Hello les amis ^^

Voici le chapitre 7 de l'Ange ! La fin approche à grands pas ! Mais rassurez-vous, je pense vraiment la refaire, sous le point de vue de Carlisle, même si elle me prendra beaucoup plus de temps.

Maintenant, les réponses aux reviews ! J'vous remercie toutes, ça donne du courage d'en recevoir !

Koocah: Merci ^^ Ouais, Carlisle is better than Edward :D Bon on va arrêter sinon on va se faire des ennemies je crois ^^

Love Divin: Ca fait plaisir à lire ça ! Perso, Carlisle est mon perso préféré, mais je suis pas encore inscrite à son fan club ! [Ha si sur Facebook XD] Et comme tu le demandes, voici la suite ^^

Jessica: Merci, malheureusement, je ne trouve pas qu'elle soit si originale que ça ma fic x) Elle est tout ce qu'il y a de plus banal [c'est du moins mon avis]. Enfin, j'en ferais d'autres qui le seront beaucoup plus [je sens que vous allez pas regretter une que j'ai en tête d'ailleurs XD]

Et comme vous l'attendez toutes: voici la suite ! Désolée, elle est un peu plus courte que d'habitude !

Merci de continuer à me lire !

Bisous

Luna

Chapitre 7: Le gouffre

Je courais aussi vite que je le pouvais, Nessie accrochée fermement sur mon dos. La voix de la fillette dans ma tête m'ordonnait toujours, d'une voix suraiguë, d'accélérer. J'évitais les branches d'arbres, racines, nids de poules et ornières du mieux que je pouvais. Le pensais que je n'allais pas m'en sortir. L'inquiétude de mon intuition n'arrangeait rien. Et c'était vrai: qu'est-ce qu'une simple et pauvre vampire pouvait faire contre trois autres de sexe masculin ? Rien. Rien, bien entendu. Tout ce que je pouvais faire, c'était courir encore et attendre un petit miracle.

-Ca va aller, murmura Nessie qui captait peut-être ma peur et mon stress, Papa, maman et les autres ne les laisseront pas nous faire de mal.

Je priais pour qu'elle aie raison. Mais je ne voyais que trop bien la situation: Ils prenaient un plaisir monstre à nous traquer. J'étais seule, seule comme je ne l'avais jamais été auparavant et je ne pourrais jamais protéger ma nièce.

Mon intuition me dicta de continuer ma fuite par les arbres. Même si je n'en voyais pas vraiment l'utilité, je sautai dans le premier venu et avançai branche par branche. Mon don ne m'avait jamais trompé et je l'écoutais consciencieusement. Pourtant, j'étais certaine que fuir n'était pas une bonne solution.

Je me rappelai soudain une vieille peur humaine. A l'époque, j'étais effrayée, non seulement par ma mère, mais aussi par les ponts. Ca avait l'air stupide, mais j'avais peur de tomber dans le vide et de m'écraser sur le sol ou de me noyer. C'étaient pour moi les pires morts.

Et maintenant, j'avais peur de me faire salir par ces hommes, et surtout, peur qu'ils s'en prennent à ma précieuse Renesmé. Quand j'étais humaine, je n'avais que ma petite personne à protéger et je faisais le stricte minimum pour qu'il ne m'arrive rien. Dorénavant, j'avais ma famille, ma petite Nessie. Elle était très importante pour moi. Plus que ma nièce, elle était pour moi comme une petite sœur et j'étais prête à tout pour elle, même à me sacrifier si nécessité faisait loi.

J'entendis des bruits de pas derrière nous. Un dixième de seconde plus tard, Renesmé fut arrachée de mon dos et on me poussa vers le sol. Je m'écrasai dans un bruit sourd sur un matelas de mousse humide.

Je me redressai vivement et vis avec horreur que William et Alex, les compagnons de mon agresseur, tenaient fermement ma nièce dans leurs bras, l'empêchant de parler et de bouger. D'instinct, je grondai sur mes ennemis et mes yeux se teintèrent d'un noir profond.

-Lâchez-là !

-Tututut ! Lança une voix à quelques mètres derrière moi, Ne crois-tu pas qu'il serait préférable d'obéir sagement ?

Je me retournai d'un geste brusque et me retrouvai face à Franck, lui qui en avait personnellement après moi. Il arborait un sourire triomphant et vicieux à la fois. Tout avait été minutieusement calculé pour que je sois piégée.

-Alors ? Reprit-il, Nous avons l'avantage du nombre et qui plus est, un otage. Si tu...

-Si vous lui faites quoi que ce soit, M'emportai-je, je vous jure que...

D'un mouvement rapide, il se plaça juste derrière moi

-Que quoi ? Petite Amy, la colère t'aveugle.

Avec une vitesse sans appel, il me prit par le coude droit et arracha mon bras. J'hurlai de douleur et tombai à genoux, tenant fermement mon moignon tandis qu'il jetait mon membre au loin.

-Alors Amy ? Si tu obéissais plutôt que de te braquer comme cela ?

L'image de moi-même, petite fille, sur un pont s'afficha sur ma rétine. J'étais penchée vers le vide, tenant la barrière de toutes mes forces, pour ne pas tomber. Le gouffre était tellement profond qu'il s'enfonçait dans les ténèbres.

-Tu as perdu ta langue ? Me demanda Franck, Si tu ne me réponds pas dans l'immédiat, on s'occupera de la gentille petite demoiselle qui t'accompagne.

Je lançai un regard furtif à Nessie. Ses grands yeux noisettes ne reflétaient que de la peur. Oui, tout avait été calculé à l'avance. Si je n'avais pas pris ma nièce avec moi, ils se seraient arrangés pour la kidnapper, même devant notre famille et m'auraient fait chanter avec elle. Je n'avais pas le choix, je me tournai vers le pervers.

-Que... Que dois-je faire ? Articulai-je

Mon interlocuteur se frotta les mains, l'air satisfait

-Pour le moment, j'ai juste besoin de connaitre la réponse à une petite question que je me pose. Mais vu que je ne te fais absolument pas confiance, je vais d'abord faire ça.

Il s'accroupit et m'arracha mon dernier bras, pour le lancer dans la même direction que le premier. Je hoquetai de douleur, tellement elle était forte. J'avais oublié ce qu'était la douleur physique, depuis dix ans que je ne m'étais plus écorchée ou fait frapper.

-Bien, c'est beaucoup mieux comme ça. Dit Franck, Alors, question ! Es-tu encore vierge ?

La colère monta, aussi vive que ma peur

-Vous et votre passion pour ce genre de choses ! Lui crachai-je difficilement au visage, Vous savez où vous pouvez vous la mettre votre question ?

Il sourit

-Ce n'est pas la peine de me répondre.

Il frôla ma joue du bout des doigts et son sourire se rempli de perversité.

-C'est parfait, tu l'es encore. Parfait, parfait !

Je le dévisageai, plus choquée que jamais.

-C... Comment ?

-Oh, simple. J'ai un don assez particulier. Quand je pose une question, ça active la mémoire. Il me suffit de toucher la personne pour lire dans ses souvenirs. N'est-ce pas pratique ?

C'était plutôt diabolique. J'étais foutue. Peut-être qu'une fois qu'il n'aurait plus besoin de moi, il me tuerait sans demander son reste. Dans un sens, ce n'était pas si mal que ça. Tous allaient être triste de me perdre, mais au moins, Esmé et Carlisle n'auraient plus de problèmes. Oui, c'était peut-être mieux comme cela.

-Prête à obéir ? Ricana Franck

Je fermai les yeux. Je savais que je devais sauter. Je n'avais plus que cela comme possibilité. Lentement, la petite fille de mon cœur lâcha les barres et tomba dans le vide.

-Je ferais ce que vous voulez. Mais je vous en prie, ne faites pas de mal à Nessie !

Ma voix se brisa. Même si ma virginité n'était pas aussi importante que la vie de ma nièce, je regrettais de ne pas pouvoir l'offrir à l'homme que j'aimais. J'étais un peu trop fleur bleue par moments, mais c'était vraiment ce que je désirais, même si de toute façon, je n'aurais jamais pu la lui donner. Alors autant que je serve une fois dans ma vie à quelque chose, et que Nessie soit en sécurité.

-Soit. Quand nous aurons fait ce que nous avons à faire, je te promets que nous vous laisseront tranquilles.

Et pour couronner le tout, il ne voulait pas me tuer ?! Je pouvais toujours lui demander de le faire, après.

D'un geste brusque, il déchiqueta en morceaux mon pull, ainsi qu'une partie de mon débardeur. Je le voyais, avec horreur, jubiler d'envie. Il passa une main sur ma taille, la caressant lentement. Ce geste me dégoutait plus que tout.

Je vis Nessie me regarder, l'air aussi horrifiée que moi. Je suppose qu'elle comprenait bien ce qu'ils allaient me faire.

-Tu es si douce, Murmura Franck d'une voix mielleuse, C'est un grand honneur pour moi de passer le premier sur ce corps si parfait.

Et le premier des trois seuls qui y passeraient.

Voir Carlisle était déjà un supplice pour moi, mais dorénavant, ça allait être encore pire. J'aurais tant aimé que ce soit lui qui me fasse ces caresses, lui qui me dise qu'il m'aime, lui qui me complimente, lui qui me fasse l'amour.

A la place, c'était cet homme, qui me caressait juste pour lui même, lui qui ne m'aimait absolument pas pour ce que j'étais, mais pour mon corps, lui qui me complimentait juste pour se vanter de m'avoir eu, lui qui allait me violer.

Franck poussa un rire tonitruant, ses yeux sortant presque de ses orbites. Ses deux compagnons observaient, attendant impatiemment leur tour. Pour ma part, si j'avais pu, j'aurais pleuré toutes les larmes de mon corps.

Et pourtant. Mon don me chuchota que ça allait aller. Qu'importe ! Je n'espérais même plus de miracles et ne croyais plus la petite voix de ma tête. La petite fille de mon cœur allait s'écraser d'un instant à l'autre, au même moment où mon agresseur me salirait à tout jamais.

Et pourtant. Pourtant, ils arrivèrent. Tous. Toute la famille était là, avec qui plus est, la meute de Jacob.

Les trois ennemis parurent étonnés, mais certainement pas autant que moi, qui avait perdu tout espoir.

Ma famille avait l'air très en colère, mais ce n'était rien, comparé à celle incrustée sur le beau visage de Carlisle. Il tenait fermement mes deux bras dans les siens. C'était une bonne chose, je n'aurais pas à chercher des heures après.

D'une vitesse tellement rapide que je ne le vis pas, mon Ange se jeta sur Franck, laissant mes deux membres à terre, ramper lentement vers moi.

Des loups attaquèrent Alex et William, mais j'étais trop concentrée sur mon sauveur qui plaqua son ennemis au sol. Mon Ange gronda, tel un énorme lion. J'avais beau être encore sous le choc de ce qu'il aurait pu se passer si ma famille et mes amis n'étaient pas intervenus, j'étais néanmoins étonnée de la violence dont Carlisle faisait preuve.

Mais Edward posa une main sur l'épaule de notre chef.

-Carlisle. Ne te salis pas les mains avec ce genre de pourriture.

-Je m'en fiche, Dit-il, Il va payer pour ce qu'il a fait...

-Non, reprends tes esprits, Dit Edward, Ramène plutôt Amy à la maison, nous allons nous occuper d'eux.

Mon Ange ferma les yeux et inspira profondément en serrant la mâchoire.

-Tu as raison, mon fils.

D'un mouvement rapide, il se leva et s'approcha de moi. Ses yeux, qui d'habitude étaient chaleureux et dorés comme le miel, étaient maintenant noirs et froids comme les ténèbres.

-Amy... Murmura-t-il

Tout ce qu'il se passait autour de nous était devenu flou. Dans mon esprit, il n'y avait plus que lui et moi. J'étais comme enfermée dans une bulle.

Soudain, je remarquai que je tremblais de la tête aux pieds. La peur avait été trop forte. Il me prit alors dans ses bras, me serrant contre son torse et courut vers la maison. Il attrapa mes membres abandonnés, rampant toujours vers moi et ils se fixèrent d'eux-même à leur place.

Je sanglotais sans pouvoir verser une seule larme, prêtant à peine attention au fait que j'avais retrouvé mes deux bras.

-C... Carlisle...

-C'est fini. C'est fini, Amy, Me susurra-t-il à l'oreille

-J... J'ai eu si peur ! Couinai-je

Je levai les yeux vers lui. Il avait l'air torturé par la douleur. Nous arrivâmes dans la maison, plus précisément, dans ma chambre. Et il s'assit sur mon lit, me tenant toujours dans ses bras, me berçant telle une petite fille

-J'ai vraiment cru que nous allions arriver trop tard, Chuchota-t-il

-Et moi que vous ne viendriez jamais...

Il me regarda d'un ai grave. Il savait que j'avais raison. Il s'en était fallu de peu. Si ils étaient arrivés quelques minutes plus tard, j'aurais été souillée à jamais. Je serrai son pull de toutes mes forces. J'avais eu beaucoup de chance, mon intuition ne m'avait, une fois de plus pas trompée et la petite fille de mon cœur qui avait sauté dans le vide avait été sauvée par un Ange magnifique.

-Merci... Merci Carlisle.

Il me caressa tendrement les cheveux et me serra avec un peu plus de force dans ses bras. La peur avait fait place au soulagement. Décidément, si mon prince charmant existait bel et bien, il s'agissait de Carlisle, et de personne d'autre. Je voulais tout faire pour le rendre heureux. Et pour ça, il fallait que je sois correcte avec sa femme, que je ne perde pas patience devant ses colères. Je sentais que j'avais le courage de le faire. Oui. Je pouvais le faire et j'allais le faire.

Nous entendîmes Bella rentrer à la maison. Lentement, je me mis debout et descendit dans le salon, escortée par mon Ange. Ma belle-sœur tenait sa fille dans ses bras. Elle paraissait choquée.

-Amy... Nessie m'a fait part de ses souvenirs. Tu... Je te remercie pour ce que tu as fait pour elle. Enfin, ce que tu as failli subir.

Je sourit timidement

-Ce n'est rien. Je considère Renesmé comme ma petite sœur. Je n'aurais pas supporté qu'ils lui fassent du mal.

Elle posa Nessie sur un des divans, se jeta sur moi et me prit dans ses bras. Cette marque d'affection me toucha plus qu'il n'en fallait pour le dire. J'étais soulagée qu'elles aillent bien, que la famille aille bien. Car je savais qu'il n'y avait rien à craindre. Les agresseurs n'étaient que trois, et ils avaient comme opposants, en plus de la famille, une bonne partie de la meute de Jacob. Ils devaient d'ailleurs être déjà hors d'état de nuire.

Nous nous assîmes, attendant le retour des autres. Ce qui ne tarda pas à arriver. La famille, revint au grand complet, Jacob et Edward en tête. Les autres loups-garou devaient être rentrés chez eux, à la Push. Mais je vis directement que quelque chose n'allait pas. Tous arboraient des regards furieux, surtout Esmé et Rosalie. Mais Edward parut soudainement soulagé. Il avait dû lire dans les pensées de sa femme et de sa fille. Néanmoins, Esmé s'avança vers moi et avant même que personne n'aie pu toucher un mot sur la situation, elle me jeta une claque sur le visage. Tous la regardèrent avec un air d'ahuri.

-Te rends-tu compte de ce que tu as fait ? Me hurla-t-elle

-Esmé... Commença mon Ange

-Non, Carlisle ! Il n'y a pas de « Esmé » qui tienne ! Toute la famille a été mise en danger, tout ça à cause d'elle, et d'elle seule !

Elle était en train de piquer une crise. Je vis Nessie se ratatiner sur elle-même, n'aimant que trop peu les cris de sa grand-mère.

-Esmé, Dit Edward, Amy n'a rien fait de mal.

Elle se retourna vivement vers son fils aîné

-Pardon ? Ta fille a failli y passer à cause des imbécilités de cette petite idiote, et tout ce que tu trouves à dire, c'est qu'elle n'a rien fait de mal ?

Je me levai vivement. Le fait qu'elle m'aie frappé ne m'avait pas plus touché que cela, mais qu'elle dise de moi que je suis une petite idiote...! Tant pis pour le promesse que je m'étais faite quelques minutes auparavant, il fallait que je réagisse autrement que comme un légume !

-Je n'ai fait que suivre mon don ! Dis-je

-Ton don ? S'emporta-t-elle, TON DON ? Tu mens, ton don ne t'aurais jamais trompée !

Ce fut au tour de Carlisle et Bella de se lever, d'un même mouvement

-Jusqu'à preuve du contraire, Esmé, Lança mon Ange, Son don ne l'a pas trompée. Amy et Nessie sont toutes les deux saines et sauves.

Elle hésita quelques instants, sachant parfaitement que son mari avait raison. Elle cherchait quelque chose à redire

-Oui, saines et sauves physiquement, mais tu as vu l'état de choc de Renesmé ? Et que ce serait-il passé si on était arrivé trop tard ? Ils lui auraient fait du mal !

Nessie pinça les lèvres et se mit debout sur ses petites jambes. Elle s'approcha à courtes enjambées de sa grand-mère et lui prit la main. Elle lui insuffla ses souvenirs et Esmé grimaça, n'ayant plus rien à redire. Elle s'assit et croisa nerveusement les jambes tandis que ma nièce donnait ses souvenirs au restant de la famille. Tous parurent gênés de ce qu'ils avaient pu penser quelques minutes avant. Emmett et Alice s'assirent même à côté de moi pour me remonter le moral. Mais il n'y avait rien à faire, Esmé me lançait toujours des regards remplis de haine. Carlisle essayait de la rendre un peu plus souriante et aimable, comme avant, mais ça ne faisait qu'aggraver la situation.

Je me sentais mal à l'aise et pris congé de ma famille. Emmett m'ébouriffa les cheveux et me dit gentiment que si j'avais besoin de quoi que se soit, je pouvais compter sur lui.

Je le remerciai et partit dans ma chambre, sous les regards de tous. Je me changeais, histoire d'être un peu plus présentable et m'affalai sur mon lit. Cette journée avait été longue. Trop longue. J'étais mentalement épuisée. Il me fallait du repos.

Mais la petite voix dans ma tête me signala que je n'allais pas pouvoir me reposer avant quelques temps...