New chapitre! Désolée pour le retard, mais avec les vacances... dites-moi ce que vous en pensez... Bizz, Asys.


Ma plus folle idée:

Je m'inspectais un instant dans le reflet d'une flaque d'eau. Ce que je voyais m'effraya. Il y avait là un homme sale, crasseux, au visage mangé par la barbe et aux cheveux sales, longs et emmêlés. Qui pourrait me reconnaître? Moi-même, j'avais du mal à accepter ce que je voyais dans l'eau. J'étais effrayant. Vraiment.

Je poursuivis donc mon chemin, ma main droite serrant ma baguette. Un rien me faisait sursauter. Je ne pouvais pas me permettre de transplaner, sinon le Ministère de la Magie le saurait tout de suite. De plus, un avis de recherche devait maintenant être placardé partout avec ma tête grimaçante.

J'accélérais le pas. J'y étais presque! Enfin, les grandes portes de Poudlard apparurent devant moi. Je me ruais à l'entrée... gardée par Hagrid, à mon grand désarroi.

-Montrez-moi vôtre visage! Tout de suite!, s'énerva-t-il.

En effet, j'avais caché mon visage sous une ample capuche.

Je l'ôtais avec agacement, et dit:

-Voilà, ça vous va comme ça?

-Lucius Malefoy!, s'exclama l'autre. Vous vous êtes échappé de prison? Mais que venez-vous faire à Poudlard?

-Voir Albus Dumbledore! Maintenant, laissez-moi passer!

-Pas question de faire entrer un Mangemort dans Poudlard, s'offusqua l'autre. Qui me dit que vous êtes rempli de bonnes intentions, d'abord, hein?

-Mais poussez-vous, m'énervais-je. Je le bousculais et ouvris les portes de Poudlard, entrant dans l'enceinte du château. Hagrid me suivait, pestant, râlant contre moi, me criant:

-Vous n'avez pas l'autorisation d'entrer, Malefoy! Revenez!

J'entrais en trombe dans Poudlard, Hagrid toujours sur mes talons, et me dirigeais vers le bureau de Dumbledore. Je me cogna soudain contre une personne; Dumbledore!

A ce moment là, Hagrid débarqua:

-Pardonnez-moi, Albus, il est entré sans mon autorisation, il a dit qu'il voulait vous voir, mais...

-Du calme, Rubeus. Il m'observa un instant à travers ces lunettes. Lucius peut rentrer, maintenant, il a mon autorisation... Maintenant, vous pouvez retourner aux portes de Poudlard...

Hagrid, rouge de sa course, grommela quelques mots que je ne pus entendre puis tourna les talons.

Je me relevais tandis que Dumbledore me menait dans son bureau.

Une fois installés, il commença:

-Alors, Lucius, qu'est-ce qui vous amène?

Et j'entrepris de tout lui raconter, de mes rêves, mon évasion, ma transformation en Animagus, ma découverte des Horcruxes, et, enfin, mon plan de vengeance...

-J'aimerais être accompagné d'Harry Potter, conclus-je.

-Et qui me dit que ça n'est pas un plan pour tuer Harry? Non, ne protestez pas, Lucius, vous êtes toujours un Mangemort, à ce que je sache, il est donc tout normal que je m'inquiètes de vos intentions... Mais je vous fait confiance... je comprends tout à fait votre désir de vengeance... cependant, pourquoi embarquer le Survivant dans votre affaire personnelle?

-Et bien, je vous avoue qu'il me serait bien utile, pour chercher les Horcruxes, et puis contre les ennemis... de plus, je souhaiterais vous montrer que je ne suis plus un ennemi en nouant des liens avec Pott... euh, Harry.

-Mais il y a ces études... et puis, son absence va intriguer certains... Ils vont se poser des questions... ça va faire du bruit... je vais l'appeler pour lui demander ce qu'il en pense, et, s'il part avec vous, j'essayerais que ça ne dépasse pas les murs de Poudlard...

-Alors, par où on commence?

-Euh... tu as une idée?

-Aucune.

Je soupirais. Le Survivant, à ma grande surprise, avait accepté de se joindre à moi. Nous étions partis vite, sans aucun plan, ne sachant rien sur ce que pourraient être les Horcruxes restant de Voldemort...

Finalement, le voyage commençait plutôt bien, nous ne nous étions pas encore étripés...bref, j'étais en plein rêve!

-Bon... de quoi Le Seigneur des Ténèbres ne se sépare-t-il jamais?, fis-je.

-Hum... de sa baguette?, suggéra Potter.

-Non, ça m'étonnerais que ce soit ça...

-Attendez, fit Potter, j'ai bien une idée... Nagini, son serpent... il y tient comme à la prunelle de ses yeux, non?

-Mais...oui, c'est sûrement ça!

Je sautais presque dans les bras de Potter, qui me repoussa doucement.

-Monsieur Malefoy, je ne vous aime pas... pas assez pour que vous m'étreigniez si fort, en tout cas.

J'éclatais de rire, pour la première fois depuis bien longtemps: Potter avait réussi à me faire rire! Je n'en revenais pas!