Coucou les amis !
Désolée pour le retard, mais en ce moment, je suis à fond dans un forum-RPG Twilight, et je m'y amuse comme une folle. Du coup, j'ai un mal de chien à me concentrer sur autre chose. Et je dois dire que pour faire le pov de Carlisle, il me faut toute ma concentration !
Alors voici enfin le premier chapitre, j'espère qu'il vous plaira... Personnellement, je me suis ennuyée à l'écrire. Il faut dire que les trois premiers chapitres seront quasi identiques à ceux du pov d'Amy.
Mais après ça ira mieux, youpi !
Bref, dites-moi ce que vous en penser !
Je ne sais pas quand vous aurez la suite par contre... Désolée !
Bisous,
Luna
Chapitre 1: Mon pêché
Quatre cents ans. En quatre cents ans, j'avais passé mon temps à apprendre, me maîtriser, sauver des vies. Et ce dernier siècle, j'avais acquis une famille, et vivait en harmonie avec eux. Cette famille, je l'avais attendue depuis bien longtemps. Nous partagions le même mode de vie, les mêmes principes et nous étions de la même espèce. J'aimais ma femme et mes enfants. Pour moi, cette vie était la plus parfaite qui puisse exister. Et en partant travailler, ce matin-là, j'étais loin de me douter que cette vie allait être chamboulée. Plus que ma vie, mon existence entière.
La moitié de la matinée s'était déroulée sans encombres. Les patients avaient été de bonne volonté, et j'avais pu prendre le temps de les écouter, de partager leurs problèmes et de les conseiller.
Alors que je venais de m'occuper d'un patient dans sa chambre, mon bipeur sonna, m'avertissant qu'un nouveau malade attendait d'être examiné par mes soins. Je descendis aux urgences et une infirmière m'informa qu'il s'agissait d'une fillette, et que ses parents n'étaient pas avec elle. Elle m'avait dit cela d'une voix plus que suraiguë. Il arrivait souvent que les infirmières se trompent dans leurs actions quand j'étais présent. Je redoutais d'ailleurs qu'elles ne fassent un jour une erreur fatale. Je souris à ma collègue, qui fondit sur place puis s'éloigna.
J'entrai dans la salle où attendait la jeune patiente, en jetant rapidement un coup d'œil sur les raisons de sa venue: douleur au bras. Quand je la vis, après être apparu de derrière le rideau, je me raidis une fraction de seconde. La fillette assise devant moi était -je devais bien l'avouer- misérable. Elle était très petite, ses vêtements étaient troués à certains endroits et ses longs cheveux noirs encadraient son maigre visage. Mais ce qui me surprit le plus, ce fut sans contextes son odeur. Elle sentait incroyablement bon. J'avais l'impression d'être attiré. Attiré par son sang, comme si il ne demandait qu'à être bu. J'avais presque l'impression d'être retourné à l'état de nouveau-né. Mais j'avais lutté assez longtemps pour contrer cette envie et parus décontracté. Je fis du moins tout pour le paraitre.
Ses immenses yeux bleus me fixèrent comme si j'avais été le messie. Je ris intérieurement. J'étais loin d'être ce qu'elle pensait. J'étais l'une des pires créatures qui puisse exister sur cette terre. Mais elle, elle était vraiment mignonne. Innocente, fragile... Elle était humaine.
Je m'approchai d'elle, un sourire aux lèvres
-Bonjour, alors il parait qu'on a mal au bras ? C'est lequel ?
Elle me regarda, bouche-bée et ne me répondit pas tout de suite. Avait-elle perdu sa langue ? Ou alors peut-être était-elle muette. Non, elle était juste émerveillée par mon inhumaine beauté. Peut-être qu'elle était fascinée par moi. Mais il ne fallait pas. Les êtres de mon espèce ne sont pas fascinants, ils sont dangereux. J'aurais pu la tuer en un clin d'œil. Et son sang qui m'appelait n'arrangeait rien à cela. Mais cet air béat sur son visage m'amusait beaucoup, et la rendait très craquante.
-Le gauche, murmura-t-elle
Sa douce voix me raisonna dans la tête. Pourquoi ? Je ne savais pas trop. Je gardai le sourire et pris son bras pour l'examiner. A mon contact, elle frissonna, ce qui était parfaitement normal. Ma peau était froide, comparé à la sienne, qui était si chaude. Après une brève vue de son membre endolori, mon diagnostic fut fait: Il était seulement fêlé. Mais je m'inquiétais. Je pouvais voir diverses hématomes de couleurs différentes sur ses mains, et même sur son visage.
-Ton bras m'a juste l'air fêlé, j'irais de chercher une atèle. Mais dis-moi, comment t'es-tu fait cela ?
Son visage, déjà très pâle pour une humaine, blêmit, la rendant presque translucide.
-Je... Je suis tombée dans les escaliers, me répondit-elle d'une voix tremblante.
Mensonges. Une maigreur et des coups pareils, à autant d'endroits... Ses parents la battaient surement. J'aurais aimé la ramener à la maison. Inutile de dire qu'Esmée aurait été ravie d'avoir une petite fille dont elle devait s'occuper. Je décidai de la piéger, même si ce n'était pas très correct venant de ma part.
-Quand ?
-Hier.
Je fronçai les sourcils et plongeai mes yeux dans les siens. Son odeur me déstabilisait. J'avais envie de son sang. Il fallait que je me contrôle. Oui, il fallait que je parte, que je ne reste pas plus longtemps avec elle. Je me voyais déjà, penché sur elle, enfonçant mes crocs dans son maigre cou.
-Je vais chercher une atèle, je reviens tout de suite.
Je m'éloignai à pas vifs, me dirigeant dans les couloirs de l'hôpital. Je me rendis compte que je voulais être avec elle. Ces minutes que je passais seul m'étaient insupportables. Je la voulais pour moi tout seul, je la désirais. Et je me prenais pour un fou. Sur les documents qu'elle avait rempli, il était marqué qu'elle n'avait que huit ans. Une gamine, une fillette. Ce n'était pas quelque chose de normal. Je pris une atèle à sa taille dans la réserve. Quand je revins et qu'elle me vit, elle me lança un sourire radieux, qui me fit littéralement fondre. Non, ce n'était pas normal. J'étais marié, et j'aimais Esmée. Mais cette fillette, je voulais son bonheur. C'était inexplicable. J'avais eu le coup de foudre pour ma femme quand je l'avais vue, cliniquement morte à la morgue, mais ce qu'il se produisait avec cette jeune inconnue frôlait l'inimaginable, l'indescriptible.
-Je vais t'installer ça, dis-je d'une voix douce.
Je posai l'atèle sur son bras légèrement gonflé à cause de la douleur. Elle me remercia dans un murmure. Je ne pus m'empêcher de poser une main sur sa tête et lui caresser ses cheveux noirs comme l'ébène. A ce geste, elle rougit et baissa les yeux sur mon torse. Quand elle releva la tête, je la fixai d'un regard grave. Non seulement parce qu'elle se faisait battre par ses parents, mais aussi et surtout, parce que je ne savais pas ce que je ressentais. Pire que ne pas savoir, je ne comprenais pas.
Elle parut gênée
-J... J... J... Je vais... Y a... A... Aller ! Articula-t-elle
Elle se leva d'un bon tandis que je lui souriais, essayant une nouvelle fois de paraître naturel. Je la laissai partir à contre-cœur. Elle n'avait même pas payé sa consultation. C'était bien là le cadet de mes soucis, j'allais le faire pour elle. Non, ce qui me préoccupait, c'était de savoir si j'allais la revoir un jour.
En rentrant ce soir-là, Edward me dévisagea sans modération. Heureusement, il ne dit rien de ma journée au restant de la famille. Peut-être attendait-il que je le fasse.
Amy revint me voir fréquemment. Elle se trouvait toujours une douleur quelconque pour que je l'ausculte. Et jamais elle ne prenait la peine de payer, ce qui m'amusait beaucoup. Au moins, je la revoyais, j'étais heureux. Et égoïste.
Après quelques rencontres, je décidai de parler d'elle au restant du clan. Alice et Esmée voulaient absolument la rencontrer. Rosalie s'en fichait royalement, Emmett disait que cela pourrait être amusant, et Jasper et Edward ne révélèrent pas leur avis.
Je voyais Amy grandir, se transformer en une adolescente, au fur et à mesure que les années passaient. Et mon envie d'elle et de son sang ne s'estompa pas. Bien au contraire. Mais je me contrôlais. Elle était bien trop importante pour moi. Et je n'avais bien entendu pas parlé de cet appel irrésistible à qui que ce soit, surtout pas à Esmée. Je ne voulais pas l'inquiéter.
Amy et moi, nous parlions beaucoup. Elle se confiait à moi facilement et me racontait le train train de son quotidien. Sa mère se prostituait pour gagner de l'argent. J'en étais certain: c'était elle qui battait ma petite Amy. Je ne voyais pas qui d'autre l'aurait fait, vu qu'elle n'avait aucune autre personne dite 'proche'. Parfois, j'avais envie de la prendre dans mes bras et de m'enfuir avec elle. Tout quitter, tout laisser derrière moi, et une fois qu'elle aurait atteint un âge assez mûr, je l'aurais transformée et nous aurions vécu ensemble, pour l'éternité. Mais cela ne me ressemblait pas, et n'était que pure folie, il fallait bien l'avouer.
Le jour de ses quinze ans, je lui offris un petit pendentif en forme de 'A'. C'était de la part de toute la famille. Amy me remercia, le visage radieux. Elle me faisait véritablement fondre comme de la neige au soleil. Mais un nuage menaçait mon petit bonheur avec elle: Nous allions devoir déménager. Cela faisait plus de sept ans que notre clan s'était installé dans la périphérie de New-York. Edward me l'avait rappelé la veille et il était temps de penser à un nouvel endroit où vivre. Mais je ne voulais pas la quitter. Je ne voulais pas la laisser seule, avec une mère pareille. C'était très égoïste de ma part, j'en avais parfaitement conscience. Il fallait qu'elle m'oublie, qu'elle trouve quelqu'un qui l'aime à sa juste valeur pour qu'elle puisse vivre heureuse.
Tandis qu'elle partait pour rentrer chez elle, un nouveau patient arriva. Accident de voiture. Il fallait opérer. La journée était loin d'être finie.
Durant l'opération, je n'étais pas totalement à mon affaire. Je pensais à mon Amy. Elle était un pêché envoyé par le Diable pour me tester. Je souris derrière mon masque. Même si elle était réellement un petit démon, mes sentiments pour elle n'auraient pas changés.
Je n'allais pas la voir de tout le weekend. J'avais donc tout le temps nécessaire pour trouver comment lui dire que je devais partir. J'aurais tant aimé revoir encore un de ses si jolis sourires, écouter encore sa vie. Mais j'allais devoir attendre encore la semaine prochaine, et lui annoncer cette mauvaise nouvelle.
L'opération ne dura pas aussi longtemps que je l'avais prévu. Mes dons de vampires venaient encore de sauver une vie.
Je me changeais rapidement dans les vestiaires. Dans le vestiaire, un collègue me félicita pour le 'miracle' que je venais une nouvelle fois d'effectuer.
-Aller, je vous laisse Carlisle. Passez un bon weekend. Au revoir.
Toujours souriant, je lui renvoyai son salut et me retournai. A une dizaine de mètres de moi était figée sur place, Amy. Ses yeux étaient remplis de larmes. Elle avança vers moi, tremblant de la tête aux pied. Ca n'allait pas. Il s'était forcément passé quelque chose, pour qu'elle revienne me voir comme cela, aussi tard.
-Amy ?
Elle grimaça, courut vers moi, des perles coulant sur son visage et s'écrasa contre mon torse. J'enroulai tendrement mes bras autour de son maigre corps. Je n'eus pas le temps de la questionner sur les raisons de sa venue, elle commença à me parler de son plein gré. Si je pouvais appeler cela parler...
-Elle... Elle... Elle... Elle a...
-Calme-toi, Amy.
-Elle m'a vendue ! S'écria-t-elle d'une voix frôlant l'ultra-son, Elle m'a vendue ! Ma virginité ! Un homme ! Inconnu ! Moche ! Pervers ! Taré ! Folie !
Je me raidis. Sa mère n'avait tout de même pas fait une chose pareille ?! Sa mère avait voulu la vendre à un homme ? Vendre la virginité de sa fille ? Elle n'avait donc aucuns scrupules. Une envie de meurtre m'envahit soudainement. Je resserrai un peu plus mon étreinte autour d'Amy. Le temps me paraissait long. Mais je profitais de ce moment avec elle, enroulée dans mes bras. Il fallait que je prenne une décision, et vite. Tant pis, j'allais tenter le tout pour le tout.
-Viens, on va chez moi. Tu n'as qu'à rester pour le weekend. On verra quoi faire une fois là-bas.
Je passai un bras autour de ses épaules et la conduisis vers ma voiture. Une nouvelle BMW noire, un cadeau que m'avait fait les enfants. Elle entra côté passager sans demander son reste. J'étais certain qu'elle ne demandait qu'à être loin de sa mère folle à lier. Comme pour répondre à ses exigences, je pris l'autoroute et poussai sur l'accélérateur. Autant être le plus vite possible à la maison. Je n'arrêtais pas de lui jeter des coups d'œil furtifs, qu'elle ne remarquait pas. Ses larmes avaient finis par arrêter de couler. Nous arrivâmes dans le petit village en périphérie de New-York et je me tournai cette fois vers elle, de sorte à ce qu'elle sache que je la regarde
-Il ne t'a rien fait au moins... Cet homme ?
-Non. Il... Il m'a juste touché la poitrine. Je me suis enfui direct avant qu'il ne fasse pire.
Je pris le chemin asphalté, un peu plus brutalement que ce que je le voulais. Quelqu'un l'avait touchée, un inconnu. Je vis noir, et je serrai un peu plus les mains sur mon volant. Je l'aurais tué. Si il avait été devant moi, j'aurais tabassé cet homme, je l'aurais étripé, je l'aurais...
-Heureusement que je ne l'ai pas devant moi... Enfin on arrive bientôt.
J'entrais dans l'allée de la villa et garai la voiture dans le garage énorme, sortit de mon bolide et allai ouvrir la portière de ma petite protégée. Une fois qu'elle fut à mes côtés, je la repris par les épaules elle regarda les voitures d'un air admiratif. Il était vrai qu'elles étaient toutes assez peu fréquentes, cela dû au prix de l'engin.
-On aime beaucoup la vitesse, chez nous, lui dis-je un sourire aux lèvres.
Elle parut légèrement confuse.
-Heu, ha. Dis... Carlisle, je ne veux pas déranger tu sais... Vous êtes déjà beaucoup...
Je ris. C'était seulement maintenant qu'elle me disait cela ? Elle était vraiment craquante.
-C'est un peu tard pour me dire ça. Et puis tu ne nous déranges pas. Bien au contraire.
Ce qui était bien vrai. Je voyais déjà Alice et Esmée sauter de joie rien qu'à l'idée d'avoir une nouvelle venue pour le weekend. Vu que je leur avais beaucoup parlé d'Amy, elles la connaissaient presque aussi bien que moi. Mais il n'y avait rien à faire, elle me cachait certaines choses, dont par exemple le fait que sa mère la batte. Néanmoins, j'allais casser ce mur de secrets entre nous. Il le fallait. Nous montâmes les escaliers et j'ouvris la porte qui donnait sur le salon. Esmée nous attendait déjà. Elle avait bien entendu senti que quelqu'un m'accompagnait. Quand elle vit mon pêché, elle lui sourit gentiment. Son sourire si pur, si agréable, qui faisait autre fois chavirer mon cœur. Mais maintenant, c'était celui d'Amy qui me faisait chavirer.
-C'est toi Amy ? Demanda ma femme
-Oui... Répondit l'intéressée dans un murmure.
Esmée prit l'adolescente dans ses bras et la serra avec précaution contre elle.
-Je suis heureuse de te connaitre. Je suis la femme de Carlisle, Esmée.
A peine avait-elle dit cela que les enfants apparurent. Ils auraient pu essayer d'arriver avec un peu plus de normalité. Mais Amy ne parut pas plus déroutée que cela. Esmée quant à elle, les présenta un à un. Alice ne put s'empêcher de la prendre elle aussi dans ses bras et de la saluer. Amy parut assez gênée de la proximité de ma femme et de ma fille. Ces dernières, elles, étaient comme je l'attendais, ravie de rencontrer la fille que je connaissais depuis si longtemps. Mais Amy, bien qu'intimidée, semblait elle aussi assez contente de la situation. Je posais mes mains sur ses épaules, et commençai à expliquer la situation à la famille complète, tandis que nous nous dirigeâmes vers le salon. J'obligeai Amy à s'asseoir. Jasper et Edward ne semblèrent pas très choqués. Mais pour ce qui était d'Alice et Esmée...
-Bon, maintenant, dis-moi la vérité, dis-je, Depuis combien de temps ta mère te bat-elle ?
Mes deux vampires de fille et femme ouvrirent la bouche mais furent interrompue par Amy.
-Depuis toujours... Je crois. Elle ne m'a jamais donné une seule caresse et je dois manger ses restes.
C'était bien ce que je pensais, malheureusement. Je m'en voulais de ne pas l'avoir sortie de là avant. Mais je n'avais pas le pouvoir de revenir en arrière. D'ailleurs, ce genre de don ne devait pas exister.
-Comme un chien ?! S'exclama Alice
-Oui, si on veut... Dit Amy, un petit sourire sur le coin des lèvres.
Si ma chère et tendre Esmée avait été humaine, elle aurait fondu en larmes. Mais elle n'en avait plus la possibilité. Elle bondit sur notre humaine et la serra dans ses bras.
-Je vais te préparer un bon repas ma chérie.
Esmée était vraiment une crème de gentillesse. Elle s'en alla dans la cuisine, sous les yeux curieux de la famille. Esmée n'avait plus jamais préparé à manger depuis sa transformation, ce qui datait déjà de bientôt cent ans. Mais bien vite, de bonnes odeurs nous parvinrent aux narines. C'était très étrange d'être vampire. Les odeurs étaient bonnes, mais ne nous donnaient pas l'envie de manger ce qui cuisait. Seulement le sang coulant dans les veines d'Amy me donnait soif. Très soif. Mais j'arrivais à me contrôler. Et puis quel effet cela aurait fait au clan de voir leur chef se jeter sur une petite humaine qu'il avait lui-même recueillie ? Moi-même, je ne sais pas dans quel état je me retrouverais, de l'avoir tuée. Ce que je voulais plus que son sang, c'était son bonheur.
J'étais réellement contrarié par cette envie de son sang. Je m'assis tranquillement, tandis qu'elle me dévisageais. Se doutait-elle de quelque chose ? Surement que non. Elle me voyait certainement bien dans mon couple et dans ma famille. En fait, tout le monde me voyait comme cela. Tout le monde sauf Edward qui connaissait la vérité. Et heureusement, il ne dirait rien, je le savais. Amy continuait de me regarder, l'air mal à l'aise
-Si tu veux, Dis-je, Je peux repartir demain. Je ne tiens pas à vous dér...
-Pas question. l'interrompis-je, Je ne veux pas que cette femme pose une nouvelle fois ses mains sur toi. D'ailleurs, nous iront la trainer en justice, elle le mérite bien.
-Mais !! Ils... Ils me mettront en famille d'accueil ! Je ne te verrai plus !
Elle voulait rester avec moi ? Même pas avec la famille, avec moi. Car c'était bien ce qu'insinuait ce petit 'te'. Je me sentis flatté. Cela voulait-il dire qu'elle tenait à moi ? Quel idiot, bien sûr qu'elle tenait à moi. J'étais son confident depuis maintenant sept années, celui à qui elle disait tout. C'était par ailleurs vers moi qu'elle était venue tout à l'heure, quand elle n'avait nulle part où aller. Elle m'aimait. Mais comme une fille aime son père. Et je devais apprendre à l'aimer comme un père. Au moment où j'allais lui dire qu'il y avait toujours la possibilité de l'adoption, mon Esmée revint, tenant dans ses mains une assiette remplies de bonnes choses pour un humain. Ma femme au visage en forme de cœur lui tendit des couverts
-Régale-toi !
Amy se jeta sur le plat, avalant goulument la nourriture, tandis qu'Esmée lui servait un grand verre de coca, lequel fut vide en seulement quelques gorgées. Ce spectacle était amusant, et en même temps touchant. Elle avait si faim qu'elle mangeait comme si nous allions lui reprendre la nourriture des mains.
-Mange plus doucement, Dis-je, Nous n'allons pas manger dans ton assiette.
Amy hocha légèrement la tête et commença à manger plus consciencieusement. Edward pouffa et Jasper me dévisagea. J'avais fait là une sorte de blague stupide, que nous seuls pouvions comprendre. Notre invitée, elle, n'était pas censée savoir que nous n'avalions plus de nourriture solide depuis quelques années déjà. Une fois son repas terminé, Esmée lui apporta le dessert. Trois jolies boules de glace, de couleurs différentes.
-J'ai jamais mangé de glace !! S'exclama Amy, les yeux pétillants
Esmée rit et Alice la compara avec un petit chien sauvage. Elle avait raison. Même si je trouvais que ma protégée ressemblait plus à un chat sauvage. Elle était belle et gracieuse comme une féline, farouche et accordait difficilement sa confiance aux personnes qui l'entouraient. Seul moi avait percé sa petite bulle de protection. Je savais qu'elle m'aurait donné Dieu sans confession. Mais il ne fallait pas. J'étais dangereux. Malheureusement, je ne pouvais pas lui montrer. Je ne voulais pas qu'elle aie peur de moi, qu'elle s'enfuie. Et puis je ne pouvais pas lui révéler le secret. Et pourtant, si j'avais pu, j'en serais mort d'envie.
Je conseillai vivement à mon humaine, mon pêché, de s'allonger sur le divan et de dormir un peu. Elle avait besoin de repos, surtout avec les évènements de la soirée. Elle acquiesça et sombra dans un sommeil profond presque immédiatement. Avec la délicatesse accordée aux membres de mon espèce, je m'assis et posai sa tête sur mes genoux. Elle ne remarqua rien. Pendant toute la nuit, je la regardai dormir, lui caressant de temps à autres les cheveux. Esmée paraissait ravie d'avoir une fille aussi jeune sous son toit. Il fallait absolument que je parle à toute la famille de cette idée d'adoption. Mais cela n'avais pas l'air d'enchanter tout le monde. Jasper et Edward restaient dans leur coin. Mon fils aîné fredonnait une mélodie qu'il inventait à l'instant même, et le deuxième paraissait loin dans ses pensées.
Mon regard repartit sur Amy.
-Nous devons la garder. Dis-je d'une voix chaleureuse
On eut dit qu'Edward avait attendu cela toute la nuit. Il bondit sur ses jambes et lança un regard assassin à l'humaine endormie.
-Nous ne pouvons pas la laisser ici !
-Mais enfin, Edward ! S'écria Esmée assise à côté d'Amy, Elle a un passé si difficile ! On ne peut pas la laisser aller chez des inconnus ou pire, la laisser retourner chez sa mère !
-C'est vrai. Renchérit la lutine Alice, De plus, j'ai vu que si elle rentrait maintenant chez elle, elle se ferait taper dessus jusqu'à la mort !
Edward grogna, jetant des regards noirs à tout le monde
-Nous ne pouvons pas la mettre dans le secret. De plus, nous devons partir ! Cela fait trop longtemps que nous sommes ici.
Je soupirai et posai un énième fois une main sur les cheveux noirs corbeaux d'Amy. Il était vrai que cela faisait très longtemps que nous vivions dans cette périphérie de New-York. Il fallait que nous déménagions au plus vite. Pour ma part, ma décision de garder Amy était déjà prise depuis longtemps.
-Nous n'aurons qu'à l'emmener avec nous, dis-je sur un ton sec, De toute manière, je ne veux pas qu'elle retourne là-bas. Et elle ne sera au courant de rien, Nous jouerons le jeu.
Cela n'eut comme seul effet que d'enrager encore plus Edward. Pourtant, il connaissait déjà le fond de ma pensée, depuis le temps que je réfléchissais à ceci.
-Elle se doute déjà de quelque chose ! En sept années que vous vous connaissez, tu n'as pas changé, pas vieilli, Carlisle !
-Nous n'avons qu'à la mettre au courant alors. Dit Alice
-C'est ça, Ricana Edward, Pourquoi pas la transformer tant qu'on y est !
Quelle idée ! J'avais déjà pensé à la transformer, mais ça aurait été pour plus tard. Il était vrai que la faire devenir comme nous n'avait rien d'illégal. Elle avait passé l'âge de l'enfance depuis quelques années. Même Jane, une des garde d'Aro avait été changée avant Amy.
-Et pourquoi pas ? Lançai-je tout en continuant à lui caresser les cheveux
Edward ferma les yeux et soupira, au bord de la crise de colère.
-Faites ce que vous voulez. Elle va bientôt se réveiller. Je pars chasser, tu viens avec moi, Jasper ?
Sans un mot, l'intéressé se leva et les deux partirent. Le soleil commençait à se lever, mais était caché derrière des nuages épais. Il allait surement pleuvoir aujourd'hui.
Effectivement, Amy ouvrit ses yeux bleus sur mon visage. Elle me sourit timidement de ses jolies lèvres. J'avais une envie folle d'y poser les miennes. Je devais sérieusement me calmer moi, Amy allait peut-être devenir ma fille, surement pas ma maîtresse !
-Tu es réveillée ? Demandai-je en souriant à mon tour, Tu as bien dormi ?
-Oui, et vous ?
-Nous n'avons pas beaucoup dormi. On a préféré veiller sur toi.
C'était plutôt que nous n'avions pas besoin de nous reposer. A mes paroles, Amy me sourit une nouvelle fois, mais avec encore plus de joie et de bonheur que d'habitude sur le visage. Un peu comme si le simple fait de savoir que nous avions passé la nuit à veiller que tout aille bien, la rendait euphorique.
-Que dirais-tu d'une bonne douche ? Demanda Esmée, Alice te donnera des vêtements propres et je te ferai quelque chose à manger pendant ce temps.
Amy parut hésitante
-Mais...
Alice l'interrompit en lui bondissant dessus, telle une sauterelle, les yeux pétillants
-Excellente idée Esmée !
Et sans demander son reste, elle prit l'adolescente par la main et l'entraina hors du salon.
-Occupe-toi bien d'elle ! Lançai-je
-Pas de problèmes !
Encore heureux, je ne tenais pas qu'elle lui fasse du mal, surtout avec toutes ces agréables années de vie commune qui se profilaient à l'horizon.
