Chapitre 3 :

Vu l'heure tout le monde doit être à la Grande Salle pour le petit-déjeuner. J'arriverai peut-être à convaincre Harry et Ron à se que l'on passe la journée ensemble. Je ne sais pas depuis combien de temps on n'a pas profité d'un samedi à 3 ! Il y a toujours Ginny ou Lavande ou même parfois les 2. Dans ce derniers cas vous imaginez bien que j'aurais pu faire disparaître Poudlard sous leurs yeux que sa ne leur aurait fait ni chaud, ni froid ! Alors je partais vaquer à mes occupations. Ce n'est que plusieurs heures plus tard qu'ils venaient me retrouver pour jurer Merlin que plus jamais ils ne se conduiraient de la sorte avec moi. J'ai arrêté de faire le compte de ce type de « visite » à 6…

Comme prévu je les retrouvent attablé devant leur petit-déjeuner. Les filles ne sont pas encore là donc je saute sur l'occasion pour leur faire part de ma proposition. Tous les deux étant sans projet actuellement, ils acceptent. Une fois notre repas englouti, nous remontons chercher bonnets, manteaux, gants et écharpes, indispensables en ce moment. Je passe d'abord par mon appartement qui à l'air toujours aussi désert, puis allons vers la tour Gryffondor. Malheureusement en chemin il nous faut bien sur croiser Ginny ET Lavande. Toutes deux sautent sur mes amis sans même un bonjour pour moi et commence à roucouler avec leurs chéris. Par je ne sais quel miracle, ils arrivent à se séparer à se rappelé de la présence. Nous bavardons quelques minutes tous les 5, le temps pour les filles de se faire inviter à notre « excursion » dans le parc. Nous voilà donc repartis vers la tour. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je profiterai de mes amis. En effet, une fois emmitouflés avec tout notre équipement nous baladant dans le parc, je dus participer pendant 15 minutes aux conversations avant que chaque couple ne se mette à se chuchoter des mots doux à l'oreille, rendant ma présence plus que superflue. Pour tester leur attention, je me m'arrêtai nette en plein milieu du chemin. Ils continuèrent leurs chemins sans même remarquer mon arrêt. Lavande gloussait d'une des stupidités que Ron venait de lui dire et Harry et Ginny se dévoraient des yeux en s'embrassant de temps en temps.

Dépitée, je rentre au château, déçu de l'attitude de mes « amis ». J'allai directement à mon appartement et m'enferma dans ma chambre. J'en avais plus que marre de leur manque de considération. Je ne leur demande pas le tapis rouge dès qu'ils me voient, mais au moins qu'ils me prêtent un minimum d'attention ! Pour essayer de me calmer un peu, je prends un livre et me dirige vers la cheminée de la salle commune. Ce n'est qu'a ce moment précis que je me rends compte que la baie vitrée est ouverte. J'étais sûre de l'avoir vue fermée quand je suis venue chercher mes affaires tout à l'heure. Par contre impossible de me rappeler lors de mon retour de promenade… Intriguée je laissai la chaleur de la cheminée pour le froid hivernal que lassait passer les fenêtres ouvertes.

H – Malfoy ?

Quelle ne fût pas ma surprise quand je vis Malfoy recroquevillé dans un coin du blacon.

H – Mais depuis quand es tu là ?

D - …

H – Malfoy ! Répond au moins !

D - …

H – Oh ! J'te parle tu pourrais me répondre quand même !

Excédée par son mutisme, je vais pour le secouer un peu mais à peine avais-je franchi quelques pas que je le vis grelottant et les lèvres bleuies.

H – Non mais quel idiot !

Je soupire et lui saisi le bras que je passe derrière ma tête pour le conduire devant le cheminée. Grâce à un accio, je l'enveloppai dans ses couvertures et augmenta le feu dans l'âtre. Pendant 15 minutes je le laissai se réchauffer et retrouver ses esprits, avant de le questionner.

H – Qu'est ce qui t'a pris ? Tu t'trouves pas encore assez blanc ? Je tiens quand même à te signaler que tu tirais plus sur le bleu quand je t'ai retrouvé !

D – Oh sa va ! J'étais juste perdu dans mes pensés!

H – A d'autre ! J'ai été habituée à mieux comme excuse venant de ta part ! Qu'est ce qui t'arrives ?

D – Rien qui ne te concerne, tu peux te rassurer !

H – Mais je n'en fiche que sa me concerne ou pas ! Je n'te reconnais plus ! Je veux savoir ce qu'il se passe et je n'te lâcherai pas !

Sur ces paroles je m'assoie a coté de lui, face au feu, et j'attends.

2 heures plus tard nous sommes toujours dans la même position et aucune parole n'a été échangée. Je ne suis pas une lionne pour rien, je ne lâcherai pas le morceau. Les yeux perdus dans les flammes, j'attends qu'il se décide enfin à parler. Je l'entends parfois soupirer mais il ne m'a toujours rien dit…

D – Je déteste être un Malfoy…

H – Pardon ?

D – C'est bon Granger, me fait pas répéter, t'as très bien compris !

H – Oui, mais… Enfin pourquoi ?

D – Je déteste mon nom, ma famille et tout ce que l'on représente. Mon père parade, mais il ne se rend pas compte qu'il n'inspire que la crainte et la cupidité.

H – Désolé d'être aussi direct mais sa a toujours été comme ça ! Qu'est ce qu'il s'est passé ?

D – Ma vie est déjà toute tracée pour les 30 ans à venir.

H – Hein ?

D – Mon père m'a fait part de ses projets pour moi afin qu'entre autre je reprenne sa suite quand il se retirera du monde des affaires.

H – Tu n'as pas essayé de lui en parler ?

D – On ne parle pas avec Lucius. On exécute.

H – Mais…

D – Stop. Je t'ai dit que sa ne te regardais pas .

Sur ces paroles, il se lève et part dans sa chambre sans un mot. Je ne réalisai pas de suite qu'il était parti. Ses paroles résonnaient en boucle dans mon esprit. Tout cela n'avait pas de sens ! Il avait toujours était si fier de son nom. Pourquoi aujourd'hui cela lui pesait-il ? Il y avait forcément eu un événement important pour le travailler à ce point, mais quoi ?

Légèrement courbaturée par ma position, je décide de partir moi aussi me coucher. Avant de refermer ma porte, je jette un coup d'œil à celle de Malfoy. Il a beau être mon pire ennemi depuis des années, sa détresse me touchait. Je ne pouvais pas laisser quelqu'un dans cet état-là, même si cette personne était Drago Malfoy.

●¸.•*¨*•.¸●

Ce matin là, le cours de métamorphose avait été annulé pour une réunion sur les différentes perspectives que nous avions après notre scolarité à Poudlard. Du coin de l'œil je voyais Malfoy regarder les prospectus sans beaucoup d'attention. Il rejouait son numéro et rigolait avec ses amis. Mc Gonagall faisait le tour des élèves pour les conseiller et les orienter vers telle ou telle activité plus adaptée à ses capacités.

Moi je regardais par la fenêtre le soleil commencé à transpercer les nuages. La neige avait cessé de tomber depuis un moment et les températures remontaient lentement. Les élèves étaient heureux de pouvoir de nouveaux profiter un peu du soleil. On voyait les mines réjouies des filles qui ne pensaient déjà qu'à s'allonger dans l'herbe pour essayer vainement de bronzer. Moi qui d'habitude appréciai aussi cette période, je n'arrive même plus à sourire.

M – Alors miss Granger ?

Je sursaute et me redresse en entendant Mc Gonagall m'interpeler.

H – Oui ?

M – Il me semble que l'année précédente vous m'aviez parlé de devenir auror, non ?

H – Euh… oui, mais…

M – Vous hésiter aussi avec la médicomagie, je présume.

H – Heu… Non pas vraiment.

M – Ah ! Alors les hautes responsabilités du ministère peut-être ? Il est vrai que vos larges connaissances seront plus que bénéfiques !

H – Euh… Oui probablement mais je ne sais pas encore.

M – Bien alors je vous laisse réfléchir mais sachez qu'envisager un autre métier serait une insulte à votre intelligence.

H – Oui, professeur.

« Une insulte à mon intelligence ». Si elle savait comme je m'en fiche ! Je ne sais pas ce que je ferai l'année prochaine. J'aurais eu besoin d'en parler avec quelqu'un qui me connaisse, ma famille, mes amis, mais je n'ai plus rien de tout sa… Mes amis ne se sont même pas rendu compte que quelque chose clochait. Ils sont plus occupés par leur chéries que par leur meilleure amie qui pour une fois avait besoin d'eux.

Je passe le reste de la journée à broyer du noir, déplaçant ma carcasse de salle en salle. Enfin à 15h, la fin de mon avant dernier cours, histoire de la magie. Comme d'habitude, je m'étais placée à coté d'Harry et Ron, et comme d'habitude, ils ont passé l'heure à discuter.

R – Euh… Dis Mione…

H – Non.

R – Quoi « non » ?

H – La réponse à ta question est non, c'est tout.

R – Comment peux-tu savoir ce que j'allais te demander si tu ne me laisse pas finir ma phrase.

H – Parce que je te connais par cœur Ron ! Mais je t'en pris, surprends moi, je suis toute ouïe !

R – Tu peux me passer tes notes ?

H – Au mot près je savais ce que tu allais dire ! Mais sa ne change rien, ma réponse est toujours non. Vous n'aviez qu'à écouter ! Dépêchons-nous on va être en retard en défense contre les force du mal.

Le cours se déroula comme d'habitude avec en première partie, la théorie et en seconde, la pratique. Je finissais de ranger mes affaires en cherchant les garçons du regard. Surprise, je les retrouve en train de sortir de la salle. Nous, nous attendions toujours à l'intérieur normalement. Je mis mon sac sur l'épaule et sortit rapidement pour les rejoindre mais il n'y avait plus personne. Je tourne la tête à temps pour les voir tourner à l'angle du couloir avec Ginny et Lavande au bras.

H – Sympa. Merci pour moi.

Je soupire dépitée. Déçue je pars vers mon appartement pour m'y enfermée. Une fois le tableau refermé, je laisse glisser mon sac au sol et m'installe dans le canapé face au feu. Repliée sur moi-même, le menton sur les genoux, je regardai les flammes lécher les bûches et les réduire en cendres. Je me remets à penser à la réunion de ce matin. Que faire de mon avenir ? Je me lève et sort les prospectus de mon sac. Je me réinstalle et regarde les informations étalées sous mes yeux. Mc Gonagall m'a déclarée trop intelligente pour tout autre métier qu'auror ou médicomage. Personnellement pour ce qui est d'être auror, c'est clair, c'est non. Je ne me vois pas passer toute ma vie à courir et combattre le mal. J'aime l'action mais se n'est pas une raison. En ce qui concerne la médicomagie, je n'ai aucun grief contre, mais ce n'est pas quelque chose qui m'attire. Faire un métier par lequel je ne suis pas passionnée, n'est absolument pas envisageable pour moi. Alors tant pis, je ferai un métier indigne de mon intelligence. Je regarde les autres brochures mais aucunes ne me plaît. Pour vous faire une synthèse, j'ai le choix entre chercheuse en botanique, dresseurs d'animaux, ou jeteurs de sorts à Gringots. Totalement perdue je sens les larmes monter et les sanglots naître dans ma gorge. Énervée je jette les brochures dans la cheminée et fond en larmes. Bien sur c'est ce moment que choisi Malfoy pour revenir de son entraînement de quidditch. Heureusement pour moi, il est seul, mais je préfère tout de même regagner ma chambre pour lui cacher mes larmes.

D – Granger !

Je m'arrête mais ne me retourne pas vers lui pour autant.

H – Quoi Malfoy ?

Les sanglots percent dans ma voix.

D – Je peux savoir ce qui te met dans cet état ?

H – Rien c'n'est pas grave, sa va passer.

D – J'ai été habituée à mieux comme excuse venant de ta part !

Je reconnais la phrase que je lui ai dite l'autre soir. Un sourire se dessine malgré moi sur mes lèvres. Je m'adosse à la rambarde du petit escalier qui mène aux chambres. Il a posé son balai et ses affaires sur une chaise et s'est légèrement appuyer sur la table pour attendre ma réponse. Je vois à son sourire qu'il savait que sa réplique allait faire mouche. Il faut croire qu'il veut inverser les rôles.

H – Faut juste que je décompresse. J'en ai marre des cours, de mes soi-disant amis, de ma vie qui ne ressemble à rien,… De tout.

D – Bienvenue au club des déprimés !

H – Ne te méprends pas, on n'est pas dans la même catégorie !

D – Alors explique !

H – Je ne vois pas pourquoi je te dirai quoi que ce soit, alors que toi-même tu refuse de me dire clairement ce qu'il se passe !

Je croise les bras et le regarde déterminée à savoir enfin le fin mot de l'histoire.

D – Je ne vois pas pourquoi tu t'intéresse tellement à ma vie ! T'as l'air d'avoir déjà assez à faire avec la tienne non ?

H – Laisse ma vie en dehors de ça, je te parle de toi ! D'entre nous deux, c'est toi le plus bizarre !

D – Il n'y a rien de bizarre.

H – Le prince des serpentards ne se réjoui même pas de voir une sang de bourbe pleurer et tu oses me dire qu'il n'y a rien de bizarre !

Je descends les quelques marche et me plante devant lui. Je vois que toutes mes questions le dérangent, mais je veux savoir. Je le regarde dans les yeux et doucement je lui repose la question.

H – Qu'est ce qui t'es arrivé ?

Il baisse la tête et ferme les yeux. Je sais que j'ai gagné. Je le sens. Enfin je vais savoir !

D – Très bien. Puisque tu tiens tellement à le savoir…

Il prend ses affaires sur la chaise et remonte vers sa chambre. J'ai l'intuition qu'il n'aimera pas que je le suive alors je reste dans la salle à l'attendre. Quelques secondes plus tard, il redescend avec une enveloppe à la main. Il s'arrête devant moi et soupire avant de me la tendre. Je m'en saisie et il part vers la baie vitrée.

D – Vas-y, ouvre.

Je déchire avec précaution le haut de l'enveloppe. Quelle n'est pas ma surprise de trouver un faire-part. Mais attention pas n'importe lequel ! Celui du mariage de Draco Malfoy, et d'Astoria Greengrass. Astoria venait d'une famille sang-pur dont il était de notoriété publique qu'ils possédaient de nombreux terrain et que certains faisait partis des dots des deux filles.

La cérémonie devait avoir lieu au manoir Malfoy, au mois de juillet, soit quelques semaines après la fin des cours.

H – Normalement tu devrais annoncer ça avec le sourire, non ? Ce n'est pas comme cela que les convenances l'exigent ?

D – Normalement oui, mais c'est au dessus de mes forces. Pour les autres, je dois être un excellent comédien puisque tout le monde s'extasie devant mon bonheur.

H – Pourquoi est-ce au dessus de tes forces ? Vous vous connaissez depuis longtemps ?

D – C'est au dessus de mes forces parce que je ne veux pas de ce mariage avec une fille que je n'ai rencontré que 2 fois.

H – 2 fois ? Mais pourquoi acceptes-tu enfin !

D – Il est arrangé Granger ! Les mariages d'amour sont bannis de nos familles. Je n'ai pas le choix que d'accepter ! Tu devrais le savoir, non ?

Bien sur que je le sais. Comment oublier le fait que naître dans les familles les plus aisées ne mène pas au bonheur conjugal.

D – Mon père a organisé une « petite » réception cet été pour annoncer à tous que j'allais reprendre les affaires de la famille dès la fin de ma scolarité et qu'en plus j'allais me marié. Je ne sais pas si tu peux imaginer l'effet que sa te fais d'apprendre de tels choses en même temps qu'une centaine d'inconnu, venu seulement pour le buffet et avoir de nouveau ragots à colporter. C'était la première fois que je la rencontrais. Mon père m'a quelque jour plus tard invité dans son bureau pour commencer à m'expliquer ses méthodes pour toujours arriver à ses fins. Tout n'est qu'intimidations, menaces et corruptions. C'est aussi à ce moment que j'ai rencontré pour la seconde fois la future Lady Malfoy et la seule fois où nous avons eu un semblant de conversation.

Enfin je comprenais pleinement sa désillusion. Le Malfoy orgueilleux n'avait jamais saisi le revers de la médaille que représentait une telle influence. Le Malfoy que j'avais devant moi venait de comprendre que tout cela n'était qu'une vaste mascarade et que son nom n'était qu'une chaîne qui le rattaché à ses obligations de noble et notamment à ce mariage non-désiré.

D – Et toi ?

Je n'avais pas le courage d'aller jusqu'à ma chambre donc je lance un accio pour que la photo vienne à moi. Cette photo est aussi précieuse que la prunelle de mes yeux. Elle représente une femme serrant dans ses bras 2 jeunes filles d'une dizaine d'année semblables comme deux gouttes d'eau. Elles sont sur une plage et rient aux éclats. Je touche le visage de la femme et me lève pour la donner à Malfoy. Il me jette un œil étonné et je tourne les talons. Je m'installe dans le canapé dans la même position de plus tôt et j'attends. Il la regarde un long moment avant de briser le silence.

D – Qui est-ce ?

H – Ma famille. La femme que tu vois est ma mère et l'une des fillettes est ma sœur. Ma mère a toujours tout fait pour que nous ne manquions de rien. La photo date de nos dernières vacances à Bornemouth. C'était juste avant mon entrée à Poudlard. On a voulu se retrouver toute les trois pour profiter au maximum de ces petits moment en famille qui forcement se sont fait plus rare. Elle a été seule pour nous élever, mon « géniteur » ayant pris la fuite en apprenant la grossesse de ma mère.

D – Tu as une jumelle ?

H – J'avais une jumelle. Tout comme j'avais une mère mais quelqu'un me les a arrachées.

D – Arrachées ?

H – Oui, arrachées. Il n'y a pas d'autres mots pour sa. Un homme a déporté sa voiture sur celle de ma mère les poussant dans un ravin. Elles sont décédées sur le coup 10 mètres plus bas.

D – Et ton père ?

H – Je t'ai dit que je n'avais pas de père ! Même mes meilleurs amis m'oublient. En même temps je les comprends ! S'ils doivent choisir entre se balader avec la personne qu'ils aiment et une encyclopédie ambulante aussi triste que la pluie, en l'occurrence c'est moi, le choix est vite fait.

D – Vraiment ?

H – Parce que tu réfléchirais longtemps toi ?

D – Il n'est pas question de moi, mais de tes supers amis ! Ils sont bien content de la trouver leur encyclopédie ambulante pour les devoirs, non ? Regarde tantôt, ils glandaient rien en cours et à la fin, vers qui ils se sont tournés pour avoir l'avoir ? Toi ! Mais par contre quand t'as besoin d'eux, là y'a plus personne ! Tu crois vraiment que de vrais meilleurs amis feraient sa ?

Je ne lui réponds pas tout de suite. Ils n'a pas le droit de me dire sa. Pas maintenant.

D – Alors, tu penses que c'est une attitude normale entre amis ?

H – Arrête…

Mes larmes menacent de déborder. Je me concentre sur le feu de la cheminée pour ne pas craquer. Il ne me voit pas de la où il est et heureusement mais j'entends sa voix.

D – Pourquoi veux-tu que j'arrête ? La vérité fait mal à entendre ?

H – La ferme !

Je cours m'enfermer dans ma chambre pour pleurer tout mon saoule. Quand je relève la tête je tombe face à mon reflet. J'ai les yeux rougit et les cheveux en bataille. En bref, je ne ressemble à rien. Je ne suis plus rien. Mais c'est ma sœur que je vois aussi. Elle qui me répétais toujours que quoi qu'il arrive c'était l'une avec l'autre. Même si Poudlard nous avais physiquement séparée, elle a toujours tout su. Dès qu'il se passait la moindre chose dans ma vie, je lui écrivais et inversement. On se soutenait et se conseillait mutuellement. Mais maintenant j'étais seule… Elle m'avait mentit. Elle n'était plus là pour moi. Je sens la tristesse laissée place à la colère. Une rage que je ne peux contrôler. Je balance tout ce qui est sur mon bureau par terre. A quoi sa sert de toute façon ? Tout se qui me passe sous la main atterrit par terre, vêtements, livres, plumes, tout. J'entends Malfoy derrière la porte me hurler d'ouvrir mais je n'en ai que faire. Qu'il aille au diable ! Toutes mes affaires sont au sol, je tremble sous le coup de toutes ces émotions qui me submerge. Mon regard tombe à nouveau sur mon reflet. Sans réfléchir je me saisi de ma baguette.

H – Destructo !

Le miroir vole en éclat. Je me protège le visage de mes bras mais certains bouts viennent s'incruster dans ma chair. Je m'écroule sur moi-même et pleure. C'est à peine si je prête attention au boucan que Malfoy fait pour forcer ma porte. Quelques secondes et un sort plus tard, ma porte cède.

D – Granger !


J'espère que vous avez apprécié ! N'hésitez pas a dire votre avis ! Je ne vous demande pas une dissert' mais juste quelques mots sa fait toujours plaisir !

Je ne sais pas encore quand la suite arrivera, mais vu que je suis en vacances j'essayerai de faire de mon mieux entre deux révisions pour le BTS. ^^