Bonjour à tous! Tout d'abord je tiens à m'excuser pour le retard que j'ai pris, non je n'abandonne pas "Unintended", j'ai juste un emploi du temps de ministre et du coup j'ai parfois un peu de mal à dégager du temps pour écrire la suite.
J'espère cependant que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.
Criminals-Minds: Merci pour ta review! J'espère que ce chapitre te plaira et que tu y trouveras de quoi te satisfaire. Merci de ta fidélité.
Marina 42:Merci pour ta review et pour ta fidélité, j'espère que je ne te décevrais pas alors.
Sur ce bonne lecture!
Chapitre 19 - Culpabilité
« Salut JJ ! » lança le jeune docteur Spencer Reid alors que la jolie blonde sortait de l'ascenseur.
« Hey Spencer ! » répondit elle en souriant avant de se diriger vers son bureau.
Elle jeta un rapide coup d'oeil au bureau de l'agent Hotchner mais elle ne l'aperçut pas. Elle se demandait si ce qui s'était passé la veille était vraiment eut lieu ou si ce n'était que le fruit de son imagination. La veille, en rentrant chez elle, déjà, elle s'était posée la question et en apercevant Will au chevet d'Henry malade, son instinct de maman avait repris le dessus et son cerveau avait classé le dossier dans un coin brumeux de son cerveau et avait profité de ses deux hommes après son absence.
Elle fit comme d'habitude et avança jusqu'à son bureau, avant de s'asseoir devant sa pile de dossiers et d'ouvrir le premier qui venait.
Même si JJ ne l'avait pas vu, Hotch était arrivé tôt le matin au bureau. Il n'était pas allé récupérer Jack la veille, il n'avait pas eut envie de lui infliger un trajet tard le soir alors qu'il avait cours dans la journée et puis il voulait mettre de l'ordre dans sa tête. La nuit avait été agitée, ses rêves lui avaient tantôt montré Haley, tantôt Foyet, Jack, et finalement JJ, l'inconscient était parfois bien cruel. Retourner au bureau lui avait surtout fait prendre conscience qu'il devait prendre une décision vis à vis de Strauss rapidement, pour les mutations de début d'années et le mois de janvier était déjà bien entamé. Pour ne plus voir le dossier devant ses yeux il avait ouvert le tiroir où il rangeait le cadre d'Haley et il avait jeté le dossier dedans c'était une manière de retirer se protéger.
On frappa à sa porte.
« Entrez. » dit-il en levant les yeux vers la porte.
La tête de Garcia apparut dans l'embrasure de la porte qu'elle tenait entre-ouverte.
« Désolée de vous déranger, dit-elle mais j'ai ramené des cookies, et je voulais savoir si vous en vouliez, je les laisse en bas, sur le bureau de Morgan, ils sont en libre service. »
Hotch la regarda disparaître aussi vite qu'elle était apparue sans qu'il n'ait rien dit. Garcia maternait énormément l'équipe, et pensait toujours à des petites attentions qui leur rappelait combien ils étaient importants les uns pour les autres. Mais à chaque fois qu'elle s'adressait à lui elle le faisait avec une expression presque désolée et il se demandait si il ne l'effrayait pas.
Il regarda les papiers du dossier dont ils revenaient et posa une signature en bas de la page avant de se lever, de lisser sa cravate et de regarder entre les stores de son bureau ce qui se passait dans la fosse que surplombait son bureau. Morgan, Prentiss, Reid, et même Rossi, se tenaient près de Pénélope Garcia et chacun commençaient à grignoter les cookies tout en discutant. C'était quelque chose de bénéfique pour l'équipe, se souder au bureau pour être efficace sur le terrain, et éviter de penser aux horreurs qu'ils pouvaient voir. Il se décida à sortir et se dirigea d'un pas assuré vers le bureau de JJ, un dossier à la main. Il ne voulait pas attirer l'attention des autres, et garder un secret dans une équipe de profilers c'était une mission assez compliquée.
Il frappa.
« Oui ? » dit JJ.
Il poussa la porte et entra.
« Hotch ! » dit JJ surprise et gênée.
Il referma la porte et s'approcha d'elle avant de s'arrêter un instant, le fait qu'elle prononce le début de son nom de famille résonnait dans sa tête. La veille elle avait prononcé son prénom et il avait voulu que ce moment ne finisse pas que pour quelqu'un il redevienne Aaron, et pas seulement le diminutif de son nom de famille communément employé au sein de l'équipe.
« JJ, je... voulais savoir si tu allais bien. » finit-il par dire.
Elle ouvrit la bouche surprise et se décida pour un :
« Je croule sous les dossiers. » qu'elle accompagna d'un sourire.
Ils se regardèrent en silence un instant puis JJ se leva et s'approcha de son supérieur.
« Vous n'êtes pas venu ici pour ça. » dit-elle avec une mine sérieuse qui disait clairement qu'elle n'avait pas passé tout ce temps à travailler dans cette unité sans avoir appris des choses sur l'analyse du comportement.
Il eut un petit sourire au coin des lèvres et posa ses yeux dans les siens. Il y avait un curieux décalage entre son regard si sombre, et celui de JJ si lumineux.
Il jeta le dossier qu'il tenait toujours sur le bureau de la jeune femme et s'approcha au plus près d'elle. Elle murmura : « Aaron... ».
« JJ, Garcia a apporté des cookies et... » Reid s'arrêta dans l'embrasure de la porte, regardant son supérieur et sa collègue aussi proches, avec le sentiment de débarquer au mauvais moment. « Pardon. » dit-il en repartant dans l'autre sens.
JJ regarda Reid partir et dit : « Je vais lui parler. » Elle sortit du bureau et courut après le jeune homme. « Spencer ! » l'entendit appeler Hotch. Il soupira et récupéra le dossier sur le bureau de JJ. Avant de regarder la photo d'Henry, JJ et Will qui se tenait près de son ordinateur. Il soupira et sortit.
JJ rattrapa Reid rapidement et elle commença à parler :
« Ecoute Spencer, ce n'est pas ce que tu crois. »
Il regarda à côté d'elle, comme si il ne pouvait pas la regarder en face.
« C'est à dire ? La situation me paraissait pourtant sans équivoque. »
Elle ouvrit la bouche et la referma cherchant une réponse plausible.
« Reid, ne dit rien aux autres. » se contenta t-elle de dire.
« Très bien. » dit-il en soupirant. « Mais tu as pensé à Henry ? Je ne te demande pas si tu as pensé à Will, parce que lui, Henry ne pourra rien lui reprocher. »
Il se tut et repartit vers les autres avant de revenir vers elle : « Au fait je t'avais gardé des cookies de Garcia. ». Il lui tendit le paquet et partit, la laissant là.
