que la cure de sevrage soit terminée. Mais vous devez savoir », il se rapprocha d'elle, sa silhouette sombre grandissant sur elle comme l'ombre d'un cauchemar, « que, pour moi, vous êtes plus répugnante qu'aucun Mangemort ne l'a jamais été, je surveillerai chacun de vos pas aussi longtemps que vous espionnerez. Au moindre doute, je n'hésiterai pas à vous tuer de mes propres mains. »
Alors, qu'est-ce que vous en pensez. Ca présage des relations tendues entre nos deux protagonistes.
Au programme du prochain chapitre, cauchemars, hallucinations et des choses auxquelles Severus ne se serait pas attendu...
Alors plus j'aurai de reviews, plus vite la suite sera publiée, même si vous avez toujours l'option d'aller lire la VO.
N'oubliez pas de jouer les voyantes... A votre avis, Severus et Hermione peuvent ils former un couple ou vont-ils seulement devenir amis? Juste un petit sondage pour savoir ce que vous en pensez...
Bisous à tous.
