Bonjour à toutes !

Et voila, le dernier chapitre du POV de Carlisle ! On arrive bientôt à la fin. D'ici vendredi grand max, la boucle sera bouclée. Car ce n'est pas avec les deux derniers épilogues que je serai overbookée ^^'

Bref... Les réponses \o/

SNT59: Eh oui ! Et maintenant c'est encore pire :o

Abby915: J'avoue ^^' Mais par pitié, ne me tue pas pour cette fin de chapitre-ci ! XD Merci beaucoup pour tes encouragements !

Foxy White: Je dirais plutôt qu'Esmé est sérieusement à plaindre XD Mais bon, c'est vrai que je l'ai fait vraiment très très méchante ^^'

annecullen69: C'est vrai, Carlisle est bien trop gentil avec Esmé et il devrait sérieusement penser à l'éjecter de sa vie \o/

Voila ! Je vous remercie encore pour vos reviews et vos encouragements ! Bisous et à bientôt pour l'épilogue de Carlisle !

Luna

Chapitre 8: La fin.

Deux longs mois étaient maintenant passés. Deux longs mois que je n'avais toujours pas revu Amy. Elle s'était enfermée dans sa chambre. Ne parlant plus à personne. Il n'y avait qu'une seule chose qui pouvait nous dire qu'elle était toujours là. En effet, elle sortait de temps en temps par sa fenêtre pour aller chasser. Il n'y avait que ça. Tous les membres de la familles étaient allé la voir pour lui demander de sortir. Mais il n'y avait rien à faire. Ma petite Amy ne répondait pas, et ne daignait pas sortir. Tout le monde semblait mal à l'aise. Seule Esmé paraissait de bonne humeur. Elle me gazouillait de jolis mots dans l'oreille, me chouchoutait comme jamais. Quand on ne se disputait pas. Et je me sentais mal. Tous les jours, j'allais devant la porte de sa chambre et lui parlais de tout et n'importe quoi. Au début, je lui demandais sans cesse de sortir. Je voulais tant la voir. Et au fur et à mesure, je lui parlai de mes journées. De la pluie, du beau temps. Et même de ce que nous ferions, si elle sortait. Je pouvais passer des heures à parler comme ça, assis contre cette porte. J'aurais pu aussi la détruire et voir enfin mon Amy. Mais non. Je ne le fis pas. Je voulais que tout se fasse dans le plus grand calme. Je voulais... Je voulais... Je la voulais pour moi tout seul. J'étais devenu complètement fou. Quand je me regardais dans une glace, je voyais le même visage que d'habitude. Si parfait. Mais tiré par le stress et la déprime. J'étais si mal, sans elle. Et Esmé n'arrangeait rien, en piaillant des idioties sur elle. Les disputes se faisaient d'ailleurs de plus en plus nombreuses, quand ma femme en avait marre de me voir devant cette porte.

Un vendredi d'avril, Esmé décida de partir en camping, avec toute la famille -Amy non comprise, évidemment- pour le week-end. Je me sentis obligé d'y aller. J'acceptai donc à contre-cœur. Edward décida de rester avec sa femme et sa fille « Au cas où Amy déciderait à sortir ». Je soupirai de bonheur et remerciai mon fils par la pensée.

Ce fut Emmett qui conduisit. J'eus tout le loisir de pouvoir admirer les paysages défiler sous mes yeux et de penser. Penser à elle. Elle. Toujours elle. Il n'y avait plus que son joli visage qui s'affichait sur mes rétines.

-A quoi penses-tu, mon amour ?

Il me fallut quelques temps avant de reprendre mes esprits, et comprendre la phrase d'Esmé.

-A rien, ne t'en fais pas.

Je pris la peine de me tourner vers elle et de lui sourire. Elle arborait un regard assassin.

-Tu penses à Amy ?

Rosalie soupira et nous recadra comme deux enfants.

-Vous allez arrêter un jour de vous disputer pour Amy ?

-Il n'a qu'à arrêter de penser à elle, et commencer à s'occuper un peu de sa femme et de ses enfants ! Aboya Esmé

Je vis Rosalie lever les yeux au ciel et elle marmonna quelque chose comme « Carlisle est assez grand pour faire ce qu'il veut ». Esmé fit comme si elle n'avait rien entendu. Moi aussi.

Le week-end se passa très lentement, comme à peu près les deux derniers mois. Nous nous amusions en famille. Mais ces sorties n'étaient vraiment rien comparées à celles où Amy était de la partie. Les matchs de Base-ball étaient fades, les chasses trop faciles et les histoires autour du feu sans intérêt.

La nuit de samedi à dimanche, Alice eut une vision. Personne n'y fit fort attention. Il n'y avait que moi qui la regardait. Quand ses pupilles revinrent à la vie je lui demandai ce qu'elle avait vue. Bien qu'elle eut l'air horrifiée, ma fille me regarda, baissa et les yeux et me répondit dans un murmure

-Rien de bien important.

Je ne la croyais pas. Alice était vraiment du genre à mentir très très mal. J'essayai de lui tirer les vers du nez. Rien à faire, elle ne répondit pas. Je soupirai et le temps reprit son court.

Nous commençâmes à ranger nos affaires le dimanche, dans le milieu de l'après-midi. Le trajet de retour se déroula comme à l'aller: dans mes pensées. Esmé critiqua encore, mais je n'y fis même pas attention. Je ne saurais même réciter ce qu'elle avait dit.

La voiture s'engouffra sur le chemin de terre dans la soirée. Le temps était sec, mais les nuages noirs et bas ne présageaient rien de bon. Je fus le dernier, avec Esmé, à sortir de la voiture et à rentrer dans la villa. Quand j'entrai dans le salon, je crus à un rêve. Elle était là. Ses longs cheveux noirs encadrant avec perfection son si joli visage et ses yeux me regardant avec étonnement. Je lui souris. Surement comme je ne l'avais jamais fait. Et je traversai le salon à grandes enjambées pour la prendre dans mes bras. J'en étais fou. Fou amoureux. Dieu devait me pardonner de tout cet amour que j'éprouvais pour elle.

-Amy ! Je suis si heureux que tu sois enfin de retour parmi nous, lui susurrai-je dans le creux de l'oreille

-Dé... Désolée. Dit-elle

Elle se dégagea, bien trop tôt à mon goût, de mon étreinte. Je lui souris et lui caressai tendrement la tempe.

-Ce n'est pas grave. Tout rentrera dans l'ordre à partir de maintenant.

Et j'en étais certain. Tout allait aller pour le mieux. Ma petite Amy hocha la tête et s'assit dans le divan, les genoux pliés sous son menton. Je m'assis à ses côtés tout en passant un bras autour de ses épaules et la taquinai un peu.

-Mais pour que tout redevienne comme avant, il faut que tu retrouves ta bonne humeur habituelle.

A ce moment, Esmé explosa et se positionna devant nous.

-Rien ne rentrera jamais dans l'ordre, Carlisle ! Cette gamine ne changera pas !

-Esmé ! Grondai-je, Il faut que toi aussi tu fasses des efforts. Si tu arrêtais de la critiquer pour un rien, ce serait déjà plus facile. Tu ne crois pas ?

-Pourquoi ferais-je des efforts pour elle ?

Amy leva des yeux tristes vers Esmé.

-Et pourquoi en ferais-je alors pour toi, si tu n'en fais pas pour moi ?

Je resserrai légèrement ma main sur son épaule. Les disputes ne faisaient que reprendre de plus belle...

-Allez-vous un jour vous comporter à nouveau comme avant, et arrêter de vous disputer ? Je ne crois pas qu'il y ai une seule raison pour que vous vous haïssiez comme cela.

Esmé éclata de rire

-Aucune raison ? Carlisle, tu es aveugle ma parole ! Je crois qu'Amy se ferait un plaisir de t'expliquer le pourquoi de cette haine que j'éprouve pour elle.

Je me tournai vers l'intéressée. Alors elle savait pourquoi ?

-Oui, Répondit-elle, comme ailleurs

Après de longues secondes, Esmé prit Amy par le col de son T-shirt et la fit lever

-Alors ? Dis-le ! Cria-t-elle

A mon tour, je me levai. J'en avais assez de voir ma « femme » agir ainsi.

-Esmé ! Tu as perdu la t...

-Non, je ne le dirais pas, m'interrompit Amy, Je ne dirai rien pour la simple et bonne raison que je ne veux pas.

Elle arbora un regard de défi. J'eus soudain peur. Très peur de ce qu'il allait arriver. Et Edward, partant dehors, n'arrangea rien à se sentiment. Amy reprit.

-Je ne suis pas la fille que tu as toujours voulu avoir, Esmé. Ce n'est pas toi qui m'a élevée, et ce n'est surtout pas toi qui m'as mise au monde !

Je ne savais plus quoi faire. Amy envoyait des mots tellement horribles, mais pourtant vrai à sa mère adoptive... Cette dernière, au bord de la crise d'hystérie et tremblant de la tête aux pieds gifla de plein fouet mon péché. J'eus envie d'hurler. Je ne savais pas quel parti prendre, surtout après les paroles d'Amy. Elle continua.

-Et toi, tu n'es pas la mère que j'attendais. Tu n'es pas mieux que celle que j'avais quand j'étais humaine !

Esmé lâcha prise. J'étais triste. Comparer ma femme à sa mère d'antan... Et pourtant. Dans le fond, je trouvais qu'Amy avait raison. Et j'étais d'autant plus triste de penser cela. Esmé sourit alors. Un sourire véritablement démoniaque.

-Eh bien, maintenant qu'on en est aux révélations, tu peux nous dire pourquoi je te déteste, non ? Toute la famille sera heureuse de l'apprendre, ne crois-tu pas ?

Elle s'avança vers moi et me caressa la joue.

-Amy t'aime, Carlisle.

Avais-je bien entendu ? Je regardai ma fille enfouir son visage dans ses mains et tomber à genoux, dos au mur. Était-ce vrai ? Avais-je été aveugle, des années durant ? Je m'approchai lentement d'elle, m'accroupis et posai une main sur son épaule.

-C'est vrai, Amy ?

Elle leva ses grand yeux vers moi. Je n'avais même pas besoin d'entendre sa réponse. Je le savais. Il n'y avait qu'à voir les regards qu'elle me lançait. Comment avais-je pu être aussi stupide, des années durant ?

-Oui. C'est vrai. Répondit-elle en un souffle

Je posai ma main, auparavant sur son épaule, sur ses cheveux et les caressai d'un grand geste. Il y avait à nouveau cette bulle, autour de nous. Mais nous fûmes bien vite rappelés à l'ordre.

-Carlisle. Rugit Esmé, Maintenant, tu choisis: C'est elle, ou c'est moi.

Mon visage se décomposa. Que me demandait-elle, là ? Choisir entre elle et Amy ? Elle ne savait pas... L'amour que j'éprouvais pour notre « fille » était bien plus puissant que tout ce que j'avais connu. Il était l'instar de son appel de sang. J'allais réagir égoïstement. Tant pis pour la famille, tant pis pour le clan. Tant pis pour tout ce qu'on allait penser de moi. Mais Amy prit la parole. Avant moi.

-Carlisle n'aura pas l'occasion de se décider. Car je m'en vais. Je ne vous embêterai plus avec mes problèmes et mes sautes d'humeur.

Quoi ? Avais-je mal entendu ? Un cri retentit. Celui de Nessie qui traversa le salon et se jeta sur sa tante.

-Je veux pas que tu partes ! Tu ne peux pas faire ça !

Elle hoquetait, sous les pleurs. Amy sourit, l'embrassa sur le front et rendit à Jacob.

-Désolée. Mais je l'ai déjà décidé. C'est trop tard pour faire marche arrière.

Elle se tourna vers le restant du clan.

-Navrée de vous avoir causé tant de tracas.

J'étais dans mes pensées. Elle était en train de nous faire ses adieux ? Impossible. Non. Ça ne pouvait pas... C'était impossible. Elle ne pouvait pas partir. Elle ne pouvait pas me laisser seul. Jamais !

Amy se tourna une dernière fois vers Esmé.

-Tu vis trop dans ton passé et tes rêves. Apprends à vivre au présent, Esmé.

Et elle partit.

J'étais toujours là. Figé sur place. Tout d'un coup, je courus dehors. Amy était à quelques mètres de moi. Elle n'avait rien pris. Juste ses vêtements qu'elle avait sur elle.

-Amy... Tu n'es pas obligée de t'en aller.

-Si, Répondit-elle d'une voix ferme, C'est indispensable pour que tout redevienne comme avant.

Elle disait des idioties. De belles idioties.

-Mais non ! Ne dis pas de bêtises ! Tout s'arrangera avec un peu d'efforts et de temps.

Elle se retourna. Quoiqu'elle aie pu me dire ce jour-là, je vis bien la tristesse dans ses yeux. Si elle avait pu, elle aurait pleuré toutes les larmes de son corps.

-Tu es un utopiste, Carlisle. Rien ne s'arrangera si je reste parmi vous. Tu sais parfaitement qu'avec ce que je ressens pour toi, il sera à jamais impossible à l'avenir que je vive en paix avec Esmé.

Amy fit un pas. Je la retins du bras gauche. Il ne fallait pas qu'elle parte. Elle ne pouvait pas. Pas sans rien.

-Écoute Amy, je veux bien que tu prennes tes distances quelques temps. Mais prends au moins ton portable pour nous donner de tes nouvelles et reviens nous voir quelques fois.

-Non, Carlisle. Je pars à tout jamais et vous n'aurez pas besoin de mes nouvelles. Mais saches tout de même que si il y a un problème, j'arriverais et je vous aiderais.

Je devais lui dire que je l'aimais. Il le fallait. Mais quelque chose me bloquait. Je ne savais pas quoi. Pourtant, elle m'aimait. Je ne risquais plus rien à lui dire. Et pourtant... Ma main glissa le long de son bras fin et retomba à côté de moi.

-Amy...Murmurai-je

-Vis heureux avec Esmé. Adieu, Carlisle.

Et elle partit. Je ne pus même pas la rattraper. Je n'y serais pas arrivé. Je tombai lourdement sur le sol et pris ma tête entre mes mains. Je voulais pleurer, me tuer. Il fallait que je meure. Ou alors... Que je revienne à ma vie normale. Comme avant. Avant que je la connaisse. C'est ce qu'elle voulait, après tout. Je sentis Esmé s'approcher de moi. Elle m'enlaça et je posai ma tête contre sa poitrine. J'étais maintenant, l'homme le plus malheureux de la planète. De l'univers.

-Allons, Carlisle, me susurra Esmé à l'oreille, Nous sommes tous là pour toi. Nous t'aimons vraiment. Nous allons nous remarier. Et un jour, nous aurons une nouvelle fille. Une gentille fille. Qui ne nous fera pas de misères. Et qui ne tombera pas amoureuse de toi.

Décidément, ma femme ne comprenait pas. Et j'allais devoir faire avec.