Coucou ! Et non vous ne révez pas je suis bien de retour ! Je suis vraiment désolé d'avoir mis tant de temps pour poster la suite, mais avec les exams, les vacances et un gros manque d'inspiration, sa donne ça... En tout cas, j'espère que ce chapitre vous plaira. Je vous conseille de relire les chapitres précédents, j'y ai apporté quelques modifications.
Bonne lecture !
Chapitre 4
Je suis au sol et pleure toute les larmes de mon corps. Je sens que quelqu'un me touche et perçoit légèrement la douleur des mes blessures mais c'est celle de mon cœur qui me fait le plus souffrir. Malfoy à beau tenté de soigné mes entailles, il ne pourra jamais rien pour moi. Doucement, il me relève et me cale contre lui. Mes larmes coulent toujours autant mais je ne fait rien pour les arrêter, la douleur fait tellement mal…
H – Pourquoi … elles m'ont … abandonnée ? Pourquoi … elles m'ont … laissée … toute seule ? … Pourquoi ?
Mes sanglots redoublent de plus belle et je m'accroche à lui comme une bouée en plein océan. Je crois qu'il me berce mais rien ne pourra me consoler. Je suis toute seule maintenant.
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Je me réveille dans mon lit, fatiguée et la tête dans le brouillard. Je ne me souviens pas m'être couché hier soir. A vrai dire je ne me rappelle de rien… Je jette un coup d'œil à ma chambre et mon regard se pose sur le miroir brisé. Des flashs me reviennent. La conversation avec Malfoy. La photo. Ses mots sur mes amis. Mes larmes. Le reflet de ma sœur dans le miroir. Le sort. Mes larmes.
Ma poitrine se sert et ma vue se trouble. Lors de l'annonce de leur décès, je n'ai dit, rien montré de ma douleur. Je n'aime pas me donnée en spectacle. Mais avec les derniers événements, j'ai craquée. A force d'encaisser il fallait bien que sa sorte un jour. Manque de chance Malfoy était là. Il a surement du se faire un plaisir de tout raconter à ses amis ce matin. Mais je m'en fous, qu'ils se marrent si ça les chantent. Je me tourne sur le coté pour ne plus voir l'état de ma chambre et remarque que ma précieuse photo est posée sur ma table de chevet. Surement Malfoy même si je ne comprends pas son geste, sa m'est égale. Je ne veux plus chercher à comprendre quoi que ce soit. Plus rien ne m'importe. Nous étions heureuse à l'époque, ensemble, mais il a fallu que je sois une sorcière et que je vienne ici. Je ne l'ai jamais regretté parce que sa aurait été comme renier une partie de ce que je suis, mais j'aurais aimé partager ces derniers années avec elles. Maintenant, c'est trop tard. Une larme coule, puis une seconde et je craque de nouveau…
J'ai due m'assoupir de fatigue à force de pleurer. Je ne sais pas quel jour nous sommes, ni quel heure il est, mais je n'ai pas l'envie ni la force de me levé de ce lit. Je reste là à contempler cette photo. Je vois le soleil se déplacer sur le mur d'en face au fil des heures. Aucun son ne me parvient et tant mieux. Je revis tous ces moments que je ne veux jamais oublié avec ma mère et ma sœur. Tout nos fou rire, les fêtes de fins d'années ou nos anniversaires que nous ne faisions que toutes les 3, les foutus quart d'heure où maman ne baissait jamais les bras. C'est l'une des choses qui m'a le plus marquée, sa combativité. Elle n'a jamais été fataliste dans aucune situation. Elle nous a eues et élevées seule, et elle s'est toujours débrouillée pour qu'on ne manque de rien. Je crois que j'ai hérité sa d'elle, quand je me fixe quelque chose à atteindre, j'y vais toujours à fond jusqu'à ce que je sois satisfaite du résultat. Elles me manquent… L'accident avait eu lieu il y a un mois mais je prenais seulement conscience du gouffre qu'elles laissaient dans ma vie.
La lumière de ma chambre était rouge et donnait une couleur étrange à la photo. Je la redéposais sur la table de chevet et me décidai à me lever. La neige avait disparu mais une légère buée s'était formée sur les vitres. Le spectacle du soleil rougeoyant au dessus du lac était magnifique. Pendant quelques secondes je me déconnectai de tout. De légers coups portés à ma porte me ramenèrent à la réalité. Cette même porte qui me semblait-il avait volée en éclat hier soir sous le sort de Malfoy. Je tentai de répondre mais ma voix enrouée par les larmes ne produisit qu'un son indistinct. Je me raclai la gorge et autorisa au visiteur d'entrer.
Je vis dans le reflet de la vitre une tête passé par l'entrebâillement de la porte. Quel ne fût pas ma surprise quand je reconnu les cheveux blonds de Malfoy ! Sans prendre la peine de le regarder, je lui demandai la raison de sa visite.
H – Tiens donc… Que vient faire le serpent chez la lionne ?
D – Le serpent vient prendre des nouvelles de la lionne qui a apparemment péter les plombs en se faisant exploser un miroir en plein visage.
Je me retournai vers lui et lui jeta un regard mauvais.
H – La lionne va bien. Tu peux repartir.
Je retournai à ma contemplation du coucher de soleil, sans plus me préoccuper de lui. Mais l'absence de bruit venant de la porte me sembla étrange. Je me retourne donc pour découvrir que Malfoy s'était tranquillement sur le bord de mon lit et attendait visiblement quelque chose.
H – Tu veux ?
D – Pourquoi voudrais-je quelque chose ?
H – Tu es assis sur MON lit Malfoy. Quelle partie de la phrase « Tu peux repartir » n'as-tu pas compris ?
D – Rassures toi, j'ai tout compris dans cette phrase. C'est des explications sur ta crise d'hier soir que je voudrais avoir.
H – Je n'ai plus rien à te dire, je t'en ai même déjà trop dit. T'as bien du rigoler avec tes camarades de maison quand tu leurs à raconté ta soirée.
D – Je ne leur ai rien dit.
H – Mais bien sur ! Tu penses que je vais te croire ?
D – Je ne pense pas mais tu aurais tord. Ce qui se passe dans cet appartement ne regarde personne.
Plutôt dubitative, je le regardai en haussant un sourcil.
H – Vraiment ?
D – Oui.
H – Décidément, je vais de surprise en surprise avec toi… Je ne pensais jamais te dire sa un jour, mais merci.
D – Tu n'as pas à me remercier. Maintenant je veux savoir.
H – Y'a rien à dire. J'ai craquée c'est tout. Sa à été la goutte d'eau qui à fait déborder le vase. C'est tout.
D – C'est tout ? Et tu crois que je vais avaler ça ?
H – Il le faudra bien, puisque c'est ce qu'il s'est passé.
D – Alors toi dans le genre excessive, tu ne fais pas dans la dentelle !
H – Je n'te permets pas de me juger ! Et puis dégages, merde !
D – Ok.
Il se leva et s'apprêtait à refermer la porte quand il se retourna.
D – Oh et la prochaine fois que tu voudras t'ouvrir les veines en faisant exploser tout se qui peut être tranchant, ne compte pas sur moi pour te soigner Granger.
Là-dessus il partit en claquant légèrement la porte. Ok, j'y avais peut-être été fort mais je voulais être seule. Au moins, j'avais réussie.
Le soleil venait de se coucher, laissant les étoiles brillées à leur guise. Je pouvais restée pendant des heures à regarder le ciel. Je me sens si petite devant ce spectacle que tous mes soucis s'évaporent l'espace de quelques instants.
N'ayant pas beaucoup bougée aujourd'hui, je me décidai à sortir de ma chambre. Malfoy était assis à la table à écrire. Le son de plume contre le parchemin était lent et semblait soigné. Je m'installai dans le canapé face au feu. Le son produit par l'écriture de Malfoy me rassurait. Je repartie dans me pensée. Le jour de l'enterrement de ma mère et de ma sœur, peu de personne était venu. Cinq tout au plus… Quelques collègues de ma mère et une vieille voisine qui avait aidé maman au début de son installation avec nous, ses jumelles, récemment sorties de la clinique. J'étais la seule de la famille. Mes grands parents maternels n'ont jamais apprécié le fait qu'elle ait voulu garder ses bébés. Depuis nous n'avions plus beaucoup de contact. Néanmoins j'aurais aimé avoir quelqu'un avec qui j'aurais pu partager ma peine. Maintenant que je suis sans orpheline et sans ma sœur, je suis sans famille. Si un jour je venais moi aussi à mourir, qui serait là pour montrer sa peine de me voir partir. Je ne sais même pas si Harry et Ron s'en rendrais compte…
H – Tu crois que si je venais à disparaître quelqu'un s'en apercevrait ?
Le bruit de la plume cessa. Installée comme je l'étais aucun de nous en pouvait voir l'autre.
D – Tu comptes fuir ? Le légendaire courage des gryffondor te ferait-il défaut ?
Le regard perdu dans les flammes, je ne relevai même pas sa pique. Je n'avais pas envie de me battre maintenant. Je lui répondis d'un ton neutre.
H – Je te parle de mourir Malfoy.
D – Quelle idée !
H – Pourquoi ? Un accident est si vite arrivé…
D – Pour répondre à ta question, oui beaucoup de monde s'apercevrait de ton absence. Et je ne parle pas de la quantité de mouchoirs qu'il faudrai.
H – Je ne te crois pas.
D – Pourtant c'est vrai. Potter et Weasley sont venus m'agresser aujourd'hui pour savoir si je ne t'avais pas séquestrée ici.
H – Les filles ne devaient pas être dispo.
D – Elles étaient avec eux…
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez que ce soit bon ou mauvais je prends toutes les critiques ! ^^
