Elle se pencha un peu et m'embrassa tendrement. Je mis ses cheveux sur le coté et lui caressait doucement le cou et la nuque. Je n'arrivais toujours pas à croire qu'elle était dans mes bras, qu'elle m'embrassait, qu'elle m'aimait et surtout qu'elle m'avait pardonné. Je savais qu'il me faudrait du temps pour qu'elle ait à nouveau confiance en moi mais du temps j'en avais, j'avais toute l'éternité.

PVD Bella

Je savais qu'on devait aller au restaurant mais il nous restait trois bonnes heures et pour le moment, j'étais sur ses cuisses et on s'embrassait tendrement. Il m'avait tellement manqué. Un an sans lui, je lui en voulais encore de m'avoir laissé tomber mais dès que je le voyais, toute ma colère envers lui disparaissait. Il était le seul homme que j'aimais et pour lui, je ferais n'importe quoi.

- Bella ?

On était à bout de souffle tous les deux. Je voyais ses yeux noirs me fixer.

- on devrait ralentir.

Je m'attendais à celle-là, je n'avais plus l'habitude de me retenir. Lorsque j'étais avec Paul, je pouvais me laisser aller sans avoir peur qu'il me morde mais avec Edward, c'était différent.

- je suis déjà impressionnée que tu arrives à te contrôler.

- C'est ton odeur, c'est moins douloureux.

Il me caressa la joue du bout des doigts, je fermai les yeux et sans savoir vraiment pourquoi, je me mis à pleurer. Il se releva et me serra dans ses bras, je fermai mes jambes autour de sa taille et mes bras autour de son cou.

Il me caressa le dos doucement, je ne pouvais plus m'arrêter, il m'avait tellement manqué. Pouvoir le toucher, l'embrasser, lui parler, le tenir dans mes bras … il fallait que ça sorte … il ne dit rien … il me laissa pleurer pendant plusieurs minutes tout en me frottant le dos … c'était rassurant … il m'embrassa délicatement dans le cou …

- je t'aime Bella.

- Autant que je t'aime, lui dis-je

- Je suis désolé … je n'aurais jamais dû partir … je m'en veux tellement …

- Ne m'abandonnes plus … j'ai besoin de toi … dans ma vie.

Je pleurais … je m'agrippai à lui comme à une bouée de sauvetage … je commençais à frissonner mais ne fit pas attention. Bien-sûr Edward le remarqua.

- tu as froid.

-Non

Il sécha mes larmes avec ses pouces et me sourit. Il caressa mes lèvres et m'embrassa rapidement.

- on a tout le temps ma Bella. Je te promets que tout ira mieux.

- Je te fais confiance.

- Tu travailles demain ?

- Non jeudi

- Hum.

Je dus sourire à la tête qu'il faisait. Il a toujours été très possessif avec moi et très jaloux mais j'avais l'impression que c'était encore pire.

- c'est le soir, tu peux venir avec moi.

- Je n'avais pas l'intention de te laisser y aller seule.

- Ça fait neuf mois que je le fais.

- Mais maintenant, je suis là, je ne te quitte plus.

PVD Edward

Il fallait que je sois fort pour elle. Je ne pouvais pas lui demander de ne plus travailler et de prendre un appartement à deux. Il fallait qu'elle me refasse entièrement confiance avant que je ne lui demande ça. Elle savait très bien que l'argent ne serait plus un problème mais têtue comme elle est, elle n'accepterait jamais que je paye le loyer, les charges et toutes les choses à côté.

Elle avait fondu en larmes dans mes bras, je ne savais pas quoi faire, il fallait que ça sorte de tout façon, tôt ou tard. Je m'en voulais tellement, je ne méritais pas cette femme.

- il faut que je me prépare, me dit-elle

- tu veux toujours y aller ? Tu ne préfères pas qu'on commande et que tu manges ici ?

- non, je veux sortir. Ça fait longtemps.

Je resserrais notre étreint et me levais, quand elle poussa un petit cri et rigola. Elle serrait encore plus ses jambes autour de ma taille.

- quelle force, me dit-elle.

- je t'impressionne hein ?

Elle me sourit et fit un petit oui de la tête. Elle se pencha et m'embrassa tendrement. J'entendis deux personnes entrer, Laura et … oh ! Non pas lui, je vais le massacrer. Bella n'avait rien entendu, toujours occupée à m'embrasser. Je me dirigeai vers la porte et l'ouvris. Elle s'accrocha à moi et m'embrassa dans le cou. Ma gorge me brûlait un peu plus mais j'arrivais à mettre de coté la douleur.

- Bella ?

Elle arrêta de m'embrasser et regarda derrière elle. Laura et Paul se trouvaient dans la cuisine, ils étaient tout les deux surpris. Laura me regardait, trop au goût de Bella car elle se remit sur ses pieds et se positionna en face de moi. Paul regardait Bella, il était jaloux. Je resserrais la ma prise sur la taille de Bella. Ce simple geste fit battre son cœur encore plus.

- heu … ça va ? demanda Bella

- oui et toi ? dit Laura

- oui … hum … on va aller manger au restaurant … heu … je … je vais me préparer.

Paul avait peur, il ne me regardait jamais dans les yeux. Par contre Laura ne se sentait pas mal à l'aise de me détailler comme un morceau de viande. Elle avait des idées un peu bizarre en fait, elle s'imaginait des tas de situations ou j'étais là et je dois dire qu'elle n'avait pas froid aux yeux malgré ses apparences de fille sage.

- tu veux boire quelque chose ? demanda Laura

- non merci.

« Vraiment canon, alors c'est lui le fameux Edward … hum je comprends pourquoi elle n'a jamais voulu coucher avec d'autres … »

Je souris malgré moi, j'avais ma réponse. Apparemment Bella disait tout à Laura. Elle repensait à certaines conversations.

« Je me demande bien d'où il sort, comment on peut être aussi blanc ». pensa Paul.

- bon je vais devoir y aller. Dit Paul

- ouais … heu … on se voit demain, dit Laura

- ok …

« Pas la peine que je demande s'il y a moyen de parler avec Bella, il va me casser la gueule » pensa Paul.

Il n'avait pas tort. J'arrivais difficilement à me calmer lorsque Bella n'était pas près de moi. Je restais donc avec Laura, je pris place dans le canapé, elle me suivit.

- alors tu es revenu ?

- oui

- pour de bon ?

- oui, je reste ici.

- Tu vas vivre ici ?

- Je cherche un appartement, d'ici une semaine ça devrait être bon.

« Dommage ».

- elle m'a beaucoup parlé de toi, me dit-elle

- ah bon ? dis-je innocemment

- oui … vous sortiez ensemble il y a un an.

- Exact.

- Elle rêvait souvent de toi.

- Au début ?

- Non tout le temps, des fois il y avait Alice aussi dans ses rêves, c'est ta sœur, elle m'a dit que tu avais une grande famille.

- Oui, on est huit, avec Bella.

« En tout cas elle n'avait pas tort, il est parfait. Regardez-moi ça, je n'ai jamais vu un visage pareil et ces mains, hum … non arrête Laura … il est à Bella »

Bella sortit de la salle de bain, elle avait pris une douche, ses cheveux étaient encore un peu humides. Elle avait mis un jean et des baskets ainsi qu'un pull bleu nuit. Voila comment je l'aimais, simple et belle naturellement, pas besoin de maquillage.

- je suis prête.

- Alors allons-y.

PVD Bella

C'était comme si les 13 derniers mois étaient oubliés, tout le mal que j'avais eu s'était envolé. Il était en face de moi, il jouait avec mes doigts et me souriait à chaque fois qu'il le pouvait. Je me sentais revivre, c'était exactement ça, revivre. Il me faisait du bien.

Je mangeais calmement, ne voulant pas que ce moment se termine. Il ne mangeait pas mais peu importe, on était tous les deux.

- comment va Alice ? demandais-je

- elle va bien, je suis sûr que s'il y avait un problème, elle appellera.

- Vous vivez où maintenant ?

- Ma famille vit en Alaska

Je fus contente qu'il dise « ma famille vit » et non « on vit ». Il allait rester avec moi ici.

- on pourrait aller voir ma famille ou la tienne dès que tu seras en vacances si tu veux.

Je ressentis une boule dans ma gorge. Je n'avais plus vu mon père depuis neuf mois. Ma mère m'envoyait des mails mais mon père ne me donnait presque plus de nouvelles.

- heu … mes prochaines vacances sont en septembre. Lui dis-je

- on pourrait … non laisse tomber

- on pourrait quoi ?

Je le voyais mal à l'aise. Je ne compris pas directement pourquoi.

- heu … tu auras 19 ans en septembre.

- Oh ! … oui 19 ans. Déjà.

Il n'avait que 17 ans physiquement. Je préférais éviter le sujet de me transformer. Je n'avais pas mis de côté le fait que je voulais devenir vampire et être avec lui et sa famille.

- tu as encore soif ?

Il changeait de sujet et je l'en remerciais intérieurement.

- oui je veux bien un soda.

Il me regarda et me sourit.

- tu as fais quoi pendant un an ? demandais-je

- heu … pas grand-chose. J'ai vécu 7 mois au Brésil.

- Au Brésil ? c'était bien ?

- Non pas vraiment, j'allais de temps en temps voir ma famille mais je préférais être seul. Après Alice m'a appelé et je suis rentré chez moi. Avec ma famille.

Je mangeais un peu … je ne voulais pas qu'il culpabilise de m'avoir laissée comme ça. Son ton montrait clairement qu'il s'en voulait énormément.

- comment ça se fait qu'Alice avait des flashs ?

- je n'en sais rien, Carlisle à bien essayé de comprendre mais impossible. Au moment où tu pensais à Alice ou à moi, elle avait un flash.

- À chaque fois ?

- Oui, au début elle ne m'en a pas parlé. Après tu es partie à New York, elle me l'a dit un peu après. Je voulais voir comment tu vivais même si ce n'était que quelques secondes.

Et voilà que mes larmes recommençaient à couler. Je ne pouvais pas m'en empêcher, je n'osais même pas imaginer toutes les choses qu'il a dû voir, je comprenais pourquoi maintenant il était si jaloux et possessif.

- ne pleure pas Bella.

- Je suis tellement désolée.

- Tu as fais ta vie.

- Ce n'était pas une vie, je voulais t'oublier mais à chaque fois ça me revenait en pleine figure. J'ai fait tellement de choses, je regrette tellement.

- C'est à cause de moi, je n'aurais pas dû partir pour te protéger, c'était pire que mieux.

Je pris sa main dans les miennes, ce contact m'avait tellement manqué. Sa main était froide mais peu à peu elle se réchauffait, jusqu'à devenir tiède.

- être loin de toi m'est insupportable Bella. Je t'aime tellement.

- Reste avec moi. On peut vivre ici un moment et quand je serais prête à repartir à Forks, je te le dirais.

- J'ai tout mon temps.

Vers 22h00, on quitta le restaurant, on avait bien parlé et je lui avais dit tout ce que je ressentais. Le fait qu'il m'avait manqué, que je pensais à lui sans arrêt, pourquoi j'avais choisi de travailler dans un bar et non dans une boutique de vêtements la journée, je lui racontais ma vie avec Laura, les deux mois passés avec Nicolas et mes petites aventures avec Paul.

Il avait tellement serré une fourchette qu'elle se brisa entre ses mains. Il ne s'en était pas rendu compte mais une véritable colère était présente chez lui. J'aimais ce coté possessif et jaloux, lorsqu'il me tenait par la taille ou me mettait derrière lui pour me défendre. Certaines filles pourraient trouver ça énervant à force mais je me sentais vraiment en sécurité avec lui, je voulais qu'il me protège et apparemment il voulait me garder pour lui. Peut-être que plus tard, je lui dirais que c'est trop, trop de jalousie et que ça m'étouffe mais maintenant, je le voulais avec moi, je ne voulais pas qu'il parte.