Bonjour bonjour !
Me revoila de retour ! Et oui, si vite ! Je sais, c'est étrange que j'écrive autant pour le moment ! Mais bon, ça me fait du bien, aussi !
Merci à Abby et à SNT59 pour vos reviews, ça me fait toujours très plaisir ^^
Je pense faire le prochain chapitre demain soir. Samedi en tout cas, vous n'aurez rien, je regarde la télé XD [sauf peut-être dans la journée, mais je dois bosser pour l'école :p]
Bonne lecture !
Luna
Chapitre 5: Le début de la chute.
-Alors, qu'en dis-tu, Amy ? demandais-je, un sourire sur le visage.
En réalité, ma cadette n'avait pas l'air très bien. On eut dit que le monde venait de s'écrouler. Ce qui m'inquiéta. Quelles étaient les raisons de cette attitude ? Une peur bleue d'assister pour la première fois à notre mariage, à Esmée et moi ? Je ne savais pas. Tous les regards étaient posés sur elle. Nous attendions une réponse.
-C'est... Vraiment super, dit-elle.
Et surtout très maigre comme réponse. Mais je fus heureux, qu'elle accepte et ne le prenne pas mal. D'un autre côté, elle n'avait aucune raison de le prendre autrement que bien. Amy était ma fille. Et une fille est satisfaite du bonheur de ses parents, n'est-ce pas ? Après quelques petites secondes, ma cadette nous sourit, à Esmée et à moi-même.
-Oui c'est... Génial. Bon, vous m'excuserez, mais je... Je vais dans ma chambre.
Je hochai la tête, soucieux. Là, ce n'était pas normal. Elle butait sur les mots. Et surtout, elle voulait monter dans sa chambre. Hors, quand nous étions là, elle ne le faisait jamais. Je la laissai néanmoins partir, sous le regard accusateur d'Esmée.
Le lendemain, dimanche, nous ne vîmes pas Amy de la journée. Elle restait dans sa chambre. Nous partîmes chasser, ma femme et moi. Sur le chemin, elle se plaignit du fait que je laissais trop faire notre benjamine.
-Tu aurais dû aller la chercher, tu sais ! Qu'elle fasse un tant soit peu acte de présence !
Je soupirai
-Esmée, Amy n'est plus une enfant. Elle fait ce qu'elle veut. Elle a 25 ans, maintenant.
-Mais elle reste notre fille ! S'exclama-t-elle.
-Officiellement. Sinon, rien ne nous lie à Amy. Si elle le voulait, elle pourrait partir sans laisser de traces et ne plus nous donner de nouvelles.
Esmée marmonna des mots incompréhensibles. Je ne cherchai même pas à comprendre ce qu'elle disait.
Quand nous revînmes à la maison, Amy n'était toujours pas sortie. Je l'entendais écouter de la musique dans sa chambre. Peut-être essayait-elle de se changer les idées ? Ma foi, je la comprenais. J'avais moi aussi, besoin d'être seul de temps à autres. La soirée s'écoula normalement. Ce ne fut que vers 2h du matin que l'hôpital m'appela pour que je vienne en urgence. Je m'y rendis précipitamment et y restai jusqu'au lendemain. Alors que de midi était déjà bien avancée, mon portable sonna. Il s'agissait du directeur du lycée qui me demandait de venir au plus vite. Je pris donc congé de l'hôpital, et allai rejoindre l'école d'Amy. Je m'y engouffrai et demandai où se trouvait le bureau du directeur à l'accueil. La secrétaire m'indiqua gentiment le chemin. Dans le labyrinthe des couloirs, je me demandais pourquoi on m'avait fait venir. Qu'est-ce que Amy avait bien pu encore faire ? Elle était du genre à s'attirer facilement des ennuis, et elle s'était déjà faite renvoyée de ses autres lycées quelques fois.
J'entrai dans le bureau après avoir brièvement frappé à la porte. Après une poignée de main avec le directeur, je m'assis à côté d'Amy. Elle regardait simplement ses mains. A première vue, ils devaient m'attendre depuis quelques temps déjà.
-Désolé de vous avoir fait venir alors que vous étiez en plein travail, monsieur Cullen. Me dit le directeur
-Ce n'est rien, Assurai-je, Si vous me disiez plutôt le pourquoi de ma présence ici ? Ça concerne Amy mais...
L'homme se racla la gorge. Il était du genre petit et presque chauve. On pouvait le dire, il faisait très sérieux.
-Hé bien, en sortant de mon bureau, j'ai vu votre fille agresser un des élèves. Je dois dire qu'elle était même prête à en venir aux mains.
-Vraiment ?
-Oui, j'ai essayé de lui faire avouer les raisons de ce geste, mais elle n'a rien voulu dire.
J'interrogeai Amy du regard. Elle grommela quelque chose comme « Je t'expliquerai après. Je n'ai aucune raison de le faire devant lui. ». Le principal fronça les sourcils. A première vue, il n'avait pas l'air ravi de l'attitude de mon péché.
-Votre fille manque cruellement de bonne volonté en ce qui concerne la discipline. D'après quelques connaissances, la raison de son absence de jeudi et vendredi n'est autre qu'un boycottage des cours.
Je souris. La situation m'amusait, il fallait bien l'avouer.
-Oui en effet, je suis au courant et j'en assume les conséquences.
Le directeur gesticula dans son fauteuil. Il avait l'air très agacé. Et plus il l'était, plus moi, j'étais amusé.
-Monsieur Cullen, ce que je veux dire, c'est que bien qu'Amy soit à votre charge depuis seulement deux mois, vos autres enfants ont de suite appliqués un comportement respectable ! Je dois avouer que votre cadette a des notes parfaites et est vouée à un avenir prometteur. Ce serait dommage qu'elle gâche tout à cause d'un simple manque de discipline, ne croyez-vous pas ?
Je n'aimais pas qu'il se permette de juger quoi que ce soit. Il était certain qu'Amy, si elle avait été humaine, aurait pu entamer une brillante carrière. Mais malheureusement, elle n'allait jamais pouvoir dépasser le stade de l'université. Puis même, il n'avait pas à juger mon Amy. Je dévisageai l'homme d'un regard plus que perçant.
-Ecoutez, si ma fille n'a pas accès à je ne sais quelle université bien cotée, c'est son problème. Elle est assez mature pour savoir ce qu'elle fait et j'ai toujours fonctionné comme cela avec mes autres enfants.
Le directeur sembla choqué. Sur ce, je mis fin à la conversation.
-Enfin, j'en reparlerai avec elle.
-Et vous aurez tout le temps pour ça, Dit l'homme, le ton rempli de sarcasmes, Car votre fille a gagné, dans l'histoire, une semaine de renvoi. Si elle m'avait dit pourquoi avoir agressé cet élève, elle n'aurait eu que quelques heures de retenues.
Il me tendit une feuille.
-Si vous voulez bien signer ceci, tout les deux.
Il s'agissait d'un justificatif de renvoi. Je soupirai et la signai d'un grand geste. C'était idiot. Ce n'était même pas une punition pour Amy. Elle resterait avec Esmée à rire et à peindre. Je tendis la feuille à ma fille qui signa à son tour.
Nous nous levâmes et j'échangeai une nouvelle poignée de mains avec le directeur.
-Eh bien merci d'avoir pris la peine de vous déplacer, monsieur Cullen.
-C'est normal. Au revoir.
-Au revoir, et à la semaine prochaine, Amy.
Nous sortîmes du bureau, où les élèves attendaient tous comme des guêpes autour d'un pot de confiture. Les murmures se levèrent à notre passage. Les filles disaient que j'étais toujours aussi « sexy ». Je souris. Cela m'amusait. Mais quelques phrases revinrent « Tu crois que ce qu'à dit Mickael est vrai ? ». Les poings d'Amy se serrèrent. A ne pas en douter, il c'était passé quelque chose avec ce Mickael. Je passai un bras autour des épaules de mon péché et les murmures s'intensifièrent.
-Calme-toi, chuchotai-je à Amy, Ne fais pas attention.
Nous sortîmes du bâtiment, et Alice et Jasper nous attendaient près de la SAAB. Alice sourit, en nous voyant arriver. A croire que elle aussi, elle prenait plaisir à toutes ces sottises.
-Halala, Amy et ses fureurs ! Aller file-moi tes clefs, que j'aille ramener ta voiture à la maison.
Cette dernière obéit et lui lança son trousseau de clefs. Il était vrai que nous devions parler, elle et moi.
Alice annonça à sa petite sœur qu'elle allait faire du shopping avec Jasper. Amy rit et lui donna sa permission, du moment qu'elle ne crashait pas sa voiture. Nous rîmes, et Alice monta dans la SAAB, comme une petite fille aux anges. Quant à Amy et moi, nous rejoignîmes ma Mercedes. Quand j'eus démarré, je pris la parole.
-Et maintenant, si tu me disais ce qu'il s'est passé ?
Après un long soupir, Amy se décida à me répondre, enfin !
-En gros, le neveu du directeur m'a mise en colère.
L'amusement reprit. Qu'avait-il bien pu faire ?
-Mais encore ? Qu'a-t-il fait pour t'énerver à ce point ?
-Pour être directe et crue, il a dit que si tu me gardais à la maison, c'est parce que je baise bien.
Derechef, j'éclatai de rire. C'était ridicule. Dire qu'elle s'était énervée pour une imbécilité pareille !
-C'est tout ? Enfin Amy, ce ne sont que des rumeurs. Je pensais que tu te fichais de ce que les autres disent de toi !
-En effet, Répondit-elle, Je me fiche de ce que les autres pensent de moi. Mais je ne supporte pas de savoir qu'ils croient que tu es ce genre de personnes.
-Personnellement, ça ne me dérange pas. Les rumeurs à notre sujet ont toujours courues et elle courront encore.
-Mais enfin, Carlisle ! Ca ne te dérange pas que les gens pensent que tu me... Enfin soit, alors que tu aimes Esmé et que tu ne lui as jamais été infidèle ?
Je me tus. Non, ça ne me dérangeait pas. Au contraire, je m'en contre-fichais qu'on pense que j'aie une relation intime avec Amy. Car peut-être était-ce ce que je voulais. Oui, c'était bien ce que je voulais. Et je me serais tué, de penser à une chose pareille. Pendant que je réfléchissais, je toisais mon péché.
-Non, Dis-je plus sèchement que je l'aurais voulu, pour annoncer que le sujet était clos.
De toute façon, nous arrivions à la villa. Je me garai face à la porte d'entrée et Esmée nous ouvrit, les sourcils froncés.
-Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle
Nous entrâmes dans la villa tandis que j'expliquais brièvement à me femme ce qu'il s'était passé.
-Comment ? Dit-elle en tournant la tête vers Amy, Tu as agressé un élève ?
-Ouais bon, pas de quoi en faire tout un plat, Répondit-elle, Je vais dans ma chambre. A ce soir Carlisle.
Il n'y avait effectivement pas de quoi en faire tout un plat. Mais la réaction de ma « fille » était tout de même quelque peu abusive. Ma foi, elles allaient arranger leurs problèmes ensemble, comme deux adultes.
-Attends une minute, Amy ! Lança Esmée, Ne crois pas que tu vas t'en sortir comme ça !
Je levai les mains. J'avais décidément l'impression d'être la Suisse, dans cette histoire.
-Allons, laisse-là. Elle a été assez punie comme ça
Je me tournai vers notre cadette
-Tu peux monter dans ta chambre si tu le désires. A ce soir Amy.
Elle hocha la tête et partit dans sa chambre, sans un regard pour Esmée. Je soupirai. Qu'avaient-elles donc bien pu boire, toutes les deux ?
-Tu la laisses trop faire, Carlisle ! Me reprocha ma femme sans crier gare.
Ce n'était tout de même pas possible ?
-Esmé, nous avons déjà discuté à ce propos. Et ici n'est pas le lieu idéal, elle nous entend !
-Elle peut bien nous entendre ! Ca fera du bien à ses oreilles ! Que se serait-il passé si ce lycéen avait été blessé ?
-Mais il ne l'a pas été. Il y a eu plus de peur que de mal. Amy connait ses limites.
Ce qui était vrai. Amy était une vampire maintenant civilisée, qui savait ce qu'elle pouvait faire, et ce qu'elle ne pouvait pas. La preuve, elle s'en était très bien sortie pendant trois ans.
-Tu es vraiment beaucoup trop souple. Lança Esmée, Elle réagit comme une gamine et toi comme un père laissant tout passer.
Cette discussion commençait sérieusement à m'exaspérer.
-Ecoute, je n'ai pas envie de me disputer avec toi, Dis-je froidement, Je retourne travailler, on m'attend à l'hôpital. A ce soir.
Et je partis en claquant la porte. L'hôpital avait été une bonne excuse. Finalement, ils n'avaient plus vraiment besoin de moi. Mais je m'y rendis tout de même. Au moins, m'occuper de personnes malades et ayant besoin de soins me vidait l'esprit. Du moins, une partie. L'autre était toujours occupée à décortiquer ce qu'il se passait en ce moment. Ce comportement agressif ne ressemblait en aucun cas à ma femme. Et Amy qui faisait comme si elle n'existait pas... De plus, elle avait l'air déprimée, en ce moment. Il fallait que je lui parle de tout cela. Seul à seule. Et au plus vite. Je ne voulais pas qu'elle soit malheureuse. La voir triste me brisait littéralement le cœur.
Je rentrai au soir à la villa, l'esprit un peu dans le brouillard. Renesmée courut vers moi, les bras dans ma direction. Je la pris dans mes bras et lui souris. Cela me rappelait quand Amy n'était encore qu'un nouveau-né, et qu'elle restait tout le temps avec Esmée. Nessie paraissait contente de me voir. Elle me raconta sa journée en détails, mais je n'y fis pas tellement attention. Je remarquai qu'Amy n'était pas encore descendue. Ou alors, elle était partie chasser ? Je m'installai dans le salon et parlai avec les autres. Alice et Jasper avaient achetés des tas de vêtements.
-C'est à peine si la SAAB d'Amy n'a pas explosé, tellement il y en avait !
Nous rîmes. A ce moment, nous entendîmes la porte de la chambre de la benjamine s'ouvrir, puis se fermer. Elle descendit les escaliers et Nessie se jeta aussi dans ses bras. Elles prirent de leurs nouvelles, et ma petite-fille raconta une nouvelle fois sa journée.
Amy entra dans le salon, portant toujours Renesmée dans ses bras, et s'assit à côté de Jacob.
-Alors, Lança Emmett, Tu t'es encore fait remarqué au lycée ?
-Il faut bien que je fasse croire que je suis en pleine crise d'adolescence.
-Ouais mais on va finir par croire que tu l'es vraiment ! Dit le Quileute
Tout le monde rit. Tout le monde sauf Amy, Edward, Alice, Esmée et moi. Mais les rires et les discussions continuèrent. Je prenais part aux conversations, histoire de jouer mon rôle à fond. Soudain, Jasper prit la parole.
-Amy, qu'est-ce qui ne va pas ? Ça fait quelques temps que tu as perdu ta gaieté habituelle et que tu es remplie de sombres émotions.
-Ce n'est rien, je vais très bien. Répondit l'intéressée
Edward se leva
-Ne dis pas de bêtises, avec ce que tu penses, ça ne peut qu'aller mal !
-Je vais très bien ! Répéta-t-elle
Bella et moi la regardâmes, soucieux.
-Tu sais bien que tu peux tout nous dire, Amy, dis-je d'une voix douce.
Mon péché se leva et déposa Nessie sur les genoux de Jacob
-Est-ce possible de pouvoir garder un secret pour soit-même parfois ?
Je me mis à mon tour debout, et m'approchai d'elle.
-Ca peut faire du bien de parler, tu sais.
Je posai une main sur son épaule. Violemment, elle se dégagea.
-Eh bien je ne veux pas parler ! Cria-t-elle
Nous restâmes muets. Qu'avait donc Amy ? Ce n'était pas normal. Rien n'était normal, pour le moment. Je dévisageai mon péché, cherchant délibérément quelque chose à dire. Mais ce fut elle qui brisa le silence.
-Désolée. Je me suis emportée. Je vais faire un tour en voiture, ça ira mieux.
Et elle prit son sac ainsi que le restant de ses affaires et partit en direction du garage.
