Quand la Lionne se bat
Auteur : Kayly Silverstorm
RAR
vampire-stellaire: Je suis ravie de voir que même ceux qui ont lu la VO vienne lire ma traduction! Si je peux d'aider à mieux la comprendre, tant mieux. Mais ce n'est pas toujours facile, il y a parfois des phraes difficiles à traduire, alors je fais de mon mieux. A votre service... Merci pour tes encouragements et bonne lecture.
Estelle01: Voilà le chapitre suivant puisque tu es si impatiente, mais j'ai de plus en plus de mal à tenir les délais... Les chapitres sont très longs et un par semaine, ça fait beaucoup, vivement les vacances! Bises à toi aussi.
Drusilla 452: Merci, je dois pas trop mal traduire si tu as eu envie de lire la VO, tant mieux, le but est de faire profiter de cette histoire à un maximum de personnes. Moi j'ai de nombreux passages préférés, mais je ne voudrais pas trop en dire pour ceux qui ne lisent que la traduction...
Elaine: Je n'ai qu'une chose à dire: MERCI, et voilà la suite, régale-toi!
Melinda poteauxroses: Qui est-ce que tu traites de salopard? Hein, redis-le moi en face! Grrrrrr. Hum, pardon, je m'énerve... Effectivement, Hermione n'est pas au bout de ses peines, mais tu vas voir que Snape n'est pas comme tu le dis... enfin, tu n'as qu'à lire. Bisous.
Come from heaven: Oui moi aussi j'ai beaucoup aimé la réaction de Severus! Jaloux de Malfoy? Pas encore, mais peut-être plus tard, qui sait...Ne te fis pas aux pensées d'Hermione, tu vas t'en apercevoir dans ce chapitre, mais il est vrai que certaines de tes propositions doivent êtreprises en compte!Pour répondre à ta question, je dirais que Hermione a décidé de devenir Mangemort il y a environ 6 mois, date à partir de laquelle elle a caché ses parents (comment les a-t-elle caché?), et qu'elle l'ai devenu il y a à peu près 3 mois, si je me souviens bien... En tout cas, merci pour tes encouragements, c'est vrai que cette traduction me prend beaucoup de temps, mais c'est également un plaisir, surtout quand en plus je reçois des reviews telles que les tiennes...En fait, le plus difficile, c'est de se lancer... Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 9 : En enfer
Seul dans son bureau, Albus Dumbledore regardait la lueur blafarde à l'extérieur de Poudlard,tandis qu'il sirotait son chocolat chaud, se délectant de son goût. Il avait besoin de chaque consolation dont il pouvait bénéficier à cette heure.
Le compte-rendu que Severus lui avait donné sur l'état de santé de Miss Granger l'inquiétait plus qu'il ne l'avait montré à son protégé. Ce n'était pas à cause de la fièvre et des réactions physiques de Miss Granger qu'il fixait l'obscurité comme s'il cherchait des réponses.
C'était la voix froide et complètement détachée avec laquelle Severus l'avait informé de tous ces faits. Severus ne s'inquiétait pas du sort de Miss Granger autant que Dumbledore lui-même, il ne ressentait même pas de pitié. Il y avait même dans son expression une certaine satisfaction.
Depuis toutes ces années, le jeune homme avait toujours été surprotecteur,selon Dumbledore. Prenant trop soin de ses étudiants, dépensant bien trop d'énergie et de cœur pour s'assurer de leur bien-être. Se rendant malade lorsqu'un de ses Serpentards était blessé ou qu'il passait du côté obscur. Chaque étudiant qui avait renoncé, chaque garçon et chaque fille qui quittait le chemin de la lumière, était considéré comme un échec personnel par Severus. Il s'était toujours blâmé plus que ses protégés.
Mais pas avec Miss granger. Etait-ce une erreur de laisser Severus veiller sur elle ? Mais ça lui avait semblé si logique en même temps. L'homme avait déjà connu les souffrances par lesquelles passait Miss Granger, il savait ce que c'était d'espionner le côté obscur, et Dumbledore avait espéré, avec son optimisme fou, qu'ils pourraient s'aider l'un l'autre.
Et il avait désespérément besoin d'une femme pour y arriver !
Il y a un an, quand le retour de Voldemort a finalement été révélé au monde et que le Ministère a reconnu la menace qu'il représentait, les espoirs de Dumbledore étaient grands. Il s'était attendu à des complications, mais il n'avait jamais douté du fait que la guerre prendrait fin rapidement.
Cependant, après un an d'échecs, de trahisons et de déconvenues, il n'en était plus aussi sûr. Les Aurors du Ministère et l'Ordre travaillaient main dans la main, combinant leurs efforts et leurs découvertes, mais quoiqu'ils fassent, Voldemort avait toujours une longueur d'avance sur eux.
Leurs seules réussites au cours des derniers mois, avaient été les informations ramenées par Miss Granger. Avant même qu'il ne s'en aperçoive, la jeune femme était devenue la clef pour détruireVoldemort, l'unique raison d'espérer pour Dumbledore.
Un an plus tôt, cet espoir reposait sur Harry. Harry…
Dumbledore regardait et scrutait l'obscurité du dehors, cherchant les réponses qu'il n'arrivait pas à trouver. Harry n'avait pas évolué dans la direction qu'il aurait souhaité. Après lui avoir révélé la prophétie, il avait espéré qu'Harry mûrirait plus rapidement et s'attellerait à la tache qui l'attendait.
Il avait détesté voler au garçon le peu qu'il lui restait de son enfance, mais leur ennemi était désormais trop puissant pour l'ignorer. Mais Harry n'avait pas semblé s'intéresser aux leçons, duels ou préparation de ce qui était à venir. Au lieu de ça, Harry s'était réfugié dans une normalité réconfortante, poursuivant ses études, jouant au quidditch et inventant des espiègleries avec son ami, Ronald Weasley.
Ce fut Hermione qui avait qui combla ses attentes, un des membres du Trio doré l'avait finalement pris au sérieux. Quels crétins nous pouvons faire, parfois ! , pensa-t-il, résigné.
Quelques coups à la porte le dérangèrent. Avant même qu'il ne puisse répondre, la porte s'ouvrit et Minerva Mac Gonagall s'engouffra dans la pièce.
« Minerva », la salua-t-il poliment, se levant de son fauteuil et marchant à sa rencontre, « Quel plaisir de vous voir ! Cependant, je dois vous dire que j'ai un rendez-vous ce soir, auquel je dois absolument assister. C'est pourquoi, à mon avis, nous pourrions peut-être penser à un moment plus approprié pour… »
« Je sais, Albus », le coupa-t-elle sèchement, « Je le sais très bien. Arrêtez de me le cacher, insupportable bonhomme ! »
« Je ne sais pas de quoi vous voulez parler, ma chère », répondit-il aimablement, « Cette période de l'année est toujours très chargée, mais si vous pensez que je vous ai négligée, je vais certainement… »
« Albus Dumbledore ! Je ne suis peut-être pas aussi vieille que vous, mais je ne suis pas idiote ! Quelque chose ne va pas avec Hermione Granger, et j'ai l'intention de trouver quoi ! »
« Qui a bien pu vous mettre une idée pareille dans la tête, Minerva ? » Les yeux de Dumbledore étaient désespérément pétillants, mais Minerva était loin d'être clémente.
« Premièrement, elle a disparu au beau milieu de la nuit. Je n'en ai pas été informée avant le lendemain. Je ne l'ai même pas vu avant qu'elle parte. Jamais, depuis que j'ai été nommée Directrice des Gryffondors, vous ne m'avez négligée de la sorte, Albus. Deuxièmement, elle ne m'a pas écrit ou contactée depuis deux jours. C'est de Hermione Granger dont nous sommes en train de parler ! Même après que le basilic l'ait pétrifiée, la première chose qu'elle m'a demandée était ses devoirs. Elle n'aurait jamais été se cacher sans avoir ses devoirs pour deux mois ! Et troisièmement, Severus a soudain retrouvé son ancienne personnalité renfrognée. Quand je l'ai grondé pour avoir blessé Remus, il ressemblait à un petit garçon en train de mentir. Un mensonge qui est en lien direct avec Miss Granger. »
Elle fit une pause et le dévisagea, son regard le réduisant à l'état de petit garçon de six ans qui aurait volé une sucette dans la cuisine.
« Bien, vous allez arrêter de me prendre pour une idiote et me dire ce qui se passe avec Miss Granger ? »
Il savait qu'il avait perdu. Il lui dit donc toute la vérité.
Quand il eut fini, il vit des larmes dans ses yeux. En silence, il lui offrit un mouchoir et une tasse de chocolat. Elle accepta les deux.
« La pauvre », dit-elle enfin après un silence de quelques minutes, « J'avais espéré qu'elle attendrait la fin de sa scolarité. »
Elle leva les yeux pour s'apercevoir que Dumbledore la fixait, stupéfait.
« Vous le saviez, Minerva ? » lui demanda-t-il.
« Non, pour l'amour du Ciel, Albus ! Evidemment que je ne le savais pas ! J'aurais essayé de l'arrêter immédiatement si j'avais su ! Mais contrairement à vous tous », elle fit une pause et le regarda, d'un air décidé, « Je ne l'ai jamais sous-estimée. »
« Ma chère Minerva, moi non plus », protesta Dumbledore, mais elle le coupa de nouveau.
« Pas consciemment, Albus. Mais vous et tous les autres vous êtes toujours concentrés sur Harry et Ron. Ils formaient un duo intrépide ; ils ont provoqué des problèmes et en tiraient partie. Hermione n'était pas la première pour l'action. Elle faisait des recherches, les soutenaient, les aidaient dans leur scolarité. Aucun d'entre vous n'a remarqué sa ruse, son esprit brillant, son inflexibilité, sa volonté de tout sacrifier, même sa propre personne, pour venir en aide à ses amis. Monsieur Potter et Monsieur Weasley étaient faciles à arrêter. Mais depuis la première année, je me suis inquiétée des capacités de Miss Granger. Parce que je savais que si elle décidait de passer à l'action, nous ne serions pas capables de l'en empêcher. »
Elle soupira, et son visage eu soudainement l'air fatigué et défait. « Elle est trop intelligente pour ses amis, Albus. Ils ne feront jamais le poids face à elle. Et je me demande même si, dans quelques années, vous pourrez vous mesurer à elle. »
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Après deux nuits et deux journées de forte fièvre, les symptômes disparurent et laissèrent Hermione faible comme un petit chaton. Elle ne s'était jamais sentie aussi malade et aussi seule auparavant.
Les maux de tête avaient été les pires. Elle s'était habituée aux tremblements, à la fièvre, tout ça, elle pouvait le supporter, mais ces douleurs avaient déchiré sa tête comme la foudre fend les arbres. Elle ne parvenait plus à penser, ni même à parler. Par l'enfer, elle n'arrivait même pas à pleurer sa douleur. Dormir était devenu impossible.
Et la seule chose qu'elle avait vu lorsqu'elle avait été suffisamment forte pour combattre les cauchemars dus à sa fièvre et ouvrir les yeux, avait été son sourire narquois, son visage rancunier sur lequel on pouvait lire : 'Je vous déteste et vous le méritez.'
Snape avait fait des allers et venues dans sa chambre, prononçant des sorts de nettoyage, lui proposant de l'eau et lui administrant des potions. Pas une seule fois, il n'avait prononcé un mot qui n'était pas absolument nécessaire. Jamais il ne parut s'inquiéter de son état.
Mais pourtant, malgré la haine et le dégoût de Snape, sa présence était un réconfort pour elle. Dans sa solitude, seul lui pouvait la faire se sentir encore un peu humaine. Elle ne pensait pas à ses insultes permanentes, elle était habituée à présent. De toute façon, elle n'avait jamais rien entendu d'autre dans la bouche de Snape. Elle espérait juste que ses cauchemars dus à la fièvre ne révèleraient pas trop de choses, pour son bien…
Cesse de t'apitoyer, se gronda-t-elle, il est temps d'aller de l'avant, Hermione !
Avec précaution, elle posa ses pieds au sol et tenta de se lever. Elle eut juste le temps de s'agripper au montant du lit, alors que ses jambes se dérobaient de sous elle. Faible comme un chaton, en effet. Pendant un instant, elle pensa se recoucher et attendre l'aide de Snape.
Mais l'image de Snape, la prenant dans ses bras et la portant jusqu'à la salle de bain, lui donna la force de le faire elle-même.
Ce futtrès difficile pour elle de prendre un bain. Il lui fallu presque une heure pour se sentir propre de nouveau. A un moment, elle s'était même endormie dans la baignoire, ne se réveillant que lorsque une bulle rose avait chatouillé son nez. Mais finalement, après quelques jurons, des mouvements extrêmement lents et soigneux, elle parvint à quitter la salle de bain sans blessures graves. Elle choisit un nouveau pyjama ainsi qu'une chaude robe en laine, puis s'assit sur le coin du lit pour se coiffer les cheveux.
C'est à ce moment que Snape déboula dans la chambre, sans prendre la peine de frapper, comme d'habitude. Il ne s'était pas préparé à la voir ainsi, et il vacilla à mi-chemin, trébuchant presque. Il vint finalement se planter juste en face d'elle.
« Je vois que vous allez mieux aujourd'hui », remarqua-t-il d'une voix glaciale.
« Effectivement. Merci de me le demander, Professeur. »
« Ce n'était pas pour paraître poli, Miss Granger. Je ne vois aucune raison de montrer quelque marque de politesse à quelqu'un comme vous. Seule votre santé m'intéresse, rien de plus. »
« Je pense que j'avais parfaitement compris, depuis le temps, Professeur. »
Il ne la regardait même plus, remarqua-t-elle en colère, il se contenta de lever sa baguette et de la pointer sur elle.
« Vos fonctions corporelles semblent être tout à fait normales. Savez-vous qui et où vous êtes ? »
« Oui », répondit-elle avec un pâle sourire, « Malheureusement. »
Il acquiesça brièvement, sans lui être reconnaissant le moins du monde d'avoir essayé de détendre l'atmosphère.
« Vous êtes consciente qu'il ne s'agit que d'un rétablissement temporaire ? Ce sera pire bientôt, bien pire. Vous allez bientôt regretter ce que vous avez fait. »
Bien, c'étaient des pensées encourageantes ! Il avait le don de retourner le couteau dans la plaie.
« Je ne regretterai jamais ce que j'ai fait, Monsieur », rétorqua-t-elle calmement, « Mais je réalise que le pire est encore à venir. »
Il ricana, mais jugea probablement que ses paroles n'étaient pas dignes de commentaire.
« Alors je dois vous informer que Monsieur Malfoy a frappé à ma porte il y a deux jours. Je n'ai pu le renvoyer qu'en lui promettant de le prévenir dès que vous seriez capable de lui parler. »
« J'aimerais vraiment discuter avec lui », répliqua-t-elle avec agressivité, son cœur battant plus fort. Elle avait besoin de voir un visage ami, de discuter sans se faire insulter, « Pouvez-vous le prévenir dès que possible ? »
« Vous êtes impatiente de recevoir sa visite, n'est-ce pas ? », demanda Snape avec amertume, « Peut-être parce qu'il vous rappelle Lucius, Miss Granger ? Vous ne pourriez probablement pas vous retenir de vous jeter dans les bras de votre amant non plus. »
Il se retourna et quitta la pièce, sans remarquer à quel point Hermione était devenue pâle lorsqu'il avait prononcé ces mots. Elle ne pourrait jamais comparer la chaleur et la tendresse de Draco à son père. Ces yeux, d'un bleu perçant, la jaugeant, la déshabillant pendant que sa voix lui déballait des paroles obscènes…
Elle frissonna et s'éloigna rapidement de la fenêtre. Elle s'était lourdement trompée en ce qui concernait Snape. Il n'était pas un réconfort. Il était source de peine, et elle ne se sentirait en sécurité que lorsqu'elle aurait quitté ses appartements pour de bon.
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Le hibou de Snape avait transformé l'anxiété de Draco en une excitation débordante. Il brûla avec soin la courte lettre qui ne disait rien d'autre que 'Vous devriez venir la voir', il sortit avec précipitation de la salle commune, sans même s'inquiéter de récupérer sa cape dans le dortoir.
Lorsqu'il atteignit la classe de potions, Snape l'attendait déjà devant la porte ouverte de son bureau.
« Professeur », salua Draco avec empressement, « Comment va-t-elle ? »
« Vivante », répondit Snape froidement, « Pour le reste, vous pourrez lui demander. Suivez-moi. »
Rapidement, Snape le mena à travers ses appartements déserts puis à travers la tapisserie magique, sans même essayer de cacher son mécontentement au sujet de la continuelle invasion d'élèves dans ses appartements. Il avait pourtant caché ses appartements pour cette raison !
Ne laissant pasà Draco le temps d'admirer la bibliothèque ou la tapisserie, il leconduisit directement au deuxième étage, jusqu'à la chambre d'Hermione.
« Cinq minutes », informa-t-il Draco avant d'ouvrir la porte, « Elle a besoin de repos. »
Prenant une profonde respiration, Draco essaya de se préparer à la confrontation qui allait sûrement suivre. Il transpirait comme un élève anxieux de première année ! Mais avant d'avoir pu se calmer, Snape le poussa doucement et referma la porte derrière lui.
Il était à peine entré dans la chambre qu'Hermione se précipita sur lui et le serra dans ses bras. En la tenant si près de lui, et caressant son dos avec des petits mouvements circulaires pour la calmer, Draco se sentit soulagé, tout en se maudissant. Le noeud qu'il avait à l'estomac se desserrait peu à peu.
Elle lui avait pardonné. Elle ne le repoussait pas.
« Comment vas-tu, amour ? », murmura-t-il à son oreille en utilisant son surnom préféré.
« Il me rend folle », l'entendit-il répondre contre la laine verte de ses robes d'école. « Je vais devenir folle ici, Draco ! »
Elle s'était écartée d'un coup, le laissant seul sur le pas de la porte. Elle commença à arpenter la pièce, dégageant de la nervosité et de l'agressivité.
« Je suis enfermée ici ! », cracha-t-elle, « Je vais perdre la raison et il ne me laissera pas sortir, maudite chauve-souris. »
« Il te traite bien ? »
Elle s'arrêta brusquement et pivota pour lui faire face, ses yeux soudainement alertes et circonspects.
« Pourquoi le demandes-tu ? »
« Parce que je m'inquiète pour toi, Hermione ! Par Merlin, je sais bien que Snape et toi commencez à vous disputer dès lors que vous entrez dans la même pièce. J'étais mort d'inquiétude ! »
Quelque chose dans ses paroles la fit se détendre et elle allongea le bras pour caresser tendrement son visage.
« Ne le sois pas », répondit-elle doucement, « Mais je suis heureuse que tu sois venu. Il y a au moins une personne, dans cette satanée école, qui me considère comme un être humain et non comme quelque chose que l'on peut utiliser. »
A sa grande surprise, il vit ses yeux se remplir de larmes. Qu'est-ce qui lui arrivait, pour l'amour du ciel ?
« Je pensais que je t'avais perdue », chuchota-t-il, « J'avais peur que tu ne veuille plus m'adresser la parole. Et je l'aurais tout à fait compris. Je suis désolé, amour ! J'aurais du te faire confiance. »
« Non », dit-elle pensivement, sa tête posée sur l'épaule de Draco, « Tu as eu totalement raison. Je n'aurais pas survécu aux prochains mois. Ne te sens pas coupable, ne t'inquiète pas de mon comportement. C'est juste le manque qui me fait agir de manière si étrange. J'ai pris cette potion, je dois en assumer les conséquences. »
« Hermione », commença-t-il. Il souhaitait lui promettre qu'il ne la trahirait plus jamais, mais la voix froide de Snape rompit leur intimité.
« Bien, bien, bien que je déteste interrompre un si touchant tableau, j'ai bien peur qu'il ne soit l'heure pour vous de partir, Draco. »
Il vit Hermione tressaillir tout en s'éloignant de lui, évitant tout contact physique comme si elle s'était brûlée.
« Mais, Professeur… »
« Je n'en discuterai pas, Draco. »
Il voulut la toucher une dernière fois, mais elle refusait désormais de croiser son regard.
« Appelle moi si tu as besoin de quoi que ce soit », dit-il puis s'en alla.
Elle ne dit rien, mais ses yeux le suivirent à travers la chambre avec une étrange expression de colère, jusqu'à ce que la porte se referme derrière lui.
« Il y a encore une chose dont je dois discuter avec vous, Professeur », déclara Draco alors qu'il suivait Snape dans les escaliers.
« Asseyez-vous », lui répondit Snape aimablement, lui offrant une chaise.
« Il y a deux jours », commença Draco lentement, « Mon père a joint une lettre pour Hermione parmi les miennes. Il m'a demandé de lui donner la lettre dès que possible. Je n'étais pas sûr… Vous connaissez la nature de leurs… relations », il rougit, « et j'avais peur que ça ne la perturbe, mais si les informations qu'elle contient sont importantes, il ne faudrait pas lui donner trop tard… »
« Vous avez eu raison de m'en parler, Draco », dit Snape, une expression indéchiffrable dans les yeux, « Donnez-la moi, j'en discuterai avec le Directeur pour savoir si nous devons lui donner. »
Draco acquiesça, soulagé de se débarrasser de son fardeau, et retira avec précaution l'enveloppe d'un vert sombre d'une de ses poches.
Snape la prit puis laissa Draco sortir de ses appartements par la porte magique.
« Fermez bien la porte de mon bureau derrière vous », dit-il, puis, alors que la silhouette de Draco se fondait déjà dans la lueur dorée, « Je vous tiens informé. »
Le sourire reconnaissant de Draco lui provoqua une douleur dans la poitrine. Le garçon avait conservé de la confiance et de la chaleur humaine, malgré le fait que son père, et maintenant la petite chienne se servaient de ses qualités pour le manipuler. Ça le tuerait d'apprendre sa trahison.
Il retourna vers le sofa tout en décachetant la lettre, s'asseyant lentement pour la lire. Il la lut deux fois, une expression sinistre sur le visage.
Puis il se releva, montant au premier étage et ouvrant la porte d'Hermione sans frapper. Elle était assise sur son lit, il était évident qu'elle l'attendait.
« Donc, le Père ne vous suffit pas », lui dit-il d'un ton glacial, « Vous devez également séduire le fils ? »
« Draco et moi ne sommes que des amis », répliqua-t-elle rapidement, « Il n'y a rien de plus que du romantisme entre nous. »
« Je doute que vous ayez su la signification du mot 'romantisme', Miss Granger », commenta-t-il avec acidité.
« Pourquoi ne me laissez-vous pas, tout simplement, Professeur ? », demanda-t-elle, la fatigue filtrant dans son voix, « Je ne me sens pas très bien. »
« Ce n'est pas mon problème, n'est-ce pas ? », demanda-t-il avec agressivité, mais son ton changea brutalement, « De toute façon, je ne gaspille pas votre précieux temps parce que votre compagnie m'est agréable. J'ai une lettre à vous remettre. »
« Qui peut bien m'écrire ? », le désespoir et l'anéantissement serraient sa voix, « Ne vous moquez pas de moi, Professeur, je suis déjà à genoux. »
Elle se sentait terriblement mal, ses émotions la rendaient folle. Elle voulut se précipiter sur lui et lui donner des coups de pieds, mais en même temps, elle souhaitait qu'on la prenne dans ses bras pour qu'elle puisse pleurer toutes les larmes de son corps. Elle pourrait pleurer à cœur ouvert, et ce n'était pas une métaphore.
« Votre position favorite, n'est-ce pas, Miss Granger? », gronda-t-il, « Mais je pense que je vais décliner l'offre, merci. Votre cher amant vous a écrit. »
Il vit le sang lui monter aux joues, ses yeux s'élargissant au fur et à mesure qu'elle réalisait.
« Laissez moi vous la lire, c'est une lettre si touchante », il ne lui donna pas le temps de réagir, mais déplia le parchemin et commença la lecture d'une douce voix fragile, « Chère Hermione ! »
Il savait que ce qu'il faisait était mal, mais honnêtement, il était trop en colère pour s'en préoccuper. Cette stupide gamine lui avait coûté l'amitié de Remus, son temps libre et sa paix d'esprit et il voulait effacer de son visage son expression arrogante de parfait contrôle !
« Ne faites pas ça, Professeur », murmura-t-elle, sa figure était maintenant mortellement pâle, « S'il vous plaît, ne me faites pas ça ! Je ne pourrais pas supporter… »
« Oh, mais vous pouvez supporter de vous faire sauter par lui », la coupa-t-il rudement, « Pourquoi ne pas écouter les vœux de votre amant, alors, Miss Granger ? »
« Chère Hermione », commença-t-il de nouveau, ignorant sa voix tremblante qui lui suppliait d'arrêter, « Draco m'a parler de votre… tentative. Aussi brillante qu'ait été votre idée, vous n'auriez pas du essayer ça tous seuls. Cependant, IL, est très content de ton zèle. IL m'a dit LUI-même que pour une sang de bourbe, tu faisais preuve d'une vaillance impressionnant. J'espère tout de même que ces idiots sans cervelle ne vont pas te garder cachée trop longtemps. »
Il fit une pause et vit qu'elle s'était retournée de manière à lui tourner le dos, faisant face à la cheminée, ses deux mains reposaient sur la grille en fer qui protégeait des projections.
Ainsi, elle l'ignorait, vraiment ? Il avait prévu d'arrêter là, ne souhaitant pas l'accabler avec la suite de la lettre. Par l'enfer, c'était tellement répugnant qu'il ne voulait même pas avoir à le dire à voix haute ! Mais son dos droit le raillait, le provoquait, et ils pouvaient être deux à jouer à ce jeu-là.
« Nous avons préparé quelque chose de spécial pour ton retour. Je suis impatient de sentir ton corps vibrer sous le mien, Hermione. Tu vas ramper devant moi, me supplier de t'en donner plus, et je trouverai un moyen de dépasser ton désir sans limite de souffrance ! Te rappelles-tu quand je t'ai fouettée ? Le cuir noué qui a découpé ta chair tendre et tes cris de désirs ? Je te ferai crier encore et encore, Hermione ! Je te ferai me supplier de t'épargner et te ferai sangloter de soulagement quand je te prendrai, meurtrissant ton corps, te souillant de toutes les manières possibles… »
Il s'arrêta. Tout cela avait été trop loin. Même si elle appréciait de telles traitements dégoûtants, elle était sous sa protection, et il n'aurait pas du relever un défi aussi puéril.
Mais elle ne bougeait toujours pas. Elle était debout devant la cheminée, ses poings serrés autour des pointes des barres de fer, immobile et sans vie comme une statue. Quelque chose ne tournait pas rond avec elle. Peut-être sentait-elle une crise approcher ?
« Miss Granger », demanda-t-il froidement, « Retournez dans votre lit immédiatement. »
Elle gémit comme si sa voix l'avait blessée.
« Miss Granger », répéta-t-il avec impatience.
« Non », murmura-t-elle d'une voix rauque, grognant presque les mots, « Je me suiciderai si tu me touches encore ! »
Etait-elle devenue complètement folle ? Agacé, Snape commença à marcher vers elle, mais stoppa brusquement lorsqu'elle lui fit face. Du sang goûtait de ses mains ; elle avait agrippé les pointes de la grille tellement fort qu'elles avaient transpercé ses paumes et provoqué de profondes blessures d'où s'écoulait le sang. Mais ce sont ses yeux qui le choquèrent. Les yeux d'une folle, immenses et sombres, sur un visage exempt de toute couleur.
« Qu'avez-vous dit, Miss Granger ? »
« Ne t'approche pas, Lucius ! S'il te plaît, ne me fait pas mal ! »
Elle hallucinait, réalisa-t-il soudain. Quelque chose dans la lettre l'avait suffisamment remuée pour être à l'origine d'une réaction aussi forte. Il maudissait son imprudence.
« Je ne suis pas Lucius Malfoy, Miss Granger. Je suis Severus Snape, votre Maître des potions, et je ne vais vous faire aucun mal. N'ayez pas peur. »
Mais pourquoi était-elle effrayée par lui si elle le prenait pour Malfoy ? Son… amant ne la frapperai certainement pas, du moins, pas si elle ne le voulait pas.
« Est-ce un jeu ? », demanda-t-elle, devenant un peu plus hystérique à chaque minute, « Je ne vais pas y jouer… Ne me fais plus ces choses… Laisse-moi partir… S'il te plaît, Lucius, je ne peux pas ! Ne me blesse pas ! »
« Mais n'est-ce pas exactement ce que vous désirez ? », répliqua-t-il amèrement, sa patience étant à bout, « Qu'il vous fasse mal ? »
Elle hurla lorsqu'il franchit la distance qui les séparait, et se recroquevilla le dos contre la cheminée, la peur faisant vaciller son maigre corps.
« Non ! », paniqua-t-elle, « Je n'ai jamais voulu ça… Plus jamais ! Pourquoi me tortures-tu de la sorte ? Tu ne traiterais même pas un chien comme ça… ça m'a presque tué la dernière fois, tu n'as pas remarqué ? Ne me fais pas de mal, je t'en supplie, Lucius ! »
« Calmez-vous, Miss Granger ! », son agitation l'effrayait, et il pouvait toujours voir ces yeux immenses, pleins de peur, qui le suivait, le confondant avec Malfoy et se crispant à chacun de ses mouvements.
« Tout va bien, maintenant. Il n'y a pas lieu d'avoir peur. Détendez-vous. »
« Je ne peux plus jouer ce rôle ! Je suis désolée… J'ai essayé… Je sais que j'aurais du être plus forte… Je ne supporte plus que tu me touches encore ! S'il te plaît, ne te mets pas en colère ! »
« Tout va bien », tenta-t-il de la calmer, « Personne ne peut vous blâmer pour ça. Vous n'avez rien fait de mal. »
« Mais je les ai trahis ! », sanglota-t-elle, les dernières bribes de réalité l'abandonnèrent, la laissant dans son propreenfer privé, « Je dois les maintenir en vie pendant cette guerre, mais je suis trop faible ! Je les ai trahis ! Par Merlin, je les ai tous trahis ! Je ne suis rien de plus qu'une petite putain répugnante, et je ne peux même pas faire ça correctement ! »
Soudain, une idée sembla pénétrer dans le sombre chaos de ses pensées et elle essaya de se lever en s'aidant de la cheminée.
« Mais tu ne vas pasleur faire de mal, Lucius ? », murmura-t-elle à bout de souffle, la peur et la nécessité de tromper livrant combat au sein de son propre corps, « Je peux être très gentille, Lucius, je peux te procurer des plaisirs dont tu n'as jamais rêvé ! » De grosses larmes roulaient sur son visage, mais elle n'avait même pas remarqué, « Fais ce que tu veux de moi, mais ne fais pas de mal aux autres, je t'en prie ! »
Le dégoût envahit Severus lorsqu'elle avança ses doigts frémissants pour toucher son visage, pour le caresser maladroitement, son corps entier se tordant dans une grimace de désir. Il s'éloigna d'elle, mettant le plus de distance possible entre eux, et elle sembla immédiatement oublier sa présence.
Elle se laissa glisser au sol une fois encore, ses bras enveloppant ses genoux qu'elle avait ramené contre ses épaules, son corps se balançant d'avant en arrière dans une tentative désespérée pour se calmer.
« Je ferai ce qui doit être fait… Je ferai ce qui doit être fait », chuchota-t-elle à nouveau, totalement inconsciente de ce qui l'entourait désormais.
Jamais dans sa vie, il ne s'était senti si démuni, même lorsqu'il du se tenir prêt et regarder des moldus se faire torturer par le Seigneur des Ténèbres. Elle s'était torturée elle-même devant lui, se punissant pour quelque chose qu'il ne comprenait pas, et il ne pouvait rien faire.
« Vous êtes stupide », se murmura-t-elle avec ferveur, à elle-même, « Tu es vraiment trop stupide ! Hermione, stupide petite sang de bourbe dégoûtante ! »
A l'encontre de son meilleur jugement, Severus décida de stopper ça. Il ne pouvait tout simplement pas la regarder plus longtemps. Il s'avança près d'elle petit à petit, avec précaution. Il lui fallut une éternité pour traverser la pièce, mais elle ne le remarqua même pas tant elle était paniquée. Ce fût seulement lorsqu'il s'accroupit à ses côtés qu'elle prit conscience de sa présence et commença à hurler de nouveau, avec des cris perçants, terrorisés et pitoyables d'un petit animal.
Il la prit par les épaules avant qu'elle ne puisse ramper hors de sa portée, et commença à la secouer doucement.
« Miss Granger », appela-t-il, « Miss Granger, écoutez-moi. »
Ceci ne sembla pas avoir d'effets sur elle, et sa terreur ne fit que s'accroître.
« Hermione ! », essaya-t-il encore une fois, espérant que l'utilisation de son prénom la calmerait, « Hermione, c'est moi, le professeur Snape. Ecoutez ma voix ! Personne ne va vous faire de mal, vous êtes en sécurité ici. M'entendez-vous, Hermione ?
Lentement, elle cessa de combattre et leva la tête vers lui. Son visage portait toujours l'emprunte de la souffrance et de la peur, mais ses yeux avaient retrouvé un peu de raison et elle le reconnut. A sa grande surprise, son soupir la calma instantanément. Ses lèvres étaient meurtries là où elle les avait mordues. Elle tenta de parler, mais sa voix était cassée à force d'avoir crié et elle dut s'y prendre à deux reprises pour se faire comprendre.
« Pro… fesseur Snape », marmonna-t-elle, « Que s'est-il passé ? »
« Vous ne vous rappelez pas, Miss Granger ? »
« Non… Vous me disiez quelque chose, n'est-ce pas ? Et ensuite, tout est devenu noir. Je suis désolée, je ne vous ai pas entendue, Professeur », s'excusa-t-elle anxieuse.
« Je pense que je pourrais m'abstenir de déduire des points à votre maison pour ça », répondit-il sèchement, et elle lui sourit, d'une manière consternante. « Vous aviez des hallucinations, Miss Granger. Vous m'avez confondu avec une autre personne et vous avez paniquez. »
La crainte obscurcit son visage une fois encore. « Ai-je dis quelque chose ? », demanda-t-elle.
Qu'essayait-elle de cacher se demanda Severus. Sa peur de Lucius Malfoy ? Son véritable état d'esprit ? Mais pourquoi ne lui avait-elle pas dit ? Et à quoi correspondaient toutes ces images qu'il avait vues dans sa tête ? Soudain, une idée lui traversa l'esprit. Après tout, elle était la sorcière la plus astucieuse à qui il avait enseigné. Il n'était pas impossible qu'elle…
« Non », répondit-il enfin, « rien de compréhensible en tout cas. Mais nous devrions vous remettre au lit maintenant. Ça pourrait reprendre dans quelques minutes. »
Elle acquiesça, et avec son aide, elle entreprit de se relever et de se mettre au lit. Si elle remarqua le soin qu'il prit à lui installer les couvertures, avec plus de sollicitude qu'il ne lui en avait témoigné durant les jours précédents, elle ne le commenta en rien.
« Il y a quelque chose que je dois vous dire, Professeur », chuchota-t-elle, luttant contre le sommeil qui menaçait de l'emporter.
« Allez-y, Miss Granger. »
« Lorsque je redeviendrai mauvaise… lorsque je commencerai à halluciner de nouveau, vous devrez m'attacher les mains au lit. »
Il était abasourdi.
« Et pourquoi ferais-je une telle chose ? », lui demanda-t-il.
« Parce que je peux faire de la magie sans baguette », dit-elle dans une murmure fatigué, « Pas aussi bien que vous, Professeur, mais il y a de nombreux sorts que je peux maîtriser. Ce serait trop dangereux pour vous et moi de me laisser le contrôle de mes mains. Je n'y arrive qu'avec les mains pour l'instant. », expliqua-t-elle, et même dans son état actuel, cela semblait l'irriter.
Severus dut réprimer une grimace. Une Miss-je-sais-tout jusqu'au bout, apparemment. Il espérait sincèrement que ça ne serait pas la fin pour elle.
Mais elle avait absolument raison. Pas seulement parce que sa magie incontrôlée pourrait provoquer de nombreux dégâts et la chaos, elle pouvait aussi se tuer en utilisant la magie sur son corps. Les restes de potion Thanalos dans son sang aspirerait sa puissance magique jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une coquille vide.
« Un conseil précieux », répliqua-t-il, neutre. « Je vous revaudrai ça. Dormez, maintenant. »
Elle acquiesça faiblement, mais un soupçon de panique s'empara de ses yeux quand il se retourna.
« Ne me laissez pas », murmura-t-elle rapidement, « S'il vous plaît. »
Ses yeux, assombris de fatigue, rencontrèrent les siens. « Qu'est-ce qui vous effraie, Miss Granger ? », lui demanda-t-il doucement, en s'asseyant sur le bord de son lit.
« Je ne suis pas effrayée », répondit-elle avec une surprise si sincère qu'il aurait presque crue qu'elle était véritable, s'il ne l'avait pas vu ramper sur le plancher quelques minutes auparavant. Par Merlin, elle était la meilleure menteuse qu'il n'ait jamais rencontrée. « Je ne veux pas être seule en ce moment, c'est tout. »
Il y a une heure, il aurait réagi avec une violente répulsion. Mais là, il se contenta d'acquiescer.
« Je ne vous laisserai pas », répondit-il, « je vais juste chercher de quoi travailler ainsi qu'une chaise, Miss Granger. »
Lorsqu'il revint avec un paquet de copies à corriger, elle avait déjà sombré dans un sommeil profond etagité.
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Alors, il est plus si méchant que ça mon Severus, hein? Moi, c'est un des mes chapitres préférés... Et vous?
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