Coucou les petits amis !
Voila ENFIN le chapitre deux du point de vue de Carlisle ! Je suis désolée qu'il aie pris autant de temps ! Et je ne saurais malheureusement pas répondre à vos commentaires, tellement il y en a ^^'
Bref ! Ce chapitre aura pris la blinde de temps à être créé, mais voyez le bon côté des choses, il est hyper long ! Huit pages en word ! Quand même hin !
J'espère qu'il ne vous décevra pas. Je commence le chapitre trois aujourd'hui si j'ai pas trop la flemme, et au pire demain ! Voilou !
Bisous,
Votre dévouée Luna.
Chapitre 2: Transformation
Amy était restée le weekend entier à la villa. J'avais l'impression de la voir renaitre. Elle était heureuse avec Alice. Ces deux là s'entendaient à merveille. Elles étaient parties faire un petit tour en voiture, et ma fille avait même appris à conduire à notre humaine. De plus, elles s'étaient trouvé une passion commune: Le cinéma. Amy raffolait des films en tout genres et Alice avait des cassettes vidéos à la pelle. J'étais heureux de les voir si soudées en si peu de temps. On aurait dit des sœurs. A dire vrai, elles avaient un petit air de ressemblance, de par leurs cheveux noirs, leur visages fins et leur petite taille.
La nuit du samedi au dimanche se passa à peu près comme la précédente. Amy dormit la tête posée sur mes genoux. Après une longue discussion en famille, nous décidâmes de la garder avec nous. Alice m'informa qu'elle allait chasser le lendemain, et qu'il faudrait profiter de ce moment pour aller chercher les affaires d'Amy. Elle n'avait pas eu de visions, et donc tout allait certainement se passer dans l'ordre. Esmée était toute emballée à l'idée que l'humaine vive avec nous. Mais Edward paraissait toujours aussi réticent.
-Je ne sais pas si c'est une bonne idée qu'elle vive avec nous...
Esmée parut fronça les sourcils
-Edward ! Nous sommes tous d'accord pour qu'elle vive ici, alors ne fais pas le difficile ! Quand tu auras appris à la connaitre, je suis sûre que vous vous entendrez à merveilles.
Ca par contre, je n'en étais pas si certain. Edward pouvait avoir un caractère épouvantable quand il s'y mettait ! Mon fils me lança un regard furtif, les lèvres pincées. Désolé, Edward. Mais il ne s'agissait là que de la simple vérité. Je devais néanmoins le remercier pour son silence. Car ce que j'éprouvais pour Amy n'avait pas changé d'un poil. Bien au contraire, j'avais l'impression que plus je lui fournissais du bonheur, plus j'avais envie de lui en donner encore plus. Et plus j'avais envie de ne l'avoir que pour moi. J'étais un sacré égoïste.
Le lendemain, Amy et Alice jouèrent aux échecs. Évidemment, l'humaine perdait tout le temps. Normal, étant donné que ma vampire de fille pouvait voir tout les coups de son adversaire. Heureusement, Amy donna plus de fil à retordre à Esmée, qui perdit tout de même une partie.
Vers la fin de l'après-midi, Alice partit, comme nous l'avions prévus la nuit précédente, chasser. Elle mentit à sa petite sœur de cœur en disant qu'elle partait faire un tour dans les bois. Amy voulu l'accompagner, mais Alice lui dit qu'elle avait des choses à régler avec moi et lui promit qu'elles partiraient toutes les deux la semaine prochaine y faire un tour.
Je posai une main sur l'épaule de mon pêché et lui souris chaleureusement.
-Esmée et moi devons te parler.
Je la fis asseoir sur un des divans, et m'assis avec ma femme, sur celui face à elle.
-Nous avons beaucoup réfléchit, Esmée et moi, Dis-je
Je vis le visage d'Amy se crisper légèrement. Avait-elle peur que nous l'abandonnions ? Quelle idée ! Nous sourîmes presque à l'unissons, ma moitié et moi.
-Tu n'iras pas en famille d'accueil, nous allons t'adopter.
-Pardon ?
Elle avait répondu du tac au tac, sans crier gare. Elle avait dû s'attendre à tout, sauf à ça, vu sa réaction. Je ris intérieurement. Mais je vis le sourire d'Esmée se faner.
-Tu n'es pas contente ? Tu ne te plais pas ici ?
-Bien sûr que si !! S'exclama notre humaine, Mais c'est si... Soudain !
Je souris une nouvelle fois. Oui, c'était soudain. Il ne fallait oublier qu'elle n'avait jamais eu quelqu'un pour s'occuper d'elle. Alors une nouvelle pareille, ça ne pouvait que la chambouler.
-Je sais. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps, nous allons bientôt déménager. As-tu des affaires à reprendre chez ta mère ?
Question stupide. Chez sa mère, elle ne devait pas avoir grand chose. Mais elle me répondit qu'elle devait reprendre ses cours, ainsi que quelques vêtements. Je ne pus m'empêcher de rire. Des vêtements ? Alors qu'on en avait à ne plus savoir qu'en faire, ici ? Quand je lui dis qu'elle n'avait pas à s'en faire pour ce 'petit' détail, elle sourit et m'avoua avec une petite pointe d'ironie que j'avais raison. Elle était craquante. J'avais décidément hâte qu'elle vive pour de bon avec nous. Je me levai donc, prêt à partir. Esmée donna à Amy un sac de voyage pour qu'elle puisse y mettre -le peu- d'affaires qu'elle avait à reprendre et nous partîmes de la maison, avec la voiture.
Je ne voyais pas vraiment l'intérêt d'aller rechercher des cours. D'accord, nous étions déjà à la moitié de l'année scolaire, mais Amy aurait pu se remettre en ordre dans son nouveau lycée. Enfin. Je voulais aussi m'assurer que c'était bien cela qu'elle voulait.
-J'espère que tu te plairas, à long terme avec nous.
J'eus une réponse immédiate
-Mais enfin Carlisle ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien qu'avec vous ! Même si...
-Edward et Jasper sont un peu étrange, Terminai-je
Mon humaine acquiesça dans un souffle. Je ris. Il était vrai que mes deux fils aînés étaient assez taciturnes, du point de vue d'un humain. Je dis à Amy qu'il leur fallait le temps pour qu'ils s'habituent, ce qui était totalement vrai. En effet, ce n'était pas facile pour un vampire de vivre avec une humaine, 24h/24. Mais ils allaient s'y faire. De toute façon, ils n'avaient malheureusement plus trop le choix. La conversation dévia sur Emmett et Rosalie, qui étaient parti en voyage de noces. Amy parut étonnée qu'ils soient mariés alors qu'ils étaient comme frères et sœurs. Après quelques minutes de silence, ma très chère et tendre humaine reprit la parole.
-Ah oui, avant hier, je vous ai entendu parler. Edward parlait d'un secret...
Je me crispai légèrement. Nous qui pensions qu'elle dormait à poings fermés. Je fus réellement mal à l'aise et tiraillé entre deux choix. Le premier était de ne rien lui dire. Le deuxième, de lui avouer toute la vérité, maintenant. Mais j'avais peur. Peur qu'elle-même ne prenne peur et décide de s'en aller, de partir je ne sais où, qu'elle ne donne plus de nouvelles. Mais il fallait bien qu'elle sache le secret de notre espèce à un moment ou à un autre.
-Emmett et Rosalie rentrent ce soir. Je te dirais ce secret quand nous serons tous réunis -je me tournai vers elle pour terminer ma phrase- en famille.
Ce dernier mot parut la faire crouler de bonheur. Je ne l'avais jamais vue aussi heureuse. Ses yeux étaient illuminés d'une lueur splendide.
Une fois arrivés à New-York, Amy m'expliqua comment se rendre chez elle. Je fus choqué de la misère de son quartier, et encore plus de l'appartement dans lequel elle vivait. Alors c'était donc là qu'elle avait vécu pendant les quinze années de sa vie ? J'eus encore plus envie de la submerger de bonheur, elle qui avait vécu la misère. Amy m'informa que sa mère n'était pas là, après un bref coup d'œil vers ce que je devinais être son appartement, et me demanda de la laisser y aller seule. A contre-cœur, j'acceptai. Je la vis donc sortir de ma voiture, et s'engouffrer dans le vieil immeuble délabré. Les secondes me paraissaient être un éternité. Les humains étaient malheureusement si lent. J'hésitai sérieusement à transformer ma petite chérie en vampire. Mais il fallait d'abord qu'elle profite de sa vie d'humaine. Une fois transformé, il y a des choses que nous ne pouvons plus faire. Pour elle, il aurait été mieux qu'elle se trouve, plus tard, quelqu'un qui l'aime et qu'elle aie une vie heureuse, des enfants avec lui. Tant pis pour moi, j'avais de toute façon déjà Esmée, que j'aimais à un point fou. Mais Amy, c'était pire. Bien pire.
Absorbé par mes pensées, je ne vis pas cette dame rentrer dans l'immeuble. Du moins, je ne fis pas plus attention que ça à elle. Ce ne fut que quand j'entendis les cris d'Amy que je compris. Je sortis de la voiture et entrai dans l'immeuble à toute vitesse. Je suivis l'odeur de mon humaine, qui était surplombée d'un parfum lourd; celui de sa mère. Arrivé devant la porte de son appartement, je ne sus trop quoi faire. Entrer sans crier gare ? Ce n'était pas trop mon genre. Nerveusement, je frappai à la porte. J'entendis un bruit sourd et une porte se fermer, puis la mère d'Amy m'ouvrit. J'avais enfin face à moi cette femme qui avait fait subir à mon humaine le pire calvaire sur cette terre. Cette femme était d'un blond presque platine, les cheveux aussi longs que ceux de sa fille, mais bien mieux entretenus. D'assez grande taille, elle était maquillée comme un pot de peinture. A peine m'eut-elle vu qu'elle adopta une position décontractée, appuyée sur le cadran de la porte.
-Vous êtes un client ? Vous êtes si beau... Pour vous la première nuit sera grat...
Je la poussai brusquement et entrai dans l'appartement. J'entendais sangloter derrière cette porte, au fond. A vitesse relativement humaine, je courus vers cette porte, l'ouvrit et découvrit... Amy. En sang. Je ne l'avais jamais vue dans un état pareil. Les larmes coulaient sur ses joues gonflées par les coups, son œil gauche avait été enfoncé dans son orbite. Je devinais plusieurs côtes cassées, vu sa façon de respirer, et même très certainement, un hémorragie interne. J'avais peur. Elle n'allait pas survivre à de telles blessures. En même temps, j'étais furieux. La femme qui lui avait fait cela était là, derrière moi, à me noyer de paroles toutes aussi stupides les unes que les autres. Et j'étais triste. Car c'était de ma faute si mon humaine était dans cet état. Si seulement j'étais venu avec elle.
-Amy...
Il ne fallait pas perdre de temps. Je la pris dans mes bras et me dirigeais vers la porte. Cette femme me barrait le passage. Je lui lançai le regard le plus haineux du monde. Elle parut hésiter quelques instants. Elle avait peur. Normal, j'étais son prédateur et prêt à lui sauter dessus pour la tuer. Mais il fallait que je reprenne mes esprit, que je me calme. Comment faire avec ma pauvre Amy, au bord de la mort dans les bras ?
-Vous... Vous n'allez tout de même pas me prendre ma fille ?! Hurla cette folle
Je soupirai de rage
-Si ce n'est pas moi qui vous la prend, ce sera la mort.
Elle parut choquée devant la véracité de mes paroles. Je la dépassai sans poser mon regard sur elle. Une fois dans la cage d'escalier, je me mis à dévaler les marches, à vitesse de vampire, posai Amy sur le siège passager et m'installai derrière mon volant. Je démarrai en trombe. Je lançai des regards furtifs à mon humaine, qui avait l'air totalement déboussolée par le fait qu'on soit arrivé si vite dans la voiture.
-Carlisle... Croassa Amy d'une voix rauque, Ta voiture va être tâchée de sang.
-Comme si cela avait une quelconque importance, Dis-je d'un ton plus sec que je l'aurais voulu.
J'appuyai sur l'accélérateur. Je ne voulais pas qu'elle me quitte. Et il fallait absolument que je la transforme à la maison, histoire de pouvoir lui injecter de la morphine, pour qu'elle ne puisse pas souffrir.
Je remarquai qu'Amy était maintenant inerte, sa respiration plus lente que jamais. Je serrai sa main dans la mienne.
-Ressaisis-toi, Amy ! Ton coeur ne doit surtout pas lâcher. Et il lâchera si tu t'endors. Parle-moi !
-...Désolée.
-Pourquoi es-tu désolée ?!
-De te... Causer des soucis.
Je ris jaune. Elle me causait du soucis ?? Alors que c'était ma faute si elle était dans un état pareil ?
-C'est à moi de te dire ça, j'aurais dû venir avec toi !
Pas de réponses. Elle sombrait à nouveau dans un sommeil profond et éternel.
Je la réveillai une nouvelle fois avec des paroles confuses, remplies de stress. Heureusement, nous arrivâmes à la villa. Je garai la voiture maladroitement, sortis, pris Amy dans mes bras et courus vers le salon. Toute la famille nous attendait. Alice se jeta sur moi, plus paniquée que jamais.
-Carlisle-j'ai-vu-ce-qu'il-allait-arriver-mais-vous-étiez-déjà-partit-j'ai-pas-eu-le-temps-de-te-prévenir-et...
-Calme-toi Alice ! Ne respirez surtout pas. Je ne tiens pas à ce que l'un d'entre vous lui saute dessus.
-Je sais. Dit Esmée, Quand Alice nous a prévenu, j'ai demandé à Edward et Jasper d'aller chercher Emmett et Rose à l'aéroport.
Nous nous dirigions vers l'une des seules chambres libres, celle située à l'étage. Je déposai Amy sur le seul lit de la maison, celui que j'avais acheté pour au cas où on aurait à loger un humain. En l'occurrence, Amy.
-Sage décision.
Après quelques secondes plombées d'un lourd silence, Esmée souffla
-Carlisle... Tu vas la...
Je hochai la tête et pris la main gauche d'Amy dans la mienne
-Amy. Me fais-tu confiance ?
Une affirmation sortit difficilement de la bouche de mon humaine adorée.
-Bien. Tu vas connaitre le secret, mais ce sera très douloureux.
Là, sa réponse m'étonna. Elle me demanda de la transformer. J'avais déjà remarqué qu'elle avait une sacrée intuition. Peut-être qu'elle allait avoir un don aussi pratique que celui d'Alice. Je lançai un regard à Esmée et Alice, leur faisant bien comprendre que je préférais être seul pour faire cela. Elle acquiescèrent et sortirent de la chambres, l'air toujours aussi inquiète. Je pris une seringue, la remplis de morphine et l'injecta dans le corps de ma protégée. J'attendis que le médicament fasse effet et me penchai sur la jeune adolescente, qui allait le rester pour l'éternité. Je posai mes lèvres sur son cou.
-Excuse-moi Amy, ça va faire vraiment mal.
Mais moi ? Allais-je y arriver ? Son cou m'envoutait plus que jamais. J'avais une immense envie de planter mes crocs dans sa peau et de la vider de son sang. Non, je devais tenir. Il ne fallait pas que je boive le liquide de son corps. Je ne l'avais encore jamais fait, et je n'allais jamais le faire.
Lentement, j'ouvris la bouche et mes dents pénétrèrent dans son maigre cou, pour finir par trancher son artère. Et là, le liquide chaud s'engouffra dans ma bouche. Il était bon. Excellent. Meilleur que tout ceux qui avaient touchés mes papilles gustatives depuis que j'étais devenu un vampire. Ce sang m'envoutait et sans m'en rendre compte, je commençai à le boire, gorgée après gorgée. Quand la réalité me fit face, je lâchai prise brutalement, regardant l'état d'Amy, dont le corps commençait à se faire envahir par le poison. Et avec horreur je me sentis lécher lentement les lèvres. J'aurais aimé me tuer, à cet instant précis. La seule règle que j'avais instauré à la famille et à moi-même, je venais de l'enfreindre. Mais au moins, je m'étais arrêté à temps, et elle était sauve. Et moi, qu'étais-je ? J'étais un fou. Il n'y avait pas d'autre mot. Il fallait être complètement cinglé pour faire ce que je venais de faire. Amy était tout pour moi, et j'avais manqué de la tué. Je me repris soudainement. A quoi venais-je de penser ? Amy était tout ? Elle était plus importante qu'Esmée ? Peut-être. Il fallait que je médite là dessus, même si cela ne me réjouissait guère. J'aimais ma petite vie bien tranquille, avec ma femme et mes enfants. Et ça allait continuer comme ça. Amy allait devenir notre sixième enfant et nous allions tous vivre le parfait bonheur. Oui, tout irait bien.
J'entendis Edward et Jasper revenir, accompagnés de Rosalie et d'Emmett. Ils montèrent les escaliers pour venir à ma rencontre, et surtout à celle de notre petite humaine, qui allait maintenant faire partie de notre espèce. Emmett m'apprit qu'Edward s'était chargé de lui expliquer toute l'histoire. Il semblait un peu plus heureux de devoir partager son toit avec une nouvelle vampire plutôt qu'une humaine. Rosalie quant à elle, restait silencieuse comme une tombe. Je pouvais comprendre le pourquoi de ce silence: En réalité le fait qu'Amy se soit fait battre lui rappelait très certainement qu'elle-même s'était fait battue durant sa vie d'humaine.
La famille décida de partir à la chasse. Quant à moi, je fis le choix de rester avec ce pêcher, dont le cœur battait à un rythme régulier, mais extrêmement lent. Edward me fixa longuement du regard. Peut-être hésitait-il à me parler. C'était pourtant le bon moment, et je me serais exprimé à cœur ouvert avec lui, même si cela ne lui était pas vraiment utile. Finalement, mon aîné décida de chasser avec le restant de la famille.
Les trois jours qui suivirent me parurent être sans fin, restant au chevet d'Amy, et ne la quittant pas une seule seconde. Chaque membre de la famille venait nous rendre visite à tour de rôle pour prendre des nouvelles de notre nouvelle congénère. Ce ne fut que le jeudi que je vis les signes de la fin de la transformation: Cœur battant de plus en plus rapidement, la respiration quant à elle, devenait de plus en plus lente et finit même par s'arrêter. On en était maintenant au stade final. Le visage de notre cadette était maintenant d'une blancheur et d'une beauté mystérieuse. Son œil était à nouveau là, la paupière de celui-ci, légèrement bombée le prouvait. Oui, il ne restait plus beaucoup de temps pour que je lui explique ma vie. A ce moment, Esmée monta nous retrouver
-Elle ne s'est toujours pas réveillée ? Questionna ma femme
-Non. Murmurai-je
-Ça va faire trois jours. Et tu n'as pas quitté son chevet.
-Je sais. Mais les battements de son cœur se font de plus en plus rapide. Ça touche à sa fin. Elle doit même nous entendre. Je vais lui raconter, tout ce qu'il y a à savoir.
-D'accord.
Ma douce partit. Je soupirai et entamai le long récit qu'était celui de ma vie et de notre espèce en général. Plus j'avançais dans les années, plus le rythme cardiaque d'Amy accélérait. Et quand j'eus fini de lui expliquer tout ce qu'il y avait à savoir, le cœur de notre nouvelle-née s'emballa. Je lui pris la main pour qu'elle garde courage. Et quelle dose n'en avait-elle pas déjà usée ?! Même si je lui avais injecté de la morphine, maintenant, elle devait souffrir le martyr ! Son corps devait lui crier sa douleur.
La famille accourut dans la chambre, voulant assister au réveil de leur nouvelle sœur et fille, quand un dernier battement fit écho. Un silence lourd et impatient surplomba la pièce. Et mon pêché ne se réveillait pas. Elle n'ouvrait pas les yeux, son cœur ne battait plus, et elle ne respirait plus. On eut pu croire qu'elle était morte.
-Amy...?
Après une fraction de seconde, elle ouvrit de magnifiques yeux rouges sang sur moi. Sur moi, et moi seul. Je la regardai me fixer, les yeux remplis de curiosité. Je tenais toujours sa main fermement dans la mienne et lui fit le plus beau sourire que je puisse faire. A son tour, elle me sourit timidement et se redressa brusquement. Elle ouvrit la bouche, voulant parler mais évidemment, aucun son ne sortit de sa gorge. Cela m'amusait beaucoup, vraiment.
-Et si tu respirais pour parler ?
Je la vis prendre une bouffée d'oxygène. Ses yeux s'illuminèrent, quand elle sentit toutes les odeurs possibles et imaginables. C'était merveilleux de la voir goûter aux nouvelles sensations que lui procurait le statut de vampire. Soudain, Amy fronça les sourcils et elle battit des mains, comme pour chasser quelque chose. Je lui lançai un regard soucieux
-Qu'y a-t-il ?
-La poussière m'empêche de bien te voir ! Me dit-elle comme si cela était d'une évidence totale, Waouh, qu'elle voix !!
Je ris, accompagné par le restant de la famille. Amy lança un regard par dessus mon épaule, sauta à une vitesse extrême sur l'appui de fenêtre et gronda. Réflexes de nouveau-né, elle était toute excusée. Quant elle eut reconnu sa nouvelle famille, elle sauta par dessus le lit et s'excusa, gênée.
-Tu n'as pas à t'excuser, dis-je, C'est une réaction normale face à des inconnus. Surtout quand on est pas encore... Civilisé.
-Mais ! S'exclama Amy, Emmett et Rosalie ne sont pas des inconnus si ils font partie de la famille !
Nous rîmes de bon cœur. Alice et Esmée s'approchèrent. L'aînée de mes filles souhaita la bienvenue à sa nouvelle sœur, qui la remercia chaleureusement. Nous étions tous heureux d'avoir une nouvelle parmi nous.
-Elle a l'air sympa cette petite, lança Emmett, Un peu frêle, mais bon.
Un élan d'affection me serra le cœur, et j'ébouriffai tendrement les cheveux de ma chère et tendre Amy.
-On en fera quelqu'un de bien.
Mais Amy paraissait plus que jamais gênée. Les yeux rivés sur ses pieds, elle nous annonça qu'elle avait fort soif. Ah ! Il était vraiment temps qu'elle nous l'annonce. Je proposai à ma nouvelle fille de partir tout deux à la chasse. Alice -et cela ne m'étonna pas trop- se mêla à la conversation pour venir avec nous. Ce fut à ce moment là qu'Emmett commença à faire ses stupides paris avec ses frères. Qu'elle idée idiote de parier sur le nombre d'humains qu'un nouveau-né peut tuer... Amy, ne sachant pas ce que ses aînés faisaient, les questionna. Quand elle apprit le sujet de leurs paris, elle s'énerva et jura à son ours de frère qu'elle n'allait jamais tuer un seul humain. Mise en jeu ? Si elle ratait, elle devait faire ce qu'ils voulaient pour les cinquante prochaines années. Les garçons quant à eux, devraient faire le tour de la propriété, accroupis, chantant l'hymne nationale et tout cela en caleçon. Je ne pus m'empêcher de sourire en imaginant mes fils. Néanmoins, cette histoire de paris commençait sérieusement à devenir insupportable Je pris ma fille par la main et nous sortîmes de sa chambre, descendant les escaliers rapidement. Mais une que nous passâmes devant le miroir, Amy s'arrêta net.
-Oh mon Dieu... Souffla-t-elle
Elle se fixa longuement dans la glace, et moi je la fixais elle. C'était vrai qu'elle s'était embellie à cause de sa transformation, mais même avant, elle était déjà magnifique pour moi. Elle regarda ses nouveaux vêtements, l'air légèrement perplexe. Je n'intervins pas. Si je lui avais dit que c'était moi qui l'avait changée, elle se serait encore plus sentie mal à l'aise. Hors, je ne voulais que son bonheur et son bien-être.
Elle se regarda dans les yeux, pendant quelques secondes, puis lança, l'air légèrement irritée
-Pourquoi j'ai les yeux rouges et pas comme vous ?
-C'est la couleur des yeux des nouveaux nés ainsi que des vampires se nourrissant de sang humain, Lui expliquai-je, Tes pupilles deviendront mordorées après quelques temps, quand tu te seras nourrie suffisamment de sang d'animal.
Nous entendîmes Emmett dire que pour cela, il ne faudrait pas qu'elle cède, car ses yeux resteraient encore plus longtemps rouges, et surtout, elle allait devoir servir d'esclave pendant cinquante ans. Je soupirai de désespoir et partis vers le garage, suivit de près par Amy et Alice. Nous montâmes dans la voiture, que je fis démarrer au quart de tour.
-Si tu veux Amy, Dis-je, la chambre dans laquelle tu t'es réveillée pourra être la tienne. Elle est déjà meublée mais inoccupée.
-C'est vrai ?? Demanda la concernée, comme excitée
-Bien sûr. Ce n'est pas parce que nous ne dormons pas que nous n'avons pas le droit à un endroit où rester seul, histoire d'avoir un peu d'intimité.
-De l'intimité... Mais Edward sait lire les pensées...
Alice éclata de rire
-Oui, il est au courant de tout nos petits secrets. C'est parfois embarrassant pour nous, un don pareil.
-Je me demande si j'en ai un moi aussi... Murmura Amy
-On le saura bien assez vite, lui assurai-je
En réalité, je me disais déjà qu'elle devait en avoir un. Son intuition était vraiment fantastique, quand elle était humaine. Parfois, elle venait un jour et me disait qu'elle n'était pas venue la veille car elle présentait que je n'étais pas là. Ce qui était totalement vrai.
-C'est bizarre, Dis Amy, J'ai l'impression qu'on va rencontrer des gens et que c'est assez important.
Alice passa ses bras autours de sa soeur et la plaqua contre le siège.
-Des humains ! On va les croiser d'ici très peu de temps. Arrête ta respiration, vite !
Amy obéit, bloquant ses poumons et ne respirant plus
-Bons réflexes, Alice, Dis-je en passant à côté d'un groupe de lycéens complètement saoul, Vu son état de nouveau-né, elle n'aurait pas résisté à l'odeur. C'est bon Amy, tu peux respirer.
La jeune vampire se remit à respirer et demanda si l'odeur des humains était si alléchante que cela.
-Disons qu'il est très difficile d'y résister, Expliquai-je, Les instincts sont très forts. Mais je n'aimerais pas que tu tues un innocent et que tu t'en veuilles après? A moins que cela ne te dérange pas.
Je m'étais tourné vers elle, pour terminer ma phrase et j'arborais un air plus grave que jamais. Si elle n'avait pas les mêmes principes que nous, je pouvais le comprendre, mais pas la laisser vivre dans la famille. C'était exclus.
-Je dois avouer que j'ai tellement soif que je me jetterais sur n'importe quoi... Dit-elle, Quand on est passé à côté des lycéens, ma gorge m'a horriblement brûlée. Mais je vais tout faire pour me contrôler. Je ne veux pas vous décevoir et de toute manière, je ne veux pas tuer d'humains.
Je me sentis soulagé: elle allait rester avec nous. Je souris de bonheur et Alice fit pareil.
Je garai la voiture sur le côté de la route. Nous étions maintenant loin de n'importe qu'elle habitation humaine et les bois s'étendaient à perte de vue autour de nous. C'était l'endroit où nous aimions chasser. Nous sortîmes de la voiture. Tout ce que je donnai comme consignes à notre Amy fut de ne pas courir trop vite, histoire que nous puissions la suivre.
Je fus étonné quand elle nous dit qu'on la retrouverait facilement, grâce à l'odeur, elle apprenait sacrément vite ! Néanmoins, elle nous surpassait en tout point: Force, réflexes, vitesse.
Quand nous eûmes mis les choses au clair, Amy s'élança dans les bois à une vitesse vertigineuse. Alice et moi la suivîmes du mieux que nous pouvions, évitant arbres, ronces et nids de poule. Soudain, elle trouva un troupeau de cerfs, biches et faons, se jeta sur la plus grosses des bêtes et la vida lentement de son sang. Nous l'imitâmes. Je sentais ce sang couler dans le fond de ma gorge. Il n'y avait rien à faire, seul le sang d'Amy était le meilleur, le plus goûteux. Je m'en voulais encore énormément d'en avoir bu, mais le mal était fait.
Nous fixâmes Amy, attendant qu'elle aie terminé son repas. Enfin, elle lâcha sa prise et se tourna vers nous. Ses yeux étaient noirs comme de l'encre, tellement elle avait encore soif. Alice voulut faire un peu d'humour, mais mon pêché ne réagit pas. Elle repartit de plus belle. Je la suivis de près. Je ne voulais pas qu'elle fasse une erreur. Et l'erreur, elle allait la commettre. La jeune vampire voulu s'attaquer à une mère, une biche. Je voulus l'en empêcher, la retenant par le poignet
-Amy, il ne faut pas que...
Tout ce passa en une fraction de seconde. Elle se retourna vers moi, le regard haineux et me fit tomber au sol, dans un bruit sourd.
A peine fut-on à terre que ses yeux reflétèrent tristesse et peur. On eut dit qu'elle ne savait plus où se mettre
-Carlisle ! Excuse-moi !! Pardon, pardon !!
-Allons Amy, ce n'est rien, tout le monde va bien.
J'essayais d'être le plus rassurant possible. J'étais sûr que si elle avait encore été humaine, elle aurait pleuré à cause de son geste. Mais moi, je ne lui en voulais absolument pas. Après l'avoir rassurée, nous continuâmes notre chasse, Alice à nos côtés.
Quand nous rentrâmes à la maison et que nous expliquâmes nos aventures au restant de la famille, je vis un magnifique sourire se dessiner sur le visage d'Amy. Elle avait l'air on ne peut plus heureuse d'être avec nous. Moi aussi, j'étais heureux. Heureux qu'elle puisse vivre pour l'éternité avec nous. Je savais que c'était très égoïste comme raisonnement, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser.
