Quand la Lionne se bat
Auteur : Kayly Silverstorm
RAR :
LaLaLa : C'est toujours un plaisir de constater qu'on continue de lire ma traduction. Merci beaucoup. Ce chapitre concerne beaucoup les relations entre Hermione et Severus, du moins, la première partie… j'espère que ça te plaira. Bisous
Océane : Non, l'auteur n'a pas oublié qu'elle avait fait d'Hermione une espionne, mais elle a tellement de choses à raconter… Je suis désolée de t'apprendre que les réunions de Mangemorts ont lieu très régulièrement, même si elles ne sont pas décrites très précisément, car dans l'esprit de Kayly, ces réunions sont quand même hyper violentes et je pense qu'elle n'a pas jugé utile de les décrire en détails : ce que ressent Hermione est suffisant. Par contre, il y aura plus de description des réunions de l'Ordre, comme tu vas le constater juste en dessous. Bonne lecture…
Ailes de nuit : Contente que ça te plaise. Voilà donc la suite !
Chapitre 43 : Révélations
Pour la première fois depuis des années, le soleil se leva un lundi matin sur l'Ecole sans Severus. Il se réveilla quand le corps d'Hermione ne fut plus contre lui. Ses sens furent immédiatement en alerte, mais lorsqu'elle se retourna, qu'elle l'embrassa doucement sur le front en lui disant de dormir encore un peu, il acquiesça en signe de reconnaissance.
Il fut réveillé une seconde fois par l'odeur du thé noir brûlant ainsi que par le léger bruit de fermeture de la porte. Il était huit heures.
C'était un sentiment étrange pour lui de s'asseoir lentement dans son lit et de profiter d'un thé, entouré de coussins et d'oreillers, alors que les cours avaient déjà commencé. Sans lui.
Il avait passé le week-end à débarrasser son bureau et sa salle de classe de ses affaires personnelles. Il avait été surpris de la quantité de choses que l'on peut accumuler au cours des années. Il était heureux de pouvoir conserver son laboratoire privé, autrement ça aurait été mission impossible.
Sa remplaçante, une jeune femme du nom de Kathryn Rosen, était arrivée samedi après-midi, et elle avait été sa principale occupation pendant les deux jours écoulés. C'est lui qui l'avait recommandée à Albus, bien sûr. Il l'avait rencontrée au cours d'une conférence il y a quelques années, et une correspondance irrégulière s'était établie entre eux. Elle était douée en potions même si ses recherches manquaient d'une certaine intuition. Albus et Severus n'avaient pu la convaincre de venir enseigner que parce qu'elle venait de démissionner d'un job très bien payé dans une grande compagnie de potions curatives. Mais il n'avait pu s'empêcher de se demander comment cette jeune femme, légèrement nerveuse et extrêmement gentille, s'en sortirait avec ses classes de potions.
Il soupira et sirota lentement son thé. Ce n'était plus de sa responsabilité. Il avait démoli ses faux appartements et ordonné aux elfes de maison de les nettoyer et de les décorer. Il avait également enlevé la tapisserie ensorcelée et l'avait offerte à Hermione pour qu'elle la mette dans sa chambre de Préfète.
Elle en avait bien évidemment été enchantée. La tapisserie lui serait utile pour entendre quand on frapperait à sa porte. Elle pourrait ainsi rester constamment avec lui et sa chambre ne serait plus qu'un hall d'entrée vers leurs appartements tout en restant joignable par tous ceux qui souhaiteraient lui parler.
La façon dont elle avait regardé cette pièce, quand ils avaient accroché la tapisserie et l'avait mise en service, avec un air dégoûté et tendu, avait clairement fait comprendre à Severus qu'elle n'y passerait désormais pas plus de temps que nécessaire.
Les adieux que lui avait fait les Serpentards l'avaient bouleversé.
Une partie de sa Maison l'avait repoussé depuis bien longtemps, il l'avait toujours su, et le fait que son statut d'espion ait été révélé les avait poussés à le haïr encore plus. Il avait pleuré pour eux tout comme il l'avait fait pour Théodore Nott. Quand il était entré dans la Salle Commune, le mardi soir, pour leur annoncer sa démission, ces derniers avaient été peu loquaces et s'étaient vite éclipsés.
Mais ce fut la réaction du reste de sa maison qui l'avait véritablement surpris. Un sourire de Serpentard a généralement plus de poids qu'une déclaration d'amour de la part d'un Gryffondor (Exceptée Hermione, naturellement.), et il ne s'était pas attendu à ce qu'ils aient une telle réaction.
Quand il le leur avait annoncé, trois élèves de seconde année avaient éclatés en sanglots.
A sa grande surprise, les plus grands n'avaient pas ricané, pas plus qu'ils ne leur avaient dit de cesser de 'pleurnicher comme des Gryffondors'. Au lieu de ça, ils les avaient consolés puis s'étaient tournés vers leur Professeur, les yeux pleins d'inquiétude et de tristesse. Ils lui avaient posé de nombreuses questions, mais pas celles auxquelles il s'attendait. Ils ne l'avaient pas interrogé sur leur futur Directeur de Maison ou leur statut au sein de l'Ecole. Non, ils l'avaient interrogé sur ses raisons et son avenir.
Un sixième année qu'il avait sorti d'abus parentaux il y a de cela quelques années, s'était même avancé et lui avait dit d'une toute petite voix 'qu'il manquerait à toute la Maison Serpentard'.
Il n'avait pas su comment réagir face à tant d'émotions de la part de personnes si froides habituellement. Mais il leur avait donné à toutes et à tous, le privilège de lui écrire au sujet de problèmes, qu'ils soient personnels ou en rapport avec l'école. Il leur avait également promis de 'garder un œil sur eux'.
Il avait senti ses jambes trembler quand il était retourné dans ses appartements, et il avait raconté à Hermione les événements de la soirée avec tant d'incrédulité dans la voix, qu'elle en avait ri avant de le regarder avec tant de fierté dans les yeux - fière qu'il soit capable d'influencer ses étudiants et de leur faire prendre le droit chemin – qu'il sentit ses jambes devenir chancelantes pour une toute autre raison.
Quelques jours plus tard, un cadeau lui était parvenu. Il s'agissait d'un boîtier pour baguette fait d'ivoire sculpté avec de magnifiques inclusions d'argent. Aucune lettre, ni même un mot n'avait accompagné le présent, mais Draco lui avait expliqué plus tard que la Maison avait longtemps débattu sur le cadeau qu'ils allaient lui faire. Le présent qu'ils avaient finalement choisi était parfait : simple, cher et exquis.
Severus ne put s'empêcher d'acquiescer en posant les yeux sur la petite merveille d'art qui reposait désormais sur sa table de nuit. C'est Hermione qui l'avait placée là et qui lui avait dit d'en être fier et non triste. Mais la culpabilité dans les yeux de la jeune femme avait fait comprendre à Severus combien elle était triste de l'avoir poussé à quitter sa Maison, sachant qu'ils avaient besoin de lui.
Son thé était froid quand ses pensées revinrent au temps présent. Tu as trop de choses à faire pour te permettre ça ! Se dit-il rudement tout en se levant lestement. Il prit une rapide douche, mis son habituel pantalon noir avec une chemise blanche. Il laissa cependant ses robes de sorcier pendre dans l'armoire.
Elles pourraient appartenir au passé s'il le désirait. Il n'avait plus d'étudiant à impressionner. Il descendit l'escalier et se rendit dans la cuisine, en abandonnant l'idée de prendre un petit déjeuner et se préparant une autre théière à la place.
Une autre chose qui appartenait au passé – le petit déjeuner dans la Grande Salle, au beau milieu des étudiants et des autres Professeurs. Pas que ça lui manquerait vraiment, mais les autres choses…
En colère contre lui-même, il chassa ces pensées et se concentra sur le travail qu'il avait à faire à la place. Il avait préparé une liste des membres du Second Cercle de l'Ordre qui seraient utiles lors de la bataille ainsi qu'une liste de ceux qu'il faudrait inviter aux réunions stratégiques et aux entraînements physiques. Les quartiers généraux de l'Ordre contenaient une salle de gym qu'ils pouvaient utiliser pour les duels et pour répéter les différentes étapes de leur plan, mais ils avaient besoin de plus de personnes de celles qui faisaient déjà partie du Premier Cercle, et ces derniers avaient été sélectionnés pour leur aptitude au combat. Il doutait cependant que Molly Weasley et Dedalus Diggle soient très utiles dans une bataille contre les Mangemorts.
Fred et George Weasley, par contre le seraient. Il y réfléchit un instant puis ajouta leurs noms sur la liste et griffonna un commentaire supplémentaire en face. Peut-être pourraient-ils être enrôlés pour aider à la préparation également. S'ils se souvenaient bien des farces qu'ils avaient faites au fil des ans, ils en savaient probablement beaucoup plus sur le camouflage et l'art de passer inaperçu que la plupart de leurs Professeurs.
De plus, il ne devrait pas tarder à commencer les pourparlers avec le quartier général des aurors. Comme l'avait prévu Hermione, après la petite conversation avec Fudge, les aurors les avaient contactés en moins d'une semaine. Les premiers contacts avaient été hésitants et légèrement paranoïaques, mais les relations s'étaient améliorées, d'autant plus que Tonks leur avait révélé son statut de membre.
Severus l'avait houspillée pour avoir fait preuve de tant de stupidité, mais elle s'était contentée de l'ignorer et leur avait dit que tous les copains de son équipe avaient réagi avec intérêt. Severus était sûr que d'autres aurors ne tarderaient pas à rejoindre leurs rangs.
La matinée ainsi que le début d'après-midi s'écoulèrent rapidement tandis qu'il travaillait. Il ne s'arrêta que pour se réchauffer avec une soupe que Jane avait laissée au four pour lui. Hermione rentra des cours plus tôt que ce à quoi il s'attendait.
« Je n'ai entendu que du bien de ta remplaçante. » Le salua-t-elle gaiement. « Les Gryffondors la haïssent déjà, et les Serdaigles louent ses capacités. Même si les Poufsouffles sont heureux qu'elle ne soit pas aussi 'effrayante' que toi, il est clair pour tout le monde qu'elle est loin d'être aussi impressionnante que notre ancien Maître des Potions. »
Elle lui fit un large sourire tandis qu'il s'approchait d'elle, les lèvres étirées. Il la prit ensuite dans ses bras et la fit taire d'une façon qui lui était propre.
« Alors je dois être moins intéressant à vos yeux maintenant que je ne suis plus votre Professeur, n'est-ce pas Miss Granger ? » Demanda-t-il.
« Oh, sans aucun doute », répondit-elle sérieusement. « J'ai bien peur qu'il nous faille nous entraîner dur avant que je ne sois… satisfaite. » Elle dodelina de la tête d'un air de défi et il afficha une expression faussement blessée. Le sentiment de vide au fond de lui, l'incertitude qu'il éprouvait au sujet de sa décision s'évanouit d'un coup.
Ils passèrent une heure dans la salle de gym qui leur était désormais de nouveau totalement réservée, depuis que Harry et Draco étaient membres de l'Ordre. Ils pouvaient donc utiliser la pièce comme bon leur semblait, avant de retourner dans les appartements de Severus pour prendre une douche et se changer.
Pendant leurs exercices, la conversation était devenue plus sérieuse, et bien que Hermione ait tenté de changer de sujet une ou deux fois, Severus y revint au moment où ils allaient s'installer pour un dîner de bonne heure.
« Mais que se passera-t-il s'ils n'acceptent pas un plan qui vient d'une personne inconnue ? » Lui demanda-t-il encore une fois.
« Pourquoi ne le feraient-ils pas ? Nous pourrons toujours prétendre que c'est Dumbledore ou toi qui l'avez inventé. »
« Ne fais pas l'imbécile, Hermione, ça ne te ressemble pas. » Rétorqua-t-il sérieusement. « Quelqu'un doit présenter le plan à Voldemort de façon crédible. Sans ta participation, ou plutôt de ce Maître-espion, c'est totalement inutile. »
« Je déteste cette appellation. » Dit-elle calmement. « Pourquoi faut-il toujours qu'ils choisissent quelque chose de grandiose et théâtral. Espion, c'est amplement suffisant ! »
« Hermione. »
« Oui, je sais. » Soupira-t-elle. « Pourtant, ce n'est vraiment pas le moment. Ils vont tous se souvenir de ma petite crise de la semaine dernière, et ce, même si je m'excuse en leur envoyant une lettre à chacun. Si seulement nous pouvions attendre encore quelques semaines avant de leur présenter le plan. »
« Nous ne pouvons pas. » Répondit-il simplement. « Il ne nous reste plus que sept mois à peine avant Halloween, et l'Ordre a besoin de temps pour s'adapter, pour changer et s'entraîner. Nous ne pouvons pas leur soumettre l'idée seulement quelques semaines à l'avance. Pour l'instant, ce sont des civils. Et à Tintagel, nous aurons besoin de combattants. »
« Et si nous ne leur révélions qu'une partie du plan ? Le passage me concernant pourrait être annoncé plus tard… »
« Nous ne pourrons pas cacher éternellement ta véritable identité, Hermione. » La prévint-il, mais sa voix était chaleureuse et attentionnée. « Tout ce à quoi tu penses ne fera que prolonger la duperie. Et plus nous attendrons, plus nous fixerons ton image de 'jeune fille sans défense' dans leur esprit et plus il sera difficile de leur faire accepter ton statut. »
« Je sais. » Acquiesça-t-elle d'un air fatigué. « Et le jour viendra où il faudra que je me dévoile. Mais pas maintenant, Severus. Pas encore. Jusqu'au moment où il le faudra. J'appréhende tellement. De plus, l'Ordre ne réagira pas bien en apprenant la nouvelle. Tant que nous pouvons éviter la confrontation, je préfère garder le silence. »
« Tu sais que je ne prendrai jamais cette décision à ta place. » Répliqua-t-il en lui caressant doucement la joue. « Mais tu devrais t'y préparer. Quand Albus et Potter leur annoncerons le plan, ils réclameront des réponses à leurs questions. Et je ne crois pas qu'ils accepteront un plan aussi risqué de la part d'une personne qui souhaite garder l'anonymat. Maugrey a manifesté son mécontentement depuis la première fois que le Maître-espion a été mentionné, et c'est probablement ce moment qu'il va choisir pour tenter de te démasquer. »
« S'il faut leur dire la vérité pour qu'ils acceptent le plan, alors je me dévoilerais. » Dit-elle, en appuyant sa joue contre sa main, les yeux à demi fermés et emplis de tristesse. « Mais seulement à cette condition, j'espère seulement que… »
Un bruit strident les interrompit. Leurs têtes se redressèrent immédiatement et d'un seul et même geste, ils se levèrent et marchèrent vers les tapisseries magiques qui produisaient ce vacarme. L'une menait aux quartiers de l'Ordre, la seconde menait à une maison sécurisée près de Londres et la dernière était reliée à la chambre de Préfète d'Hermione dans la Tour Gryffondor. C'était cette troisième qui brillait d'une lueur dorée et qui produisait cet horrible son.
« Un hibou. » Dit Hermione en plaçant déjà sa main sur la tapisserie et en la fixant du regard. « I take care of it. 'O Rose, thou art sick !' » Déclama-t-elle en se moquant de Severus. Puis elle la traversa.
Mais quand elle revint un instant plus tard, son humeur avait totalement changé.
« Il va y avoir un rassemblement ce soir » Lui dit-elle en froissant la lettre dans son poing comme s'il s'agissait d'un ver de terre qu'elle ne voulait pas libérer. « Et… Lucius m'a écrit parce qu'il veut me voir avant. »
Assis dans son fauteuil favori, Severus se raidit totalement tandis que Hermione restait debout au milieu de la pièce, immobile, les yeux fixés sur lui, une expression indéchiffrable sur le visage.
« Je vois. » Dit-il enfin, sa bouche était soudainement devenue sèche et sa voix était rauque. « Quand dois-tu partir ? »
« Bientôt » Elle hésita un instant, puis elle marcha vers la cheminée et se servit en silence du whisky dans un verre de cristal.
« Tu ne devrais pas… » Commença-t-il, mais elle l'interrompit avec lui souriant tel un fantôme.
« Je sais. » Répondit-elle. « C'est pour toi. »
Elle traversa la pièce jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à la gauche de Severus. Elle serrait toujours la lettre dans son poing.
Il prit le whisky, mais au lieu de le porter à ses lèvres, il leva la main et toucha son bras, pour tenter de lui transmettre sa confiance et sa force, même s'il ne les ressentait aucunement.
« Nous savions que ça arriverait. » Dit-il calmement et il la sentit acquiescer vigoureusement.
Il leva les yeux vers elle et chercha son regard. Mais pour la première fois depuis des semaines, il trouva la porte de l'esprit d'Hermione fermée par des murs de pierre. Sa surprise dut se lire sur son visage, car elle s'assit soudain en face de lui sur le canapé et le dévisagea avec un regard triste.
« Je suis désolée, Severus », dit-elle. « Mais je ne veux pas que tu vois ce qu'il se passe à l'intérieur en ce moment. Crois-moi, c'est bien mieux pour nous deux. »
Cette fois, ce fut lui qui acquiesça vivement, tout en se maudissant pour sa propre faiblesse, pour son sang qui s'était glacé et pour l'inquiétude qui s'était emparée de lui.
Ils avaient toujours su que ça arriverait. Mais ils avaient tous deux choisi de l'ignorer. Ils avaient espéré qu'ils seraient épargnés. Leur amour, au cours de la dernière semaine, leur avait semblé n'être qu'un rêve, une bulle de paix et de bonheur. Il savait qu'elle se percerait un jour ou l'autre. Mais il n'imaginait pas combien ce serait douloureux quand la réalité détruirait leur rêve telle une pointe acérée. Comme il se sentait impuissant et démuni.
Lucius Malfoy l'avait appelée, et comme l'esclave obéissante qu'elle était, elle irait le rejoindre et le laisserait l'utiliser et abuser d'elle. La colère monta en lui, mais sur le visage de la jeune femme, il ne vit rien d'autre que la résignation silencieuse et l'inquiétude croissante. Ce fut cette image qui donna à Severus la force de camoufler sa rage sous un calme apparent.
« Tout va bien mon amour », lui dit-il. Il parvint même à lui faire un petit sourire. « Ne t'inquiète pas pour moi. Je serai en train de t'attendre quand tu reviendras, et rien n'aura changé. Fais juste bien attention à toi. »
Il put voir qu'elle ne le croyait pas, pas vraiment, mais elle acquiesça néanmoins.
« Je t'aime, Severus. » Murmura-t-elle. Mais elle ne le toucha pas quand elle se leva pour descendre l'escalier en colimaçon, et lorsqu'elle se revint au bout de quelques minutes, sa cape de Mangemort tourbillonnant autour d'elle, ainsi que la cape d'invisibilité prête à être utilisée, elle ne dit rien et se contenta de lui lancer un long regard indéchiffrable avant de quitter la pièce en passant à travers la tapisserie.
Il garda un visage décontracté et une allure détendue jusqu'à ce que la silhouette de la jeune femme ait disparu. Uniquement jusqu'à ce qu'elle soit partie. Son visage se tordit alors de haine et de douleur. Il attrapa le verre de cristal et le jeta sur la cheminée où il explosa en mille morceaux tranchants.
« Maudit sois-tu, Lucius Malfoy ! » Hurla-t-il dans la pièce silencieuse. « Va pourrir en enfer ! »
oOo
Il était près de minuit lorsqu'elle revint. Lui était étendu dans son lit, ses yeux grands ouverts fixaient l'obscurité.
Il put entendre la porte de la chambre de la jeune femme s'ouvrir, puis le son de la douche qui coule. Elle prit beaucoup de temps pour se laver, et plus d'une fois, il fut tenté de marcher jusqu'à sa chambre pour voir ce qu'elle faisait, mais il se retint. Elle avait besoin de prendre son temps.
Quand elle frappa enfin doucement à la porte, elle était en pyjama, ses cheveux étaient tressés et ses yeux étaient ronds et fatigués. Il put voir des traces de meurtrissures sur sa joue gauche, mais à part ça, elle semblait aller bien.
En remarquant qu'elle était toujours sur le pas de la porte, comme si elle hésitait quoi faire, il tapota délicatement le matelas à sa gauche. Elle se dirigea alors vers lui, toujours sans dire un mot. Lorsqu'il la vit grimper dans le lit, il se mit également en position assise de manière à ce qu'ils se trouvent face à face et que leurs visages se touchent presque.
« Comment vas-tu mon amour ? » Chuchota-t-il finalement d'une voix douce et tendre. Elle ferma les yeux en réponse comme si elle était soudainement submergée d'émotions.
« Fatiguée. » Dit-elle enfin. « Fatiguée et triste. Ils ont tué trois femmes ce soir. »
« Veux-tu me montrer ? » Demanda-t-il. Les yeux d'Hermione s'ouvrir au lieu de la réponse à laquelle s'attendait Severus et cette dernière fixa le visage de l'homme attentivement.
« Il n'y a rien de suffisamment important pour… » Commença-t-elle, mais il hocha la tête.
« Non. » Souffla-t-il en prenant la tête d'Hermione entre ses mains et il sentit ses doigts devenir humides. « N'essaie pas de me protéger. Je peux encaisser. N'essaie pas de te cacher. N'aie pas honte. »
Il plongea son regard dans le sien, ses mains caressaient toujours le visage de la jeune femme, et doucement, il sentit les murs de pierre qui protégeaient son esprit s'affaiblir. Elle le laissa entrer, hésitante, c'est pourquoi il attendit de la sentir prête.
Quand ils eurent terminés, les yeux de Severus brûlaient des larmes qu'Hermione avait laissé coulées.
« Je t'aime », lui dit-il avec assurance et il la vit trembler en retour. « Et quoi qu'il arrive, tu es merveilleuse à mes yeux. Tu es l'être le plus pur que je connaisse. »
Doucement, sans faire de mouvements brusques, il s'allongea et releva le bras qui reposait sur l'oreiller à sa gauche. Elle le suivit tout aussi lentement, le corps tendu et les yeux grands ouverts, jusqu'à ce que sa tête touche le bras de l'homme.
Il ne bougea pas et se contenta de fixer l'obscurité comme il l'avait pendant les nombreuses heures qu'avait durées son absence. Après ce qui sembla une éternité à Severus, il remarqua que le corps d'Hermione se relaxait. Lentement, le corps de l'espionne se rapprocha de celui de son amant et elle inclina la tête vers lui, sa joue reposant sur le biceps de Severus. Il attendait toujours, sans parler ni même bouger, et au bout d'une demi-heure de silence, elle se lova tout contre lui. Elle se détendit comme si son corps se souvenait de leur intimité tandis que les souvenirs de Lucius s'évanouissaient dans les sombres profondeurs de son esprit.
Ce ne fut qu'à ce moment qu'il bougea un bras pour l'enlacer alors qu'il utilisait son autre main pour ramener les couvertures sur eux.
« Nous pouvons le faire. » Murmura-t-il dans l'obscurité, en sentant la chaleur d'Hermione contre son corps. « Ce ne sera pas facile. Mais nous y arriverons. »
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« Nous avons un plan. » Annonça Dumbledore le vendredi soir suivant.
« Ouh ! C'est bon de l'entendre. » Répondit Bill, qui était revenu de son voyage pour la banque Gringotts deux nuits auparavant et qui devait désormais reprendre sa place au sein de l'Ordre. Les autres ne purent retenir un ricanement, mais la voix sérieuse de leur leader ainsi que sa posture les firent se calmer rapidement.
« Quel type de plan ? » Se renseigna finalement Remus quand il fut clair que Dumbledore ne continuerait pas. Il savait, bien sûr, ce qui allait suivre, mais c'était son rôle de briser la classe dans des situations difficiles ou pour poser la première question. Il aurait donc été suspect qu'il ne dise rien cette fois-ci.
Tous les yeux étaient tournés vers Dumbledore, qui était assis au bout de la table, en face de Snape.
Mais ce fut Harry qui répondit.
« Un plan pour mettre Voldemort hors d'état de nuire, une bonne fois pour toute. » Dit-il, sa détermination et son ton autoritaire rendaient sa voix froide. « Pour prendre l'avantage dans le combat et l'éliminer avec le moins de risque possible. »
Il put voir la surprise arrondir les yeux des membres du Premier Cercle. Ceux qui étaient déjà au courant, jouaient parfaitement la comédie. En particulier Hermione, qui avait encore une fois fait des excuses à chacun avant que la réunion de l'Ordre ne débute. Elle ne regardait d'un air totalement confus.
Harry savait combien elle était nerveuse au sujet de cette soirée. Ils avaient passés beaucoup de temps ensemble au cours des derniers jours, Dumbledore, Snape, Hermione et lui. Il avait bien vu comment elle avait piqué dans sa viande et les cernes qui soulignaient ses yeux indiquaient qu'elle avait peu dormi ces derniers temps.
Rien de tout ça n'était visible, bien entendu, car elle portait son déguisement de jeune étudiante sans défense. Mais ça ne l'empêchait pas de s'en apercevoir.
C'est elle qui lui avait proposé de prendre la tête des opérations. Il était logique que ce soit le Garçon Qui a Survécu qui annonce le plan qui devait permettre fin à la guerre – du moins, c'est ce qu'elle lui avait dit, et étant donné ce qu'il lisait dans le regard de ceux qui le fixaient, elle avait probablement eu raison. Il se sentait toujours maladroit lorsqu'il était le centre de l'attention, et il n'en fut que trop joyeux lorsque le Directeur reprit l'explication, comme cela avait été prévu lors d'une des dernières réunions privées.
Promptement, il leur expliqua des forces et des faiblesses de Voldemort en guise d'introduction. Il entreprit ensuite de leur exposer le plan, étape par étape en se servant du plafond magique de la salle de réunion pour qu'ils aient un aperçu global du paysage de Tintagel et pour leur montrer les différents résultats de tests et diagrammes. Il exécuta même un des charmes destinés aux bijoux qu'avaient mis au point Hermione et Severus pour masquer une signature magique. Il put ainsi proposer à chacun de l'examiner.
Harry remarqua que le Directeur avait tenu compte de toutes les remarques et suggestions qui avaient été faites au cours du dîner de la semaine précédente, il avait même ajouté quelques détails dont il n'avait jamais entendu parlé. Globalement, c'était très impressionnant, prudent et professionnel. Même s'il n'avait pas déjà été au courant, il aurait été convaincu sur le champ.
Il sembla que plusieurs membres étaient d'accord avec lui, car de nombreuses personnes hochaient la tête pensivement autour de la table. Le silence fut finalement brisé.
« Qui a pensé à ça ? » S'enquit Tonks, la voix pleine de respect. « Qui donc a bien pu avoir une telle idée ? Et pourquoi n'en avons-nous pas entendu parler plus tôt ? »
Au lieu de répondre, Dumbledore jeta un coup d'œil à Snape. C'était tout ce que Maugrey avait besoin de savoir.
« C'est le Maître-espion, n'est-ce pas ? » Demanda-t-il et à la suite de cette question, le silence se fit.
« Oui » Acquiesça Dumbledore. « L'idée originale est de notre Maître-espion, mais je peux vous assurer que Severus et moi avons travaillé sur l'ensemble du plan et que nous sommes capables de confirmer chacune de ses facettes. La cérémonie du lien existe, et Severus et moi avons tous les deux été à Tintagel pour tester la magie sous-jacente. Notre espion a désormais acquis un niveau de confiance suffisant pour être en mesure de présenter l'idée à Voldemort sans risquer de Le rendre soupçonneux. Harry a décidé de participer au plan ainsi que Miss Granger. Le plan infaillible. »
« Un plan s'élabore et se désintègre avec ceux qui l'exécutent. » Harry entendit Bill murmurer de sa place.
« C'est pourquoi nous allons commencer à nous organiser et nous entraîner dès que l'Ordre aura approuvé notre projet. » Répondit Snape du tac au tac. « Nous ne laisserons rien au hasard ou à la chance. Et si nous nous apercevons en cours de préparation que nous nous sommes trompés dans nos calculs, nous pourrons tout aussi bien abandonner. »
Nous y sommes, songea Harry, satisfait. Il ne parvenait pas à penser qu'une seule question ou un seul doute soit formuler en ce qui concernait le plan. La question du Maître-espion avait été posée, et elle avait été réglée, et si quelque chose ne leur plaisait pas, ils pouvaient tout aussi bien se retirer. A présent, ils allaient accepter et ils pourraient commencer à travailler.
Mais il avait sous-estimé l'imagination de l'Ordre. Ce fut Molly Weasley qui ouvrit le feu en faisant preuve d'un esprit critique, ce qui la caractérisait.
« Ce plan est inacceptable, Albus. » Dit-elle d'un ton décidé. « Cela voudrait dire que nous utiliserions des enfants comme appât, et je ne le permettrai pas ! Harry a bien assez risqué sa vie ! Je ne participerai pas à un plan qui le met en danger, lui et Hermione ! »
« Nous sommes majeurs, Mrs Weasley ». Lui rappela Harry gentiment. Sans parler du fait que vous faites face tout en parlant de nous à la troisième personne. « Et nous sommes impliqués. Voldemort est à mes trousses et Hermione est une sorcière née Moldue. Si nous voulons prendre ce risque, vous devriez nous laisser prendre notre propre décision. »
« Une fois diplômés de Poudlard… » Ajouta Hermione de sa petite voix d'écolière. « … nous ne serons plus en sécurité nulle part. »
« Mais comment pouvons-nous savoir que cet espion ne va pas les entraîner à l'extérieur et les kidnapper ? C'est déjà arrivé une fois pendant le tournoi, et je ne veux plus voir Harry en aussi grand danger ! »
Le tournoi. Une vague de froid envahit Harry lorsqu'il se souvint de la lutte pour sauver sa peau. Pendant un instant, il put entendre une voix glaciale lui susurrer : 'Tue the spare !', mais ensuite, il sentit la main d'Hermione toucher son bras et cette sensation le catapulta dans la réalité.
« La situation est différente. » Dit-il d'une voix forte. « Nous serons préparés, et nous saurons exactement quoi faire. Nous serons là-bas les premiers et rien de ce que nous utiliserons n'aura été touché par les Mangemorts. Nous pourrons même être équipés de portoloins d'urgence, ainsi nous pourrons facilement nous échapper si quelque chose tourne mal. »
« Vous nous avez montré ce bijou de camouflage. » Dit alors Maugrey en ignorant plus ou moins ce que venait de dire Harry. Voilà ce qu'il en est de l'autorité du Garçon qui a Survécu. Songea-t-il d'un air résigné. « Comment pouvez-vous être sûrs que cet espion n'a pas camouflé la magie de Tintagel auparavant ? Ensuite, Voldemort n'aurai plus qu'à arriver, en possession de ses pleins pouvoirs, et nous tuerait avant même que nous ayons eu le temps de Le remarquer ! »
« Et s'Il apprend qu'il n'y a pas de magie élémentale. » Ajouta Tonks. « S'Il apprend que nous voulons Lui tendre une embuscade, il pourrait très facilement faire de ce lieu un piège mortel. Ou nous envoyer une bombe par surprise et nous mettre tous sur le carreau. »
« Mes chers amis, je peux vous assurer que notre espion est totalement digne de confiance ! Il ne nous trahirait jamais pour rejoindre Voldemort ! Je ne peux que répéter… »
Tandis que Dumbledore tentait de calmer l'ambiance qui montait dans la pièce, Harry jeta un coup d'œil choqué à l'assemblé. Comme l'ambiance avait rapidement changé ! Cinq minutes plus tôt, il était absolument certain de leur succès ! Et désormais, de plus en plus de voix se joignaient aux méfiants, ne laissant aucune chance au Professeur Mac Gonagall, au Directeur ou à Remus pour argumenter.
Il compris alors pourquoi Hermione avait été aussi nerveuse. Il tourna la tête vers elle et il vit ses yeux calmes et inexpressifs plongés dans ceux de leur Chef des Renseignements qui était adossé à sa chaise et semblait complètement ignorer le chaos qui les entourait. Alors qu'il les observait, Harry vit les épaules d'Hermione s'affaisser en signe de défaite et les yeux de Severus s'étrécirent d'inquiétude.
Il réalisa alors que ces deux-là avaient abandonné toute idée de succès pour ce soir.
Même Dumbledore, éternel optimiste, semblait vaciller face à la tempête qui se déchaînait en face de lui.
« En tant qu'ami », recommença-t-il une fois encore avec tant d'autorité dans la voix que même les débats entre Mrs Weasley et Remus cessèrent. « Et en tant que leader de l'Ordre qui n'a pas seulement combattu Voldemort, mais également Grindelwald il y a de cela plusieurs années, en tant que vieil homme ayant une vie d'expériences et un grand espoir en ce qui concerne le futur, je vous demande encore une fois : Allez-vous accepter ce plan ? Je vous donne ma parole qu'il est sûr, je vous donne ma parole que tous ceux qui en ont entendu parler sont dignes de confiance. Je jure sur ma magie et mon esprit qu'il ne s'agit pas d'une ruse pour nous trahir et que Voldemort n'a aucune idée de ce qui se passe. »
Il fit une pause, prit une longue inspiration et laissa ses yeux vieux et fatigués se promener autour de la table.
« Acceptez-vous ce plan, mes amis ? »
« Non. »
Ce simple mot rompit le silence de manière froide, brutale, ne laissant aucune place aux interrogations ou aux interprétations. C'était Maugrey qui avait parlé, mais en laissant ses yeux se poser sur chacun des membres de l'assemblée, Harry s'aperçut que ce 'non' était inscrit sur bien trop de visages pour ne pas en tenir compte.
« Je n'aime pas dire ça, Dumbledore », poursuivit Maugrey d'une voix grave et bourrue. « Mais cela représente un trop grand risque pour accepter la parole d'un étranger. Vous et Snape le connaissez et vous êtes rassurer, mais avant de risquer nos vies ainsi que l'issue de cette guerre en me basant juste sur une parole, je veux rencontrer ce Maître-espion. Je veux pouvoir le regarder dans les yeux et l'interroger sous véritaserum. »
« Je peux vous assurer que le Maître-espion a mon entière confiance ainsi que celle de Severus. » Dit Dumbledore, mais tandis que ce dernier essayait de faire passer la tempête, Harry vit dans ses yeux qu'il avait conscience que cela ne servait à rien. C'était trop tard. Les dés étaient jetés. « Nous lui faisons une confiance aveugle, et vous aussi, si vous le connaissiez. »
« Mais nous ne le connaissons pas. » Rétorqua Maugrey. « Et c'est bien là le problème, n'est-ce pas ? Pourquoi nous cachez-vous son identité ? Nous étions tous au courant du statut d'espion de Severus, et rien n'a filtré pendant des années. Pourquoi ne nous faites-vous pas confiance en ce qui concerne cet espion ? Ou y a-t-il quelque chose à son sujet que vous ne voulez pas que nous sachions ? Est-ce quelqu'un dont nous pourrions remettre la loyauté en question ? »
« Il a fait plus pour notre cause que n'importe quel autre membre de ce Premier Cercle, sauf peut-être Potter. » Dit Snape qui prenait la parole pour la première fois depuis que la discussion avait commencé. Sa voix était calme et soyeuse, presque hypnotique. Harry ne savait pas si c'était de la légilimancie ou s'il était juste persuasif, mais il sentit qu'il avait envie de croire tout ce que cette voix lui disait. « La seule chose qu'il a demandé en retour, c'est son anonymat. Est-ce trop demandé de la part d'une personne qui risque sa vie chaque jour ? Ne pouvons-nous pas lui accorder cette requête ? Ou alors les serments de Dumbledore n'ont-ils aucune valeur pour vous ? »
« S'il ne s'agissait que de moi, nous n'aurions pas eu cette conversation. » Grogna Maugrey. « Je vous suivrais, vous et Dumbledore, aveuglément et contre vents et marées. Mais il ne s'agit pas que de moi, mais de nous. Il se peut que ce soit la dernière chance que nous ayons dans cette guerre, et – je suis désolé, Albus – notre vénérable chef s'est déjà trompé par le passé. Laissez-moi citer quelques noms : Quirrel. Lockhart. Barty Croupton Junior. »
« Il a raison. » Renchérit Arthur Weasley d'un ton hésitant. Son visage crispé indiquait clairement combien il était difficile pour lui de critiquer ses amis, mais également combien il était sérieux. « La décision est trop importante pour ne pas prendre toutes les mesures de sécurité possibles. Nous risquerions de perdre tout le travail que nous avons déjà accompli. »
« Sans parler de la vie de deux jeunes innocents. » Ajouta Mrs Weasley.
« Je suis désolé, Albus. » Dit Kingsley Shacklebolt qui était connu pour longuement réfléchir avant de parler. Si lui aussi s'était prononcé contre l'adoption du plan, il n'y avait plus aucune chance de faire pencher la balance. Sauf une. « Mais je pense que nous sommes tous d'accord. Si nous ne pouvons pas faire personnellement la connaissance de ce Maître-espion, nous n'envisagerons pas d'exécuter votre plan. »
Harry essayait désespérément de trouver quelque chose, une remarque qui les ferait revenir sur leur décision, qui pourrait détourner leur attention du Maître-espion, mais avant que son cerveau n'ait pu s'éclaircir suffisamment pour trouver la moindre idée, il sentit l'air remuer à côté de lui.
Hermione s'était levée de sa chaise. Son regard vif se posa sur les visages de Severus et Albus, puis sur celui de Draco de l'autre côté de la table. Il pouvait sentir sa nervosité, mais lorsqu'elle parla, sa voix était calme et assurée.
« C'est moi. » Dit-elle, et toute la salle se tut. « Je suis le Maître-espion. »
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Voilà, c'est fait. Hermione a révélé sa véritable identité. Reste à savoir comment vont réagir les membres de l'Ordre... La suite au prochain épisode, comme on dit!
Bisous à toutes et à tous et à dans deux semaines...
