Bonjour.
Je sais! Je sais! Je me suis faite longue et j'en suis sincèrement désolée… mais avec les vacances d'été et mes deux enfants à la maison c'est un peu BEAUCOUP difficile d'écrire! lolll
Mais bon, j'ai réussi avec peine et misère à finir ce chapitre, je dois avouer que j'ai été aussi un peu en panne d'idées et à la base ce chapitre était beaucoup plus long mais comme ça finissait plus je l'ai coupé en deux parties, alors je devrais poster la suite bientôt (je vais essayer de pas attendre 3 mois cette fois-ci! ) loll
Pour finir, un GROS merci à ma beta reader "Marine" qui donne un peu de son temps précieux pour mon histoire, bisou à toi ma cocotte xxx
bon trêve de blabla je vous laisse à votre lecture ;)
Disclaimer: Les personnages appartiennent tous à Stephenie Meyer, moi je ne fais que m'amuser avec ;)
Chapitre 5
Pov Bella
Résignée, je décidais finalement de me lever, il fallait bien que j'affronte Emmett un jour où l'autre. Alors plus vite cette tâche ingrate sera terminée, mieux je me porterais.
- Allons un peu de courage ma fille! Pensai-je en m'extirpant du lit douillet, dire que la journée ne faisait que commencer, quelle galère!
Enfin parvenue à me mettre sur mes deux jambes, j'avançais jusqu'à ma porte de chambre et y collais une oreille, bon aucun bruit suspect, alors le champ était libre. J'ouvris délicatement la porte, jetais un coup d'oeil dans le salon et la cuisine d'où j'avais une vue directe, et comme je ne vis personne je m'y précipitais.
En quatrième vitesse, je me servis une grande tasse de café bien chaud, sans ce breuvage divin je ne pouvais fonctionner. Il me le fallait le matin sinon je n'étais bonne à rien.
- Mais qui voilà… est-ce bien notre petite dévergondée "des songes"?
AH NON! Pas lui, moi qui croyais m'épargner sa face de cake! Et zut, je devais être maudite. Je passais devant lui en murmurant des paroles incompréhensibles.
- Bon! On a une Bella bougon ce matin? s'exclama mon crétin de cousin.
- Je ne suis pas bougon! grognai-je
- Ben dis-le à ta tête, je crois qu'elle n'est pas au courant! Se moquai-t-il.
Avant que je fasse le moindre mouvement pour étrangler cet abruti, Alice rappliquait d'un pas sautillant dans la cuisine.
- Coucou vous deux… AH! Du café! J'aime le café! S'exclama notre petite boule d'énergie.
Elle prit une tasse de mon élixir vital et vint s'asseoir à mes côtés.
- Alors tu as rêvé d'Edward? Il était nu? Me demanda-t-elle l'oeil brillant.
Je m'étouffai carrément avec ma gorgée!
- ALICE! M'indignai-je
- Hey! Fais pas ta bonne soeur, c'est toi qui rêve de lui tout nu, pas moi! Alors je peux bien demander… et ?
- Et merde les filles, je suis là moi! Je ne veux pas entendre les fantasmes de Bella sur ce mec c'est… c'est dégueu! S'exclama Emmett.
- Comme si tu ne nous avais jamais saoulé toi avec tes histoires! C'est ainsi que je connais la position préférée de Rosalie! Eurk! Répliqua Alice en fronçant le nez, dégoûtée.
- Qu'est-ce que j'ai encore fait? Demanda celle-ci, qui venait d'arriver.
- Tu n'as rien fait ma choupinette! C'est ces deux dévergondées qui parlent de mecs à poils! S'offusqua faussement mon cousin.
- Quels mecs à poils ? Demanda avidement la belle blonde.
- AH NON! Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi! Mais c'est une mutinerie… on ne peut pas avoir des mecs ici? Ben non, je suis coincé avec des femmes en chaleur ! S'exclama ce dernier les deux mains en l'air.
- J'aime mieux aller travailler au lieu d'entendre vos fantasmes de midinettes. Nous dit-il en faisant une bise à Rosalie.
- Bonne journée mon nounours, lui dit celle-ci.
- Gâteau au fromage juste pour toi ce soir Em'. M'écriai-je pour me faire pardonner et faire la paix.
La bouffe était un remède à tous les maux avec mon nigaud de cousin.
- Ouais… L'entendis-je grogner sur le pas de la porte en partant.
- Alors c'est quoi cette histoire? Demanda Rosalie en se préparant le petit déjeuner.
Moi qui croyais qu'une fois Emmett parti, j'aurais la paix… je me mettais le doigt dans l'oeil.
- Quoi ? Dis-je le plus innocemment possible.
- Tu connais Em', il parle toujours pour ne rien dire… Bon, je dois aller m'habiller moi, si je ne veux pas arriver en retard et me faire gronder par ma patronne, rigolai-je en me dirigeant vers ma chambre.
A peine un petit pas et je serai à l'abri de toutes questions embarrassantes. Allez Bella! Tu peux y arriver…
- Tu peux le dire! C'est le diable en talons hauts cette patronne. Plaisanta Rose
- Hein?
Je n'entendis pas la suite de l'indignation d'Alice car j'avais réussi à passer la ligne ennemie, j'étais enfin dans la tranquillité de ma chambre. En soupirant, je décidai d'aller explorer mon placard à la recherche de ce que j'allais bien pouvoir mettre aujourd'hui. J'étais loin d'être comme ma cousine, moi et la mode ça faisait deux, un simple jean et un tee-shirt me paraissait une bonne option, mais je savais que ceci ne plairait pas à une certaine personne… Ai-je besoin de la nommer ?
Quand j'eus terminé mon calvaire, car il faut bien le dire, essayer de me rendre un tant soit peu classe était de l'ordre de mission impossible. Je sortis de ma tanière pour voir ce qui me manquait pour préparer le « dessert de la paix ».
Alice et Rosalie étaient prêtes à partir, elles me demandèrent gentiment si je voulais les accompagner, je déclinai l'offre.
Il n'y avait que deux coins de rues qui nous séparaient de la boutique, alors je préférai marcher. Cette petite marche quotidienne m'était nécessaire, moi si solitaire, je me retrouvais à vivre en petite communauté qui, je n'ai pas besoin de le préciser, était plutôt un peu, beaucoup envahissante. Alors cette petite marche solitaire était ce qu'il y avait de plus rafraîchissant pour l'asociale que j'étais.
Une fois dehors, je laissais le chaud soleil de juin me réchauffer. Je marchai nonchalamment vers la boutique, il n'y avait aucune urgence, Alice et Rose allaient sûrement s'arrêter au café.
Ma cousine avait adopté le bistro comme seconde résidence, il faut préciser que depuis l'embauche de Jasper (le nouveau serveur), notre petit lutin était littéralement euphorique! Déjà qu'elle n'était pas tenable d'ordinaire alors maintenant, c'était carrément fou!
- Ah! Qu'il est beau!
- Les filles avez-vous vu comme il a de belles fesses?
- Je me demande s'il a une copine?
Mon dieu, je plaignais ce pauvre garçon qui avait Alice comme admiratrice, pas qu'elle était méchante! mais elle était un peu… ok plutôt énormément accaparante avec le monde qu'elle aimait… bref avec tous les gens en général!
Perdue dans mes pensées, je ne m'aperçus pas tout de suite qu'on criait mon nom, déboussolée je me retournais. Qui pouvait bien m'appeler? moi qui ne connaissais personne ici.
A peine eus-je tourné la tête, que je remarquai une personne qui accourait vers moi. Un homme avec les cheveux bronze. Je devinais immédiatement qui c'était, cette chevelure unique appartenait à une seule personne… Edward Masen…
Mon coeur fit une embardée. Et zut, je ne savais pas comment ce mec faisait pour me mettre dans tous mes états, juste de le voir courir vers moi avec ce sourire sur le visage me rendait toute chose.
- Reprends-toi ma fille! me sermonnai-je en plaquant un semblant de sourire décontracté sur mes lèvres.
- Hey! me dit-il en arrivant à ma hauteur.
Je n'arrivais pas à comprendre comment il faisait pour paraître toujours parfait, il était simplement habillé d'un t-shirt et d'un jean mais mon dieu qu'il était sexy! tout était sexy chez lui, ce qui était très agaçant d'ailleurs.
- Au secours! une douche froide et vite!
Je devenais aussi obsédée qu'Emmett ce qui était plutôt pathétique en y pensant bien. Surtout si je restais en plus plantée là comme une idiote. Il fallait que je sorte quelque chose "n'importe quoi" et vite!
- Salut! Qu'est-ce que tu fais ici?
N'importe quoi… sauf ça!
Mais quelle nulle je faisais, j'avais envie de me foutre une gifle.
- Ben comme je passais dans le coin, je me suis dit que je ferais mieux d'aller travailler si je voulais pas me mettre Alice à dos. Me dit-il avec un sourire en coin.
- Si je te dis un secret tu me promets de rien dire? me demanda-t-il avec une lueur taquine dans les yeux que je commençais à bien lui connaître.
- Alice… me fait peur des fois, me dit-il à l'oreille comme s'il venait de signer son arrêt de mort.
J'éclatais de rire, j'avoue que ma cousine pouvait être tyrannique, un vrai caporal-chef sous acides, vous voyez l'image? plutôt apeurant croyez-moi!
- Promis. Rigolai-je en scellant mes lèvres avec mes doigts tout en faisant semblant de jeter la clé. J'avoue qu'Alice est parfois… excessive. Lui répondis-je riant.
Tout en continuant de parler nous nous étions remis à marcher côte à côte. J'étais si bien, à lui parler de tout et de rien. Il me posait pleins de petites questions sans que cela ne m'ennuie où ne me gène, ce qui était rare chez moi. J'étais une fille plutôt discrète, je ne me confiais que très rarement… Mais avec lui ceci me semblait naturel, comme si je le connaissais depuis toujours, ceci pouvait paraître étrange mais j'avais la sensation de pouvoir lui faire confiance (ok je sais que mon instinct s'était avéré plutôt nul dans le passé) mais je sentais que cette fois-ci j'avais raison… enfin je l'espérais de tout mon coeur.
Il faut dire qu'Edward faisait partie d'un moule d'homme en voie d'extinction, il avait tous ces petits gestes qui avaient déserté l'Homme moderne, comme de marcher sur le côté de la rue en présence d'une femme où de tenir la porte pour me faire passer en premier, bref tout ce que notre nouvelle génération a oublié… C'est ce qui faisait de lui une personne unique et j'avoue complètement craquante.
- Tu penses qu'elle pourrait nous faire une surdose de café? me demanda Edward en fronçant les sourcils, voyant Alice quitter le bistro en sautant comme une sauterelle.
- Impossible, Alice est tombée dans un chaudron de « Red bull » quand elle était petite, alors avec ou sans café elle est déjà énervée. Lui dis-je le plus sérieusement du monde.
- Et merde! vous n'avez jamais pensé à lui faire un exorciste? Car pour ma part je dirais que cette fille est possédée, me déclara-t-il en mimant une sorte de monstre avec ses mains.
- Pas mauvaise comme idée. Rigolai-je
Comme si une tempête venait d'éclater, Alice nous sauta littéralement dessus.
- Salut mes employés préférés! s'écria-t-elle
- Alice, nous sommes tes seuls employés. Lui dis-je désespérée.
- Bin raison de plus pour que vous soyez mes préférés, non? Et en passant Bella, tu n'oublies pas pour ce soir! me dit Alice en regardant autour d'elle comme s'il y avait un espion qui surveillait ses paroles.
- Quoi ce soir? Demandai-je tout en sachant parfaitement de quoi elle parlait, mais c'était plus fort que moi j'aimais la faire tourner en bourrique.
- QUOI? Mais la FÊTE Bella! hurla-t-elle
Elle regarda autour d'elle, affolée.
- La fête d'Em et Rose, ce soir. Me redit-elle en murmurant, comme si personne ne l'avait entendu à un mile à la ronde. Discrétion et Alice, ça faisait deux.
Je soupirai en levant les yeux au ciel.
- T'inquiète Alice, comment je peux oublier… tu me harcèles depuis deux jours avec ça.
- Bien! Alors hop! Au boulot, je vous paye pas pour papoter. HOP! HOP! s'écria-t-elle en nous poussant vers la porte de la boutique.
Tout en pénétrant dans l'entrée Edward me glissa à l'oreille.
- Je connais un bon prêtre, je te donnerais le numéro. Me dit-il en hochant la tête vers notre hystérique de patronne.
Mon vendredi se déroula à merveille, même si nous étions submergés de travail, il faut dire que le téléphone ne dérougissait pas, une commande n'attendait pas l'autre, Edward et moi ne lâchions pas une seconde. Rosalie vint même me donner un petit coup de main pour faire les arrangements floraux. Je ne vis pas beaucoup notre séduisant livreur mais une scène de cette après-midi me trotta dans la tête toute la journée, me laissant un sourire niais sur les lèvres.
Flash back:
La porte de l'arrière-boutique était ouverte pour permettre à Edward de charger le camion de livraisons. La journée était particulièrement chaude et humide, j'avais attaché mes cheveux en un lourd chignon. Nous avions l'air climatisé dans la boutique mais comme la porte était ouverte une chaleur infernale envahissait littéralement la petite pièce.
Je me levais pour aller donner un coup de mains à Edward, quand je stoppais net.
Celui-ci me tournait le dos, d'un mouvement souple il enleva son tee-shirt. Les muscles de ses épaules et de son dos ferme s'étalaient devant mes yeux ébahis.
Comme si son seul but était de me torturer davantage, il étira ses bras au-dessus de sa tête, ah… je remarquais que son pantalon était bas sur ses hanches, ma respiration se bloqua. Je devais être au paradis… ou bien en enfer mais merde comme je m'en foutais! J'étais complètement en extase devant le tableau qui se dessinait devant mes pauvres petits yeux innocents - ok pour le moment il n'y avait rien d'innocent dans mes pensées ou dans rien d'autre d'ailleurs. Comme s'il avait décidé de m'achever, il passa une main dans ses cheveux, ce qui eut pour effet de déclencher une salve d'images peu catholiques dans ma tête.
- ALERTE ROUGE! on vient de perdre une petite culotte.
Euh… comment on fait pour respirer déjà? Ah oui…
Inspirer…
Expirer…
Je devais faire quelque chose avant de suffoquer… parler!… mais quoi dire?
Je devais être rouge comme une tomate à l'heure qu'il était avec ce reflux d'émotions. Je me mordis la lèvre inférieure, j'avais cette manie quand j'étais nerveuse ou troublée et présentement j'étais tout sauf calme!
Je devais à tout prix stopper cette séance de matage gratuite, car je devais préserver ma santé mentale, qui était mise à rude épreuve.
Lentement je déglutis, pour pouvoir retrouver l'usage de la parole. Je toussai légèrement mal à l'aise.
Il sursauta tout en me faisant face.
- Oh! Bella, je ne t'avais pas entendu. Me déclara-t-il en plongeant son adorable regard dans le mien.
Ok ça n'allait pas m'aider à retrouver mes esprits ça! J'avais le sentiment que mon cerveau avait déserter le navire.
Tu es pathétique ma vieille! me sermonnai-je. Tout ça pour un joli minois, comme si je n'avais jamais vu un homme à moitié nu… ok jamais aussi beau mais ça n'était qu'un détail mineur…
- Heu… tu as… besoin d'aide? Essayai-je d'articuler correctement tout en tournant nerveusement une mèche de cheveux autour de mon doigt.
- Ah! avec plaisir… tu es ma sauveuse, avec cette chaleur j'ai l'impression de fondre. Me déclara-t-il avec son sourire qui me faisait chavirer.
Touché coulé…on vient de perdre Bella…
Fin du flash back
J'avoue que la simple vue de son magnifique corps avait fait de ma journée ordinaire une à marquer d'une croix rouge sur mon calendrier.
Pov Edward
La soirée passée à bosser avec Jasper avait été épuisante, après avoir faxé toutes les nouvelles infos à notre client, je pus enfin aller au lit. J'avais beau me tourner et me retourner, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Découragé, je me mis sur le dos tout en fixant le plafond, je laissais mes pensées dériver vers la seule chose qui me préoccupe depuis quelques temps… Bella… enfin mon enquête.
Il y avait un détail qui me tracassait… pourquoi… cette enquête sur elle. Je n'avais trouvé aucun rapport entre sa famille et celle du clan Italien, rien aucun lien parental, ni de proche où de loin, nada! Il faut bien admettre que ceci me troublait, je commençais à trouver ça étrange. Pourquoi avoir besoin de toutes ses informations sur une parfaite inconnue?
Je sais bien qu'au début, je m'en foutais royalement mais maintenant je me sentais responsable de ce qu'il pourrait lui arriver à cause des informations que j'avais fourni aux Volturi. Ok je sais que je n'avais pas à me sentir coupable mais c'était plus fort que moi, c'était instinctif j'avais besoin de la protéger. Son regard de biche me hantait jour et nuit, j'avais beau fermer les yeux il me pourchassait sans arrêt. Penser à elle me réchauffait de l'intérieur, moi qui avais toujours cru avoir un coeur de glace, me voilà rassuré, il me faisait plutôt l'effet d'une glace en plein soleil de midi.
C'était désespérant! J'avais la tête qui allait éclater, trop de questions sans réponses, si je continuais comme ça je n'arriverais jamais à dormir.
- Allez mon vieux, tu ferais mieux de dormir! Me sermonnai-je
La journée de demain s'annonçait longue. Juste avant de m'endormir, je me promis de faire des recherches sur ces fameux Italiens. Rester indifférent m'était devenu impossible, elle m'était devenu spéciale, vitale. Il était trop tard maintenant pour faire marche arrière, cette fille m'enivrait, me rendait dingue! C'est ce qui allait causer ma perte…
C'est dans un vacarme strident que je me réveillais le lendemain, le soleil rentrait à flots par la fenêtre, m'empêchant de me rendormir.
- Merde ferme-la! grognai-je après mon satané réveil matin tout en balançant ma main dessus.
Ce geste brutal eut pour seul effet de faire amplifier la voix stridente de Phil Collins qui sortait de cet engin de l'enfer.
Résigné, je sautais hors du lit au son de "you can't hurry love", tout en balançant des hanches je me dirigeai vers la salle de bain, une bonne douche avant d'aller au travail me ferait le plus grand bien. Tout en fredonnant et tapant du pied je me lavais, j'aimais les vieilles chansons, ces goût musicaux me venaient de mes parents. Quand j'étais petit, il n'y avait pas une journée où la musique ne résonnait pas dans notre petite maison, entre Elvis et les grands compositeurs de musique classique, on pouvait dire que mon répertoire était vaste.
Ma mère Elisabeth était professeur de piano dans un petit conservatoire à Montréal, c'est d'elle que me venait mon amour du piano, je n'étais pas plus haut que trois pommes que je jouais déjà du Bach ou Mozart. Pour ce qui est d'Elvis, je le devais plutôt à mon père Edward Senior - et oui ma mère avait eu l'idée très originale de m'appeler comme mon paternel. Mon père lui n'avait rien d'un musicien, c'était de lui que m'était venu le goût de devenir policier. Il avait été policier pendent 30 ans de loyaux services, pour ce que ça avait servi…
On croit toujours que nos parents sont éternels, que rien ne peut leur arriver. Mais c'est dans la douleur que j'ai réalisé que j'étais plus fort que je le pensais…
Je sortis de la douche, passant un drap de bain autour de ma taille, et allai dans ma chambre. Il fallait à tout prix que je chasse les pensées moroses qui m'envahissaient depuis ce matin, ça ne donnait rien de bon à trop y penser…
J'enfilai un tee-shirt noir et un jean, quand un visage apparut soudainement dans mon esprit, le plus doux qui m'ait eu la chance de connaître, je devais avouer que j'étais complètement désarçonné, parfois j'avais l'impression qu'elle avait capturé mon âme, chaque seconde passée prés d'elle m'éloignait de mon but premier… enquêter sur elle! J'avais le sentiment de la flouer, de jouer les imposteurs. Mais pour rien au monde, je reviendrais quelque pas en arrière dans ma solitude, car depuis une semaine jamais je ne m'étais senti aussi en vie… aussi complet…
Tout ça grâce à une seule et unique personne… Bella, un petit nom pour une si grande personne.
J'en étais là dans mes pensées quand une voix m'appela depuis le salon.
- CHÉRI! C'est ton petit lapinou en sucre qui est arrivé! s'écria la voix débile de mon supposé meilleur ami.
- Note à moi-même "Ne JAMAIS donner ma clé d'appartement à un ami". Pensai-je en poussant un grand soupir.
Je me dirigeais vers la voix, fatigué, qui avait osé me sortir de ma rêverie.
- Tu ferais mieux d'avoir une bonne raison de venir m'emmerder si tôt le matin chéri, grognai-je en appuyant sur le chéri.
- Oh! mon petit Eddylou est grognon ce matin. Roucoula Jasper en me prenant le visage entre ses deux mains et pressant mes joues. Tu as mangé quoi ce matin? demanda-t-il en me regardant dans les yeux comme une mère poule.
Une chance que c'était mon meilleur pote depuis longtemps car je vous dis pas la baffe qu'il aurait reçu ce débile. Je me contentais de grogner tout en me dégageant de son étreinte.
- Oh! mais c'est qu'il est stressé ce matin!
- Ouais… d'ailleurs, il faudrait que tu me rappelles pourquoi? bougonnai-je juste pour la forme.
J'allai dans la cuisine me servir un café, je levai la cafetière vers Jazz pour lui demander s'il en voulait aussi.
- Non merci, juste l'odeur me donne la nausée. Me déclara-t-il en secouant la tête, dépité.
Depuis qu'il travaillait au bistrot, le café lui sortait par le nez, il en était à boire du jus d'orage! quel petit être fragile.
- Hier après notre petite sauterie, j'ai pensé à quelque chose. Déclara Jasper en me regardant sérieusement.
- Quoi, tu penses maintenant? dis-je en esquissant un sourire.
Il continua comme si je n'avais rien dit.
- Tu te rappelles de Tommy, le gars qui travaille aux archives?
Tommy était un type que Jasper et moi avions connu quand on travaillait pour la police, il nous avait souvent donné un bon coup de main pour retrouver des articles de journal qu'on avait besoin pour certaines enquêtes. C'était un chouette type, il nous rendait encore parfois des petits services.
Je fis un signe de la tête pour que Jazz poursuive, j'étais soudain curieux de savoir où il allait comme ça.
- Bon, j'ai décidé de lui envoyer un message hier pour qu'il vérifie s'il avait des articles qui parlaient de notre royale famille d'italiens, il devrait m'envoyer les copies ce soir sans faute. Me dit-il.
Qu'est-ce que je disais sur l'efficacité de Jasper? Ah oui! Qu'il était un génie… mais il fallait pas lui monter la tête avec ça sinon il allait devenir lourd.
- Bonne idée. Dis-je en hochant la tête.
- Qu'est-ce que tu va nous jouer ce soir Beethoven? me demanda Jazz tout en épluchant une orange qu'il avait volé dans mon panier à fruits qui trônait sur le comptoir.
Ah ouais ce fameux concert, je n'avais aucune maudite idée de ce que j'allais bien pouvoir jouer.
- Quelle genre de musique je dois interpréter?
- Il va y avoir deux parties, une pendant le repas plutôt classique et la seconde pour la soirée dansante plus rythmée. Toi, tu vas passer à la fin de la première partie alors tu peux faire du classique et finir avec du rock d'enfer!
- Du rock d'enfer? Avec un piano, c'est certain que c'est l'instrument parfait pour ça! J'aurais juste à mettre le feu dedans tout en jouant comme "Jerry Lee Lewis". Répondis-je pince sans rire.
- Ah oui, c'est sure que le patron va être content! Grinça Jazz.
Je jetai un coup d'oeil à ma montre pour m'apercevoir que si je ne décollais pas immédiatement j'allais être en retard, maudit bus j'aurais été plus rapide avec ma voiture, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour le boulot! Je mis ma tasse sale dans le lavabo, traversai la cuisine, et pris mes clés sur la table. Je ne pouvais pas partir sans faire enrager Jasper alors je revins sur mes pas, m'arrêtais près de lui et déposai une bise mouillée sur sa joue tout en filant rapidement vers la sortie.
- Bye chérie! Passe une belle journée. Lui criai-je en riant.
- Espèce de dégueulasse! Edward Masen t'es un porc! L'entendis-je répliquer.
Ces niaiseries avec Jasper m'avaient rendu de bonne humeur. Tout au long du trajet d'autobus, je méditais sur ce que nous savions jusqu'à présent sur Isabella Swan, je dois dire que c'était plutôt médiocre comme infos rien de vraiment intéressant, alors j'espérais que Tommy allait nous donner quelque chose à nous mettre sous la dent, qui nous permettrait au moins d'avancer.
Plus vite serait terminée cette enquête, plus vite je pourrais me laisser aller dans mes sentiments pour Bella, si ceux-ci débouchaient sur quelque chose bien sûr, ce n'est pas que je doutais, loin de là, le courant qui circulait entre nous était trop fort pour que je l'ai imaginé. Mais tout était tellement nouveau pour moi, il y avait quelques jours à peine elle m'était complètement étrangère et la seconde suivante, elle m'était devenue vitale comme l'air qu'on respire. C'est bizarre que moi, Edward Masen, qui n'avais jamais eu de relations sérieuses par peur d'attachement était sans cesse en train de penser que peut-être c'était elle… celle qui m'était destinée. Un simple de ses regards me faisait ce genre de choses qui vous fait dire que finalement, vous n'êtes pas si seul sur cette terre.
A peine fus-je descendu du bus que mon regard fut attiré par une jeune femme qui marchait tranquillement sur le trottoir, perdue dans ses pensées à quelques mètres de moi. Juste à sa façon de marcher je sus immédiatement que c'était elle, son déhanchement léger, cette façon insouciante qu'elle avait de rejeter ses cheveux, inconsciente de l'effet qu'elle faisait aux hommes. Elle était de ces personnes qui ne réalisaient pas le charme qu'elles avaient, elle dégageais tant de bonté et d'innocence qu'il était inconcevable de ne pas vouloir prendre soin d'elle, la protéger.
Alors comme il m'était impossible de rester là, sans bouger, alors qu'elle était à quelques mètres de moi, je criai son nom pour qu'elle m'attende.
- Bella! Bella!
Elle s'arrêta soudainement tout en regardant autour d'elle, la surprise envahit son visage quand elle me vit accourir vers elle. Je ne pus retenir le sourire qui se dessinait sur mon visage. En la voyant si belle, seule sur ce trottoir, ses longs cheveux bougeant délicatement avec le vent, je ne pus retenir la tentation qui germait dans mon esprit. La tentation, ce n'est qu'un petit mot mais au combien dévastateur, elle me ronge de l'intérieur, dévore tout sur son passage ne laissant que ma faim d'elle.
- Hey! dis-je enfin prés d'elle.
Je fronçai les sourcils devant son silence, m'en voulait-elle de la déranger?
- Salut, qu'est-ce que tu fais ici? me questionna-t-elle.
Je ne pus m'empêcher de la taquiner devant sa drôle de question, elle parvenais toujours à me surprendre.
- Ben comme je passais dans le coin, je me suis dit que je ferais mieux d'aller travailler si je ne voulais pas me mettre Alice à dos. Lui répondis-je tout en souriant.
Lentement, nous nous sommes mis en route vers le travail, je ne pus m'abstenir de la taquiner à propos d'Alice, ce qui la fit éclater de rire, ceci était si rare de la voir si détendue et insouciante, que je me promis de faire mon possible pour que ça arrive plus souvent.
Le reste de la journée passa comme un éclair. Le boulot ne stoppait pas d'une seconde, ce fut livraison sur livraison. Mes quelques petites minutes de liberté, je les passais le plus possible avec ma belle brune, profitant de chaque seconde en sa compagnie, c'était en grande partie pour l'enquête bien sûr! et l'autre petite partie pour mon bien être personnel…
Il faisait une de ses chaleurs cette journée là! Avec mes aller/retour entre le camion de livraison et l'intérieur de la boutique, j'étais complètement en nage, fuck les bonnes manières me dis-je en enlevant mon tee-shirt, de toute façon il n'y avait personne à part Bella qui était à l'intérieur.
Un petite brise soufflait sur mon torse, quel bonheur! C'était un pur plaisir, lentement je passai ma main dans mes cheveux, je suis bon pour une petite coupe pensai-je, quand j'entendis un raclement de gorge derrière moi qui me fit sursauter .
- Oh! Bella, je ne t'avais pas entendu. Dis-je en fixant mes yeux dans les siens.
Elle avait quelque chose dans le regard qui m'échappait, que je n'arrivais pas à déchiffrer ce qui m'embêtait.
- Heu… tu as… besoin d'aide? Me demanda-t-elle, troublée tout en tournant nerveusement une mèche de cheveux autour de son doigt.
Troublant!
- Ah! Avec plaisir… tu es ma sauveuse, avec cette chaleur j'ai l'impression de fondre. Lui répondis-je avec un grand sourire.
Un petit coup de mains ne me ferait pas de mal, j'avais hâte que cette journée finisse, j'étais épuisé! Sur le coup, ça m'avait paru une bonne idée sauf que là en la voyant, penchée pour déposer un bouquet, les cheveux attachés, me laissant la vue libre pour découvrir la grâce de sa nuque, je n'étais pas certain qu'avec toute la fatigue que je ressentais j'allais être capable de ne pas succomber à cette tentation faite femme. Mes yeux descendaient lentement sur les courbes gracieuses de son corps magnifique, son cou, son dos, la naissance de ses hanches. Comme pour me rendre plus fou, elle avait mis aujourd'hui une combinaison short blanche rayée noire, trés chic mais aussi… un peu courte… bref tout sur elle me semblait court, même un habit de ski m'aurait semblé osé! Mais là sacrément… grrrrrrr! J'arrivais presque à voir la courbe de ses fesses si je me penchais un peu… comme ça, pensai-je en m'inclinant vers l'avant, encore un peu, j'y étais presque, un petit millimètre de plus et j'aurais pleine vue sur…
BANG!
Je me retrouvais la tête la première dans les bouquets de fleurs. Pauvre con! que j'étais bête, j'étais devenu complètement obsédé! Tout ça pour mater les fesses d'une femme, pas n'importe quelle femme! mais Bella! J'avais essayé d'apercevoir le derrière d'Isabella Swan! mais quel détraqué j'étais devenu! Si ça continuait, j'allais être interné pour voyeurisme!
- Edward ça va! s'écria celle-ci en venant à ma rescousse se penchant vers moi pour m'aider à me relever.
Mais comble du malheur ainsi placer j'avais pleine vue sur son décolleté… j'aperçus même la dentelle de son soutien-gorge noir… Mon dieu! venez-moi en aide contre cette attraction sur deux pattes. Je fermai les yeux, déglutis lentement pour, tant bien que mal, essayer de retrouver un semblant de calme, mais avec son odeur ensorcelante qui planait tout autour de moi c'était si je peux dire légèrement difficile.
- Hum… Bella… ça va… tu peux me lâcher tu sais… Lui dis-je, son simple toucher allait me rendre dingue,il valait mieux que je m'éloigne un peu si je voulais que mon cerveau revienne à sa place initial et non qu'il descende plus bas…
Le reste de la journée se déroula normalement. Je parvins à réfléchir sur mon concert de ce soir, si on peut appeler ça un concert. Le simple fait de savoir qu'elle allait être présente me rendait nerveux et si elle n'aimait pas ça? Bah! Je n'allais pas me prendre la tête pour ça, c'était pas la fin du monde, elle n'avait pas besoin d'aimer tout ce que je faisais… enfin c'est ce que j'aurais aimé penser, mais bon je n'étais qu'un pathétique homme complètement obnubilé par les yeux de sa belle…
Quand l'heure sonna la fermeture de la boutique c'est avec un grand sourire que je la quittais car je savais que je la retrouverais bientôt…
Pov Bella
Etendue sur mon lit je boudais… et OUI! je boudais! Alice cette chère Alice, la reine des enquiquineuses ne voulait pas me laisser en paix! A peine étions-nous rentrées du boulot qu'elle ne me lâchait pas avec la soirée de ce soir. Elle était allée jusqu'à m'acheter une robe! Comme si je n'avais rien d'élégant à me mettre… un jean ça pouvait être très élégant! mais elle ne voulait rien savoir! Qu'est-ce qu'elle pouvait être agaçante parfois, ok le parfois pouvait être remplacer par toujours, mais bon là elle allait finir par me rendre cinglée.
- Alice, je ne mettrais pas… cette chose! M'éclamai-je en pointant mon doigt sur ce petit morceau de tissu… rose pâle froufroutant.
- Ah! Bella! tu vas arrêter de faire ton bébé et tu vas enfiler cette robe! Me dit ma cousine avec cette détermination dans les yeux que je lui connaissais si bien.
- Ah Alice… Me plaignis-je déjà vaincue, qui pouvait se vanter d'avoir déjà pu tenir tête à ma cousine? PERSONNE…
Alors comme un animal allant à l'abattoir, je me dirigeais vers la salle de bain. Après m'être laver avec minutie, prenant le plus de temps possible pour retarder ce calvaire mais au bout d'une demi-heure je n'avais plus le choix, je devais sortir au risque qu'un petit lutin hystérique défonce la porte. Une fois que je fus dans ma chambre, pensant qu'Alice m'avait peut-être oublié, mais cela aurait été trop beau pour être vrai! Mon petit enfer personnel ne faisait que commencer.
- Alice ça donne rien que tu t'acharnes sur moi… je suis une cause perdue. Bougonnai-je tout en m'asseyant sur le banc que ma cousine désignait, rendant toute évasion impossible.
- Les causes perdues ont quelque chose d'irrésistible. Rigola-t-elle.
- Et je t'en prie Bella, fais-moi plaisir. Répliqua Alice avec ses yeux de cocker auxquels personne ne pouvait résister.
- Ok. Me résignai-je.
- Génial! Tu vas voir ma cocotte tu vas être la plus belle de la soirée… après moi. S'exclama mon calvaire sur pattes.
Devant son air euphorique, je ne pus qu'éclater de rire. Comment en vouloir à Alice? C'était mission impossible et je dois bien avouer, une heure plus tard, en me regardant dans le miroir que j'étais loin de la Bella ordinaire, j'étais tout simplement… splendide. J'avais les cheveux légèrement bouclés qui retombaient en vague douce dans mon dos, Alice m'avait maquillée légèrement, une touche de rose sur les pommettes et les lèvres, et que dire de mes yeux… Jamais je n'aurais imaginé qu'ils étaient si beaux, j'avais les yeux charbonneux comme dans les magasines et mes cils paraissaient interminables.
- Alice… C'est… Je n'avais pas de mots.
- Tu es magnifique Bella… Murmura ma cousine en me fixant dans la glace. Ok, c'est beau mais on a pas fini nous! S'exclama celle-ci.
Je grimaçai légèrement.
- Je dois aller me préparer, alors tu enfiles ça avec les chaussures que je t'ai sorties et après je viens te voir, ok? Me demanda Alice tout en me lançant une ceinture noire qui allait avec la robe.
Je lui fis un signe affirmatif de la tête tout en dévisageant ce bout de tissu qui était mon ennemi. Au bout d'une quinzaine de minutes, j'arrivai enfin à enfiler cette chose de torture. C'est pas qu'elle n'est pas jolie… non elle était plutôt magnifique mais pas pour moi… j'avais l'air d'un de ses top model qui hantait les revues d'Alice, ce qui était loin d'être moi. C'était une robe bustier rose pâle avec des coutures froufroutées, elle m'arrivait juste sous les genoux avec un jeu de petits volants, une fois que j'eus passé la petite ceinture noire double qui ornait désormais ma taille, je ne pus qu'esquisser un sourire, j'avais l'air d'une princesse.
- Tout ça pour passer la soirée seule, me dit mon subconscient.
Seule! J'étais loin d'être toute seule! La bande serait présente!
- Mais lui n'y sera pas… persifla cette petite voix dans ma tête.
Lui mais qui ça lui? demandai-je à mon subconscient comme si je ne le savais pas déjà! Il hantait mes nuits, chamboulait mon quotidien, semant la zizanie dans mes hormones et en plus me faisais parler avec… moi-même! De quoi se demander si je n'étais pas folle. Je n'eus pas à méditer longtemps sur la question car l'arrivée d'Alice balaya tout sur son passage.
- Aaaaaaaaaah! Oh! Bella tu es fabuleuse! S'écria-t-elle, euphorique.
Je dois dire que j'étais tout aussi estomaquée qu'elle, Alice était toujours habillée avec recherche mais ce soir elle y avait mis le paquet, elle était simplement sublime dans sa petite robe courte noire au profond décolleté, sous sa poitrine un large ruban fuschia en faisait le tour. Elle allait en faire tourner des têtes, même si je soupçonnais qu'elle aspirait à en faire tourner qu'un seul.
- Jasper travaille ce soir? Questionnai-je innocemment.
- J'en sais rien, pourquoi? Me demanda-t-elle tout en s'affairant à attacher ses sandales feignant la nonchalance.
- Tu en sais vraiment rien Alice? Insistai-je
- Ah! Ok! Ok! Il fait des heures sup' ce soir. Confessa-t-elle.
J'eus un accès d'hilarité.
- Pourquoi tu ris? S'offusqua-t-elle.
- Ha! Ha! il va… tomber… raide mort pauvre… de lui. Bégayai-je tellement je riais.
C'était une fête pour Emmett et Rosalie mais ma cousine avait tout planifié pour en mettre plein la vue à son serveur! Ah! Les pièges de l'amûûûr! Ca nous faisait tous perdre la tête! Mais bon, je pouvais la comprendre il faut dire qu'il était plutôt beau gosse. Il me semblait avoir les deux pieds sur terre, c'est ce qu'il fallait à ma cousine, quelqu'un qui saurait l'ancrer, elle qui était toujours dix pieds dans les airs. On avais parlé quelques fois ensemble - vu qu'on passait presque tout notre temps libre là-bas - on avait commencé à sympathiser, c'était un homme bien, réfléchi, nous l'aimions tous beaucoup, même Edward paraissait bien s'entendre avec lui, je les avais vu quelques fois parler et rigoler tous les deux.
- Hi! Hi! C'est ça le but! Rigola ma cousine en me sortant de ma rêverie. Tiens enfile ça, me dit Alice en pointant ces objets de torture qu'on osait appeler chaussures.
- Oh! mon dieu! Tu veux ma mort ou quoi. Elle était complètement inconsciente de me laisser marcher avec ces trucs, il faut plutôt dire trébucher dans mon cas!
- Tss! Allez et que ça saute. Riposta mon caporal en talons hauts.
Pendant que j'essayais tant bien que mal de mettre ces maudites sandales, un cri du salon nous interpella.
- Vous êtes prêtes les nanas? C'est qu'on a pas toute la nuit pour vos chichis de femmelettes! Cria mon cousin, moqueur.
J'entendis Alice soupirer à mes côtés.
- On arrive! Riposta-t-elle en m'entraînant à sa suite dans le salon où était déjà rassemblé notre petit couple de fête. Rosalie était spectaculaire comme toujours, elle étincelait dans une robe mi-longue en satin turquoise, et que dire de son chéri impatient à ses côtés? Ben qu'il formait un couple d'enfer! Em était très élégant, il avait fait un effort , lui qui ne portait que des vêtements de sport d'ordinaire, était sur son 31 ce soir.
- Bon tu nous amènes où ce soir petite soeur? Demanda justement ce dernier.
- Surprise! Surprise! Surprise! Déclara celle-ci en sautillant partout.
- Allez! Allez! Sinon nous allons être en retard. Nous annonça notre petit lutin complètement euphorique.
Nous sortions tous dans le corridor pour passer la porte quand Emmett me prit par le cou.
- Tu es super mini Bella. Me dit-il à l'oreille.
Ce qui m'émut énormément, dieu qu'il m'avait manquer quand j'étais au loin.
- Toi aussi gigantesque Emmett. Le taquinai-je pour ne pas montrer à quel point ceci me bouleversait. Sa présence près de moi m'était tellement réconfortante.
Je me sentais plus forte avec eux à mes côtés, comme si rien de mal ne pourrait plus jamais m'arriver, je savais que c'était une erreur de penser comme tel, car partout où j'irais je serais traquée. Je n'étais pas idiote au point de croire que je pourrais me cacher ici éternellement, il arrivera un jour où je devrais m'éloigner de cette vie parfaite qu'était la mienne jusqu'à présent, tout ça à cause d'une faute de jugement de ma part, d'un moment de faiblesse et voilà que ma vie était chamboulée à jamais… une chose… avait changer ma vie pour toujours.
Emmett avait sûrement senti que mes pensées s'étaient égarées vers un lieu plus sombre car il resserra plus solidement sa prise autour moi.
- Je ne laisserais plus personne te faire du mal Bella, je te promets d'écrabouiller le premier connard qui t'approchera. Me dit mon cousin avec un regard sérieux que je lui avais rarement vu.
Lui qui est toujours près à déconner et faire le bouffon, c'était transformé en garde du corps pour ma petite personne, plutôt mission impossible comme mandat je vous le garantie, étant donné que j'étais un aimant à catastrophe la partie était perdue d'avance.
- Vous venez vous deux! Ou vous comptez papoter toute la soirée en faisant du tricot? S'énerva Alice en gesticulant à côté de la jeep d'Emmett.
Quand nous fûmes près d'elle, celle-ci tendit sa main à son frère.
- Tes clés frérot. Susurra notre petite brune.
- QUOI? S'écria-t-il scandalisé.
- Jeep à Emmett, nous dit-il en se tapant le torse. Ça, petite emmerdeuse! Il pointa Alice. Pas Emmett, alors pas clés. Déclara-t-il en croisant les bras sur sa poitrine comme un gamin buté, je dirais plus un débile mental mais bon ça c'était mon opinion…
- C'est pour la surprise nigaud. S'emporta Alice en sautant dans tous les sens pour parvenir à saisir ses foutues clés.
Désespérée, notre belle blonde se posta devant son petit copain en tendant la main. Oh! Oh! Si j'avais à miser dix dollars sur qui allait remporter la partie j'aurais parié sur Rose à coups sûrs, Emmett ne pouvait jamais rien lui refuser. Ah! que les hommes étaient faibles devant une beauté fatale comme Rosalie.
- Arrête de faire le bébé! Donne! Ordonna Rosalie, déterminée.
- Mais Ro… Il n'eut même pas la force d'argumenter, avec le regard que sa copine lui lançait. Il savait qu'il valait mieux ne pas mettre Rosalie en rogne, elle pouvait être une vraie tigresse!
Emmett laissa tomber ses précieuses clés dans les mains de sa bien-aimée en ronchonnant. Bougon, il alla s'asseoir à l'arrière du véhicule, je crus même l'entendre jurer conte "les saletés de nain à jupons"! Je ne fais que répéter moi, mais entre Emmett qui murmure dans sa barbe et Alice qui trépigne de joie à mes côtés, je pouvais très bien me tromper…
- Bon tout le monde s'attache, on part! S'exclama celle-ci, folle de joie.
J'étais assise à l'avant, au côté de notre "boy-scout" national quand je me risquais à jeter un regard vers l'arrière, je me mordis la lèvre pour ne pas éclater de rire devant la mine à mon cousin, il rongeait son frein! A chaque fois que sa soeur freinait trop brusquement, il grinçait des dents comme si c'était la fin du monde. Ah! les hommes et leur voiture, une grande histoire d'amour…
A peine quelques secondes plus tard, Alice tourna dans le stationnement du bistrot.
- ALICE! Ne me dis pas que tu as réservé au bistrot pour mon anniversaire de rencontre! Bouillonna Rosalie, exaspérée devant les idées extravagantes de sa belle-soeur.
Em, lui, se tordait littéralement de rire.
- Arrête de faire le bébé, Rose voyons! Lui dit ce dernier en répétant mot pour mot ce que sa petite copine lui avait dit quelques minutes plus tôt.
- Toi, Cullen tais-toi! Riposta Rose, cinglante.
Résignée, elle secoua la tête, comment en vouloir longtemps à notre petite brune avec ses yeux de cocker triste.
- Bon allons-y. Nous dit-elle, fataliste.
- Tu vas voir, on va s'amuser comme des fous! C'est une soirée dansante, il y aura plein de musique et… Alice était tellement boostée aux vitamines qu'on n'arrivait même plus à comprendre ce qu'elle disait, tant elle bondissait dans tous les sens.
Une fois arrivés à l'intérieur, l'atmosphère électrique du café nous frappa, ça change, d'habitude c'était un endroit plutôt calme, où on pouvait déguster un café tranquillement tout en bouquinant, mais ce soir adieu les bouquins bonjour la musique, le bistrot fourmillait de monde. La lumière était légèrement tamisée pour créer une ambiance détendue, relaxante bercée simplement par les notes envoûtantes d'un violon. Une jeune femme interprétait magnifiquement un solo sur la scène.
- Je vous l'avais dit! Cette soirée va être géééééééénialllllle! S'extasia notre petite boule d'énergie.
- Ouais… mais je t'en dois quand même une Alice Cullen! Marmonna Rosalie, sceptique.
A cet instant, l'être qui occupait toutes les pensées d'Alice se matérialisa devant nous.
- Hey! Si c'est pas mes clientes préférées! Nous dit le jeune homme avec son sourire charmeur - qui, selon moi, était tout destiné à notre petit lutin en pâmoison devant son fantasme humain.
- Ah! Tu serais pas Jasper? Le nouveau serveur qui a… S'exclama mon cousin, qui fut arrêté aussi sec par sa soeur qui lui jetait un de ses regards qui tue.
Comme si de rien n'était, cette dernière s'empara du bras de notre beau serveur.
- Ne fais pas attention à lui, c'est mon frère Emmett… Il est déficient. Murmura-t-elle à son oreille avec un grand sourire taquin.
- Alors tu nous as réservé ta meilleure table? Lui demanda Alice, tout en ignorant parfaitement son frère qui faisait le débile dans leurs dos.
Ah! Qu'il pouvait être bêta celui-là.
- Ma meilleure! Nous dit-il en nous dirigeant vers notre place.
Nous étions placés à la droite de la scène, dans un petit coin tranquille, tout en ayant une bonne vue, sans être envahis par trop de boucan.
- Merci Jasper. Lui dis-je gentiment en m'asseyant.
Il nous fit un petit salut de la tête et partit pour se remettre au boulot. Il faut dire qu'avec toute cette foule, il n'allait pas chômer!
- Alors les fillettes vous mangez quoi? Demanda Emmett qui était déjà plongé dans le menu.
Lui et la bouffe c'était une vieille histoire d'amour.!
Une fois que nos commandes furent passées, nous nous mîmes à discuter du week-end d'amoureux que Rosalie et Em s'offraient pour leur anniversaire.
La femme au violon avait fait place à un homme d'âge mur qui jouait du saxophone.
Je fermais les yeux pour me laisser transporter par les notes sensuelles de son instrument. Il me suffit de quelques minutes pour que son visage se glisse dans mes pensées… Edward… son sourire sensuel s'accordait parfaitement avec la mélodie langoureuse du saxo. Des images de son corps me revinrent en mémoire… son dos, sa nuque, ses cheveux, je n'avais qu'une envie: y enfouir mes doigts et m'imprégner de son odeur si enivrante, tellement virile, tellement… Lui.
Je ne savais pas quand et encore moins comment il avait réussi à me faire chavirer dans son monde troublant. C'est comme si j'étais ensorcelée par lui… c'était plus fort que moi. J'étais submergée d'émotions que je ne pouvais analyser… il ne pouvait s'agir d'amour! Car l'amour était le sentiment le plus faux qu'il y avait sur cette terre! C'était un sentiment dévastateur, ça pouvait briser une personne… briser son âme.
Le plaisir charnel c'est quelque chose que je pouvais accepter. Je suis faite de chair et de sang, alors c'était inévitable que ça arrive un jour ou l'autre! D'abord, l'amour ça n'existe pas! Ce n'est qu'un mot qui est joli à murmurer, mais qui n'est que peine et souffrance quand le jour se lève.
L'arrivée de notre repas mis fin à mes idées moroses. Emmett fit le pitre comme à son habitude, il taquinait sa soeur sans arrêt; dès qu'il apercevait Jasper dans les parages, il lançait une blague de son cru. Alice avait beau lui faire les gros yeux, il s'en fichait royalement, ça le faisait marrer encore plus. Le souper se déroula au grès de la musique et de nos rigolades. J'étais bien, la soirée était merveilleuse, je me sentais légère, sereine…
Quand je pris la première bouchée de mon dessert - je m'étais laissée tenter par un gâteau mousse au chocolat et caramel! - c'était un péché sucré, mais bon je pouvais bien me permettre cette petite folie. Une petite douceur mettrait du baume sur mon coeur tristounet, vu qu'Emmett et Rosalie se dévoraient littéralement les amygdales et qu'Alice et Jasper, eux, se dévoraient des yeux, je me sentais un peu seule… Alors il me ne restait qu'une solution, me rabattre sur le remède numéro un des femmes seules et … dévorer mon copain… petit gâteau au chocolat!
A peine avais-je glissé la cuillère dans ma bouche, que j'eus l'impression qu'un feu d'artifices de saveurs me submergeait, je fermai les yeux pour en apprécier toute la sapidité, c'était délicieux, un vrai péché capital. Et pour embellir le tout, les premières notes de "Clair de lune" jouées au piano inondèrent la salle. J'adorais cette mélodie, j'avais toujours eu un faible pour le classique. Les paupières closes, je me délectais de chaque gamme jouée, c'était si doux, je pouvais ressentir toutes les émotions que voulait transmettre le pianiste, la tristesse, la joie, la peine. Perdue dans ma bulle, je sursautais quand j'entendis Alice s'exclamer.
- OH MON DIEU! C'EST EDWARD…
Alors? Qu'en dites-vous?
J'aimerais vraiment savoir ce que vous pensez de ma fic, car je vous avoue que parfois je suis découragée. J'aime écrire là n'est pas la question!
Mais parfois je me dis que je fais ça pour rien, alors donnez-moi votre avis peu importe ce que vous en passez, je prendrais vos critiques ;)
Et oui je sais que je suis sadique pour la fin mais il faut bien que je vous tienne en haleine! lolll
Bon je vous dis a+
Bisou Sindy ;)
