Il s'arrêta net et se tourna doucement vers moi, lorsque ses yeux rencontrèrent les miens, mes larmes coulaient le long de mes joues. Immédiatement son visage redevint le visage que j'aimais tant, il se détendit et laissa place à de la tristesse.
- Ne t'approche pas d'elle, cria Paul
Edward allait lui en mettre une, je le sentais. Je m'approchais de lui doucement … j'avais l'impression que c'était à nouveau une vision car j'avais l'impression qu'il était trop loin pour que je le touche.
- putain il m'a pété la main.
Je le regardais droit dans les yeux, il avait l'air mal à l'aise, il passa ses mains dans ses cheveux. Oh ! Que cette mimique m'avait manquée.
J'y étais, devant lui, je ne savais pas quoi faire alors je fis le plus radical, je pris son visage entre mes mains, il se baissa un peu et me plaqua contre lui. Je collai ma bouche à la sienne et m'accrochai à son cou aussi fort que je le pouvais.
Rien n'était comparable, son torse dur, ses lèvres si douces, ses cheveux en bataille dans lesquels mes mains fourrageaient, son odeur qui m'envoutait complètement. Il répondit à mon baiser avec autant d'envie que moi. Pour le moment je ne pensais plus à rien, je le voulais lui et uniquement lui, il m'avait tellement manqué.
Il m'embrassait langoureusement et pour la première fois, je sentis sa langue sur la mienne, ses mains dans le bas de mon dos puis dans mes cheveux ou sur ma nuque. J'en profitais pour le caresser dans le dos ou le visage. Il recula un peu, me laissant ainsi reprendre mon souffle. Il posa son front sur le mien et me caressa la joue.
- tu m'as manqué, me dit-il
- toi aussi
- je t'aime
Je pensais avoir mal compris, je le regardai surprise. Je reculais un peu, il se figea et regarda Paul.
- n'y pense même pas.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demandais-je
- Après tout ce qu'il t'a fait, c'est comme ça que ça finit, tu lui tombes dans les bras ? me reprocha Paul
- Ce n'est pas moi qui lui ai fait prendre des pilules ou boire à toutes les soirées. Si tu ressentais ne serais-ce qu'un 1/1000 de ce que je ressens pour elle, tu aurais vu qu'elle ne va bien, cria-t-il.
- Si elle ne va pas bien, c'est de ta faute pauvre con.
J'avais ma main dans son dos pour le calmer, je sentis une vibration, un grognement très puissant.
- viens, ramène-moi chez moi Edward.
Il ne bougea pas d'un pouce, je voyais bien que Paul avait peur maintenant, le regard que lui lançait Edward n'était pas très accueillant et pourtant, je ne mettais jamais sentie aussi en sécurité que maintenant, je savais qu'il avait tout fait pour me protéger. Jusqu'à me quitter. Je m'en rendais bien compte maintenant.
- Edward ? j'ai besoin de toi … viens.
Il s'approcha doucement de Paul
- Approche-la encore une fois et peu importe les conséquences, je te ferais tellement de mal que tu me supplieras de te tuer. Elle est à moi.
« Elle est à moi ». Oh oui j'étais à lui mais pas la peine de le dire à tout le monde, il me prenait pour qui ? Son toutou ? Je pris ma veste et sortis de la boîte. J'entendis vaguement mon prénom mais je continuai. Je marchais dans les rues de New York, mon appartement était à 10 minutes à pied.
- Bella
Ben alors là, il pouvait aller se gratter, il revient après 9 mois, il pense que je suis sa propriété ou quoi ? Bon ok j'étais à lui mais j'avais ma fierté. Au lieu de laisser tomber, il terrorisait mes amis.
- Bella
Il pouvait me rejoindre à n'importe qu'elle moment mais il gardait une distance plus ou moins courte.
- je suis désolé, dis-moi pourquoi tu es fâchée.
Je me retournai brusquement et en effet il n'était pas loin. Il se mit à quelques centimètres de moi.
- fâchée ? tu insultes mon ami, tu lui casses la main et je devrais faire quoi ? être gentille ?
- tu m'as embrassé
Il m'énervait, il ne comprenait rien. « Elle est à moi », après 9 mois, il était un peu trop sûr de lui.
- tu n'es pas toute blanche non plus, tu crois je n'ai pas vu tes flashs ?
Je me figeai net. Alors il avait vu ma vie depuis ces 9 derniers mois. Comment pouvait-il me dire ça ? Il ne se rendait pas compte qu'il me faisait du mal ? Je courrais presque à présent, je voulais rentrer dans mon appartement. Il me suivait de près
- je suis désolé
- lâche-moi
- Bella, laisse-moi t'expliquer
- Lâche-moi Edward.
D'une main tremblante, j'entrai dans mon appartement, il me suivit, évidemment. Je jetai ma veste et mon sac dans un coin.
- je suis désolé.
- Après neuf mois d'absence, c'est tout ce que tu as à me dire ?
J'essayais de ne pas me laisser berner par son petit air d'enfant battu. Il était triste, il culpabilisait, ça j'avais compris mais c'est bien lui qui avait voulu partir.
- je t'aime. Je l'ai fait pour toi, pour te protéger. J'ai vu le résultat, c'est pire que mieux
- ce n'est pas moi qui suis partie du jour au lendemain.
- Avec Jasper.
- Oh arrête avec cette histoire, ça fait presque un an maintenant. Tout ce que je voulais c'était que tu restes avec moi. Lorsque tu es parti, je me suis sentis vraiment mal, tu n'as pas idée à quel point.
Mes larmes recommençaient à couler. Encore et encore. Il s'approcha de moi mais je reculai.
- tu me l'avais promis Bella, de ne jamais faire quelque chose de stupide.
- Toi, tu m'avais promis de ne jamais m'abandonner. Tu m'as dit que tu m'aimais le jour d'avant pour ensuite me dire que je n'étais pas assez bien pour toi.
- Tu es trop bien pour moi justement. Tu m'as cru, tout a été si facile Bella, j'aurais cru que tu allais pleurer, crier mais non. Tu m'as juste cru, je t'avais dit que je t'aimais et je t'aimais, je t'aime encore. Ces neuf mois ont été horribles, je vivais au Brésil dans un quartier pourri et même là, je te voulais.
Brésil ? Oh mon dieu pourquoi me disait-il ça maintenant ? Je pleurais encore plus.
- je t'aime Bella, je t'aime tellement. En te voyant à New York, je pensais que tu allais refaire ta vie mais les flashs que tu m'envoyais étaient de plus en plus durs. Te voir avec lui, te faire ça à ton corps. Boire ou prendre toutes ses pilules.
Il fallait que je lui dise.
PVD Edward
- c'était pour te voir
Elle pleurait devant moi et baissait les yeux. Je lui avais dit à quel point je l'aimais, je voulais qu'elle me pardonne de l'avoir laissée mais il fallait que je comprenne pourquoi elle faisait tout ça.
Pour me voir ??
- je ne comprends pas
- lorsque j'étais … heu … dans un état second … je te voyais … j'avais comme des flashs de toi, tu étais près de moi. Je ne voulais pas te perdre.
Elle recula d'un pas mais je m'en souciais pas, j'avançai vers elle et la pris dans mes bras. Son odeur m'avait tellement manqué, mais ce n'était plus comme avant, ma gorge ne me brûlait plus autant, elle sentait toujours aussi bon mais j'avais l'impression de mieux me contrôler. Je me sentais presque à l'aise avec son odeur.
- il faut que je te pose une question Edward
Je séchais ses larmes avec mes pouces et sans vraiment m'en rendre compte, j'embrassai son front. Elle ferma les yeux. Comment avais-je fait pour être si longtemps loin d'elle ?
- je t'écoute
- Alice m'a laissé un mail
- Oui je sais
Elle m'a dit que tu m'expliquerais pourquoi tu étais revenu. Je sais qu'on … qu'on vient juste de se retrouver mais il faut que je sache.
Je l'emmenai dans sa chambre, pas la peine de chercher, son odeur me guidait. Sa chambre était très petite et décorée avec le minimum. Je revoyais des images d'elle et ce minable occupé de … je fermais les yeux et essayais de me calmer.
- Edward ?
On s'allongea sur son lit, comme avant. Elle mit directement sa tête sur mon torse, comme avant.
- Alice a eu une vision il y a deux jours.
- À propos de moi ?
- Oui.
Je la serrais dans mes bras, l'image était encore dans mon esprit. Son sang autour d'elle, ses yeux ouvert, son corps froid, ses lèvres bleues, son cœur qui ne bat plus.
- le 12 mai, dans deux jours. Alice t'a vue te suicider.
Elle se releva sur un coude et me regarda. Son cœur battait plus vite et sa respiration se fit plus forte.
- non … je … non elle n'a pas … tu es sûr ?
- j'avais pris la décision de venir te voir … je ne pouvais plus rester loin de toi … cette vision n'a fait qu'avancer ma venue.
Elle s'allongea et me tourna le dos, elle pleurait à nouveau. Je lui enlevais ses bottes et les déposais au sol.
- Bella ?
- Hum
- Je suis désolé.
- Quand je dis neuf mois ce n'est pas tout à fait exact, il y avait cinq mois avant aussi. Ca fait un an et un mois Edward. Je n'ai pas cessé de penser à toi, tout ce que je faisais était pour toi. Pour te voir, l'argent, pour un jour avoir les moyens d'avoir mon propre appartement pour que quand tu viennes, on se soit que tous les deux. Tu étais là dans toutes mes décisions.
Je me mis à genou, ma tête à la hauteur de la sienne. Je séchais ses larmes. Elle prit ma main et la plaça sur sa joue.
- cette sensation m'a manqué, dit-elle
Elle était épuisée.
- il faut que tu dormes mon ange.
- Tu restes avec moi ?
- Oui
Elle se leva et partit dans la salle de bain. Elle se changeait. J'enlevais mes chaussures et mon pull, je ne gardais que mon jean et un t-shirt blanc. Elle entra dans la chambre et me sourit.
- on parlera demain d'accord ? dit elle
- d'accord.
Elle se mit sous les couvertures, je fermais la porte à clef. Elle me regarda et fronça les sourcils.
- personne ne viendra te déranger.
- Je suis protégée avec toi
Elle souleva la couverture, je me mis près d'elle, elle mit sa jambe sur les miennes et sa tête sur mon torse, elle plaça sa main sur mon ventre et gémit doucement. Je relevais les couvertures sur son corps, je ne voulais pas qu'elle attrape froid. Elle s'endormit quelques minutes plus tard, dans mes bras …
PVD Bella.
Je n'osais pas ouvrir les yeux. Je savais très bien que ce n'était pas un rêve, je n'avais rien bu hier soir et la température de son corps me prouva que celui qui se trouvait derrière moi était Edward et non un autre. Il caressait mon ventre, en dessous de mon haut, une douce chaleur prit place dans mon bas ventre. Il y a un an, c'était à peine si il osait me toucher alors me caresser doucement, n'en parlons même pas.
- tu as bien dormi ?
Je souris, il avait dû entendre mon souffle s'accélérer et mon cœur battre plus vite dans ma poitrine.
- oui et toi ?
Je le taquinais un peu.
- la nuit était très … instructive.
Je me figeai dans ses bras. J'avais parlé ? Oui sûrement, mais rêves avaient été très … instructifs.
- qu'est-ce que j'ai dit ?
- tu as gémis … doucement puis plus fort … tu as dit mon nom … tu as aussi dit que j'avais du culot, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs … tu as aussi dit « pour toujours Edward ». le reste était assez flou.
Il avait murmuré toutes ces choses avec une sensualité déconcertante à mon oreille. Il continua ses caresses sur mon ventre pendant que ses lèvres commencèrent à mordiller mon épaule.
- Bella ?
Je sursautai, Laura.
- Bella ?
- Qu'est-ce qui se passe ? criai-je
- Petit déjeuner.
Mon ventre me trahit, Edward rigola puis se détacha de moi.
- il faut que tu manges Bella.
- Et si je ne veux pas ?
Mes joues s'empourprèrent lorsque son visage vint se mettre à quelques centimètres de mon visage. Il me regarda avec une telle intensité que j'aurais pu avoir une crise cardiaque là, tout de suite.
- parce qu'après je t'emmène faire un tour.
- D'accord.
Il posa ses lèvres délicatement sur les miennes, un baiser rapide, trop rapide pour moi. Il sortit de la chambre.
- je vais faire connaissance avec ta colocataire.
Une incroyable jalousie s'empara de moi. Je sortis du lit rapidement et me mis en face de lui. Il me sourit de toutes ses dents. Comment j'avais fait pendant un an pour me passer de lui ?
- après toi, dit-il
-merci
Bon voilà … certaines personnes diront peut être que c'est rapide mais elle ne lui fera pas confiance à 100% directement … pour le moment elle profite juste du moment présent … et puis il a toujours fait parti de sa vie, de ses pensées, alors elle lui pardonne assez vite car elle l'aime plus que tout au monde. Il l'aime aussi donc voilà … a bientôt merci
Lou
