Coucou tout le monde !
Vous vous attendiez à avoir la suite aussi vite ? Non ? A vrai dire, moi non plus.
Enfin, le voici, le voilà... Eh ben non, c'est pas le pov de Carlisle. C'est l'épilogue d'Amy. Il est bien entendu plus court qu'un chapitre normal.
Cette fois-ci, c'est bien la fin du pov d'Amy !
Les réponses aux reviews (je suis d'ailleurs étonnée d'en avoir autant en si peu d'heure de publication !)
Arya Destiny: Ha ben, je suis contente que tu aimes vraiment bien Amy ! Par moment, je dois dire que je ne l'aime pas trop, pour tout ce qu'elle fait subir aux autres Cullen, mais c'est vrai que je l'adore [Encore heureux x)] ! Tu peux fonder le club Anti-Esmé mais je pense pas que je m'y inscrirais XD Je l'aime pas plus que ça, mais bon x)
Manelor: Alors là ! J'en reste sans voix ! Je te remercie vraiment pour cette review ! Elle m'a fait chaud au cœur ! J'espère que la suite te plaira autant que les premiers chapitres ! Merci, merci et encore merci pour cette magnifique review !
Jessica: Ha bah, j'suis encore sans voix [dites donc, vous vous êtes concertées pour me faire de super reviews ou quoi ? XD] ! Ca me rend folle de joie de savoir que j'ai réussi à faire passer des émotions dans ma fic ! Ca y est maintenant c'moi qui ai la larme à l'œil, mais de joie cette fois T-T
honey1607: La suite ? La voila ! ^^ Comme pour Manelor, j'espère que cet épilogue te plaira autant que le reste !
Severine5890: T'inquiète pas, voila une « mini-suite » ! Mais je ne promets pas qu'elle te contentera ;)
Voila, je vous laisse lire. Je tiens quand même à repréciser que le pov de Carlisle prendre peut-être plus de temps, donc j'vous dis que le premier chapitre sera pour vendredi, mais je promets absolument rien. Il sera peut-être même là dans deux semaines =/
Bisous à toutes \o/
Luna
Épilogue
Carlisle. Son visage n'arrêtait pas de s'afficher sur ma rétine. Puis, son corps apparaissait, passant de flou à net. Il s'approchait de moi, me caressait les cheveux, le visage. Il me susurrait des mots doux à l'oreille. Il m'embrassait avec amour. Il me parlait de son passé, de ses envies, de ses journées à l'hôpital. Qu'est-ce que j'aimais cela. Ces moment étaient comme du miel pour moi. Mais il me disait, me criait, me hurlait de ne pas partir, de ne pas le laisser.
La réalité revint. Les flocons tombaient lentement sur mon corps allongé.
Où étais-je encore ? Ah, oui. New-York. Avec ses buildings gris, ses bruits de klaxon et de freins. Des sons de la ville et de son stress.
Je me redressai lentement et me mis en position assise. J'avais perdu toute notion de temps. Quel jour était-on ? Je n'en savais rien. Quel mois ? Bonne question. A la vue des sapins décorés de milles couleurs, dans les appartements de l'immeuble d'en face, je supposai qu'on devait être dans les alentours de Noël et par conséquent de mon 26ème anniversaire. Onze ans donc que j'avais le statut de vampire, offert par mon Ange, mon amour.
Je fermai une nouvelle fois les yeux et me retrouvai entourée de mon ancienne famille. Nous passions une soirée formidable, tous ensemble. Emmett et Jacob faisaient les imbéciles sous les rires du restant du clan. Nessie s'amusait avec mes cheveux, dans mes bras. Tout le monde affichait un sourire heureux. Puis, Esmé apparut. Elle se dressa devant moi et Carlisle et lui hurla qu'il devait choisir entre elle et moi.
Je me réveillai. La nuit était tombée sur la ville. Ces derniers temps, la plupart de mes rêves se terminaient mal et vite. Je me mis debout et me rappelai soudain pourquoi j'avais pris place sur cet immeuble. D'ici, je pouvais voir le nouvel appartement de la mère que j'avais quand j'étais humaine. Elle, qui n'était plus qu'une femme déprimée et sans le sou, avait reprit les choses en mains. Elle s'était trouvé un travail de vendeuse et vivait maintenant une vie convenable.
Un souvenir de l'an passé me revint à l'esprit. Moi, au volant de mon ancienne voiture et mon Ange, à mes côtés. Nous parlions de choses et d'autres, de ce que j'avais fait pendant les trois ans où j'étais partie.
Il n'y avait personne dans la rue. La nuit devait être déjà bien entamée. Je sautai de l'immeuble, la tête dans les nuages, et me retrouvai sur le trottoir.
Depuis quand n'avais-je plus chassé ? Je ne m'en rappelais plus. Des semaines ? Des mois ? En marchant, j'essayais de me souvenir de ma dernière chasse en solitaire. Mais il n'y avait rien à faire, les seules chasses qui arrivaient de me mémoire étaient celles avec Carlisle ou un autre des Cullen.
En fait, je n'étais même plus sûre de savoir depuis combien de temps j'étais partie. Je calculai rapidement. Si nous étions bien en décembre, cela faisait neuf mois. Mais étions-nous bien dans la même année que celle où j'étais partie ? Je vis au loin un cadrant digital affichant l'heure et la date, qui me confirma que je n'étais partie que depuis bien neuf mois.
Je déambulai dans les rues de New-York. Je remarquai que j'avais l'air misérable, avec mon jean et mes convers troués, et mon T-shirt sale. Les gens encore debout me regardaient passer avec étonnement. Certains croyaient même qu'ils avaient trop bu.
Mais je m'en fichais. J'étais plongée dans mes doux souvenirs avec lui, mon Ange. Je ne faisais même pas attention à ma gorge brûlante et me laissais transporter par mes jambes. Je quittai New-York. Pour aller où ? Ca m'importait peu de le savoir. Je me repassai en boucle le sourire de Carlisle, tel un vieux DVD rayé.
Après je ne sais combien de temps, je me rendis compte que j'étais arrivée devant la première villa des Cullen qui m'avait hébergée. Elle ressemblait étrangement à celle de Forks et était inhabitée. Mon ancienne famille ne vendait jamais les maisons, pour un éventuel déménagement. Carlisle avait une valise où toutes les clefs étaient soigneusement rangées. Mais un double était à chaque fois caché près de la villa, au cas où la valise viendrait à se perdre pour une raison quelconque. Alice et moi avions enterrés la deuxième clef au pied du saule, situé dans le jardin. J'allai la chercher et pénétrai dans la résidence. Tout était poussiéreux et il n'y avait plus un seul meuble. Pourtant, je me souvenais des endroits où se situaient les divans, les armoires, les chaises et les tables. Cette maison avait vu mes premiers pas en tant que nouveau-né. Je la revisitai, les souvenirs pleins la tête. Les pièces étaient déjà énormes, mais sans les meubles, elles étaient immenses. Je montai les étages et me retrouvai face à mon ancienne chambre, celle où mon Ange m'avait transformé. Je m'y engouffrai. Ce lieu était presque sacré pour moi. C'était la première fois que Carlisle avait été aussi proche de moi.
Je m'assis en tailleur et fut immédiatement transportée par un rêve merveilleux.
J'étais dans ses bras. Il me berçait tendrement. Je profitais de ces moments privilégiés avec lui. Sa voix et ses mains me caressaient, ses yeux me protégeaient et son odeur m'hypnotisait. Mais soudain, il arrêta de me caresser, de me bercer et de me chuchoter des mots doux. Il me regarda d'un air grave et lança
-Tu vis trop dans tes pensées, tes rêves et tes souvenirs. Apprends à vivre au présent, Amy.
Je sortis brusquement de mon songe, comme si on m'avait jeté un sceau d'eau glacée au visage.
Qu'avais-je fait pendant neuf mois ? Ce que je venais d'entendre de la bouche de Carlisle étaient les même paroles que j'avais dit à Esmé, avant de partir. Et qu'avais-je fait ? Qu'avais-je fait pendant ces derniers mois ? J'étais allée à New-York et n'y avais pas bougé. Si j'avais été à la chasse dix fois, c'était plus qu'énorme ! Je n'avais fait que de me réfugier dans mon passé et les rêves pour échapper à la douleur que j'avais ressenti en partant !
Quelle idiote je faisais !
Je me levai, bien décidée de revenir sur le droit chemin, quand la voix dans ma tête me hurla avec puissance de rentrer à Forks.
Si j'avais été humaine, j'aurais fait une crise cardiaque. Je n'avais plus entendu mon don depuis des mois et le voila qu'il m'ordonnait de rentrer. Peut-être était-ce dû au fait que j'avais construit un mur autour de moi, et qu'en prenant conscience du fait que je ne faisais que m'enfuir dans mes rêves, je l'avais détruit.
Que fallait-il que je fasse maintenant ? Avec ce stupide don qui me hurlait toujours de rentrer, je ne m'entendais même plus penser ! Tant pis. Autant l'écouter. Je sortis de la villa et cachai la clef au même endroit qu'auparavant. Je n'avais aucune carte de banque, et encore moins de pièce d'identité sur moi. Je n'aurais donc pas pu rejoindre Forks en avion. Qu'importe ! Je commençai à courir du plus vite que je le pouvais, prenant bien soin de passer par les endroits déserts, histoire de ne pas me faire voir et de pouvoir chasser un peu.
J'avais l'impression d'avoir été tirée d'un très long sommeil. Toutes mes idées c'étaient remises en place. J'avais l'impression de renaître. J'avais promis à Carlisle de revenir en cas de problèmes et voilà que je suivais ma promesse. Mais depuis quand mon don me prévenait-il ? J'espérais qu'il ne soit rien arrivé de grave à un membre du clan.
Forks – New-York, en voiture, cela fait à peu près 24h de trajet. Pour moi, il ne m'en fallu pas plus de quinze. J'étais d'ailleurs étonnée de ma vitesse.
Quand je fus face à la villa, les flocons, qui n'étaient pas encore tombés dans la région, se posèrent délicatement sur mon corps glacé.
Tout de suite, je vis que quelque chose clochait. La maison n'était pas éclairée et je n'entendais aucun bruit.
Je tentai d'ouvrir la porte d'entrée. Elle n'était pas fermée. Je pénétrai dans le hall et appelai
-Carlisle ?
Pas de réponse.
-Emmett ? Alice ?
Toujours rien. J'avançai dans le salon à pas lents
-Jasper ? Rose ?
Sur la table de verre, je vis une alliance que je reconnus tout de suite comme étant celle d'Esmé
-Esmé ?? Continuai-je à appeler
Je courus vers le premier étage. Personne.
Le deuxième ?
Je montai les marches quatre à quatre. La porte de ma chambre était grande ouverte, la lampe de chevet y était allumée. Et, assit sur mon lit, il y avait Carlisle, qui jouait du bout des doigts avec son alliance.
Nous nous dévisageâmes pendant de longues secondes. Il avait l'air triste et heureux à la fois. Pour ma part, je me sentais mal à l'aise d'arriver comme cela, sans prévenir.
-Où... Où sont les autres ? Demandai-je
-Chez les Denali.
Cela me rassura quelque peu. Mais...
-Et Esmé ? Où est-elle ?
Vous n'êtes pas avec les autres ?
Il planta son regard mordoré dans le mien et me fit un demi-sourire.
-Je ne sais pas. Elle est partie. Pour toujours.
