Bonjour bonjour !

Et voila ! L'avant dernière ligne droite avant la fin...

On dirait que vous avez toutes envie de secouer Carlisle et de lui dire « M'ALLER QUOI ! DIS-LUI ! » xD

Tout ce que j'espère c'est que cet épilogue ne vous décevra pas. Je ne sais pas si il y a un quelconque intérêt à faire un deuxième épilogue du POV d'Amy. Enfin, vous me direz quoi après avoir lu ceci.

Et SNT59, boarf nan mais y a pas d'intérêt à tuer Esmé, elle est assez punie comme ça ! x)

Enfin bon... Voila voila... J'ai quand même quelques idées alors... Bah je verrai bien !

Bisous & bonne lecture !

Luna.

Épilogue.

-Carlisle ! Tu vas une fois dire quelque chose ?

Un hurlement. Des cris. Comme d'habitude. Cela faisait des jours, des semaines, des mois que cela durait. Des mois que je ne répondais que par des hochements de tête ou bien des grognements. Personne ne m'avait encore vu comme ça. Ma seule délivrance était le travail. Je m'échappais totalement de mes soucis quotidiens et j'aidais des vies. Mais le calvaire recommençait tous les soirs, quand je rentrais à la villa. Esmé était plus que jamais horrible. Elle critiquait sans arrêt Amy. Tantôt d'être partie à la dernière minute, tantôt d'être partie trop tard. Et aussi, elle la maudissait d'être entrée dans notre vie. Dans sa vie.

Comme d'habitude, je ne répondis pas à sa remarque. Nous étions tous les deux dans le salon. Moi assis sur un des divans et regardant dehors, les yeux vides. Elle... Je ne savais même pas.

-As-tu seulement remarqué que les enfants étaient partis chez les Denali ? Tous !

Je m'en fichais totalement. Ils étaient assez grand pour faire ce qu'ils voulaient.

-Et ?

-Et alors nous avons la maison pour nous tout seuls, mon amour ! Que dirais-tu de prendre une douche tous les deux ? En couple. Cela fait si longtemps !

Je soupirai.

-Pourquoi ?

Esmé me fusilla du regard et me répondit sèchement

-Dois-je te rappeler que nous sommes mariés, Carlisle ?

Mariés... Ah. Oui. J'avais « oublié » ce détail. Mais pour moi, cela n'avait plus aucune importance.

-Tu pourrais au moins me faire le plaisir de répondre, surtout à ce propos ! As-tu oublié que nous devions nous remarier ?

Toujours pas de réponse. Elle tenta de faire la douce, comme elle l'était avant.

-Carlisle... Pourquoi ne redeviens-tu pas comme avant... Par pitié.

-Je ne redeviendrai jamais comme avant, lui dis-je en levant les yeux vers elle.

-Pourquoi ? Hurla Esmé, Pourquoi ! Ne me dis pas que... Amy a quelque chose à voir là dedans ? Pas encore cette petite idiote !

Je baissai les yeux. J'eus l'impression qu'elle allait éclater.

-Réponds-moi ! C'est à cause de cette salope ?

C'en était trop. Elle ne pouvait pas insulter Amy comme cela. Pas devant l'homme qui l'aimait plus que tout au monde. Je me levai d'un bond et la toisai du regard, prêt à lui avouer ses quelques vérités.

-Qu'est-ce que cela changerait si je te répondais ? Rien ! Tu resterais ici à me critiquer sans arrêt ! Tu resterais ici même si je te disais ce que je pense vraiment ! Et arrête d'insulter mon Amy sans raisons ! Elle a déjà fait beaucoup pour toi, en s'en allant.

Esmé resta silencieuse quelques secondes. Puis son visage se décomposa.

-Ton Amy ? Répéta-t-elle, TON Amy ?

D'un geste lent, elle enleva sa bague. Celle que nous avions toujours utilisée lors de nos mariages. Et elle la laissa tomber sur la table en verre du salon. Le bruit de l'or claquant la vitre épaisse raisonna dans la villa entière. Celle qui avait partagé ma vie toutes ces décennies durant me regarda droit dans les yeux.

-Carlisle. Écoute-moi bien. Dés que je serai sortie de la maison, je ne serai plus ton épouse. Dés que j'aurai fait un pas sur le perron, tu ne pourras plus me ravoir. Est-ce bien compris ?

Je restai muet, me rasseyant dans le divan d'un blanc cassé. Esmé arborait un regard de défi. Elle s'avança vers la porte d'entrée à petit pas. Plus aucun bruit ne se fit entendre pendant de longues minutes. Puis, elle ouvrit lentement la porte, qu'elle referma doucement derrière elle.

-Adieu, Carlisle.

-Adieu, Esmé, Murmurai-je.

Et elle partit. Nous n'étions encore qu'en début d'après-midi. Les nuages étaient lourds. Peut-être allait-il bientôt neiger. Je me levai lentement. Et toujours aussi lentement, je montai les escaliers jusqu'au dernier étage. Je laissai mes pas me guider et arrivai devant la chambre d'Amy, porte close. J'entrai dans la pièce comme si elle avait été un sanctuaire. Le lit n'avait pas été fait. Ma petite Amy avait toujours été très désordonnée. Je ris pour moi-même et m'assis sur le matelas moelleux. Regardant mes main, j'enlevai doucement mon alliance et commençai à jouer avec. Je repensai à ma très chère Amy. Où était-elle, à présent ? Peut-être ne la reverrai-je jamais. Bien sûr. Elle aurait déjà été là. J'étais juste bon pour me faire livrer aux Volturis. Mais je n'allais pas le faire. J'allais vivre reclus de la société, attendant qu'elle vienne à moi. Et j'attendrai le temps qu'il faudrait.

Les heures se succédèrent. Lentement. J'avais allumé la lampe de chevet et ne faisais plus que jouer avec cette alliance, qui n'avait maintenant plus d'intérêt pour moi. Soudain, j'entendis la porte s'ouvrir. Esmé était-elle rentrée ? Impossible. J'avais bien lu dans ses yeux qu'elle ne reviendrait pas.

-Carlisle ?

Me mettais-je à rêver éveillé, maintenant ?

-Emmett ? Alice ?

Non... Non ? Ces bruits de pas...

-Jasper ? Rose ?

Cette voix...

Esmé ?

Elle courut, monta les escaliers. Je jouais toujours frénétiquement avec l'alliance. Elle se retrouva dans l'encadrement de la porte, me regardant avec ses si beaux yeux remplis d'amour. Je sentis une vague de chaleur m'envahir. En même temps, j'étais toujours triste de l'avoir perdue.

-Où... Où sont les autres ? Demanda-t-elle

-Chez les Denali.

Elle parut soulagée de la nouvelle. Néanmoins, elle fronça les sourcils.

-Et Esmé ? Où est-elle ? Vous n'êtes pas avec les autres ?

Je plantai mon regard dans le sien et lui dis, un demi-sourire sur le visage.

-Je ne sais pas. Elle est partie. Pour toujours.

Amy me dévisagea.

-Pardon ?

Je me levai et avançai vers elle.

-Esmé est partie. Elle en avait assez de me voir toujours la tête ailleurs, à penser à toi, Amy. Alors elle est partie.

Elle avait l'air totalement perdue et ne savait quoi me répondre.

-Je... Je... Je... Articula-t-elle

Doucement, je posai un doigt sur sa bouche.

-Chhht.

Elle se tut. Je retirai mon index et approchai mon visage du sien.

-Je t'aime, Amy.

-Qu...

Je ne la laissai même pas placer un mot. Sans crier gare, le posai mes lèvres sur les siennes. Je l'embrassai d'abord doucement. Puis l'envie folle que j'avais tenté de refouler pendant onze année refit surface. Plus forte que jamais. Fougueusement, je renforçai mon baiser et nous finîmes par tomber sur son lit. Je n'avais jamais embrassé Esmé avec autant d'amour, de passion et de chaleur.

-Tu m'aimes vraiment ? Me demanda-t-elle

-Plus que ma propre vie.

-Moi aussi... murmura mon péché dans un souffle, Je t'aime plus que ma propre vie et ce, pour l'éternité.

Et elle m'embrassa avec toute la douceur du monde.