Bonjour à tous!
Voilà le chapitre 21, peut-être un peu plus long que les autres mais j'espère que vous l'apprécierez tout autant.
Je remercie toutes les personnes qui continuent de lire et de reviwer cette fanfiction, merci encore.
Marina42:Merci de tes reviews et pour ta fidélité. J'espère que ce chapitre te plaira.
Guest: Gracias por lo comentario, espero que usted no está decepcionado por este capítulo. Mi español no es muy bueno.
Criminals-Minds: Merci pour ta fidélité et ta reviews. Niveau tension, à mon avis ce n'est pas fini et garder un secret dans une équipe de profiler, n'est pas facile... :) J'espère que ce chapitre te plaira.
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture et à bientôt.
Chapitre 21 – Dure journée
Arrivés à l'hôpital, Hotch et JJ se dirigèrent vers l'accueil qui leur indiqua la chambre de la petite fille. Par la fenêtre de la chambre qui donnait sur le couleur, JJ aperçut la petite Antonia. La fillette était sous respirateur. A côté d'elle se tenait une femme, sans doute sa mère, qui pleurait en serrant un mouchoir dans sa main. JJ prit une profonde inspiration et entra dans la pièce.
« Vous êtes la maman d'Antonia ? » demanda JJ en se penchant vers elle.
La dame tourna son regard vers elle et acquiessa.
« Je suis l'agent Jarreau, et voici l'agent Hotchner, nous sommes du FBI. Nous sommes là pour trouver qui a fait subir ça à votre fille. »
La femme hocha la tête sans rien dire.
« Est-ce qu'on peut lui parler ? »
Elle regarda JJ de haut en bas, avant de répondre avec un fort accent hispanique :
« Si, oui, si. »
JJ lui sourit et lui demanda de sortir de la pièce, ce que la dame fit avec une incroyable docilité.
Hotch et elle se retrouvèrent seuls avec la petite fille, ils s'approchèrent et découvrirent que le visage de la fillette avait été déformé par l'explosion. JJ esquissa un mouvement de recul mais prit sur elle tandis que Hotch resta impassible et, en voyant la réaction de JJ, il prit les devant.
« Antonia, tu m'entends ? Je suis l'agent Aaron Hotchner, je travaille pour le FBI. »
Les yeux de la fillette s'ouvrirent et regardèrent les agents devant elle. Elle hocha la tête sans dire un mot.
« Tu peux répondre à nos questions ? »
La fillette re-hocha la tête. JJ la regardait en essayant de ne pas s'impliquer émotionellement mais voir une enfant d'à peu près l'âge d'Henry défigurée alors qu'elle jouait dans le jardin la faisait trembler. Elle écouta Hotch poser les questions, la fillette répondait en hochant la tête pour oui, et baissait les yeux pour non. Les brûlures lui avaient partiellement endommagée la bouche et elle ne pouvait pas parler.
Ils sortirent de l'hôpital après plus de deux heures à questionner la fillette et sa mère. Ils avaient appris que la fillette avait perdu son père et qu'on lui avait tendu le colis mais elle ne connaissait pas la personne.
Ils rentrèrent aux locaux où les autres les attendaient déjà. Morgan et Prentiss expliquèrent qu'il s'agissait de bombes artisanales, Rossi et Reid avaient demander à Garcia recouper les noms des anciens occupants proches des lieux des explosions, le coupable n'avait rien fait au hasard et il devait cibler ses victimes.
D'un commun accord, tard dans la soirée, ils se décidèrent à aller à l'hôtel pour se reposer un peu.
Dans sa chambre JJ repensa à la petite Antonia, l'image de la fillette défigurée la hantait. A cet instant elle aurait voulu serrer Henry dans ses bras. Elle regarda son téléphone portable et composa le numéro de Will, le téléphone sonna puis passa sur répondeur, le message automatique se déclencha : « Bonjour, vous êtes sur le portable de William Lamontagne Jr. je ne suis pas disponible pour l'instant, veuillez me laisser un message, je vous rappellerai. »
JJ attendit le bip du répondeur avant de dire : « Will, c'est JJ, je voulais savoir si tout allait bien, et vous parler un peu à tous les deux. Rappelles moi quand tu auras ce message. Je t'embrasse. »
Elle posa le téléphone sur la table de nuit et se décida à prendre une douche, pour permettre aux idées noires de partir.
De son côté Hotch venait de raccrocher son téléphone. Jack avait passé une bonne journée, il était content de dormir chez sa tante même si il aurait voulu avoir son père avec lui, et bientôt il aurait un tournoi de football avec sa classe et quelques écoles de Washington. Pouvoir parler à Jack c'était comme un rayon de soleil dans une journée sombre : si il n'avait pas montré ses sentiments devant la petite fille, il n'en avait pas moins était éprouvé.
Il sortit de ses pensées lorsqu'il entendit qu'on frappait à la porte.
« Oui ? »
« Aaron. »
Hotch reconnut la voix de Rossi, il alla ouvrir.
« Tu penses à la fillette ? »
« Je viens de parler avec Jack. » dit-il d'un ton qu'il voulait enjoué.
David le regarda.
« Il va bien ? »
« Il a un tournoi de foot bientôt et l'école compte sur nous pour entraîner l'équipe quelques soirs. »
« Je savais qu'accepter la première fois était une erreur... Mes os ne supporterons pas le choc. » plaisanta Rossi.
Hotch esquissa un sourire.
« Elle était défigurée. » finit-il par lâcher.
Rossi hocha la tête.
« Je m'en doutais. »
« JJ a eut du mal à passer outre. »
« C'est normal aussi, c'est son instinct de mère. Et puis c'est humain, le jour où ça ne lui fera plus rien, il faudra changer de job. » dit Rossi.
« J'ai été dur avec elle. » continua t-il de se confier à son ami.
« Peut-être est-il temps de lui montrer que tu n'es pas qu'un chef d'équipe. » continua Rossi.
« C'est compliqué Dave, depuis que Reid nous a surpris, elle m'évite. »
« Il est temps de clarifier cette situation aussi. Ce n'est pas bon pour l'équipe, ce n'est pas bon pour l'enquête, ce n'est pas bon ni pour elle, ni pour toi. »
Hotch hocha la tête Rossi avait raison.
« Morgan, Reid, Prentiss, et moi allons manger un morceau. » dit-il avant de s'éloigner, laissant Hotch seul.
Il savait que Rossi avait raison et que son attitude était contre son intérêt, il repoussait JJ par jalousie, parce qu'il l'avait entendu dire à Will qu'elle l'aimait avant de partir, et que ça avait été un coup de poignard dans sa poitrine. Il se leva tout de même et traversa le couloir jusqu'à la chambre qu'occupait JJ.
Il frappa.
De l'autre côté de la porte JJ était en jogging, une tenue « pyjama », pour la sortie de douche. Elle fut surprise d'entendre frapper car Prentiss et Reid étaient venu lui demander si elle voulait manger des tacos avec eux, Morgan et Rossi, mais elle avait refusé.
Elle s'approcha de la porte et demanda :
« Oui ? »
« C'est Hotch. »
JJ déverrouilla la porte et fit face à son supérieur.
« Je peux entrer ? »
Elle le regarda et se poussa pour qu'il puisse passer.
« Bien sûr. »
Elle referma la porte derrière lui.
« Comment cas-tu ? » demanda t-il.
Elle le regarda sans trop savoir quoi répondre et finalement elle dit :
« Cette gosse est défigurée parce qu'un malade s'amuse à envoyer des bombes dans le quartier. Elle a 5 ans ! A 5 ans, on ne devrait pas avoir à craindre les méchants, à 5 ans on devrait pouvoir jouer sans avoir peur ! »
Les larmes de rage perlaient à ses yeux pendant qu'elle continuait sa tirade. Hotch la regardait et l'écoutait. C'était cette sensibilité qui faisait qu'il avait aimé JJ à la seconde où il l'avait rencontré, cette humanité qu'elle avait qui la différenciait des autres. Elle était restée féminine, humaine, et pourtant si forte. Quand elle se tut enfin, elle le regarda, la tête sur le côté, les yeux qui appelaient au réconfort. Et à cet instant il sut que les mots étaient de trop, il s'approcha d'elle, attrapa son poignet et posa ses lèvres sur celles de la jeune femme. Surprise JJ ne réagit pas, elle laissa son patron l'embrasser. Ce contact avait quelque chose de profondément humain qui lui faisait du bien. Quand il lâcha ses lèvres pour la regarder, elle murmura :
« Et le travail ? »
Hotch la regarda et l'embrassa à nouveau avant de murmurer :
« Ce soir il n'y a rien que nous puissions faire. »
JJ posa sa main sur la nuque d'Aaron Hotchner et déposa un baiser furtif sur ses lèvres. Elle murmura :
« Aaron... » et glissa ses doigts vers la cravate noire qu'il portait toujours. Doucement elle en défit le nœud.
« Jennifer... » murmura t-il en se penchant vers l'oreille de la jeune femme.
Elle le regarda, personne ne prononçait jamais son prénom, même Will l'appelait JJ, non pas que ça lui déplaise mais l'entendre dire comme ça, dans un moment d'intimité lui donnait l'impression qu'elle occupait une place toute particulière.
Hotch fit courir ses doigts sur la nuque de JJ, avant de descendre sur ses épaules tendit qu'elle déboutonnait le premier bouton de sa chemise. Ils s'embrassèrent à nouveau lorsque soudain ils furent interrompu par le téléphone de JJ qui se mit à vibrer.
Elle regarda le smartphone.
« Ne décroche pas. » lui dit Hotch en essayant de la retenir mais la jeune femme avait les yeux rivés sur l'objet qui affichait en lettre d'imprimerie WILL.
Elle repoussa doucement Hotch, se dégagea de son étreinte et appuya sur le bouton pour prendre l'appel. Au moment où elle commença à parler, en lui tournant le dos, Hotch eut l'impression de ne plus exister, et doucement il reboutonna sa chemise, remit sa cravate en place et sortit de la chambre, laissant JJ avec celui qu'elle semblait préférer.
