Bonjour mes poulettes ;)

Moi qui croyais poster en retard, j'ai enfin réussi à terminer à temps ;) J'espère que vous allez aimer!

J'aimerais remercier la meilleure bêta-reader insomniaque au monde! hahaha gros bisou à toi Marine sans ton beau travail de correction tout ceci serait illisible ;) et merci aussi à toutes celles qui prennent le temps de me laisser un petit message MERCI! MERCI! Ca me fait tellement plaisir et aussi celles qui m'ont mises en alerte, ceci va vous paraitre fou mais ça me donne le sourire pour au moins deux jours! lolll

Bon j'arrête mon blabla insignifiant et vous dis bonne lecture ;)

Chapitre 3

Émotion

Pov Bella:

- Grrrrrrr… J'avais passé toute la journée à déambuler dans les rues de la ville à la recherche d'un soi-disant boulot, et la seule chose que j'avais récoltée c'était des " je suis désolé Mademoiselle, mais vous n'avez aucune expérience".

L'expérience! Comment voulez-vous que j'en ai si personne ne me laissait une chance!

Quelle galère, je me laissais tomber totalement épuisée sur le divan. Montréal m'avait complètement étourdie, moi qui étais plutôt habituée aux petits villages paumés, j'en étais loin. Il y avait tellement de gens dans les rues, partout où on allait j'avais l'impression d'étouffer et la chaleur n'aidait pas. Ok, c'est vrai que j'ai vécu en Italie, mais il n'y avait pas cette humidité. Mes vêtements me collaient littéralement au corps, j'avais la sensation de mijoter dans mon jus, dégoûtant!

Je jetais un coup d'oeil à l'horloge qui trônait dans un coin de la pièce, 5:30 il me restait juste le temps de prendre une bonne douche froide et préparer le repas avant l'arrivée de toute la troupe. J'étais la seule qui ne travaillait pas encore alors c'était la moindre des choses que je puisse faire pour aider. Cuisiner était loin d'être une corvée, j'adorais ça et pour une fois que j'excellais dans quelque chose aussi bien, autant en faire profiter les autres.

Une fois fraîche et dispose, je me mis aux fourneaux. Qu'allais-je bien pouvoir faire, pensai-je en fouillant dans le frigo à la recherche d'une idée.

- Bingo, m'écriais-je en remarquant un poulet rôti, des vol-au-vent! (N/B : Pour nous, françaises, ce sont des bouchées à la reine)

C'était décidé, j'allais faire ça avec une bonne salade printanière. Parfait, il ne me restait qu'à mettre la main à la pâte. Armée d'un tablier, je me mis à la tâche.

Concentrée à ma besogne, je n'entendis pas les bruits provenant de l'entrée –

ayant mis de la musique – je balançais mes hanches en rythme, tout en brassant la sauce. Bon, je sais, je n'avais jamais eu le tempo dans le sang mais j'étais tellement dans ma petite bulle, que lorsque deux énormes mains me soulevèrent du sol j'émis un petit cri de surprise.

- Bella, tu es un ange! S'écria mon balourd de cousin en me faisant tournoyer dans les airs.

- Emmett, dépose-la par terre, elle est verte, rigola Rosalie appuyer au comptoir en souriant devant mon air.

- Hop… désolé, me dit celui-ci en me déposant au sol.

Ah plancher des vaches, bien contente de vous revoir, pensai-je en me retenant au plan de travail car ma tête tournait légèrement.

- Et que me vaut ce tour de manège, demandai-je à Emmett qui humait les chaudrons mijotant sur la cuisinière.

- La bouffe, tu as fait de la bouffe?

Je le regardais pas très sûre. Ok, je savais qu'il n'était pas une lumière mais là, elle était sûrement grillée.

- Hum… si tu appelles des vol-au-vent de la bouffe… alors oui.

- DES VOL-AU-VENT! S'écria-t-il en se tournant vers Alice, celle-ci le regardait, consternée.

- Mon dieu pourquoi suis-je pognée avec un frère aussi débile. Murmura-t-elle en secouant la tête, dépitée.

- Pouah ! Vous les filles, vous comprenaient rien, manger c'est important et surtout pour une fois, ça va être mangeable. Bougonna-t-il.

- Je vais aller prendre une douche, ce sera mieux que de rester avec des langues de vipère, nous dit-il en faisant la grimace.

Sa sortie de la pièce fut accompagnée de nos rires.

- Quel bêta, dis-je en souriant

- Emmett… c'est Emmett ! On ne pourra pas le changer, alors comment s'est passée ta journée? Me demanda Alice, tout en prenant trois bières dans le frigo, et m'en tendit une.

- Aaaaaah, ne m'en parle pas, soupirai-je en prenant une gorgée de la bouteille.

Une bonne bière froide me fit du bien par cette chaleur accablante.

- A partir du moment où l'on n'a pas minimum un an d'expérience, j'ai l'impression que c'est écrit "stupide" sur notre front, m'exclamai-je en me tapant le front. Je crois que je devrais me contenter d'un petit boulot dans un fast-food. Dis-je, dépitée en m'asseyant sur un bac face à mes copines.

- QUOI? Il n'en est pas question! Ma cousine ne portera jamais ce genre d'uniforme hideux qu'on doit mettre dans ce genre d'endroit! Bella, tu ne peux pas me faire ça! S'offusqua Alice.

- Alice, je ne crois pas que Bella fasse ça juste pour t'embêter, rigola Rosalie, devant la réaction excessive de ma cousine.

Alice avait toujours été une boule d'énergie et je me demandai si un jour les piles allaient lâcher. Ca nous ferait du bien parfois.

- Il en est hors de question! D'abord, on est débordé au travail, il nous faut un autre employé. NON! S'écria-t-elle quand j'essayais de répliquer. Non! Pas un mot c'est décidé et comme ça tu pourras rencontrer le beau livreur que Rose a engagé!

- Ah! J'en reviens pas, marmonnai-je. Comment fais-tu pour être si agaçante?

- Ca doit être de famille, s'esclaffa-t-elle.

Elle avait beau avoir tendance à tout diriger et être super envahissante, personne ne pouvait y résister, moi la première. D'abord, le voulais-je vraiment? Pour dire la vérité, j'avais refusé au début simplement pour la forme, car quoi qu'on en dise être entourée des miens me sécurisait, surtout dans cette grande ville étrangère où tout m'était inconnu. J'avais perdu mes repères, il me fallait quelque temps pour me familiariser avec tous ces changements.

- Quoi? Rose a engagé un beau mec, c'est Emmett qui va être jaloux, répondis-je en retournant voir si mon souper était prêt.

- Regarder n'est pas pêcher, tant qu'il n'y a pas de contacts j'ai le droit, répondit la belle blonde en nous faisant un clin d'oeil.

Ce qui nous fit pouffer toutes les trois comme des gamines. Ca faisait si longtemps que je n'avais pas ri comme ça, moi qui croyais avoir oublié comment faire, j'étais agréablement surprise de me sentir si bien… si libre

Le repas se passa dans la joie et la bonne humeur, avec mon cousin et ma cousine l'absurde était immanquablement au rendez-vous, et voir Rosalie se boucher les oreilles devant leurs estinages perpétuels me faisaient rire. (N/B : estinages = chamailleries) Quand le repas fut terminé, ou plutôt quand Em' eut fini le reste de nos assiettes, Rose et Alice débarrassèrent la table pendant que je ramassai mes affaires. Bonne cuisinière oui mais très gaffeuse, il me fallait nettoyer le champ de bataille qu'était devenu la cuisine.

Nous passâmes toute la soirée à regarder la télévision – ou plutôt des bouts de film – les filles voulaient écouter un film d'amour, et Emmett voulait écouter celui d'action qui passait sur un autre canal. Alors quand est venue l'heure d'aller au lit, j'étais tellement mélangé que je croyais que l'actrice principale qui tombait en amour avec un vampire était en fait un agent de la C.I.A infiltré dans une secte de loup-garou chinois. Bref, si ça continuait comme ça, j'allais devenir plus barge qu'Emmett, donc mieux valait aller me coucher. Je fus suivie de ma cousine qui me murmura assez fort pour que nos deux tourtereaux, restés collés sur le divan, entendent.

- Tu ferais mieux de t'endormir rapidement Cocotte, car quand ces deux là se mettent à faire leur gym nocturne, impossible de fermer l'oeil! Me dit-elle en tournant ses yeux vers nos deux amoureux. Rosalie nous fit une petite grimace puérile, ce qui me fit rire.

Une fois étendue dans mon lit, je me mis à penser que l'avenir s'annonçait magnifiquement bien et pour une fois je m'endormis instantanément. Aucun cauchemar ne vint hanter mes rêves, ce qui était déjà un miracle en soit…

Pov Edward

J'affichai un grand sourire retenant à grand peine un fou rire, se tenait devant moi, un Jasper complètement furieux dans son nouvel uniforme de boulot. Il avait obtenu sans peine l'emploi dans le café bar qui faisait face au "Jardin d'Alice". Je dois avouer qu'il avait l'air d'un parfait idiot, chemise blanche avec un noeud papillon noir, sans oublier son veston. C'était hilarant… pour moi car lui, était loin de rire.

- Si tu ris, je te tue Ed, dit-il les dents serrées.

- Tu fais… classe Jazz, répondis-je en lâchant un petit rire que j'essayais de cacher derrière une quinte de toux.

Hélas, ce subterfuge ne passa pas inaperçu.

- Tu peux bien te marrer sale con! Mais crois-moi que je ne te manquerais pas la prochaine fois, bougonna-t-il en continuant à marmonner dans sa barbe.

Bon, c'était bien drôle mais il fallait se mettre au boulot, surtout que notre infiltration commençait dans à peine une heure.

- Tu as tout ce qu'il te faut, demandai-je sérieusement à Jazz.

- Yes, j'ai l'appareil photo, il désigna celui-ci dissimulé dans sa poche, c'était un modèle miniature très pratique. Je n'ai pas pris l'émetteur, je ne vois pas l'utilité de s'entendre toute la journée surtout que c'est le premier contact aujourd'hui, alors rien de très intéressant à communiquer. Termina-t-il.

On utilisait l'émetteur sous la forme d'une petite broche qu'on épinglait sur nos vêtements, ça permettait de nous entendre, alors s'il arrivait quoi que ce soit de dangereux l'autre pouvait lui venir en aide. En l'occurence, j'avoue que me coltiner les commandes de déca et expresso toute la journée était loin de me faire trépider de joie.

- Parfait, je jetais un coup d'oeil à ma montre.

Il me restait une demi-heure avant de commencer à travailler, mais il était hors de question que je m'y rende avec ma Volvo, ça allait sembler suspect pour un simple livreur et homme à tout faire. En conséquence, je devais me taper le métro et le bus, mieux valait partir maintenant si je ne voulais pas arriver en retard la première journée, ce serait mal vu.

- Je prends le bus tu viens? Demandai-je à mon pote le pingouin.

- T'es malade si tu penses que je vais me balader en ville, attriqué comme ça, je prends un taxi.

-Ok, on se voit à ma pause… tu me prépareras un grand café noir avec deux sucres. Lui dis-je pour le faire enrager.

-Tu sais où tu peux te le mettre ton café! Me répondit-il en me lançant un regard noir.

Je quittais la pièce en m'esclaffant. La journée s'annonçait bonne…

Et je n'avais rien vu…

A peine avais-je franchi les portes de mon nouveau boulot, que j'entendis un grand fracas provenant de l'arrière boutique. Il n'y avait personne au comptoir, je me dirigeai donc vers l'endroit où j'entendais des éclats de voix.

Quelle ne fut pas ma surprise de tomber face à… fesses? Au beau milieu de la pièce où régnait un beau bordel se tenait une jeune fille – tenir était un bien grand mot plutôt penché conviendrait mieux à sa position – elle essayait tant bien que mal de ramasser un amoncellement de roches et de fleurs, éparpillés au sol. Alors pour mon plus grand bonheur, j'avais un aperçu en premier plan d'un attribut de son anatomie, et quel attribut! Je ne le cacherais pas c'était tout un cul… j'avalais difficilement ma salive avant de me racler la gorge pour signaler ma présence. Ce n'était pas que je n'aimais pas la vue mais je devais intervenir avant qu'un de MES attributs ne se réveille…

Pov Bella

La journée avait si bien commencé, j'avais pris le petit déjeuner avec le gang après m'être habillée, ou plutôt après qu'Alice m'ait habillé, celle-ci m'avait soulé sur le fait que, comme j'étais le premier contact avec les clients je devais démontrer la classe de notre entreprise. Ainsi donc, me voilà accoutrée comme si j'allais à un mariage, jupe taille haute noire m'arrivant en haut des genoux, accompagnée d'un chemiser bleu nuit. Ah! Satanée Alice.

Une fois arrivée à la boutique, je fus bouche bée. Jamais je n'aurais imaginé que ce serait si jolie, j'aurais dû y penser, tout ce qui venait de ma cousine était magique. Alice avait fait des miracles, on se croirait dans un petit coin de paradis. Il y avait une montagne de tulles qui descendait en cascade jusqu'au sol illuminé de petites lumières, entourée de dizaines de plantes plus variées les unes que les autres, une fontaine où l'eau ruisselait paisiblement dans un petit bassin rempli de gros poissons chinois surplombé de nénuphars fleuris. Ce lieu était enchanteur, on ne pouvait que se sentir en paix, relaxé… enfin là maintenant j'étais tout sauf relaxée…

Rose et Alice étaient débordées ce matin, entre les rendez-vous et les achats pour le magasin, elles n'avaient pas une minute de libre. Après m'avoir montré comment fonctionnait la caisse et comment prendre les commandes, elles me laissèrent toute seule.

Je n'avais aucune crainte à avoir, elles n'en avaient que pour une heure ou deux, m'avait dit Rosalie. Mais chanceuse comme j'étais, je devais me taper l'arrivée du nouveau, youpi, moi qui étais tellement sociale, j'allais bafouiller, rougir, que d'instants de bonheur qui m'attendaient… Grrrrrrrrr.

Comble du malheur, à peine décidai-je de ranger un vase qui trainait dans l'arrière-boutique que ma maladresse me rattrapa, celui-ci me glissa des mains en se fracassant au sol dans un grand bruit, envoyant valser tout ce qui se trouvait à l'intérieur.

- Et merde! Maudit vase .Grommelai-je en soupirant, zut je devais m'activer à ramasser ce gâchis avant que le nouveau arrive, pensai-je en me penchant pour nettoyer tout en me murmurant quel point j'étais bête.

Je venais à peine de débuter cette insignifiante corvée quand j'entendis un raclement de gorge… Instantanément, je me figeais.

Non, non ça ne pouvait pas être… pensai-je en tournant ma tête sur le côté, sans même me redresser.

Et si… c'était bien lui, me dis-je en me retournant tout en fermant les yeux. Ah! Mon dieu pourquoi ces choses-là, n'arrivaient-elles toujours qu'à moi? J'attirais la poisse, c'était certain!

Lentement, je me redressais en essuyant mes mains sur moi, ok je devais lui faire face je ne pouvais pas rester plantée comme ça l'air atterré. Si ça ne tenait qu'à moi je resterais là jusqu'à demain, mais bon j'avais l'air assez folle comme ça, mieux valait atténuer le désastre. Poussant un soupir résigné, je me retournais vers lui…

Wouah! Les filles m'avaient dit qu'il était beau mais elles étaient loin de la vérité. J'avais devant moi un dieu, ça ne pouvait pas être autrement il était tout simplement parfait… Il était d'une beauté impossible, car la perfection ne pouvait exister. Mais ce qui me frappa chez lui fut ses yeux… des yeux verts comme la plus pure des émeraudes. J'étais complètement ébahie, incapable de dire un mot, comme si mon cerveau étais sur off, il avait déserté le navire.

Lentement, l'Apollon s'approcha de moi avec grâce tout en me tendant la main.

- Salut, moi c'est Edward le petit nouveau. Dit-il en me faisant un petit sourire en coin, l'air troublé.

Mon coeur s'emballa, j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. J'étais éblouie, c'est alors presque inconsciemment que je pris sa main dans la mienne.

- Moi c'est Bella…

Bon, qu'est-ce que vous en pensez?

Allez dites-moi, c'est la seule façon que j'ai de savoir si ce que j'écris est bon ou complètement nul! loll

Bref, j'espère que vous avez aimé la rencontre Bella/Edward, celle-ci est toujours aussi maladroite et lui toujours aussi canon! loll

Bon, je vous laisse et vous dis à bientôt pour le prochain chapitre, et il y a de grosses chances qui y ait du Lemon… Ok je sais qu'ils viennent juste de se rencontrer mais bon les hormones de l'auteur jouent dans l'histoire ! hahaha

Bisou sindy xxx